Harry Potter RPG

Liste des messages de Alison Carter

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Sweet little lady

Message publié le 25/02/2026 à 09:27

Ce message fait l'objet d'un avertissement de contenu :

Sexe explicite.

C'est pulsionnel. Si elle doit combler le vide laissé Spike, ça se fera avec Ferguson, tant pis. Parce qu'il est là, et parce qu'au-delà d'être là, il la désire - fort : elle a jamais vu un gars dans un tel état en l'embrassant. Plaquée contre le mur, soutenue par la main du batteur, elle découvre ce que ça fait de rendre fou quelqu'un, et c'est que les prémices, croyez-moi. À l'ombre de l'étroite cage d'escaliers en pierre froide, elle sourit Alison, lorsque Gus lui bouffe les lèvres, la mâchoire, le cou, et qu'il saute des étapes en lui écartant les jambes sans attendre, en visitant sa poitrine qu'elle gonfle en inspirant frénétiquement. 

 

Elle a réveillé un truc ; le combustible et la flamme,

d'un claquement de doigts, aussi simple que ça.

 

Prête à dépuceler le Poufsouffle, l'adolescente expire d'excitation. Elle veut voir jusqu'où il ira cette fois, alors qu'ils sont sobres, mais qu'il a l'air ivre d'elle. Elle prend son poignet et l'emmène sous sa culotte de dentelle, mouillée. Elle gémit contre sa tempe brûlante, les paupières fermées, aucun détraqueur en vue. Leurs robes d'école les cachent un peu comme des paravents, et derrière, les plis de la jupe d'Alison se froissent, et se froissent, et se froissent encore. Prise au jeu, elle ignore le goût du sang sur sa langue, sa frange décoiffée, le mur irrégulier dans son dos. Elle glisse sa propre paume entre leurs ventres, puis le long de la braguette du pantalon noir d'uniforme. La respiration de Gus se coupe deux secondes, pour ce qu'elle croit être un surplus d'ébullition. J'arrête ? chuchote-t-elle à son oreille. Il l'autorise à continuer. 

 

Ils continuent jusqu'à ce que les Derbies d'Alison ne décollent du sol, et sa robe ne s'abîme contre le mur, que les phalanges de l'Anglais ne blanchissent, serrées sur ses cuisses blanches tâchées de d'amas de tâches rousses, et qu'il ne jouisse subitement, le dos voûté, la jugulaire pleine, entre ses jambes tremblantes.

 

Concrètement, ça a duré moins de dix minutes, 

du premier baiser au râle de Ferguson

 

Elle remonte sa culotte en fixant la réaction du sixième année. J'dois prendre une douche, annonce-t-elle, pressée de rejoindre les cachots. Elle rajuste les plis de sa jupe, puis referme la robe d'école par au-dessus. J'penserai à toi en m'finissant, ajoute alors la sorcière en continuant de regarder le garçon, sourire au coin de ses lèvres aux contours rougis

 

Dans dix secondes, elle disparaît. 


Sweet little lady

Message publié le 24/02/2026 à 09:26

Seule, Alison fixe le rideau épais encore en mouvement suite au départ de Ferguson. Elle ressasse un instant ses paroles, le doigt encore contre la vitre, et douze pétales de trop sur le cœur de la fleur tracée dans la condensation.

 

L'instant d'après, les cours ont repris et la cadette Carter oublie le regard du Poufsouffle au profit des traductions runiques. Le soleil finit par se coucher sur l'Écosse. 

 

À 5:45 pm, alors qu'elle quitte l'étude pour traverser l'aile scolaire et trouver un coin où elle pourra réviser quelques sortilèges avant d'aller manger, la rouquine entend des garçons murmurer en Français. De l'autre côté des escaliers, venant tout droit du couloir d'Histoire de la Magie, elle les voit, l'un le nez en sang, l'autre l'arcade, en train de jurer et d'essayer de se soigner. Les deux potes d'Alexandre. Putain d'Carter ça pète les couilles ! Entre les insultes, elle entend son nom de famille tandis qu'ils descendent sans l'avoir vue, parce qu'elle a reculé en silence sous l'ombre des grandes marches de pierre, le cœur un peu en branle. 

 

Au bout de trois secondes, sa frange rousse surplombe l'escalier muet. Soudain saisie d'un instinct galvanisant, elle décide de rebrousser le chemin des deux Français et accélère le pas en direction des salles de classe. Son cœur bat, pris d'une adrénaline curieuse - d'une excitation. Le froissement de sa longue robe noire d'uniforme est pressant. Elle croise un professeur et lui sourit poliment, mais aussitôt après, ses prunelles s'agitent à nouveau. Elle ne sait pas ce qu'elle cherche. Ou plutôt, elle sait exactement ce qu'elle pense trouver. Ses Derbies foulent la dalle et s'arrêtent au bout du couloir, en haut d'un autre escalier, plus petit, plus sombre et plus froid, qui rejoint directement l'extérieur. Elle se penche et aperçoit vaguement une silhouette dévaler les marches. Gus ? chuchote Alison. Il se fige. Elle descend.

 

Dans la pénombre, elle remarque immédiatement le visage rougi du garçon des oreilles jusqu'à la base du cou, les tempes moites, sa peau saignant à certains endroits. Leurs respirations sont chaotiques, celle de la Serpentard à cause de sa course, celle de Ferguson parce qu'il vient de frapper les deux Français. 

