Femme
22 ans
Sang pur
Britannique
Identité
-
- Diplômé·e
- Surnoms : Nem-nem, Cae, Lili
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 05/02/2026 à 17:08
Les deux sorcières n’en mènent pas large, échouant tour à tour à faire quelque chose de ce maudit filet de métal. Caecilia claque la langue, la tireuse préfère se prendre une bonne gifle dans la figure plutôt que de naviguer entre échec et déception.
Ce n’est pas son genre. Ou bien peut-être que la défaite lui rappelle un peu trop son quotidien.
Allez savoir.
Quoi qu’il en soit, le violent mal de tête qui lui transperce le crâne de plus en plus fort ne peut avoir qu’une origine magique. Nouveau regard suspicieux en direction de son adversaire. Il y a quelque chose de pas net dans l’air. Se désintéressant d’Eileen, la jeune femme cogite intensément avant de choisir de les protéger toutes les deux du maléfice ambiant. Après tout, rien ne lui dit qu’il ne s’agit pas d’une erreur d’un de ses collègues : Protectores Undae.
Un bouclier se déploie autour de Caecilia sans pour autant protéger son adversaire. La sorcière sourit, satisfaite avant de tenter de désarmer Eileen d'un bon et classique : Expelliarmus.
Caecilia Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Eleftheria !
- Sortilège
- Sortilège du Bouclier d'Ondes
- Difficulté
- 6
- Résultat D20
- 17
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 10
Un bouclier se déploie autour de Caecilia sans pour autant protéger son adversaire. La sorcière sourit, satisfaite avant de tenter de désarmer son Eileen d'un bon et classique : Expelliarmus.
Autres résultats possibles
Un puissant bouclier se déploie instantanément autour des duellistes, éloignant définitivement les ondes lancées plus tôt. Caecilia sourit, satisfaite avant de tenter de désarmer son adversaire d'un bon et classique : Expelliarmus.
Un bouclier se déploie autour... d'Eileen uniquement, laissant l'ancienne Poufsouffle à la merci des ondes lancées plus tôt. La douleur s'intensifie forçant la sorcière à mettre un genou à terre, une main contre sa tempe. Grimace de souffrance pure.
Le bouclier attendu ne se déploie cependant pas, laissant les duellistes à la merci des ondes lancées plus tôt. La douleur s'intensifie forçant Caecilia à mettre un genou à terre, une main contre sa tempe. Grimace de souffrance pure.
Message publié le 04/02/2026 à 19:30
La jeune tireuse n’a pas forcément envie de causer trop de tort à une employée du ministère dont elle ne remettait pas le nom il y a quelques minutes à peine. Avec Marid, les entraînements sont différents : ils connaissent leurs limites respectives. Caecilia n’est pas sûre de s’en sortir indemne si elle envoie la Langue-de-plomb à Sainte-Mangouste, toute membre de la brigade magique soit-elle. C'est qu'il faudrait le justifier cet "accident de travail".
La remarque de son aînée la fait sourire, ça ne l’étonne pas du tout. Punching Ball d’un après-midi, elle se tient prête à contrer le prochain sort d’Hilswood, mais cette dernière semble lui laisser la priorité. La jeune femme plisse les yeux en envoyant un second sortilège pour la réveiller un peu, son attitude lui semble suspecte sans qu’elle ne puisse mettre le doigt sur la raison qui l’amène à penser ça : Metalo scencio, articule-t-elle pour emprisonner la belle.
Un petit filet de métal s'échappe d'Eleftheria en direction de son adversaire. Il est néanmoins lancé bien trop lentement pour causer de sérieux dommages à la sorcière qui pourrait aussi bien s'en débarrasser d'un coup de pied. Caecilia grimace, sa technique est à revoir sur ce point. C'est qu'elle ne semble vraiment pas oser blesser Eileen. Une sourde douleur choisit par ailleurs ce moment pour s'insérer dans son crâne. Bordel.
Caecilia Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Eleftheria !
- Sortilège
- Sortilège du Filet de Métal
- Difficulté
- 8
- Résultat D20
- 4
- Interprétation
- Échec
- XP gagnée
- 10
Un petit filet de métal s'échappe d'Eleftheria en direction de son adversaire. Il est néanmoins lancé bien trop lentement pour causer de sérieux dommages à la sorcière qui pourrait aussi bien s'en débarrasser d'un coup de pied. Caecilia grimace, sa technique est à revoir sur ce point. C'est qu'elle ne semble vraiment pas oser blesser Eileen. Une sourde douleur choisit par ailleurs ce moment pour s'insérer dans son crâne. Bordel.
Autres résultats possibles
Un solide filet de métal s'échappe d'Eleftheria et cloue son adversaire au sol. Caecilia sourit tandis que la sorcière reste prise au piège, si elle se débat, elle risque de se blesser profondément : Madame voulait du spectacle, la voilà servie !
Un filet de métal s'échappe d'Eleftheria et s'enroule autour des jambes de son adversaire. Caecilia sourit tandis que la sorcière reste prise au piège, si elle se débat, elle risque de se blesser profondément.
Un filet de métal s'échappe d'Eleftheria et s'enroule autour des jambes de... Caecilia elle-même, qui peste tandis qu'une douleur lancinante lui déchire le mollet droit. Elle fait disparaître l'objet d'un coup de baguette, mais, c'est étrange : une sourde douleur s'insère dans son crâne. Bordel.
Message publié le 03/02/2026 à 23:07
La jeune mariée a quelques perles sous les yeux. Elle n’a pourtant pas pleuré, il y a sept ans. Un mariage rapide, brusquement envolé et puis voilà, c’était fait. Pas de retour en arrière. Bague pour joli doigt. Elle se rappelle ceux de Manius qui la lui enfilent. Comment elle a tenté d’éviter de croiser son regard, de ne pas voir ce garçon, âgé de deux ans de plus qu’elle, qui lui volait sa vie, ses rêves.
Caecilia Fawley, alors qu’elle n’a jamais été
que Caecilia tout court,
ou Nem-nem plutôt.
