Harry Potter RPG

Liste des messages de Caecilia Fawley

Caecilia Fawley

Femme

22 ans

Sang pur

Britannique

Éprouver le quotidien

Message publié le 08/02/2026 à 10:35

Bout de pétrole dans la bouche qui s’écrase encore et encore sous les dents, Caecilia travaille nerveusement sa mâchoire pour éviter de reprendre une cigarette. L’habitude a la vie dure, mais elle résiste, encore quelques heures, visualise le regard fâché de Prisca pour se donner du courage.

 

Les poumons toujours en feu malgré l’eau brûlante qu’elle a laissé couler sur sa peau, la sorcière retient une nouvelle quinte de toux, réaction d’un corps vexé de s’être trouvé obligé d’affronter l’air glacé de la course à pied au mois de février. La bronchiolite va finir par la guetter. Mèches de cheveux encore trempées sur ses épaules, un regard un peu vide vers le feu de bois dans la cheminée : Caecilia attend monsieur Fawley.

 

Eleftheria, jamais bien loin, la démange un peu. La sorcière s’ennuie dans ces week-ends mornes passés seule entre l’absence du boulot et le manque de l’historien, qui a sans doute dû s’enthousiasmer un peu trop sur une archive quelconque lorsqu’il lui a dit qu’il « rentrait pour déjeuner ».

 

Assise sur le tapis du salon, son regard dérive vers le mobilier. La pièce croule sous les livres qui ne lui disent rien, qu’elle n’ouvrira probablement jamais, mais c’est le lot de la vie avec Manius qui ne sait plus où ranger ses ouvrages. Lasse, la sorcière aux muscles endoloris se lève, parcourt le salon à la recherche d’une distraction avant de tomber sur une petite boîte finement ouvragée qu’elle connait bien. Caecilia la saisit avant de se rasseoir.

 

Elle passe un doigt sur l’objet, songeuse avant de l’ouvrir. Une ridicule petite figurine se met à tournoyer au son d’une mélodie stridente ; la sorcière referme brusquement le couvercle. Sur ce dernier, les armoiries des Rowle se détachent encore, légèrement patinées par le temps. Que pouvait-elle bien faire ici ? Peu importe.

 

La tireuse pointe sa baguette sur la petite boîte à musique.

Duro, prononce-t-elle en ouvrant le couvercle à nouveau. La petite figurine n'a pas le temps d'esquisser la moindre rotation qu'elle se fige définitivement. Statuette de pierre désormais hors du temps. Plus un bruit. Caecilia se sent mieux.

Caecilia Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Eleftheria !

Sortilège
Maléfice de Pétrification
Difficulté
4
Résultat D20
6
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

La tireuse pointe sa baguette sur la petite boîte à musique.

Duro, prononce-t-elle en ouvrant le couvercle à nouveau. La petite figurine n'a pas le temps d'esquisser la moindre rotation qu'elle se fige définitivement. Statuette de pierre désormais hors du temps. Plus un bruit. Caecilia se sent mieux.

Autres résultats possibles

La tireuse pointe sa baguette sur la petite boîte à musique.

Duro, prononce-t-elle en ouvrant le couvercle à nouveau. La petite figurine n'a pas le temps d'esquisser la moindre rotation qu'elle se fige définitivement. Statuette de pierre désormais hors du temps. Plus un bruit. Caecilia se sent mieux.

La tireuse pointe sa baguette sur la petite boîte à musique.

Duro, prononce-t-elle en ouvrant le couvercle à nouveau. Mais la petite figurine continue de danser, inlassablement. Les notes fatiguées résonnent contre les tympans de la sorcière soudainement hypnotisée par les rotations. Petite Caecilia Rowle prise au piège d'un écrin de velours, elle sent son coeur se déchirer alors que le passé la submerge brusquement.

La tireuse pointe sa baguette sur la petite boîte à musique.

Duro, prononce-t-elle en ouvrant le couvercle à nouveau. Mais la petite figurine continue de danser, inlassablement. Les notes fatiguées résonnent contre les tympans de la sorcière soudainement hypnotisée par les rotations. Petite Caecilia Rowle prise au piège d'un écrin de velours, elle sent son coeur se déchirer alors que le passé la submerge brusquement.


Octogone

Message publié le 08/02/2026 à 08:41

Cette fois, c’est trop, Caecilia étouffe un juron en constatant l’inefficacité de son sortilège. Il ne s’agit pourtant pas d’une formule compliquée. Qu’a-t-elle donc aujourd’hui à se ridiculiser ainsi ? Serait-ce le regard concentré de sa charmante partenaire qui la fait dériver ? La jeune Fawley tente de se reconcentrer, mais, trop tard : elle trébuche sous l’attaque d’Eileen.

 

Ses deux jambes sont à présent immobilisées par deux langues de sable. Quelle déchéance ! Caecilia ne prend pas le temps de se libérer du maléfice et préfère contre-attaquer avant de donner à la sorcière l’occasion de lui infliger pire. Impedimenta, articule-t-elle. A priori, il vaut mieux que la tireuse arrête de tenter des formules complexes puisque la magie élémentaire lui échappe déjà.

 

Hilswood trébuche. Le sort ralentit la progression de la Langue-de-plomb assez longtemps pour rééquilibrer les forces. Ce n'est tout de même pas croyable qu'une simple fonctionnaire puisse rivaliser avec le gratin de la brigade magique !

Caecilia Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Eleftheria !

Sortilège
Maléfice d’Entrave
Difficulté
4
Résultat D20
10
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Hilswood trébuche. Le sort ralentit la progression de la Langue-de-plomb assez longtemps pour rééquilibrer les forces. Ce n'est tout de même pas croyable qu'une simple fonctionnaire puisse rivaliser avec le gratin de la brigade magique !