 

— Tu t'es encore battu ? 

— pour moi, n'ajoute-t-elle pas.

 

Il pose ses yeux sur elle. Embrasse-moi, réclame-t-elle alors. 


Sweet little lady

Message publié le 23/02/2026 à 17:59

Sa réaction renfrognée surprend pas trop Alison. À croire qu'elle les attire, les mecs bougons. Muette devant Ferguson, la cadette se contente de le toiser relativement jusqu'à ce qu'il ne la provoque sans ciller. Elle entrouvre involontairement la bouche lorsqu'il y pose ses yeux, puis la referme, surprise elle-même de l'effet d'un simple regard. Qu'est-ce qu'elle attend déjà ? Elle sait plus, elle tourne son visage vers le vitrail de lumière fractionnée. S'tu frappes tous les gars qui m'parlent mal, tu vas vraiment passer pour un dégénéré, remarque-t-elle, un peu distante pendant quelques battements de paupières fardées d'ombre prune. Les gens ici pensent trop qu'une fille qu'a envie de sexe est une pétasse, tout l'monde finit par le penser - même Spike. L'adolescente vérifie l'expression bancale de Gus, dont elle se rappelle vaguement l'avis sur la question, pour lui avoir demandé le soir de leur Saint Valentin. Est-ce qu'il était seulement sincère ? Elle saura jamais.

 

Elle est pas prête à prendre le risque maintenant, et se contente de coller son dos à l'encadrement de pierre blanche en continuant de fixer le Poufsouffle, et sa dégaine débraillée. Elle capte qu'il réfléchit à sa façon de scruter un paysage invisible de gauche et de droite. Arrête d'essayer d'me comprendre, moi-même j'me comprends pas. Tu perds ton temps. J'sais c'que j'attends pas, mais j'sais pas c'que j'attends, souffle Alison, une main serrée sur la bandoulière de son sac. Derrière l'épais rideau, leurs respirations commencent à faire de la condensation. 

 

Depuis quelques matins, le givre emprisonnant l'herbe évoque à Alison la présence du détraqueur. Elle fait glisser son doigt libre contre un petit carreau de la vitre, et dessine une fleur dans la buée froide. Des élèves passent de l'autre côté du rideau en discutant bruyamment. Elle reconnaît les voix de Sam et Balthazar, visiblement en retard en classe. 

 

— Bah t'y vas pas ? assène alors la sorcière à Ferguson.


La force d'y retourner

Message publié le 23/02/2026 à 10:10

Au-delà d'avoir apporté un sac rempli de matériel et de ressources, Sasha s'installe à table derrière un parchemin, bouillonnant d'idées. À vrai dire, la sorcière n'est pas sûre de se rappeler l'avoir déjà vu autant investi pour les cours. La dernière fois qu'il faisait preuve d'un engagement si minutieux, à sa connaissance, c'était pendant l'inventaire au magasin l'année dernière.

 

Un bras dans le dos, Alison observe les premiers mots tracés par l'Ukrainien. Même à l'envers, elle aperçoit vite qu'il reprend sa propre logique ; celle qu'elle avait adoptée avec Sam en septembre lors de leurs entraînements. Les gens parlaient trop des anciennes éditions, ça m'a soûlée, j'suis pas allée voir, avoue-t-elle cependant en réponse aux certitudes du garçon. Édition récente ! Vous aurez les plus belles peurs de votre vie en découvrant le témoignage des Champions, promettait ironiquement la couverture. En plus de l'avoir oppressée, c'était carrément flippant de s'imaginer à la place des participants quelques semaines après, mais ça, elle le tait. Elle suit du regard les gestes de Sasha, liés à ses paroles véhémentes. Il éclaire la pièce d'un éclair rouge, et elle cille, brièvement éblouie. Les duels, j'veux bien, commente-t-elle, avant de se figer à l'évocation des souvenirs, de la famille, et du Miroir aux Remords. Alors qu'il réfléchit, elle déglutit. Elle a besoin d'apprendre à contrôler son esprit, il a raison, elle le sait, et l'école entière a pu le constater aussi.

 

Ses doigts jouent distraitement avec sa baguette en chêne rouge aux contours vieillis. Nan mais les émotions, clairement, faut qu'je sache gérer avant d'y retourner. L'aveu résonne sous la voûte humide de la salle désaffectée. Face à l'expérience brutale de Sasha chez les Veilleurs de l'Aube, l'Écossaise se sent petite, et en même temps, elle ne peut s'empêcher de penser qu'il perd rapidement ses moyens, sauf qu'ensuite il les récupère en une fraction de seconde, elle en a fait l'expérience. N'étaient-ils pas censés remettre tout à plat et oublier le passé ? Alison s'extirpe des prunelles vertes de l'animagus et jette un œil au parchemin. Ça ressemble à d'l'occlumancie ? demande-t-elle, incertaine de ce qu'il entend par "technique de centrage mental." Son regard glisse sur les titres dont elle ignore les fautes d'orthographe, sa mère américaine incapable d'écrire en Gaélique écossais correctement, et les quelques précieux papiers qu'il leur reste d'elle dans cette langue truffées de fautes également. La sorcière pose son index à côté de la catégorie "Attaque et protection". 