Petite sorcière qui se laisse étreindre avec délicatesse entre les bras d’un ami un peu joueur, même si, ce soir ils se sont dit aussi quelques vérités, petits cadeaux de cœur. Manius aussi, sait certainement danser, alors pourquoi n’a-t-elle jamais eu envie de lui proposer une valse à deux ? Pourquoi se sent-elle mieux dans les bras de l’ancien Serpentard qui la console et l’apaise comme ils ont toujours fait : tour à tour, des bisous magiques sur leurs mains éraflées ? Cette fois, elle en est sûre : il lui aurait été bien plus facile d’épouser un ami.
Son historien ne la comprend pas, sans doute est-elle trop vivante encore. Manius devinera ses troubles dans quelques années peut-être, quand il aura assez de récits à analyser.
Contre la poitrine de Quintus, la tireuse s’apaise en écoutant le cœur de son ami. Elle aimerait savoir quelle langue il parle, ce qu’il lui dit.
Elle aussi aurait voulu s’enfuir dans la nuit avec son premier ami. Oublier toutes ces conneries et réapprendre à respirer loin des convenances. Se marier en secret, juste entre eux, comme ce soir, avec une fausse robe et un nœud papillon, quelques brides d’imagination. Caecilia se sent plus émue que lors de ses véritables noces. Dors avec moi, supplie-t-elle en refusant de quitter ses bras, je suis ta femme maintenant, tu me dois bien ça. Ton boudeur, faussement enfantin. Elle ne sait plus trop bien si elle a envie de rire ou de pleurer.
Le bouquet de fleurs blanches déposé sur l’autel improvisé, des bouts de vêtements, bouts d’eux-mêmes éparpillés. Ce soir, personne ne viendra les gronder.
L’alcool commence à la faire piquer du nez, mais la sorcière refuse de lâcher son ami-mari, de fortune lui aussi. Union douce créée de toutes pièces, un beau désordre dans le chaos ambiant. Elle se sent moins seule dans l’illusion de la décision. Aucun des deux n’aurait jamais ce qu’il veut, mais ils peuvent faire semblant, rejouer une dernière fois au papa et à la maman.
Tu veux appeler comment nos enfants ? demande-t-elle pour continuer d’imaginer des comme si. Caecilia ne pleure plus, elle sourit. Retrouve le regard du Bulstrode, lui aussi un peu ému, du moins elle l’imagine, peut-être a-t-il seulement une poussière dans l’œil après tout : elle ne saura jamais. La sorcière prend ses mains, glisse ses doigts dans les siens, les anneaux s’entrechoquent légèrement. Elle les regarde un peu rapidement et la fleur tombe de ses cheveux : c’est déjà l’heure des adieux ?
Message publié le 03/02/2026 à 22:25
La charmante dame qui lui fait face est donc l’une des Langues-de-plomb du Ministère. La nouvelle fait sourire la sorcière : quelle plaie de ne pas pouvoir raconter des journées éreintantes à ses proches. Mais Caecilia conçoit fort bien ce que peut représenter le secret professionnel. Elle-même touche parfois à des dossiers quelque peu sensibles. Alors, la sorcière ne se vexe ou ne s’intrigue pas plus que ça. Après tout, elle n’est pas là pour faire connaissance, simplement pour se défouler.
Le premier coup de l’employée arrive si rapidement que Caecilia n’a pas le temps de réfléchir et jette par réflexe un malheureux Charme du bouclier, alors qu’elle sait pertinemment que les sorts de protection ne sont pas son fort. Trop tard pour regretter, la riposte est envoyée. Le charme se déploie devant la sorcière qui évite de justesse le vêtement d'Eileen. Une légère brise lui caresse les joues. C'était moins une. Elle récupère la veste de son adversaire tombée au sol et la lui lance avec un sourire. Pas mal Madame Hilswood.
Caecilia Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Eleftheria !
- Sortilège
- Charme du bouclier
- Difficulté
- 4
- Résultat D20
- 14
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 10
Le charme se déploie devant la sorcière qui évite de justesse le vêtement d'Eileen. Une légère brise lui caresse les joues. C'était moins une. Elle récupère la veste de son adversaire tombée au sol et la lui lance avec un sourire. Pas mal Madame Hilswood.
Autres résultats possibles
Le charme se déploie, barrière impeccable devant la sorcière qui ne sent pas le moindre souffle passer sur son visage. C'était moins une. Le sort est si puissant qu'il fait tituber Eileen. Elle récupère la veste de son adversaire tombée au sol et la lui lance avec un sourire. Pas mal Madame Hilswood.
Quelle idiote de s'être défendue de cette façon au lieu de contre-attaquer. L'absence de nouvelles de Scott doit un peu trop la déconcentrer. Caecilia se prend la veste en pleine figure et recule d'un pas. Elle rit en la renvoyant à son adversaire. Pas mal Madame Hilswood, je retiens votre technique.
Quelle idiote de s'être défendue de cette façon au lieu de contre-attaquer. L'absence de nouvelles de Scott doit un peu trop la déconcentrer. Non seulement Caecilia se prend la veste en pleine figure, mais son propre sort semble s'être retourné contre elle, la projetant contre un mannequin. Elle rit en se redressant avant de lancer la veste à son adversaire. Pas mal Madame Hilswood, je retiens votre technique.
Message publié le 03/02/2026 à 17:39
Un instant de grâce où brusquement tout s’aligne. Une main contre sa joue, deux paires d’yeux qui se croisent et puis un nouveau rire, si frais, lorsqu’elle imagine Prisca en train d’épouser l’homme ou la femme de sa vie, un·e inconnu·e qui aurait réussi le miracle d’enfermer la joueuse : impossible. Et pourtant, elle aussi aurait pu croire, penser qu’on ne lui couperait jamais les ailes, refuser des prétendants en série, mais non. Une vague de haine la submerge soudain à destination de toutes les ignobles familles de sangs purs présentes sur cette planète. Tu m’as pas emmenée pour nous enfuir avant mon mariage à moi, rétorque-t-elle mi-amusée, mi-blessée. Ni lui, ni Scott, ni même Prisca. Quatre jeunes adolescents, les bras ballants face à une décision d’adultes qui les dépasse, contre laquelle ils n’ont rien pu faire à l’époque et dans laquelle ils sont toujours aujourd’hui ensevelis. Tu vois, la fin du monde, on s’en remet, grimace-t-elle un peu.