Autres résultats possibles

Immédiatement, Hilswood trébuche. Le sort ralentit la progression de la Langue-de-plomb assez longtemps pour rééquilibrer les forces. Ce n'est tout de même pas croyable qu'une simple fonctionnaire puisse rivaliser avec le gratin de la brigade magique !

Malheureusement, rien ne se produit. Caecilia pourrait bien casser sa baguette en deux de frustration. Elle se retient de justesse pour ne pas entacher l'image déjà bafouée de son service.  

Malheureusement, rien ne se produit. Caecilia pourrait bien casser sa baguette en deux. Elle se retient de justesse pour ne pas entacher l'image déjà bafouée de son service. Ses doigts tremblent d'une frustration si violente qu'Eleftheria lui échappe brusquement. Ce n'est vraiment pas sa journée.


Réunion de crise

Message publié le 07/02/2026 à 23:26

Prisca a un peu trop souvent le monopole de la sagesse au goût de son amie. Elle tempère Caecilia alors qu’Eleftheria tourne déjà entre ses doigts, baguette aussi souple que le corps entraîné de sa propriétaire. Tant d’effort physique gâché par les clopes en série et les boissons alcoolisées. La sorcière se dégoute, là, assise à comploter contre une pauvre fille que son mari a choisi de se taper. Ophelia et puis quoi ? Il a peut-être bien raison de se trouver une nouvelle fleur face à l'état dans lequel sa femme finira par sombrer. Elle ne se reconnaît plus. C'est donc ça que font deux ans à attendre un homme marié à une autre, se l'approprier pour une soirée avant de le laisser fuir au milieu de la nuit, les draps désespérément vides au petit matin, une plaie ouverte dans le coeur. Le revoir, s'engueuler, faire l'amour, se quitter, recommencer.

 

Sourcils froncés. Tu penses Manius sait mentir toi ? Presque du dédain dans la voix. Impossible pour elle d’imaginer le sorcier manipuler une femme pour se l’approprier. Quoique s’octroyer une femme, il l’avait déjà fait, mais au vu du prix à payer : aurait-il vraiment recommencé ? Pas sûre, non, il y avait une autre raison, seconde impulsion. Ce ne pouvait être qu’elle, cette bibliothécaire avait-elle dit, ou quelque chose comme ça, un boulot bien ennuyant en tout cas.

 

C’est lui qui me l’a dit à demi-mot. Prisca a besoin d’enquêter, de réunir des preuves, de tâter le terrain avant d’agir, comme une être humaine tout à fait normale en somme. Caecilia hausse les épaules et soupire avec dépit, elle n’a pas réfléchi si loin quand elle a plaqué sa baguette contre le cou de Manius avec assez de haine pour toute une vie. J’mènerai mon enquête tranquille t’inquiète et la joueuse a bien de quoi s’inquiéter quand son amie lui formule les choses de cette manière. En fait, ça la saoule qu’elle ait l’air de trouver ça amusant, de vouloir trouver des indices, d’interroger des suspects, ça se voit que la sorcière n’a jamais été trompée. C’est toujours elle qui frappe en premier.

 

Viens te rasseoir, Pripri, on s’en fiche de cette fille, elle le dit surtout pour éviter que la blonde commence à trop s’en mêler, voir qu’elle décide de lui couper l’herbe sous le pied. Elle en serait bien capable. La sorcière réglera son différend en temps voulu, pour le moment, elle veut juste profiter du réconfort de son amie-sœur.

 

Caecilia ne peut pas s’empêcher de se demander pourquoi ça lui retourne le cœur aussi violemment, pourquoi sa réaction a été si soudaine ce matin même, lorsqu’il a mentionné le prénom de la jeune femme ? Ophelia, un vrai nom de Troll. Au fond d’elle, elle sent bien que sa jalousie n’est en réalité qu’à demi justifiée. Et pourtant, cette main qui serre et serre l’organe dans sa poitrine, elle, est pleinement réelle.

 

Les doigts qui glissent sur le bois de tremble, un regard accroché dans le vide. Comme elle. Ce lendemain de veille un peu trop bousculé qui a décidé de tester les limites de sa raison. En fait j’arrive plus à m’en foutre perdue dans ses pensées de Manius j’veux dire, un nouveau soupire pour rejoindre les précédents. Tu vas te moquer de moi, mais Eleftheria qui tapote un peu trop rapidement contre ses phalanges, nerveusement j’crois j’peux pas coucher sans aimer un peu. Elle lui fait offrande de ce drôle d’aveu. On va courir demain ? C’est qu’il faut qu’elle se décrasse avant de se faire descendre pour cause d’hygiène de vie déplorable.


Octogone

Message publié le 07/02/2026 à 19:23

Quelques grains de sable se répandent sous les pieds de Caecilia pour former une petite plage. La sorcière grimace en imaginant les chaussures qu’elle allait devoir remettre après ça et la tête de Manius lorsqu’il la verrait semer des bouts de vacances sur le sol de la maison. Mais Fawley n’est pas là, toujours en déplacement, alors elle hausse les épaules et programme la contre-attaque.

 

Une petite envie de vacances ? S’amuse-t-elle. Oppugno, réplique la jeune sorcière en tentant d’envoyer les grains de sable répandus sur le sol vers la sorcière en une mini tempête un peu désagréable, mais pas bien méchante.

 

Malheureusement, le sable ne bouge pas d'un pouce aux pieds de la jeune tireuse qui commence à se demander si elle n'a pas fait trop d'heure sup'.

Caecilia Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Eleftheria !