 

— J'ai commencé à réviser avec Sam, plutôt l'attaque, sur des mannequins d'entraînement. Elle bifurque vers les sortilèges de soin dont certains sont des basiques des familles sorcières, et d'autres, souvent négligés. Ça on n'a pas trop vu. J'en ai en théorie, mais j'avoue que j'revois moins le soin. Quant aux charmes d'environnement, la cadette Carter les souligne de son ongle vernis d'un joli rouge profond et se remémore le mois d'octobre. La méta j'aime bien, j'manque de créativité, mais j'aime bien. Malgré ses efforts, elle avait manqué de temps pour correctement se préparer à la première tâche, ce qu'elle compte rattraper cette fois, en ne perdant pas une semaine jusqu'à mars. 

 

La jeune femme recule un peu et serre les lèvres dans une moue d'auto-critique. Niveau endurance et cardio, j'pars de loin, j'le sais. J'fais des exercices tous les matins depuis mi-octobre, je cours, j'fais des accélérations, franchement sans ça, j'serais morte d'une crise cardiaque tellement j'étais essoufflée à la fin. Elle pose ses mains sur ses hanches, consciente du travail qu'il lui reste à avaler, et désigne le parchemin d'un geste du menton. J'ai aussi un rétro-planning de révisions avant le 15 mars, et j'vais demander à d'autres personnes de m'aider, pour qu'ce soit complet. Nous on peut se voir déjà le dimanche matin si ça te va ? On verra après si on change la fréquence. Ses iris marron cherchent l'approbation de Sasha. Elle relève ses manches.

 

— On commence par quoi ? 


Sweet little lady

Message publié le 22/02/2026 à 22:32

Prise à partie d'un côté comme de l'autre du couloir, Alison ne voit pas Ferguson arriver. Elle voit très bien Alexandre disparaître sous son poing en revanche, et toute la bande de Poufsouffle surgir la seconde suivante, tandis qu'elle-même recule, impressionnée par la violence de l'altercation. C'est sa meuf ou quoi ?! questionne une élève alors qu'Horace éparpille la foule de 5ème et 6ème année. Plantée derrière le concierge, la Serpentard hésite à intervenir pour défendre Ferguson, mais l'ordre sec de l'homme la convainc de rester discrète. Elle s'empresse de rejoindre la salle de classe où Gwen et les filles l'interrogent. Pourquoi il a fait ça lui ?!- j'en sais rien, parce qu'ils m'insultaient de pute p't'être ? Oui 'fin, Decker, ma chérie, c'est l'premier à mal t'parler hein ! Bah j'sais pas. Une conclusion sifflée entre ses dents quand elle s'assoit, le visage fermé, et sort ses affaires scolaires en repensant à la manière dont l'Anglais de Bristol s'est jeté sur le Français. Puis à la manière dont il était à ses côtés le soir du tournoi, et dont il l'embrassait jusqu'à ce qu'elle trouve le sommeil.

 

La cadette Carter garde un souvenir aigre-doux de leur moment volé aux cuisine. Parce qu'il s'agit de Ferguson, ce mec irrespectueux - violent, justement. Le lendemain matin, elle s'était réveillée vaseuse, n'osant pas se remémorer l'apparition d'Horace lorsqu'elle était endormie contre l'adolescent. 

 

La honte, un peu.

 

Sauf que ses lèvres en redemandent, et pas qu'elles. Sans sa relation avec Spike, la rouquine a faim d'excitation et du shoot d'hormones que leurs tête-à-tête derrière les portes des placards et dans les douches du terrain de quidditch lui procuraient. Des sensations balayées à l'approche de la première épreuve du tournoi, mais qui sont revenues en masse la semaine dernière, comme si son corps attirait de nouveau son attention vers un univers mis de côté. 

 

Tu vas aller au bal avec lui ?

T'es folle, pourquoi j'irai au bal avec Ferguson ?

Euh, Ali, j'parlais d'Alexandre là en fait, pas d'l'autre cassos là.

 

Cassos, irrespectueux, violent. Elle sort parmi les premiers à la fin du cours et se précipite en direction de la Grande Salle. Là-bas, elle se compose un sandwich et remonte potasser les récits des précédentes éditions du Tournoi des Trois Sorciers suite à la recommandation de Sasha. Ça a le mérite d'occuper son esprit. En début d'après-midi, alors qu'elle vient de faire l'aller-retour à son dortoir pour prendre sa boîte de pierres runiques avant la classe du Professeur Bramblethorn et qu'elle remonte dans les étages, elle reconnaît la silhouette de Ferguson qui marche au bout du couloir, seul. Il vient vers elle.

 

Alison doit lui parler. 

 

Elle jette un œil derrière son épaule. Personne. Elle croise le regard du Poufsouffle et lorsqu'ils sont assez proches, lui touche le bras. Viens. Sans trop de surprise, Ferguson la suit, même s'il a franchement l'air d'un clebs vers qui on aurait jeté deux balles, dont l'une sent meilleure que l'autre. La sorcière bifurque au premier recoin dans lequel ils peuvent se cacher : un épais rideau de Noël installé sur l'un des gigantesques vitraux de la coursive. Contre la vitre, face à Gus, elle ouvre la bouche, et hésite. Leurs yeux sont bercés des pâles lueurs de l'hiver écossais, déjà prêtes à s'éteindre d'ici deux ou trois heures.

 

— Pourquoi t'as fait ça ? chuchote-t-elle alors, en guise de remerciement. J'peux m'défendre toute seule. Maintenant ça parle sur nous. 