C’est facile pour son amie de jouer les femmes libres : elle n’a aucun poids sur les épaules, personne pour restreindre ses envolées acrobatiques.
Mais Caecilia ravale son amertume pour profiter du moment présent, se replonger dans l’instant suspendu où elle a le droit d’effacer le tableau maintenant pour y inscrire un nouveau récit. Et Quintus respire l’élégance et l’amour, ses yeux sont si doux qu’elle pourrait pratiquement y croire. Sa main dans la sienne, elle la serre un peu comme s’il fallait réellement se donner du courage. Mais que peut-il les attendre au bout de l’allée improvisée, si ce n’est la cruelle déception d’une fin de rêverie insouciante. Peut-être que c’est déjà trop.
La main gauche de Caecilia est dénuée d’alliance lorsqu’elle la dépose dans celle de son ami pour écouter ses vœux. Les phrases la touchent, non, elles la transpercent plutôt, trop aiguisées par la sincérité. Elle ne sait plus s’il joue, s’il y croit vraiment, alors elle récolte les mots au creux de ses tympans comme un dernier cadeau de leurs souvenirs d’enfants. Quintus, je te promets de t’aimer et de te chérir, demain comme hier, dans les rires et les larmes. Je me donne à toi et te reçois comme époux, ment-elle avec sincérité avant de glisser un anneau au doigt de son ami, le regard chargé d’émotions. Elle lui tend ensuite sa propre main pour le laisser faire de même.
Un baiser contre sa joue, la sorcière sourit. Évidemment. Il ne va pas l’embrasser, pas après tout ce qu’il vient de lui avouer. Elle offre à Quintus un sourire un peu triste, compatissant en découvrant finalement que, comme elle, il n’a qu’été l’objet du dessein de ses parents. Le contact de ses lèvres, tendres et chastes, comme s’ils n’avaient pas vraiment quitté l’enfance, coincés dans une illusion un peu trop douce.
Caecilia est pieds nus sur le plancher quand elle enlace son cavalier pour une valse truquée. Elle espère au fond de son cœur que le disque ne s’arrête jamais, qu’ils tournoient encore, pour une moitié d’éternité. Corps collés d’un couple tout juste marié, déjà brisé. Alors, quand la mélodie s’envole rejoindre le silence, la jeune femme à la robe de fortune relève vers son mari de la soirée un regard chargé de larmes. Certains jeux sont trop cruels pour ces si petits enfants.
Message publié le 03/02/2026 à 13:00
Pour une fois, Caecilia prend le temps de réfléchir à un avenir qu’elle n’a jamais vraiment envisagé. Une stupide torture mentale en vérité, puisque nul ne peut remonter le cours du temps. Mais étrangement, ce soir, elle a bien envie d’essayer.
Quintus & Caecilia. Elle imagine des faire-part. Plutôt Caecilia & Quintus alors, oui, c’était plus galant, plus élégant. J’sais pas. Elle n’a pas envie de mentir, de lui faire des reproches qui ne servent à rien sur une décision qui n’aurait peut-être même pas modifié d’un chouia le cours de sa vie, son état actuel, voire aurait pu faire pire et briser une précieuse amitié.
Aurait-elle pu comprendre son ami ? Manigancer quelque chose avec lui pour provoquer une union de façade qui leur aurait permis à tous les deux de vivre leur vie en toute liberté ? Lui dans les bras de Prisca, elle dans ceux de Scott ? Emfield de toute façon destiné à la quitter. Ça changeait quoi ? Peut-être la disparition des yeux de chien battus de l’historien. De toute façon, j’aurais pas pu te demander ça, soupire-t-elle avec résignation, et puis maintenant, je sais que tu avais Prisca. Un sourire un peu triste. Le destin joue parfois de drôles de tours.
Mais aujourd’hui, plus rien ne compte puisque les deux amis sont à nouveau des enfants. Caecilia a le sourire au bord des yeux lorsqu’elle observe Quintus entrer dans son jeu. Elle rit à la remarque de son ami qui disparait pour revenir avec une panoplie d’accessoires essentiels à leur petite comédie. La sorcière déboutonne sa chemise et son pantalon pendant que Quintus est occupé à choisir un morceau de musique. Elle jette les vêtements un peu plus loin et s’enveloppe dans le drap qui lui offre une traine moins longue qu’à l’époque tout de même. La sorcière libère ses cheveux, l’élastique qui les maintenait prisonniers lui permet d’attacher sa robe en bustier au-dessus de sa poitrine, elle replie le tissu vers l’intérieur pour faire disparaitre les coulisses de sa tendre illusion. Fin prête.
La sorcière se dirige vers un miroir pour admirer le résultat. Le blanc lui va bien. Soudainement, elle ne peut s’empêcher de se revoir, sept ans plus tôt, la mine éteinte, le teint si pâle. Elle chasse d’un sourire les larmes qui tiennent à lui monter aux yeux. Non, ce soir, c’est un mariage heureux. Il ne manque plus qu’un détail : Caecilia fait apparaitre un petit bouquet du bout de sa baguette. Elle caresse les pétales sous ses doigts. Les fleurs sont magnifiques alors elle en glisse une dans ses cheveux défaits, le cœur un peu troublé.
Quand elle se retourne vers son futur mari de la soirée, la tireuse se demande depuis combien de temps ses joues n’ont plus été ainsi pliées de joie. Ce n’est qu’un jeu, mais son émotion est palpable, peut-être parce qu’il la renvoie à quelque chose de chimérique, suspendu entre le passé perdu et un futur avorté. Alors, comment tu me trouves ? plaisante-t-elle dans son costume au son des notes douces-intenses qui résonnent désormais dans la pièce. Il y a dans l’air quelque chose de trop dramatique, de surjoué auquel répond parfaitement le disque choisi par Quintus.