Sortilège
Sortilège de Harcèlement
Difficulté
4
Résultat D20
3
Interprétation
Échec
XP gagnée
10

Malheureusement, le sable ne bouge pas d'un pouce aux pieds de la jeune tireuse qui commence à se demander si elle n'a pas fait trop d'heure sup'.

Autres résultats possibles

Le sable file à une vitesse effrayante vers Eileen sans lui laisser le loisir de tenter de l'arrêter.

Le sable file vers Eileen qui devra réagir rapidement si elle ne veut pas en retrouver dans ses cheveux pendant quelques jours.

Malheureusement, c'est dans sa direction à elle que le sable file, l'obligeant à manger une bonne poignée d'air marin. Caecilia tousse quelques secondes pour tenter de chasser les grains de ses voies respiratoires.


La médiatrice

Message publié le 07/02/2026 à 19:11

Caecilia & Manius Fawley ne peuvent pas fonctionner comme tout le monde a priori. Il leur faut d’autres routes, des chemins croisés, des impasses qui leur demandent de revenir sur leurs pas. Ils ont besoin de se perdre pour mieux se retrouver. Directions opposées, mais peut-être qu’au prochain carrefour, ils auront tout juste le temps de laisser leurs mains s’effleurer.

Peut-être.

 

La sorcière regarde son mari avec appréhension. Loin d’elle, sur ce siège, le visage entre les mains. Lui en voudra-t-il de s’être introduite dans son esprit ? D’avoir tenté de faire couler en lui des pensées trop intrusives, des morceaux de vécu pour le retenir, lui faire comprendre que non, il n’y a pas que de la haine ou de la douleur au fond de son cœur.

 

Et maintenant ? Que feront-ils à deux ?

Trouveront-ils la bonne mélodie pour danser sans se marcher sur les pieds ou n’est-ce que partie remise ? Une nouvelle illusion ? Brève accalmie avant la tempête qui menacera toujours un peu trop le toit d’une demeure précaire. Peuvent-ils construire sans parler la même langue ?

 

Caecilia aimerait se reposer dans des bras solides qui ne craignent pas à tout moment de la voir exploser. Qu’il soit cette épaule ferme et tendre contre une joue tantôt rose, tantôt humide.

 

Manius rebrousse chemin, revient à la croisée de leurs destins et tend les deux mains. Un éclat doré qui lui rappelle qu’il y a quelques secondes encore, il a voulu tout envoyer valser. C’est dur, mais la vie est pleine de trous dans lesquels il est si facile de se tordre les chevilles. Caecilia, elle, n’en manque pas un seul. Alors, elle ne lui en veut pas : combien de fois l’a-t-il lui-même pardonnée ?

 

Sans doute n’y aura-t-il jamais rien de naturel entre eux. Les mariés devront réapprendre à s’offrir la moindre caresse. Une douceur pour ce qu’elle est, un plaisir partagé, pas par devoir, haine ou jalousie. Jouer l’attachement pour de vrai. La tireuse pointe Eleftheria, sa liberté, sur le symbole d’une prison dorée. Mais si elle le choisit pour de vrai, alors peut-être l’obligation se mue-t-elle en promesse ?

 

Reparo, murmure-t-elle à destination de l’alliance, sa jumelle toujours glissée à son annulaire. Et dans ce moment suspendu, Caecilia a l’impression qu’elle peut tout réparer dans son sillage, que sa baguette pourrait bien soigner une union désarticulée comme elle refond le métal avec une facilité presque déconcertante.

 

La sorcière saisit l’anneau sauvé, jette un regard à Manius, attend son approbation pour remettre le bijou sur une main qu’il a dû quitter pour lui permettre de se dévoiler entièrement à ce mari qu’elle commence à choisir. Maintenant, tu vas la garder à ce putain de doigt okay ? Elle rit un peu nerveusement avant de se glisser dans les bras du sorcier comme s’il ne s’était rien passé. Mais c’est faux, ce soir, tout vient de changer. Elle repense à cette soirée où Emfield a décidé de la quitter. Silencieusement, elle remercie son amant de lui avoir permis d’ouvrir les yeux sur ce drôle de trésor un peu encombrant à ses côtés.

 

Je trouve ça vraiment bien ton but avec les détraqueurs, glisse-t-elle à l’historien. Un retour en arrière, bond spatio-temporel pour oublier le mélodrame. J’suis sûre que tu y arriveras. Elle inspire, cherche le courage de dévoiler ses émotions sans devoir les coller dans la tête de Manius. J’espère que tu trouveras des raisons de tomber amoureux de moi, une voix couleur chagrin, parce que tu m’en donnes des dizaines ce soir. Une main contre sa joue, Caecilia se perd dans le bleu des yeux qu’elle commence à connaître. J’vais essayer de mieux communiquer, articule-t-elle mal à l’aise.

 

Je le promets.

Caecilia Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Eleftheria !

Sortilège
Sortilège de réparation
Difficulté
4
Résultat D20
7
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Reparo, murmure-t-elle à destination de l’alliance, sa jumelle toujours glissée à son annulaire. Et dans ce moment suspendu, Caecilia a l’impression qu’elle peut tout réparer dans son sillage, que sa baguette pourrait bien soigner une union désarticulée comme elle refond le métal avec une facilité presque déconcertante.

Autres résultats possibles

Reparo, murmure-t-elle à destination de l’alliance, sa jumelle toujours glissée à son annulaire. Et dans ce moment suspendu, Caecilia a l’impression qu’elle peut tout réparer dans son sillage, que sa baguette pourrait bien soigner une union désarticulée comme elle refond le métal avec une facilité presque déconcertante.