Sweet little lady

Message publié le 21/02/2026 à 10:01

Dix jours ont suffit à créer des élans contradictoires parmi les étudiants de Poudlard, de France et des pays d'Afrique. Entre les tensions de la compétition et celles des adolescents aux hormones bouillonnantes, deux groupes de garçons ont décidé qu'Alison ne méritait pas le respect. Les premiers ? Alexandre de Nice et ses copains. Lui, frustré qu'elle l'ait envoyé chier après son invitation et ses lourdes relances pour le bal de Noël. Eux, dégoûtés qu'Enzo soit arrivé derrière l'Écossaise malgré un patronus corporel réussi et une épreuve qu'il a survolée avec une insolente facilité en comparaison à elle. Les deuxièmes ? Des élèves du chateau de quinze, seize, dix-sept ans, cons, idiots, incapables d'accepter que la cadette Carter ait perdu son goût de la provocation depuis sa nomination. Lucian en fait partie. Ils ne sont qu'une poignée, mais ils s'amusent à faire courir des rumeurs plus débiles les unes que les autres à propos de la rouquine aux jupes courtes et aux lèvres rouges.

 

Ce mercredi matin, en quittant un cours pour en rejoindre un deuxième, au milieu des couloirs bondés d'étudiants de cinquième et sixième année, la sorcière en fait à nouveau l'expérience. Sur son passage, des sifflements salaces retentissent, similaires à ceux que Ferguson lui servait quelques mois en arrière. Elle les ignore, jusqu'à ce qu'elle soit bloquée par le rythme lent de certaines filles en pleine relecture d'un devoir rendu d'Histoire de la Magie. L'détraqueur a eu peur qu'tu l'aspires avant qu'il te termine, crie soudain un garçon à la cravate striée de vert et d'argent. Lorsqu'elle se tourne, il rempli sa joue avec sa langue, provoquant l'hilarité générale près de lui. C'est sûr qu'chez toi y'a pas grand chose à aspirer Snoddy, rétorque l'adolescente en levant son majeur à travers la foule, les lèvres serrées. Elle sent pourtant ses tempes fourmiller. Alexandre l'intercepte à cet instant, profitant de la cohue. Alison, voulez-vous coucher avec moi ce soi-déso, j'capte pas. Derrière le Français, ses deux potes ricanent, aboyant que c'est bien la seule phrase que les Anglais ont l'air de comprendre ici. 

 

— J'capte pas, casse-toi.

— Toi comprends bien bien Alison !

— Dégage, laisse-moi passer où- Laissez-la passer vous allez attraper une MST !


Praise you like I should

Message publié le 21/02/2026 à 08:13

Au-delà de l'intervention d'Horace, c'est le geste de Gus qui réveille la sorcière de manière brutale. Elle aussi sursaute, projetée depuis le nuage calme où elle avait élu domicile pour se reposer, jusqu'à une réalité encore trouble quelques secondes. Mh ? Le Poufsouffle s'excuse auprès de Monsieur Milbourne et la cadette Carter se rappelle qu'ils sont dans les cuisines du chateau - depuis combien de temps ? Elle grimace, toujours groggy, la joue marquée par les plis du col de celui qui l'aide à se redresser. 

 

Sans prêter vraiment attention à la main chaude serrée autour de la sienne, Alison s'en détache pour rajuster ses vêtements tandis qu'ils quittent la pièce et retrouvent les couloirs gelés des cachots. Elle rate aussi le regard de Ferguson, et croise ses bras, grelottante, quand ils bifurquent vers le recoin à la pile de tonneaux. Mh, se contente-t-elle de répondre à la question d'Horace, le visage fermé. Ses prunelles suivent la manœuvre du brun devant les barils de bois géants dont l'un s'ouvre subitement. Il leur souhaite une bonne nuit et Alison croit apercevoir un clin d'œil de sa part avant qu'il ne s'enfonce à l'intérieur du passage menant à sa salle commune. 

 

Seule avec Horace alors qu'ils marchent désormais en direction des quartiers de Serpentard, l'Écossaise n'attend que de rejoindre le fond de son lit près du poêle chaud de son dortoir. L'adulte semble comprendre, parce qu'il se contente de l'accompagner, moins bavard qu’habituellement. Peeve's imite le bruit du détraqueur pour me faire peur, confie-t-elle tout de même au concierge qui parle souvent aux fantômes et aux portraits de l'école (voire, aux objets), en espérant qu'il puisse le convaincre d'arrêter, ou convaincre le Baron Sanglant de l'en empêcher. À en croire son expression consternée d'entendre les agissements de Peeve's, le Français fera ce qui est en son possible. Elle étire un faible sourire avant d'à son tour disparaître derrière le mur de sa salle commune. 


Praise you like I should

Message publié le 20/02/2026 à 09:41

Elle s'était contentée d'arborer la tâche violacée du suçon, oubliant son écharpe beaucoup plus que de raisons pour un mois de février, quitte à chopper un mal de gorge. Elle s'était régalée d'entendre les filles faire des suppositions quant à l'identité de son Valentin, sans jamais qu'elles ne pensent une fois à Ferguson. On lui a prêté toutes sortes d'aventures ce 14 février 2125, si bien qu'Alison a préféré garder l'étrange vérité secrète, jusqu'à sa séance de vol avec Sam en octobre. 