La fausse mariée s’avance doucement vers Monsieur Bulstrode tout endimanché. Son costume à lui fait un peu plus « vrai », la projection est parfaite. Désolée, l’air un peu soucieux tout à coup, je sais que tu aurais préféré voir Prisca en robe de mariée. Ce soir, il n’a malheureusement que son amie d’enfance pour mimer le bonheur. Vu que nos parents sont des enfoirés, j’propose qu’on se conduise mutuellement à l’autel, sourit-elle néanmoins alors que le goût du jeu la reprend.
Caecilia Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Eleftheria !
- Sortilège
- Sortilège du Charmanpetitbouket
- Difficulté
- 4
- Résultat D20
- 18
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 10
Caecilia fait apparaitre un petit bouquet du bout de sa baguette
Autres résultats possibles
Caecilia fait apparaitre un charmant petit bouquet du bout de sa baguette
Caecilia tente de faire apparaitre un petit bouquet du bout de sa baguette. C'est drôle, ses mains tremblent un peu : elle doit s'y reprendre à deux fois
Caecilia tente de faire apparaitre un petit bouquet du bout de sa baguette. C'est drôle, ses mains tremblent un peu : elle doit s'y reprendre à deux fois
Message publié le 03/02/2026 à 09:22
Voilà plusieurs semaines que Scott Emfield fait le mort. Caecilia enrage. Le sorcier sait pourtant très bien que Manius est en déplacement et manquer une telle occasion de retrouver les bras de son amante est bien loin de ressembler à un comportement sain pour cet individu. La brune soupire, hésite à aller lui sonner les cloches dans son bureau : si loin et pourtant si proche. Elle pourrait presque le croiser chaque jour, mais elle se retient avec le minimum de décence qui lui reste et aussi la sourde crainte de croiser malencontreusement Vanessa. Il est de toute façon hors de question que le fonctionnaire puisse penser qu’elle lui court après.
Marid ne dit pas grand-chose aujourd’hui et Caecilia s’ennuie comme un rat crevé. Foutue vie. Elle en vient presque à souhaiter une mobilisation en urgence pour se rappeler combien l’existence lui est finalement précieuse.
Et puis : la providence.
Caecilia se campe rapidement sur ses deux jambes en entendant la proposition de l’inconnue qui vient de débarquer dans la salle de pause. Léger sourire sur les lèvres : c’est exactement de ça qu’elle a besoin. Caecilia Fawley, elle lui tend la main, I’m your woman. Petite courbette de circonstance. La nouvelle venue l’amuse.
La salle d’entrainement est à deux pas, la tireuse y emmène prestement son adversaire. De combien de temps de pause disposent-elles encore ? Des galères de boulot à oublier ? interroge-t-elle plus par politesse que par intérêt. Quelques sorts dans la figure pour dégourdir Hilswood, elle peut s’en occuper, consoler des inconnues par contre…
L’endroit est pratiquement vide, Caecilia se place face à son adversaire et la salue selon l’usage avant de se mettre en position. Ces petites convenances artistiques la font doucement sourire, c’est qu’elle n’a plus l’habitude. Elle pense un instant à Manius, qui doit sûrement en savoir plus qu’elle sur cette ancienne pratique et puis compte jusqu’à trois.
Message publié le 02/02/2026 à 23:24
Elle le connait par cœur, croit le connaitre par cœur, se rassure comme ça. Caecilia Rowle et Quintus Bulstrode, les deux petits sangs purs complices des longs dîners aux manigances interminables. Leurs mini-mains entremêlées discrètement derrière le dos lorsqu’ils se faisaient gronder. Leurs interminables jeux de dînette, quand Caecilia préférait faire le papa plutôt que la maman, mais qu’ils se promettaient par-dessus tout, eux, d’être des parents qui ne crient pas, ne s’énervent jamais.
La sorcière écoute les explications de son ami, toujours aussi logiques. Elle hoche la tête en regrettant un autre temps, celui où tous les scénarios catastrophes n’existaient que pour du semblant quand on disait que. C’est bel et bien fini. Elle est mariée à Manius Fawley et célèbrera bientôt l’union de Quintus avec une étrangère. Qu’est-ce qui a bien pu mal tourner ? Quand tout cela est-il devenu soudainement si sérieux ?
Caecilia a envie de réagir, de prendre le sorcier dans ses bras, mais elle se retient, le laisse parler, faire glisser tous ces regrets hors de lui. Elle attend et quand il lui avoue son amour pour Prisca, elle fronce les sourcils. Pas qu’elle n’y croit pas, non, l’ancien Serpentard est particulièrement… convaincant. Un peu trop ? Quelque chose la dérange, ce n’est pas son ton ou ses gestes parfaitement maîtrisés, non, c’est cette légère contradiction frontale avec le discours que lui a tenu Prisca quelques jours plutôt, à ce moment particulier où elle pouvait encore croire à une idylle entre ses deux meilleurs amis. Depuis, une nouveauté s’est installée dans ses pensées. Un film qu’elle a sans doute dû réaliser toute seule comme une grande, mais qui ne la quitte plus.
Pourquoi tu ne m’en as jamais parlé ? souffle-t-elle tristement. Elle récupère son troisième verre et le sirote avec plus de prudence que les deux premiers, tourne le dos à Bulstrode quelques instants, aspire un peu de fumée, croise les bras. Depuis quand t’as arrêté de me dire la vérité Quintus ? Caecilia se rapproche, s’assied à côté du sorcier, essaie de capter son regard, qu’il ne se défile pas, qu’il la regarde, qu’il la voit. J’pensais qu’on se marierait, quand on était gosse t’sais. Maintenant c’est Emfield qui va en avoir un, l’idée lui retourne le cerveau une fois de plus. Puis j’pensais que j’pourrais me marier avec Scott. Elle rit : ça, par contre c’était débile.