Reparo, murmure-t-elle à destination de l’alliance, sa jumelle toujours glissée à son annulaire. Et dans ce moment suspendu, Caecilia a l’impression qu’elle peut tout réparer dans son sillage, que sa baguette pourrait bien soigner une union désarticulée. Ça prendra du temps, elle-même doit retenter le sortilège à deux reprises avant que le métal ne prenne sa forme initiale. Ses doigts tremblent encore un peu.

Reparo, murmure-t-elle à destination de l’alliance, sa jumelle toujours glissée à son annulaire. Et dans ce moment suspendu, Caecilia a l’impression qu’elle peut tout réparer dans son sillage, que sa baguette pourrait bien soigner une union désarticulée. Ça prendra du temps, elle-même doit retenter le sortilège à deux reprises avant que le métal ne prenne sa forme initiale. Ses doigts tremblent encore un peu.


La médiatrice

Message publié le 07/02/2026 à 11:47

Son cœur rate un battement quand le sorcier s’écarte, une mine déterminée sur un visage qu’elle connait encore si peu et puis

L’explosion.

 

Une petite fille qui voudrait se boucher les oreilles, ne pas voir, ne pas entendre des mots qui enferment plus qu’ils ne libèrent et qu’aurait-elle donné pour les entendre quelques années auparavant ? Mine interdite, les informations n’atteignent pas son cerveau comme si la jeune sorcière ne pouvait pas croire à la comédie qui se déroule sous ses yeux.

 

Manius Fawley qui détruit l’anneau qu’elle vient tout juste de lui passer au doigt comme une promesse, qui se recule vivement de son corps parce qu’elle vient de lui livrer le fond de sa pensée. Cet homme-là même qui a choisi de se l’approprier la lâche soudainement alors qu’elle n’a plus rien à quoi se raccrocher. Quintus qui doit sans doute la détester à présent, Prisca qui l'a quittée fâchée, Scott…

 

La situation lui semble tellement injuste qu’elle en garde la gorge nouée. Fuis-moi je te suis, alors c’est ça ? Il allait jouer au chat et à la souris ? Qu’espérait-il en l’épousant ? Que voyait-il à la surface d’une enveloppe qu’elle vient à peine de lui confier ? La certitude alors qui s’impose à son esprit : Manius Fawley n’est qu’un lâche, bien trop précipité de retrouver la conservatrice du musée, celle qui, il y a encore quelques instants, ne les séparerait pas. Non, jamais, quelle belle ironie.

 

Depuis quand vit-il donc dans un mensonge perpétuel pour mimer la surprise et le dégoût ? Une fêlure dans le masque de sa femme et le voilà debout, valise à la main, prêt à faire une croix sur tous les demains qu’il avait envisagés pour eux.

 

C’est donc là que s’arrête l’amour ?

Prisca avait raison, mais ça lui fait mal, terriblement.

 

Elle éclate d’un rire sans joie lorsqu’il annonce leur divorce imminent. La tristesse ne donne rien, elle lui va mal au teint, ça n’a jamais été une bonne arme, elle serre les dents pour se promettre de ne plus jamais baisser sa garde à l’avenir, pas devant cet homme qui ne sait que faire d’une vulnérabilité qu’il a participé à créer.

 

Alors c’est ça, hein, comme du poison dans la voix, elle ne sait pas si elle se tue ou cherche à le mordre, tu me laisses tomber après m’avoir pris ma vie. Elle pourrait crever, là maintenant, ce serait tellement plus simple. Un pas vers le sorcier. Maintenant que je n’ai plus rien, le défi te semble insurmontable. Les mots tremblent de colère, baguette en main, oui, là, Caecilia se sent mieux, maîtresse sur son propre terrain.

 

Des yeux vides, Manius a le regard fermé, sans doute que ses mots ne le touchent peut-être même pas. La sorcière se sent tout à coup si seule, le cœur bien trop serré. Elle ouvre la bouche comme pour tenter de lui dire ce qu’elle ressent, lui transmettre une pensée, qu’il voit, comprenne ce qu’elle pense. Impossibilité de communiquer.

 

Alors, Caecilia se mord violemment la lèvre pour garder de nouvelles larmes dans ses yeux. Puisque le point de rupture semble trop acté cette fois pour le sauver par une pluie de baisers, elle ferme ses paupières. Une dernière carte pour les sauver peut-être, ramasser les dernières miettes avant la solitude, lui offrir un dernier cadeau et lui permettre de tourner les talons apaisé.

 

L’esprit de la Legilimens glisse vers celui de Manius sans violence. Elle ne force pas le passage, mais frappe à la porte avec délicatesse, ne prend rien de lui, mais y déverse dans une vague à peine contrôlée toute la tendresse de leur nuit, son cœur jaloux, son admiration pour l’historien et sa peur de ne pas être à la hauteur. Elle s’ouvre à lui plus sûrement qu’avec les pauvres mots qu’elle a pu prononcer entre deux sanglots, pour lui confier ses petites projections, un bébé dans les bras de Manius qui ferait pour elle un si bon père, sa reconnaissance quand il prend soin de son corps endolori, le trouble de son cœur depuis qu’elle connait le goût de sa peau. Parce que Caecilia ne sait pas faire comme son amie, elle laisse indéniablement des morceaux d’amour dans le sillage de ses ébats.

 

Et puisque ses mots ne collent jamais à sa pensée, elle la lui offre sans médiation. Quand le charme s’arrête, elle recule d’un pas : si tu veux partir maintenant, je comprends. Elle détourne le regard. Mais tu sais, qu’il laissera là une femme une nouvelle fois enfermée dans un cœur brisé.


Jeux d'enfants

Message publié le 06/02/2026 à 22:19

Quelque chose bascule en elle, un changement presque imperceptible tant Caecilia Fawley vit en permanence au bord du gouffre, alors un pied dedans : qu’est-ce ? Jeune femme enveloppée dans blanc tissu, elle sombre lentement et la robe se déploie autour d’elle comme un linceul.