 

Aujourd'hui, l'étrange vérité revient à elle. Les paupières fermées, la sorcière repose ses yeux et son esprit en laissant l'Anglais de Bristol l'embrasser. Happée par sa façon d'agir, elle oublie la tourmente du labyrinthe. Parce qu'il accepte de prendre ses lèvres comme on rattrape un objet précieux sur le point de tomber dans un ravin. Parce qu'Alison a l'impression d'être le meilleur pudding au caramel et au chocolat sous les baisers de Ferguson. Parce qu'il la retient, alors même qu'elle comptait pas bouger, mais qu'on dirait qu'il veut dévorer chaque seconde de leur moment.

 

À nouveau, l'intensité.

 

Les joues chaudes, l'adolescente répond avec moins d'énergie que lui, davantage là pour recevoir que pour donner ce soir. Ça dure jusqu'à ce que les elfes aient tous disparu. Les contours de leurs bouches sont marqués de rouge lorsqu'enfin le Poufsouffle recule légèrement, peut-être car il veut voir si elle va bien. J'adore comment tu m'embrasses, chuchote Alison les yeux fermés, les lèvres entrouvertes. Et si c'était ça, qu'il avait à lui dire, depuis tout ce temps ? 

 

Elle le sent revenir de plus belle et un sourire s'arrache à elle, sincère. 

 

C'est difficile d'évaluer quand les baisers ont quitté sa bouche pour remonter lentement l'arête tâchée de rousseur de son nez et visiter son visage entier, des pommettes aux sourcils, sans qu'elle ne dise rien. Quand les empreintes sont devenues si douces, qu'elle s'est assoupie dans les bras de Ferguson, loin du détraqueur, loin des images traumatisantes de l'épreuve, juste choyée par l'une des personnes sur lesquelles elle aurait le moins parié pour ça.


La force d'y retourner

Message publié le 20/02/2026 à 01:21

Elle espérait secrètement qu'il arrive pour voir son sortilège réussi et sourit au premier r de parfait, incapable de cacher son expression fière, même lorsqu'elle abandonne l'enchantement et pivote vers lui. Se montrer capable devant Sasha compte aux yeux d'Alison, parce qu'à partir de maintenant, il va jauger ses capacités à retourner dans l'arène en mars, il va la juger. T'as vu, exagère-t-elle à peine en essuyant une poussière invisible sur son épaule avant de fixer avec stupéfaction le sac qu'il tient en bandoulière. What the- Sasha s'explique immédiatement et s'attire un rire d'Alison, une main devant sa bouche moqueuse. Merci Kalina, conclue-t-elle tandis qu'elle s'approche curieusement de la table, sincèrement intéressée par la stratégie du septième année qui pourrait compléter son programme de préparation. 

 

— J'vais voir ça. Sinon ma sœur a des casiers au terrain de quidditch, y'a des placards OCQ, ajoute la sorcière, convaincue que ni Horace, ni Freya, ne refuseront de lui céder un peu de place. Elle suit les gestes de l'Ukrainien d'un œil attentif, touchée qu'il ait pu s'investir autant dans sa mission de l'aider. En découvrant le cœur de miel, d'amande et de chocolat magique, Alison s'en saisit, sourire au coin des lèvres. La bombe calorique, pense-t-elle sans le dire, en réalité alléchée par le mélange gourmand et joli. Quelle reine, préfère-t-elle commenter à l'intention de la jeune Kalina alors qu'elle imagine les adelphes Shevchen en plein atelier de patisserie juste pour elle. Ses prunelles parcourent le reste des fioles, outils, et matériel d'aventure pendant que Sasha les décrit brièvement. T'as pas fait semblant. Il a vraiment réuni tout ça depuis la semaine dernière ? Elle remet le cœur au chocolat à l'intérieur du sachet de papier kraft en sentant les prunelles vertes du réfugié sur elle, et confronte son regard d'une manière nouvelle. Premièrement, car elle est différente de l'Alison Carter du mois de juillet, et deuxièmement, car il ne se comporte pas comme le Sasha Shevchen du mois de juillet.

 

Ils ont changé, et leur relation aussi.

 

La Serpentard affirme de quelques hochements brefs du menton qu'elle souhaite absolument revoir des sortilèges de type boucliers. S'ils sont capables d'amener un détraqueur dès la première épreuve, qui sait ce que leur réserve la deuxième... Elle observe sérieusement la formule et le geste du blond vénitien, avant de légèrement grimacer lorsqu'il échoue. Tu dis n'imp', siffle-t-elle en reculant vers le centre de la pièce pour qu'ils s'éloignent encore un peu de la table. 

 

Face à Sasha, l'adolescente humecte sa bouche, prête à lui partager sa réflexion des derniers jours. Déjà, merci de m'avoir proposé l'entraînement, franchement t'étais pas obligé, j'apprécie. Après, j'me suis dit, quitte à bosser ensemble vraiment, on devrait remettre tout à plat et repartir à zéro, sans les vieilles histoire, 'fin, si ça te va. Elle occupe ses mains nerveuses en se détachant les cheveux, puis en les rattachant correctement, l'élastique tiré autour de son poignet. Ils n'ont jamais eu une relation très simple, elle et Sasha. Sauf qu'Alison veut apprendre à connaître celui qui l'a protégée des garçons envahissants en octobre, et invitée à danser au bal de Noël, et au restaurant en tête-à-tête. Celui du forget me not. Celui, il y a une semaine, qui suggérait de la préparer à y retourner. 