Ses doigts pianotent sur le verre de whisky. Tu t’souviens j’avais piqué un drap blanc pour me faire une robe, l’image de son déguisement improvisé la fait un instant sourire, ta mère avait piqué une crise, elle pouffe un peu, amusée malgré le souvenir cuisant de la fessée. Au final, j’ai même pas pu choisir ma robe de mariée. Caecilia se laisse aller contre le fauteuil en soupirant. Puis, un sourire malicieux. En un instant, le retour d’une bouille d’enfant : t’as pas un drap blanc ?
Message publié le 02/02/2026 à 22:21
Mes yeux se ferment, j'suis pas sa femme
J'suis même pas sûre d'être un humain
Tout m'glisse, tout m'coule dessus comme un amphibien
Elle ne compte plus les larmes, goût du drame, peut-être l’heure, encore une fois de baisser les bras, les armes. Et Prisca. Clope disparue, amie qui s’envole dans la nuit, elle ne la retient pas, incapable de quoi que ce soit, d’une parole, d’un regard : il n’y a plus rien.
Rien.
Dehors l’air glacé. Dedans le même Mistral. Fin du jeu. Caecilia ne peut pas chaque fois revenir comme une petite pervenche dans les bras de l’époux. Fleur fanée entre doigts maladroits. Pas après la claque, les mots, pas pour le voir lui dire que c’est pas grave. Gamine dysfonctionnelle en manque d’affection. Et si, ce soir c’était elle qui dormait dans la chambre d’ami ? Un couple particulièrement doué pour se lancer la balle de la culpabilité et prends bien ça dans ta gueule. Ou c’est juste elle peut-être. Sûrement, en fait.
L’amie-sœur est partie, l’amour attend toujours. Cherche les mots pour lui plaire.
Il se prend des balles perdues, même si elle essaie de faire barrière : la sorcière est trop trouée.
Comment s’est-elle retrouvée dans cette situation ?
Au-dessus, le ciel et une lune énorme qui doit peser bien plus lourd qu’un cœur endolori. La nuit ne la quitte jamais, elle revient toujours, s’insère, asphyxie, lui rappelle d’autres veilles contraintes sous les étoiles glacées. Mais elle n’est plus seule, elle est deux, repense aux paroles de Prisca. Qui a-t-elle envie de devenir ? Elle n’ose pas se poser la question par peur de la réponse. Loyauté, la belle blague. Elle ne peut pas s’en empêcher, c’est plus fort qu’elle. Se sentir redevable, et pourquoi ?
Une main tendue devant son corps frigorifié, plus d’alliance au bout, plus de serments, plus de promesses. Que lui reste-t-il pour affronter l’avenir ? Ça la fait chier de se sentir seule, même entourée, d’avoir besoin qu’on la prenne, qu’on la serre, qu’on l’enveloppe comme une môme, comme si, non, elle ne savait pas se défendre, pas se gérer, pas se protéger.
Il fait définitivement trop clair pour croire à la nuit, la Lune lui hurle que ce n’est pas encore fini.
Caecilia se redresse lentement, les dents qui claquent, les doigts blancs. Elle ne sait pas combien de longues minutes se sont écoulées depuis son pétage de plomb, trop sans doute. La colère a refroidi, immangeable désormais. La portée d’entrée est à deux pas, elle s’ouvre sur une sorcière fantomatique qui pénètre dans la demeure en évitant de trébucher, ne passe pas par le salon, monte à l’étage récupérer deux trésors.
Quel genre de personne tu veux devenir ?
Quel genre de personne était-elle déjà devenue ? Caecilia Rowle, Caecilia Fawley, Caecilia… Il est là, contre le bar, comme s’il n’avait pas bougé, presque pas. Elle reconnaîtrait sa silhouette entre mille, de loin, quel que soit le plan foireux dans lequel il aurait pu se fourrer. La sorcière respecte cet homme-là, il ne le sait pas, pourrait-il le deviner ?
Il y a trop de certitudes qui se retournent dans la tête de la sorcière ces derniers temps. Comme des chaussettes, d’un geste, hop. Le goût de la trahison est sur toutes les lèvres, cohérente, implacable : chacun peut y aller de sa bonne explication. Il y a toujours une bonne raison. Pour elle aussi. Si elle leur prêtait ses yeux, tout paraîtrait limpide, justifiable et peut-être même sensé. Pas comme ce qu’elle s’apprête à faire, à dire : Manius.
Éclats dorés dans la paume, fragments d’étoiles, bouts de raison : je te demande pardon. La main de l’historien, ses doigts délicats abîmés par les pages, les fouilles. Son regard fiché dans le sien. Ça fait en réalité des années qu’il y a, entre eux, quelque chose à réparer, à pardonner. Comme un murmure : Manius Fawley, je te reçois comme époux et je me donne à toi pour t’aimer fidèlement tout au long de notre vie. Des paroles familières, déplacées dans la bouche d’une enfant de quinze ans, différentes aujourd’hui qu’elle est campée devant lui, la chemise froissée, les cheveux emmêlés, Eleftheria à sa ceinture.
Une femme, oui, peut-être un brin plus assurée, qui lui fait face à la fois hésitante et décidée.
Le regard perdu, le front plissé.
Une mariée qui sent la clope, mais peut promettre, pour lui, d’arrêter. D’essayer.
Message publié le 01/02/2026 à 23:20
Vocabulaire injurieux
Essayer de se retenir, de ne pas céder, de ne pas craquer tout de suite, pas maintenant, pas ici, pas devant eux. Elle se répète les ordres en boucle, s’engueule mentalement malgré ses membres crispés, ses doigts serrés sur sa baguette. Elle ne veut pas tout gâcher. Prisca encore, elle s’en fiche, sait que les deux sorcières se réconcilieront : elles se réconcilient toujours. Après tout, la provocation est une seconde nature chez son amie. Mais Manius ? Est-ce qu’un baiser pourrait suffire à nouveau à reconstruire ce qui a été fêlé ?