 

J’aime beaucoup, songeuse en pensant aux noms qui sont sortis si naturellement des lèvres du presque-mari qu’elle pourrait penser qu’il y a déjà réfléchit. Des enfants, en veut-elle seulement vraiment ? Je ne sais pas, triste aveu, je n’y ai jamais réfléchi. Et Emfield ? Comment appellera-t-il son petit ?

 

Princesse dans les bras de son ami, elle profite de sa chaleur, des battements de son cœur et puis sur les draps délicats brusquement la peur. Le perdre si elle s’éloigne ? Le garder trop près si elle lui offre la dernière danse de la soirée ? Elle retient un frisson quand il la touche : de crainte ou de désir ? Ne sait plus à quoi s’en tenir.

 

En a-t-elle vraiment envie ?

Caecilia ne sait pas, mais elle comprend à ce moment ce qu’il en est pour lui. Et Prisca ?

 

Quintus a un regard trop doux qu’elle ne lui connaît pas, ne veut pas connaître. Elle n’est pas naïve, mais ce soir, sans doute a-t-elle été trop candide. Tenter de jouer l’enfançonne alors que tout le monde a bien vu que la petite Caecilia a bien grandi. Et son Bulstrode aussi.

 

Elle garde la tendresse de ses yeux au fond de son cœur, sourit tristement en caressant une joue qu’il ne lui laissera peut-être jamais plus approcher. Va-t-il l’abandonner pour l’avoir vue refuser ce qu’il n’a pas même eu le temps de formuler ?

 

Je t’aime Quintus, tu es un ami extraordinaire. Et sur ses lèvres, un léger baiser d’adieu. Au revoir à leurs rêves, à leurs serments d’enfants, au revoir à leurs projections un peu folles et peut-être à la drôle de confiance qui continuait malgré tout de lier les enfants amoureux.

 

Sous ses yeux, le visage de Fawley. Caecilia délie le drap blanc qui la transformait en jeune mariée. Minuit passé, le charme est rompu, seul le parfum des roses mêlé d’odeur de fumée embaume encore sa peau comme un dernier vestige, un soulier oublié.

 

La Cendrillon à l’esprit embrumé se glisse dans les draps de l’ancien Serpentard. Merci d’avoir accepté de m’épouser, murmure-t-elle déjà prise dans un demi-sommeil qui l’empêche de faire ce qu’elle pourrait bien trop vite regretter. Elle ne sait plus bien si elle doit croire à la certitude que Quintus aime Prisca. Vérité tordue, mise à mal par la tendresse de la soirée.

 

Déjà le livre se referme. Triste fin de conte de fées : ils ne vécurent pas heureux, n’eurent aucun enfant. La princesse est déjà mariée, demain, elle retournera voir son prince charmant. C’est son nom sur les lèvres que la sorcière bascule dans un sommeil apaisé : Manius Fawley.


Octogone

Message publié le 06/02/2026 à 21:46

Attaque, parade, il semble à Caecilia que ses gestes deviennent plus fluides, plus assurés. Ça lui fait plaisir de se sentir à nouveau aussi libre, assez en phase avec son corps et Eleftheria dans le prolongement de ce dernier pour enchaîner les sortilèges. Tout devient plus automatique entre elle et son adversaire, les deux femmes dansent à coups de formules acérées. Elle rit, vivante encore un instant.

 

Il faut relancer, continuer d’attaquer tant qu’elle n’est pas en position défensive, profiter de son coup d’avance, acculer la Langue-de-plomb, essayer de garder sur son insigne la dorure de l’élite magique. Obscuro, pour essayer de remporter clairement la partie.

 

Malheureusement le sort ne fait pas le moindre effet, tout juste est-ce si un léger voile se pose une fraction de seconde sur le regard d'Eileen.

Caecilia Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Eleftheria !

Sortilège
Maléfice d'Aveuglement
Difficulté
10
Résultat D20
3
Interprétation
Échec
XP gagnée
10

Malheureusement le sort ne fait pas le moindre effet, tout juste est-ce si un léger voile se pose une fraction de seconde sur le regard d'Eileen.

Autres résultats possibles

Brusquement, Eileen se trouve aveuglée pour une durée de cinq bonnes minutes. Presque trop facile pour la suite des festivités.

Eileen se trouve aveuglée pour une poignée de secondes, l'occasion rêvée de remporter ce duel haut la main.

Contre toute attente, c'est Caecilia qui se retrouve aveuglée pour une poignée de secondes. Aïe, c'est l'occasion pour Eileen de sérieusement contre-attaquer.


La médiatrice

Message publié le 06/02/2026 à 21:31

L’inconscient est un petit enfant qui ne comprend pas la négation. C’est peut-être pour ça que Caecilia entend mal quand Manius le lui annonce : Ophelia ne nous séparera pas. Nom de femme comme sujet du verbe « séparer ». Ophelia nous séparera. Ophelia sépare, essaie de séparer, jeune femme, sujet actif de la douleur.

Il la place, elle et lui contre une autre elle. A-t-elle déjà essayé de le faire ?

Et pourquoi ne s’insurge-t-il pas ? Quoi ? Ophelia ? Mais c’est qui ? Ou un indigné : mais enfin qu’est-ce qui a pu te faire penser ça ? Non, dans la bouche de l’historien se cache un demi-aveu. La sorcière serre le poing sur son alliance tout juste retrouvée. Le métal froid contre ses doigts glacés qui peinent encore à se réchauffer.

 

Elle ne bouge pas quand il repose le linge tiède sur son épaule, ne bronche pas, ne sourit pas. Le visage de la jeune collègue de son mari s’est imposé en grand dans ses pensées et elle n’arrive pas à l’en déloger.