 

Pour changer de sujet, la rouquine reprend les paroles du Gryffondor. Sinon, niveau environnements, on m'a dit que Jarah avait utilisé le Têtenbulle contre la brume. C'est bien aussi ça. Elle reprend sa baguette dans main droite et pointe son propre visage en réfléchissant à la formule et au geste du sortilège. Apneocapit, prononce-t-elle distinctement en dessinant un cercle de la taille de sa tête. Au bout de quelques secondes, une belle bulle d'air l'enveloppe depuis la base du cou jusqu'à sa queue de cheval rousse. Elle inspire, mais la bulle éclate très vite. Bon, heureusement qu'j'ai pas fait ça, dit-elle le plus sérieusement du monde en baissant les yeux pour surveiller l'état de Lilly Lovedoll. 

 

— Enfin, avec de la pratique, j'pourrais l'avoir hein.

Alison Carter a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Lilly Lovedoll !

Sortilège
Sortilège de Têtenbulle
Difficulté
8
Résultat D20
2
Interprétation
Échec
XP gagnée
10

Apneocapit, prononce-t-elle distinctement en dessinant un cercle de la taille de sa tête. Au bout de quelques secondes, une belle bulle d'air l'enveloppe depuis la base du cou jusqu'à sa queue de cheval rousse. Elle inspire, mais la bulle éclate très vite. Bon, heureusement qu'j'ai pas fait ça, dit-elle le plus sérieusement du monde, déjà prête à recommencer.

Autres résultats possibles

Apneocapit, prononce-t-elle distinctement en dessinant un cercle de la taille de sa tête. Immédiatement, une belle bulle d'air l'enveloppe depuis la base du cou jusqu'à sa queue de cheval rousse. Elle inspire profondément. J'aurais aussi pu l'faire, dit-elle le plus sérieusement du monde en fixant Sasha.

Apneocapit, prononce-t-elle distinctement en dessinant un cercle de la taille de sa tête. Au bout de quelques secondes, une belle bulle d'air l'enveloppe depuis la base du cou jusqu'à sa queue de cheval rousse. Elle inspire. J'aurais aussi pu l'faire, dit-elle le plus sérieusement du monde en fixant Sasha.

Apneocapit, prononce-t-elle distinctement en dessinant un cercle de la taille de sa tête. Malheureusement, rien ne se passe. Bon, heureusement qu'j'ai pas fait ça, dit-elle le plus sérieusement du monde, déjà prête à recommencer.


Praise you like I should

Message publié le 19/02/2026 à 07:49

Du jus de citrouille au bord de ses lèvres qu'elle essuie, Alison laisse le sucre lui redonner un teint moins livide, en plus de la chaleur qui tartine les murs d'ambre comme une peinture dansante. Elle fixe l'ombre animée des elfes au travail, perdue entre le souvenir d'une main purulente et celui de sa mère éviscérée, digérant lentement aux côtés de Ferguson tous les évènements de la journée. Sa seule présence l'apaise, parce qu'il respire lentement, parce qu'il n'attend rien d'elle et se contente d'être là, réellement là, quand d'autres seraient partis depuis longtemps.

 

Alors, au bout d'un silence infini ponctué de bruits de vaisselle de plus en plus espacés, la rouquine s'approche et pose sa tempe sur l'épaule du batteur, observant toujours les cuisines orchestrées par quelques créatures, même de travers. Elle refuse de fermer les yeux ; elle refuse d'ouvrir la porte au détraqueur. Elle repense aux mots de l'Ukrainien, à cette impression brutale au creux du labyrinthe, qu'elle ne pourrait jamais aimer quelqu'un. Que ses bras ne sauront pas se faire refuge, et son sourire émerveiller la journée des yeux qui la regardent. Elle est juste Alison Carter. Et après tout ça, elle le restera, et ça n'y changera rien. 

 

Son esprit vogue un moment, et retourne finalement auprès de Ferguson. T'as dit à personne pour notre date l'année dernière, murmure la sorcière en le regardant du front jusqu'au menton. C'est un garçon qu'elle cerne mal, mais sait-elle seulement cerner les gens ? Elle qui croyait que Spike la respectait. Ses cils papillonnent de fatigue au bord de la joue du Poufsouffle.

 

Elle ramène ses jambes vers elle en continuant d'observer le batteur. 

— Embrasse-moi encore, demande-t-elle alors. 


Praise you like I should

Message publié le 18/02/2026 à 11:16

Ça lui prend du temps d'être convaincue par les paroles de Ferguson. En plein cauchemar éveillé, la Championne de Poudlard peine à revenir entièrement dans le moment présent, malgré les gestes et les mots du Poufsouffle. Lorsqu'elle se rend compte qu'il la tient contre lui, et qu'elle réalise qu'aucun détraqueur n'a surgi, sa nuque et son front sont trempés de sueurs froides, et son corps toujours tremblant, et son cœur battant. Elle se sent ridicule, en plus d'être éreintée. Putain, j'ai cru... souffle Alison sans finir sa phrase, parce que Ferguson l'interrompt pour proposer qu'ils se barrent d'ici.

 

Fébrile, elle accepte, sa silhouette blême accrochée à l'épaule du joueur de quidditch jusqu'au tableau d'une nature morte dont il chatouille la poire. Dès qu'ils pénètrent les cuisines de l'école, la chaleur de l'âtre gigantesque qui sert à faire bouillir plusieurs chaudrons en même temps les enveloppe.