Caecilia se mord violemment la lèvre pour ne pas hurler face au manque total d’intelligence sociale de son mari. Tout ne se règle pas avec des putains de nems Manius. Elle essaie de ne pas vriller quand il lui replace délicatement la serviette sur l’épaule, quand il serre sa main dans la sienne. Il sait, elle voit qu’il sait, qu’il comprend, qu’il sent et pourtant ?
Une réprimande à son amie. Un reproche qui ne veut rien dire, si ce n’est : regarde la pauvre choute, tu vois bien qu’elle n’est pas bien, ne la brusquons pas. C’est quoi ces manières et pourquoi Manius Fawley ne peut-il s’empêcher de s’adresser à Prisca comme s’il lui écrivait une lettre ? La sorcière serre, elle aussi, les doigts de son mari un peu plus fort pour tenter de rester maitresse d’elle-même, elle tire sur sa cigarette d’un mouvement trop brusque, comme pour se calmer, cesser le tremblement de ses mains.
Et puis d’un coup, la trahison. Imprévue, impromptue. Les mots de Manius qui lui lacèrent le cœur, plus qu’elle ne pensait qu’il était possible. Un regard assassin en direction de Prisca, sans doute le plus violent qu’elle ne lui ait jamais offert. Deux contre une, bien joué les gars. Et ce putain de traître de Fawley qui décide de lui dicter sa conduite alors qu’elle vient de prendre sa défense. Ça la dégoûte. Il n’y a plus de filet dans son cerveau, plus de barrières. Elle crame à l’intérieur, repousse violemment le sorcier, son épaule la lance. Putain de vie de merde. La claque part toute seule sur sa petite gueule de premier de la classe, monsieur le préfet parfait qui la ramène brusquement sur ses préférences, il fallait l’oser.
Et moi ça me plaît pas d’être mariée à ta sale gueule de traître, elle hurle, tant pis pour l’avenir, tant pis pour l’amour, le gosse, les voyages et toutes les inepties que Caecilia avait eu l’audace de projeter un peu, malgré elle dans ses instants de faiblesses, sa peau contre celle de son mari. La porte d’entrée claque derrière elle, le froid mord ses joues humides. Elle se laisse glisser contre un mur, accroupie dans l’herbe gelée, pose son front contre une main, la cigarette entre les doigts, le corps parcouru de sanglots.
Message publié le 01/02/2026 à 22:43
Revoir un visage qui ne la jugera pas malgré ses récents légers écarts fait un bien fou à Caecilia. Ces derniers temps, la sorcière a du mal à se reconnaitre, se noie dans l’alcool, les clopes, les lèvres qu’acceptent de lui tendre quelques inconnus. Ça lui fait du mal de soutenir les regards de Prisca, ceux de Manius, les silences parfois de Marid qui ne dit rien, mais n’en pense peut-être pas moins. Avec Quintus, elle peut être elle-même sans avoir besoin de paraître plus douce, plus sage, plus parfaite. Un pavé ! Elle s’insurge, les yeux écarquillés. Les gens sont fous. Elle n’a pas eu vent de cette histoire, espère qu’il s’agit d’une broutille sans importance.
Tu es bien courageux de t’être lancé dans cette campagne, soupire-t-elle en laissant son ami la débarrasser. Merci, ajoute-t-elle avant d’avaler, un peu trop rapidement, son verre. Si t’as besoin de protection lors de tes prochaines apparitions publiques, n’hésite pas à me le faire savoir, hein. Il était tout bonnement hors de question que Caecilia laisse ses amis se faire maltraiter de la sorte si elle possédait le moindre pouvoir pour l’en empêcher.
Yes, hyper en forme, tente-t-elle de sourire en se resservant un verre. Son regard se pose sur le cendrier. Instinctivement, elle sort une nouvelle cigarette et l’allume du bout de ses doigts. Prisca pense que j’suis son môme, c’est vraiment chiant parfois, répond-elle en haussant les épaules, mais bon, ouais, sans elle, la vie n’aurait pas de saveur. Elle sourit, un peu rêveuse. Regard en coin pour le Bulstrode. Caecilia descend son deuxième verre aussi vite que le premier avant de se camper devant son ami, une main sur la taille, les yeux suspicieux.
L'alcool qui commence doucement à répandre sa chaleur dans le corps de la tireuse lui fait le plus grand bien. Ça lui brûle un peu la gorge, elle se sent mieux, invincible peut-être même, prête à affronter des mots qu'elle n'aurait pas pu recevoir en temps normal. Mais elle peut pardonner, elle peut tout excuser au petit Quintus Bulstrode à qui l'on osait voler les lunettes. Ils ont grandi ensemble dans des familles un peu trop étriquées pour leur permettre un épanouissement complet, alors ils se soutiennent. C'est ce qu'elle imagine, que les deux bambins adultes marcheront main dans la main jusqu'à la fin.
Bon Quintus, mon chéri, là j’ai besoin qu’on parle. Elle ne prend pas de gants, ne réfléchit pas à ses paroles, elle est là, elle agit. C’est peut-être ce qu’elle sait faire de mieux après tout, ça et s’apitoyer sur son sort sans doute. J’suis pas une grande fan des mariages arrangés, je t’apprends rien. Elle grimace, porte la cigarette à ses lèvres sans détacher ses yeux de ceux de l’ancien Serpentard. Mais là, en fait, j’ai besoin de réponses. C’est l’heure de vérité. Primo : qu’est-ce qu’il s’est passé avec Neith pour que t’envoies la gamine chez moi ? Elle inspire. Et deusio : est-ce que t’as demandé ma main à mon paternel ? La vraie question aurait plutôt été : et est-ce que, Quintus, tu es amoureux de moi ? Mais bon, l’affirmative répondrait quoiqu’il arrive aux deux, étant donnés les dires de l’Égyptienne. Maintenant qu’elle a lâché ses deux bombes, la tireuse se retourne pour remplir à nouveau son verre. Il lui faudra bien ça pour affronter les réponses de son ami.
Caecilia Fawley a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !
- Sortilège
- Sortilège de Combustion
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- 4
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- 10
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- 3
l’allume du bout de ses doigts
Autres résultats possibles
l’allume du bout de ses doigts
tente de l'allumer du bout de ses doigts, sans succès. Décidément... Elle sort à nouveau son briquet.
tente de l'allumer du bout de ses doigts, sans succès. Décidément... Elle sort à nouveau son briquet.
Message publié le 01/02/2026 à 21:43
À présent que le plus lourd est dit, Caecilia savoure la compagnie de sa meilleure amie. Il faut donc que Scott Emfield décide de la larguer pour qu’elle récupère un peu de la présence de la blonde. La vie est définitivement bien mal faite ces derniers temps.
Caecilia se laisse bercer par les anecdotes de la joueuse, essaie de répondre avec entrain malgré la fatigue d’une nuit agitée et les multiples questions qui l’assaillent depuis le matin. Elle joue négligemment avec une mèche de ses cheveux, hoche la tête, sourit avec douceur, rit un peu trop fort parfois. Mayla, Mayla, Mayla, il y a un point commun à toutes tes histoires Pripri. Sourire malicieux : dis-moi t’aurais pas couché un peu plus que deux fois avec ta chère coéquipière ?
La sorcière se souvenait assez bien de la joueuse, trois ou quatre ans plus âgée qu’elles, qui avait infligé des défaites plutôt moches à leur équipe. À cette époque, il était clair que les sentiments de Prisca étaient quelque peu plus mitigés face à la batteuse rouge et or. Sans doute l’admiration ne s’était-elle néanmoins jamais véritablement envolée des yeux de la jeune attrapeuse.
Cette idée la ramène étrangement à elle-même et l’ancienne Poufsouffle se demande ce qu’elle ferait de sa vie à présent, de son cœur brisé, sans Manius pour lui coller un pansement. Sans doute irait-elle, l’âme en peine, purger sans douleur dans quelques bars. Une jolie petite sorcière célibataire. Vingt-deux ans, n’était-ce pas un bel âge pour s’amuser ? Elle se promet d’aller au bout de cette excellente idée : après tout, puisque tout le monde s’efforce de lui répéter que sa cage n’a pas de geôlier, autant en profiter.
C’est qu’elle a envie, elle aussi, de flirter, de rencontrer, de sentir d’autres parfums, d’autres lèvres. L’amour, dans la bouche de Prisca, lui semble être une terrible plaie de laquelle il faut à tout prix se garder. Alors, elle lui pose directement la question avant de tenter, de se forcer, de faire plier son cœur pour qu’il batte au rythme de celui de son mari : Pri, si tu avais été mariée de force à quinze ans, est-ce que tu serais fidèle à ton mari ? Puisqu’après tout, on se permettait un peu trop de la juger sans se mettre à sa place.
Message publié le 01/02/2026 à 20:57
Il y a peut-être eu un court-circuit dans la tête de son amie, ou un faux contact, elle ne sait pas. N’importe quoi pourrait expliquer l’attitude de la blonde, ce soir, à cet instant précis où elle décide de larguer ses bombes verbales sur le couple un peu trop désuni. Caecilia espère pour elle que c’est uniquement le fait d’un méchant cognard qui aurait échappé à Mayla. Elle n’y croit pas. Ses yeux plissés ne s’adoucissent pas quand Manius lui prend la main, l’attire à lui.
Ça la fait chier qu’on se paie sa tête. Elle en a sa claque d’avoir l’impression d’être un jouet pour les gens. Tiens c’est drôle : est-ce que, si on appuie là, ça casse ? Oui, putain, ça casse carrément.
Les nerfs à vif, une Caecilia à fleur de peau avec les doigts qui tremblent de colère et d’incompréhension. La serviette chaude est tombée, elle la ramasse avant de s’installer à côté de Fawley, la presse entre ses mains pour se calmer. La sorcière ne rengaine pas tout de suite sa baguette, pas encore.
Cette journée a été longue, trop rude pour le corps de la jeune femme. La douleur à l’épaule qui ne la laisse pas tranquille, les piques de Prisca, l’attitude réservée de Manius. Tout l’énerve à ce moment précis. Ça la fait chier qu’on la prenne pour une gamine qui doit être mâtée à coups de batte, ou qu’on doive absolument éviter de froisser : personne n’a donc aucun équilibre mental dans cette pièce ? Le mécanisme est lancé, c’est toujours la même chose, la surréaction. Comme si elle ne pouvait pas faire autrement. Caecilia Fawley commence à avoir eu sa dose de contrôle parental pour la journée.
Les yeux campés dans ceux de Prisca, la brune sort lentement une nouvelle cigarette avant de l’allumer du bout des doigts, un petit sourire provocateur au bout des lèvres, l’air de lui dire : bah tiens, tu vas faire quoi ? Elle aspire la fumée et se retourne vers Manius : J’sais pas, peut-être que ça te dirait un petit voyage en Patagonie avec Pripri ? C’est qu’elle ne digère peut-être pas qu’on lui mente effrontément à la figure dans sa propre maison en plus de tout ça.
Les jambes croisées, une main qui défroisse légèrement sa chemise, la petite bombe à retardement est pratiquement prête à exploser. Alors, qu’est-ce que ça vous fait à vous ? Qu’on joue avec vos nerfs ? Dents serrées, regard dur et tout ce cirque qui commence à sérieusement l’emmerder.
Caecilia Fawley a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !
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la brune sort lentement une nouvelle cigarette avant de l’allumer du bout des doigts
Autres résultats possibles
la brune sort lentement une nouvelle cigarette avant de l’allumer du bout des doigts
la brune sort lentement une nouvelle cigarette avant de tenter de l’allumer du bout des doigts, pas de flamme ? Tant pis, elle dégaine son briquet
la brune sort lentement une nouvelle cigarette avant de tenter de l’allumer du bout des doigts, pas de flamme ? Tant pis, elle dégaine son briquet
Message publié le 31/01/2026 à 22:54
Quintus Bulstrode a peut-être eu de nobles intentions en disparaissant subitement de la réunion de crise à laquelle Caecilia l’a conviée quelques jours plus tôt avec Prisca. Il n’empêche qu’il est parti en laissant en suspens de trop nombreuses questions dans la tête de la jeune sorcière. Des interrogations portant principalement sur l’héritière Ptahchepsès qu’il s’est permis sans préavis de faire débouler dans son salon – sans même par ailleurs songer que Caecilia puisse s’y trouver dans les bras de son amant – et qui se sont par ailleurs récemment vues saupoudrées d’un insupportable doute qu’elle compte bien éclaircir ce soir.