Caecilia laisse glisser sur ses oreilles les explications tant désirées une poignée de secondes plus tôt. Elle lutte pour ne pas flancher, ne pas laisser ses yeux couler, ne pas lui faire ce plaisir. Comme si l’Ophelia si réservée qu’elle avait rencontrée avait pu le charmer, comme si lui avec ses petites attentions calculées n’avait pas cherché à déterrer un cœur enfoui sous la poussière.

 

Ophelia ne nous séparera pas.

Elle les a déjà séparés.

 

Ses yeux dévisagent le sorcier sans comprendre. Il l’a épousée pour son sourire ? Sous les doigts de son mari, ses épaules ne doivent jamais avoir été aussi tendues. C’est trop pour elle. Les flatteries s’écrasent maladroitement sur le mur qu’il n’a pas conscience d’avoir érigé entre eux, à l’instant.

 

Peut-elle accepter cet amour égoïste ? Voir une preuve d’amitié dans le vol de sa main ? Dans ce marché sans queue ni tête. Caecilia ne dit rien. Elle hurle en silence pour ne pas à nouveau s’emporter, frapper, être une autre personne que celle qu’elle veut devenir.

 

La résignation, hein.

C’est pas son truc.

 

Pourtant, elle voit en lui ce qui peut plaire à Ophelia, à Prisca même, elle sent, sait, le touche presque, du bout des doigts, drôle de délicatesse. Elle caresse son visage d’yeux fatigués, cherche dans ses maladresses une raison d’aimer, dans la douceur de ses mains, quelque chose pour la contenir, ne pas s’énerver. Mais sans l’action de la colère, il ne lui reste que la violence amère de la défaite. Sans se battre, Caecilia n’est plus Caecilia, elle n’est plus qu’un petit jouet cassé, largué, trahi, trompé. Alors, elle lâche Eleftheria pour rendre tout à fait les armes. 

 

Qu’il la menotte, qu’il l’enchaine définitivement puisqu’elle est mauvaise quand elle part, quand elle reste, quand elle parle, quand elle peste. Puisqu’elle ne sait pas faire, pas plaire pour ce qu’elle est. Et voilà ce qu’elle est pour Manius Fawley : une vulgaire femme-trophée. Un béguin adolescent qui a dérapé, dont il doit se plaindre, peut-être face à elle. Oui… ma femme, non, Caecilia est compliquée.

 

Alors à défaut d’hurler, la jeune femme s’effondre dans les bras de celui qui dit l’aimer. Les défenses cèdent une à une jusqu’à ce que la brillante tireuse ne soit plus qu’une petite fille aux joues trempées. Elle laisse sur l’épaule de son mari toute une vie de violence couler : ses rêves, ses amours, ses espoirs, sa vie gâchés gâchés gâchés. Pas des pleurs de dame, non, de longs sanglots qui expulsent de son cœur la répulsion, la fierté et la peur. Elle s’en fiche de laisser son visage se défigurer, se tordre, craqueler.

 

Caecilia essaie d’articuler un brin d’explication, mais son corps hoquète, tressaute. 

Même les pleurs se font dans la douleur. 

Quand enfin l’enveloppe se calme assez : j’voulais pas t’épouser, ça m’dégoûte ce que t’as fait, j’me sens comme une merde, j’ai l’impression que tu sais pas dans quoi tu t’es embarqué, que tu devrais aimer Ophelia et moi j’arrive pas à te mériter parce que j’ai rien demandé, j’essaie, mais respiration soudaine et nouvelle vague de larmes on est pas pareil, j’suis nulle pour pas crier, pour pas disjoncter, tu sais pas me gérer on fait que de se blesser, j’ai rien à faire là, tu mérites quelqu’un qui t’aime et moi je je les dents qui claquent j’arrive pas à être cette femme-là.


Doutez de tout au monde, et jamais de l'amour.

Message publié le 06/02/2026 à 20:43

La situation est délicate et Caecilia ne sait pas bien quelle attitude adopter lorsqu’elle se trouvera face à la fameuse Ophelia. Elle aurait peut-être dû y penser à l’avance, mais l’occasion était si belle et si soudaine qu’elle ne lui a pas laissé le temps de planifier quoi que ce soit. Puis au fond, ce n’est tout bonnement pas trop son genre à elle. Action, réflexion.

 

Elle décidera quand l’occasion le lui demandera.

Peut-être en découvrant le minois de la femme qu’elle vient de déranger.

 

Mais la demoiselle qui se retourne vers elle avec un sourire ne peut pas être la fameuse Ophelia, la sorcière en est persuadée. Cette drôle de chouette effacée n’aurait jamais pu faire chavirer le cœur de son mari. Alors, Caecilia lui rend son sourire. Peut-être que sa rivale n’est pas là ? Ça la fait chier. Il faudra donc qu’elle revienne un autre jour.

 

La figure de la jeune femme semble néanmoins assez l’inspirer que pour qu’elle ne coupe pas directement court à la conversation. Et puis le lieu l’intrigue : c’est donc ici que Manius a passé tant de temps ces dernières années ?

 

Caecilia caresse du bout des doigts la baguette à sa ceinture pour cacher son malaise. Cet endroit ne l’inspire pas : tout y semble trop fragile. Trop important. Elle décide de gagner un peu de temps avant de rentrer, la fameuse Ophelia pourrait bien finir par se pointer : merci, répond-elle à la légère distraction qui l’empêche de se tourner les pouces en attendant. Organisez-vous des visites ? Un regard peu curieux qui caresse les objets exposés.

 

Que ne ferait-elle pas par pure jalousie ?