 

Les elfes de maison les ignorent, occupés par la fin de la fête au rez-de-chaussée. Sur les quatre tables alignées de manière similaire à celles de la Grande Salle, tous les plats du banquet attendent d'être vidés et lavés. Alison désigne du doigt un coin qu'elle connaît, à l'opposé des éviers et des montagnes de vaisselle, à l'abri du regard des autres sorciers en excursion ou des surveillants en ronde. C'est là qu'elle se laisse glisser contre le mur et rabat ses cheveux roux en arrière, moites de transpiration. Ici elle retrouve des couleurs, et enfin ses prunelles reviennent vers Ferguson. Merci, murmure-t-elle modestement maintenant qu'elle se sent en sécurité au milieu des créatures magiques et de la vie des cuisines.

 

Au crépitement du bois, s'ajoute le tintamarre des poêles, des casseroles, et des marmites de cuivre. L'adolescente observe vaguement le bal des elfes, davantage pour distraire son esprit que pour les voir vraiment. Tu peux rester avec moi ? elle demande au brun en lui jetant un bref regard suppliant, effrayée à l'idée que l'image du détraqueur puisse revenir. 

 

— Quel enfoiré, Peeves. L'esprit frappeur du chateau aura dû entendre le récit de l'épreuve d'Alison répété entre les élèves dans la Grande Salle, avant de la traquer, bien décidé à la terrifier. Elle tend ses jambes sur la dalle tiède, et masse ses cuisses engourdies à travers les plis de sa jupe noire. Peut-être qu'elle devrait considérer la proposition de Sasha, de ne pas dormir seule, au moins cette nuit. 


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Message publié le 17/02/2026 à 09:01

Quand il recule, Alison récupère sa posture, les bras et les pieds croisés, plantée au milieu du couloir. Elle se fiche pas de ce qu'il pense. Tout comme elle se fichait pas des mots de Sasha à la fin de l'été, ou de ceux de Spike en octobre. Elle absorbe les paroles blessantes, même si elle aimerait faire croire le contraire, tracer sa route, détachée des autres, quitte à finir seule. Mais pour l'instant, la sorcière se retrouve davantage seule que détachée. Et puisque le Poufsouffle élude la question, elle doute, bien évidement. Y avait-il une vérité, deux vérités ou trois vérités, parmi les mots prononcés ? Elle veut juste du respect. 

 

— J'suis ravi d'voir que t'es très honnête dans ta perception de toi-même, avait chantonné son ami Serpentard quinze jours avant, alors la cadette Carter baisse les yeux et fixe la pierre aussi. Encore, elle a froid. Elle se sent idiote, vulnérable - brisée quelque-part à l'intérieur, entre ses clavicules. 

 

L'excuse du brun lui arrache une moue d'incompréhension. 

Désolé pour quoi ? Elle n'a pas le temps d'y penser qu'il demande déjà si elle va mieux et tente de balayer l'ambiance morose de leur arrêt au cœur des cachots. 

 

— Si j'ai posé la question, c'est que j'voulais- savoir ? sauf qu'un râle angoissant siffle au bout du couloir. Les jambes d'Alison tremblent immédiatement. Elle blanchit. Le souffle s'intensifie, comme s'il approchait, sans qu'ils ne puissent rien voir. La Championne de Poudlard jette un œil horrifié à Gus puis se penche pour sortir sa baguette de sa chaussette haute, mais ses doigts tressaillent. Elle n'y arrive pas. Elle craint de voir surgir un détraqueur d'une seconde à l'autre, de ressentir la Terre se vider d'espoir. Désemparée face au bruit sombre qui les survole, elle bouche ses oreilles et se recroqueville sur elle-même. Nan. Nan, nan, nan, nan, répète-t-elle en larmes, alors que soudain un rire glaçant retentit. Dans les airs, la silhouette démoniaque de Peeves, l'esprit frappeur du chateau, se bidonne allégrement. 

 

ALISON CARTER A PEEEUR DE PEEVES ! LA CHAMPIONNE DE POUDLARD A PEEEUR DE PEEVES ! s'exclame-t-il de sa voix pincharde, avant de disparaître et de laisser la rouquine en détresse contre le sol. 


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Message publié le 16/02/2026 à 14:40

Perdue dans les eaux troubles de son adolescence, Alison s'autorise à suivre ses instincts ce soir, alors même que Ferguson retient les siens. Y'a rien qui puisse expliquer son envie de céder aux lèvres ébaubies du Poufsouffle pour oublier le baiser du détraqueur ; rien de logique, rien de raisonné. Sauf un souvenir de leur Saint Valentin, réveillé plus fort par l'étreinte de Ferguson, de la manière dont il avait eu l'air épris d'elle au fond du bassin, du vertige de l'intensité lorsqu'il l'a embrassée.

 

C'est ça qu'elle veut, et davantage maintenant qu'il demande, en apnée, suspendu au moindre de ses tremblements, accroché à ses larmes comme à des ancres. 

 

La Serpentard plonge, répond sans parler, colle sa bouche à celle du Poufsouffle, et enfin, tandis qu'il saisit son visage à deux mains et lui donne exactement ce qu'elle voulait, ferme les yeux. Elle ne sent qu'une passion dévorante, plus réelle que tous les baisers de Spike, moins effrayante que ceux de Sasha. Et pendant qu'elle ressent ça, elle oublie le labyrinthe, elle oublie la projection cauchemardesque de ses parents, elle oublie la silhouette encapuchonnée du détraqueur. Un soupir s'échappe d'entre leurs lèvres, comme si - paradoxalement - elle retrouvait son souffle soudain.