Cette femme dont la main a été refusée à l’ancien Serpentard des années plutôt, gâchant d’emblée ses fiançailles avec Neith porte-t-elle les traits de son amie d’enfance ?
Caecilia transplane sans plus de cérémonie à quelques pas de la demeure de son ami. Elle apprécie ses petites marches dans le froid de l’hiver qui lui remettent les idées en place et la font redescendre en tension avant la prochaine interaction sociale. Ou peut-être est-ce parce qu’elle profite de ces courts moments en tête à tête avec elle-même pour s’allumer une énième cigarette et écourter avec soin une vie un peu trop compliquée. Elle ne sait pas, mais, comme toujours, la lumière crépite au bout de ses doigts et... s'éteint ? Elle soupire, prend un briquet. Simple provocation ? Réelle addiction ? Trop tard.
Devant la maison du Bulstrode, elle prend le temps de s’arrêter, contemple la façade. Son ami se fait rare sur le sol britannique depuis qu’il a pris ses fonctions de diplomate en Égypte, le pays de sa fiancée. Elle cherche les mots, l’approche qu’elle pourrait utiliser et puis chasse ses réflexions d’un haussement d’épaules. Caecilia n’est pas faite pour les négociations et les longs discours, son rôle à elle c’est de frapper à distance, mais de frapper fort. Elle termine sa clope avant de s’annoncer.
Lorsqu’elle voit le sorcier, une petite vague de joie la submerge. Ils sont trop rares ces vrais piliers sur lesquels elle peut compter. Caecilia l’enlace familièrement : les convenances n’existent pas dans l’amitié. Quintus, je suis trop contente de te revoir. Elle claque un baiser sur sa joue avant de remarquer un détail, elle connait trop bien ce visage pour ne pas repérer le dégât, même réparé bah, tu t’es cassé le nez ? Sourcils froncés, merde, tu t’es pas vraiment battu avec Emfield quand même ?!
Caecilia Fawley a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !
- Sortilège
- Sortilège de Combustion
- Difficulté
- 4
- Résultat D20
- 2
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- Échec
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mais, comme toujours, la lumière crépite au bout de ses doigts et... s'éteint ? Elle soupire, prend un briquet.
Autres résultats possibles
mais, comme toujours, la lumière crépite au bout de ses doigts.
mais, comme toujours, la lumière crépite au bout de ses doigts.
mais, comme toujours, la lumière crépite au bout de ses doigts et... s'éteint ? Elle soupire, prend un briquet.
Message publié le 31/01/2026 à 22:07
Tout juste son verre terminé, elle sent qu’il lui en faudra un deuxième rapidement. Pas facile de reprendre sa vie en main, surtout face à une Prisca qui ne laisse définitivement rien passer. Mais Caecilia le sait, joue avec le feu presque pour le plaisir de se faire gronder, presque sinon elle arriverait vraiment à s’en empêcher. Va falloir trouver un mensonge plus convaincant Pripri, j’ai épousé un historien, pas un biologiste. Et puis, elle sait très bien que Manius a une peur bleue de ce type de créatures magiques. Elle hausse les épaules en avalant un nouveau verre d’eau par petites gorgées.
Son gentleman de mari, fidèle à lui-même, la couvre d’attentions qui lui arrachent un demi-sourire. La sorcière récupère la serviette et la dépose sur son épaule droite qui lui fait souffrir le martyre. Elle suit la joute entre Prisca et Manius avant de lancer un regard de reproche à la première. Arrête de le menacer Pri !, articule-t-elle devant le geste de recul de son couard de mari. Merci, Manius, tu m’ennuies pas. Il y a encore quelques secondes, son corps entier était passé en mode alerte prêt à défendre le Fawley de sa vie et à présent… À présent quoi ?
Caecilia comprend difficilement le petit jeu de son amie, qu’essaie-t-elle de faire ? Les bousculer, semer un peu plus de désordre dans le semblant d’équilibre que les deux époux ont réussi à trouver ces derniers jours ? Ces dernières nuits ?
La sorcière essaie de profiter de la présence de son amie, si proche.
Sa compagnie l’apaise autant qu’elle la désarçonne.
La rudesse de ses reproches ne lui fait pas peur lorsqu’elles sont dirigées contre elle, mais elle se voit là, elle, sa baguette à la main, Prisca, sa batte, deux femmes dans le même camp face à Fawley, seul avec ses connaissances et sa bonne volonté comme armes.
Il faut croire que la tireuse a une âme de justicière.
Le tableau ne lui plait pas, Mais… Pri ! Elle se décale.
Caecilia en a eu un, un « vrai mec », qui lui a un peu trop tordu le cœur, le lui tord encore avec ses conneries de gosse. Elle n’est pas du tout sûre d’avoir envie de revivre ça alors qu’elle commence tout juste à s’habituer à l’exaspérante complaisance de Manius. Complaisance qui va par ailleurs de pair avec une certaine tendresse dont elle ne se débarrasserait pour rien au monde.
À quoi tu joues ? Comme un feulement, les yeux plissés, les doigts crispés sur Eleftheria, Caecilia s’est instinctivement placée entre Prisca et son mari. Hors de question qu’il se prenne une balle perdue, même si les mots tranchants ont déjà bien dû l’atteindre. Elle voudrait rétorquer qu’elle apprécie ses petites attentions, qu’il n’a rien d’une chiffe molle, qu’elle se damnerait pour un massage ce soir. Mais les mots ne sortent pas parce que Caecilia Fawley a un putain de problème de communication.