 

Deux jambes assurées plantées au sol, mais des yeux qui glissent presque effrayés. Son corps souple et solide cherche une prise à laquelle s’accrocher, comme si à l’intérieur du musée, Caecilia aussi redevenait poupée. L’éclat d’une lame lui fait tourner la tête : ah ! une arme. Voilà qui était plus de son ressort. Belle épée, indique-t-elle à son interlocutrice. Peut-être qu’Ophelia apprécierait un petit duel à son arrivée ?


Réunion de crise

Message publié le 06/02/2026 à 19:55

Trop romantique ? Dans la bouche de son amie, le mot semble sonner comme une tare. Caecilia croise les bras. Peut-être bien qu’elle est trop dramatique dans ses envolées d’émotions, mais elle ne peut pas concevoir que ce n’est pas le cas de Prisca. Sa propre sensibilité lui semble uniquement être la norme, celle à travers le prisme duquel se construit sans doute l’intégralité des autres êtres humains. Une autre réalité lui est inaccessible, inenvisageable, ou alors son amie est cassée. Le cœur, forcément, s’érafle sous les caresses des amants. Elle vient encore d’en faire l’expérience, pourrait le lui prouver par a + b. C’est ce qu’elle croit.

 

J’suis pas romantique, c’est toi qui fonctionnes de manière étrange. Et elle aurait bien besoin de connaître son secret. J’étais fidèle à Scott, déclare-t-elle en haussant les épaules, Manius, je l’ai pas touché, je l’ai même pas un peu aimé, ça veut rien dire la fidélité dans ce cas. Eleftheria glisse entre ses mains, elle refumerait bien une clope, la présence de la blonde la retient, pas de provocation inutile. La sorcière s’étire un peu, les idées encore embrouillées par l’alcool. C’est comme Emfield, lui me trompait avec Vanessa tu vois, c’est la même chose. Elle triture une mèche de ses cheveux, un gros soupir et la douleur dans sa poitrine qui ne semble pas se faire à l’idée du chagrin d’amour.

 

La réaction de Prisca lui fait froncer les sourcils. La tireuse prend dans sa main les doigts que son amie vient de porter à ses lèvres, comme si elle essayait de lire, derrière, le secret que la blonde tenterait de lui cacher. Elle ne sait pas pourquoi, mais, en entendant les termes prononcés dans la bouche de Prisca – ton mari a un côté séduisant – une vague mêlée d’orgueil et de jalousie brute la submerge brusquement. T’as couché avec lui ?

 

Regard accusateur.

Une sorte de « on avait dit pas les maris ».

 

Manius Fawley est amoureux de moi, ça veut dire que lui me trompe vraiment. Elle vomit sa mauvaise fois en insistant de manière presque pédagogique sur les termes de l’énoncé. Il m’a épousée il y a sept ans parce qu’il m’aimait. En fait, ça la fait chier que personne ne comprenne ce qu’elle veut dire. Caecilia Fawley est la poupée de tout le monde : on la prend, l’habille d’une robe blanche et paf on décide qu’elle est mariée. Bah non, en fait, mais si un homme se le permet, alors il peut bien lui rester fidèle jusqu’à la fin de l’éternité. Il a choisi, elle ne peut s’empêcher de continuer de s’offusquer : en fait, si c’est pour se taper des bibliothécaires à la con, bah faut pas se marier putain.

 

Elle voit rouge, une sourde chaleur dans la gorge, à ses tempes. La prise qui se resserre sur la baguette, regard noir. Elle ne sait pas exactement ce que fait O-phe-li-a et à vrai dire, elle s’en contrefiche, l’idée même de la trahison lui file des haut-le-cœur et c’est suffisant pour qu’elle doive retenir ses larmes. Elle avait rien demandé. Moi j’suis là, on me veut, on me veut plus, on me marie, on me trompe les dents trop serrées putain. Ça y est, la sorcière recommence à trembler, ça lui donne la nausée ces histoires à la con, son mari pas fichu de rester fidèle, une petite merde d’humanité, qui lui avoue ses tromperies après qu’elle vienne de se donner à lui. Elle s’appelle O-phe-li-a, belle insistance sur chacune des syllabes, j’vais la dégommer moi-même t’inquiète. Tant d’amertume dans une si jolie bouche.


La médiatrice

Message publié le 05/02/2026 à 22:14

Il lui offre deux bras, les siens, une étreinte qu’elle se surprend à savourer. Les lèvres contre son front, qui lui font soudainement fermer les yeux. Entre eux, quelque chose de tacite, d’à peine choisi. A-t-on le choix dans la vie ? Décide-t-on qui l’on aime ? Vraiment.

Et aurait-elle choisi Emfield dans ce cas ?

 

Si elle avait pu contrôler son cœur, l’aurait-elle mis dans les mains de son ami d’enfance ? L’aurait-elle confié à un ancien préfet-en-chef aux yeux énamourés, un gentil garçon respectueux, tendre et serviable, un homme de principe et d’honneur, les doigts plongés dans des papiers de poussières, le cœur tourné vers le bien ?

 

Si elle avait eu le choix, se serait-elle inventée Prisca ? Capable de passer d’amant en amante sans la moindre égratignure ? Se serait-elle offerte et puis perdue dans les bras du premier venu avec la même extase ?

 

Caecilia écoute son historien prononcer ses propres vœux. Les paroles la touchent parce qu’elle les comprend, cette fois. Elle sait que Manius ne les prononce pas dans le vent, qu’il a tâché, jour après jour, contre son gré, de mettre en application ses promesses, de se montrer digne de cet instant-là, cet échange de serments.

Alors, ce soir, elle y croit un peu plus fort.

Manius Fawley ne se débinera pas, il sera là à l’attendre, ses mains douces, son regard tendre.