 

Comme s'il était la vie qu'il lui manquait après avoir senti la mort, 

discuté de la mort, de se préparer à l'affronter encore.

 

Mais il recule et s'essuie la bouche, déboussolé, et laisse Alison plantée face à lui avec l'étrange goût du vide sur sa langue. Tu penses que j'suis une pétasse, aguicheuse et pourrie-gâtée ? demande-t-elle alors en passant une main contre ses lèvres à son tour, un peu gênée soudain d'être si vulnérable au milieu d'un couloir du sous-sol en compagnie de Ferguson.


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Message publié le 16/02/2026 à 12:13

Ça ne surprend pas Alison qu'il n'ait jamais pris le temps de réfléchir à son comportement. Ferguson agit par impulsions davantage que par calculs, de ce qu'elle connaît de lui, il cède à ses instincts trop souvent pour établir un plan et s'y tenir. Entraînée sans broncher vers le couloir de gauche, elle se répète que n'empêche, il a changé depuis mi-octobre, jusqu'à ce qu'il lui retourne l'observation. A-t-elle changé ? La sorcière jette un œil au garçon qui prétend soudain connaître ses préférences. Leurs épaules sont collées, celle d'Alison un peu derrière celle de Ferguson. C'est vrai, confirme-t-elle à propos des fêtes ; elle aime ça normalement. Tout comme elle aime se pavaner au milieu des gens. Mais pas aujourd'hui, et d'ailleurs, le Poufsouffle s'arrête au milieu du chemin, sûrement car elle le perturbe, à être une version différente d'Alison Carter.

 

Sauf que non, Ferguson parle du détraqueur.

Un peu de biais à cause de ses doigts toujours accrochés à son bras, elle veut ravaler sa frayeur mais n'y parvient pas. Son souffle se coupe brièvement. Elle entend le râle de la créature, puis les mots de Sasha. J'aimerais te dire qu'on oublie vite, mais, on apprend juste à vivre avec ces sensations. Alors quand l'Anglais demande si elle va bien, Alison tourne la tête et colle sa joue à son épaule en fixant le mur sombre des cachots. 

 

— Nan, souffle-t-elle, la vue brouillée de larmes. Nan, ça va pas. Comme une demande silencieuse, elle se blottit davantage contre le bras de l'adolescent. J'ose même pas fermer les yeux, j'revois tout, ajoute-t-elle, la gorge serrée. 

 

Il finit par utiliser son bras libre pour l'enlacer un peu maladroitement et Alison laisse glisser ses doigts jusqu'à ceux de Ferguson en tournant son front contre son épaule. J'vais pas bien, et là, ça m'donne envie d'faire n'importe quoi. Ses phalanges croisent celles du batteur. 


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Message publié le 15/02/2026 à 22:45

Il a raison. C'est elle, la star, ce soir. Elle devrait profiter d'être au centre de l'attention. Elle devrait se nourrir des compliments, des sourires, de l'inquiétude que ses camarades ont ressenti pour elle. Elle devrait s'y pâmer, Alison fucking Carter, cette pouffiasse pourrie-gâtée. Mais elle a froid. Froid dehors, et froid dedans. Elle ne ressent aucun plaisir à entendre les autres réciter son épreuve, parler de l'horreur qu'ils ont ressenti en voyant sa mère suspendue aux bras de son père, s'offusquer de la présence du détraqueur, revivre la course finale jusqu'aux reliques. Rien. Au contraire peut-être, elle préfère errer que de supporter d'être cette star, ce soir.

 

Ses épaules réagissent en reflet à celles de Ferguson. 

Elle n'est pas à la fête, effectivement. Elle ne veut pas y être.

 

Alors qu'ils font demi-tour, Alison change de position, et s'agrippe, elle, au bras du Poufsouffle. Toi t'es chaud, constate-t-elle, la paume serrée contre son biceps. Brièvement, la sorcière fixe le profil goguenard du garçon, puis le dédale de couloirs humides dans lequel elle l'a suivi - parce qu'il la cherchait. Parce que, comme Sasha, il a parcouru le château pour elle, pour savoir si elle n'était pas effondrée derrière la porte d'un placard, ou noyée au fond d'un plat de pudding au chocolat.

 

— J'y r'tourne pas, annonce-t-elle soudain en se collant plus à Ferguson pour profiter de sa chaleur. Sa deuxième main rejoint la première sur son bras, et elle continue de marcher à ses côtés. J'ai pas envie d'y'aller. Pas envie d'voir leurs tronches. D'entendre leurs applaudissements. Pas envie d'avoir l'attention de tout le monde, et de personne en même temps. Au détour d'un croisement de couloirs, ils hésitent et s'arrêtent. La cadette Carter se fiche bien d'être perdue à cette heure-ci et n'aide pas franchement Ferguson à trouver sa route. Elle l'observe. Elle se demande pourquoi, aujourd'hui, il a l'air différent, et réalise qu'elle avait déjà cette sensation lors de leur observation des étoiles l'autre soir. T'as changé. T'as changé avec moi depuis qu'on s'est engueulés après l'entraînement de vol, lui dit-elle, tandis qu'il regarde les couloirs de gauche et de droite. 

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