 

La sorcière glisse l’anneau au doigt de son mari sans le quitter des yeux. Refaire les mêmes gestes, relier ce qui a été abîmé, ce qui a été soudé de force. Recommencer à tisser un nouveau demain. Elle laisse Fawley habiller son annulaire sans résistance, une confiance nouvelle au coin des lèvres. Et puis : vous pouvez embrasser la mariée, murmure-t-elle comme pour elle-même avant de poser délicatement ses lèvres sur leurs jumelles. Monsieur et madame Fawley.

 

Caecilia doit choisir. Quel genre de personne tu veux devenir ?

 

Celle qui teinte les yeux de son mari de tristesse pour lui reprocher ensuite de la regarder avec abattement ? Celle qui ment, qui trompe, qui trahit alors qu’elle sait, pertinemment, à quel point cette attitude peut arracher un cœur ? Celle qui hurle, qui frappe, qui insulte le seul être à lui tendre toujours la main, sans condition.

 

Elle aimerait répondre un non franc à toutes ces questions et pourtant.

 

La sorcière sourit à la proposition de son mari avant de secouer la tête. Elle le prend par la main, sa main ornée, l’entraîne vers le fauteuil qu’il occupait juste avant, souvenir un peu piquant. Elle dépose sur sa joue un baiser magique, le regard chagriné, caresse ses doigts pour se donner un brin de force, celle de recoller des morceaux trop éparpillés. Je elle hésite, reformule dans sa tête, pas son genre, abandonne un peu vite j’ai envie que tu me parles de toi, de voir en lui ce que peut admirer Ophelia. Un sourire un peu triste, je ne sais même pas quoi sur quoi tu travailles vraiment

 

Pas tant qu’elle s’en fiche, plutôt qu’elle a un peu peur de ne pas comprendre, ne pas être à la hauteur de la conversation, faire parler sa baguette lui réussit mieux. Je et un nouvel aveu j’ai rencontré Ophelia et le bleu de ses yeux, je comprends que que quoi au juste ? Qu’elle te plaise, un mot peu innocent. En fait, Manius, elle se mord la lèvre, soupire, reprend, je comprends pas pourquoi tu m’as épousée. Parce que oui, lui, il avait eu le choix.


Octogone

Message publié le 05/02/2026 à 21:21

Caecilia ne peut s’empêcher d’éclater de rire en voyant ses chaussures gonfler si rapidement. Cette Eileen est décidément étonnante. La sorcière se débarrasse de ses souliers. Tant pis, ses chaussettes lui suffiront, elle n’a pas le temps de les réduire jusqu’à la bonne taille, Eileen est trop rapide. La tireuse se déplace pour garder son adversaire dans son champ de vision. Heureusement, celle-ci semble trouver du plaisir à leur petite joute et c’est réciproque.

 

Vous êtes pleine de ressources, madame Hilswood, charrie la jeune femme en choisissant avec soin sa prochaine attaque : Exteo Stattiga. La sorcière a prouvé qu’elle était capable de se défendre, comme réagirait-elle face à une menace aussi frontale ? Trois flèches filent vers leur cible, Eileen devra se montrer rapide si elle veut parvenir à toutes les éviter.

 

Caecilia Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Eleftheria !

Sortilège
Maléfice Lanceflèche
Difficulté
4
Résultat D20
4
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Trois flèches filent vers leur cible, Eileen devra se montrer rapide si elle veut parvenir à toutes les éviter.

Autres résultats possibles

La menace est bien réelle, même un peu trop quand trois flèches sont projetées à toute vitesse en direction de leur cible lui laissant à peine l'occasion de réagir.

Une menace ? Une petite fléchette sort de la baguette de Caecilia avant de rater très largement sa cible. La sorcière pouffe un peu : je devrais peut-être m'inspirer de votre technique

Une menace ? Uniquement pour elle alors. Par elle ne sait quel coup du sort, c'est dans sa direction que sont projetées les flèches et Caecilia a à peine le temps de se jeter au sol pour éviter de finir en brochette. Pétard.


Octogone

Message publié le 05/02/2026 à 19:46

Curieusement, le vent semble tourner en faveur de la jeune tireuse et une moue satisfaite s’étire sur son visage alors que la baguette d’Eileen s’envole dans les airs. Son adversaire n’est cependant pas en reste et, même sans sa baguette, la sorcière parvient à se soustraire à la vue de Caecilia. Bien joué, pense-t-elle.

 

Cette adversaire lui paraît de plus en plus intéressante, mais, puisqu’elle a exprimé le désir de ne pas être ménagée, c’est ce moment que choisit Caecilia pour tester sans risque un nouveau sortilège un peu plus technique : Radicis Perfidum, prononce-t-elle avec toute la concentration dont elle est capable après la terrible migraine qui a manqué de la faire chanceler quelques secondes plus tôt.

 

Malheureusement, Caecilia n'est pas en état de lancer correctement un tel sort et c'est une petite fleur tout mignonne qui vient caresser la cheville d'Eileen, laissant tout le loisir à son adversaire de contre-attaquer rapidement. Quelle déception !

Caecilia Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Eleftheria !

Sortilège
Sortilège des Racines tueuses
Difficulté
9
Résultat D20
2
Interprétation
Échec
XP gagnée
10

Malheureusement, Caecilia n'est pas en état de lancer correctement un tel sort et c'est une petite fleur tout mignonne qui vient caresser la cheville d'Eileen, laissant tout le loisir à son adversaire de contre-attaquer rapidement. Quelle déception !

Autres résultats possibles

Immédiatement, d'épaisses racines émergent du sol et immobilisent Eileen en s'enroulant autour de ses chevilles et de ses poignets. Un-zéro pour Caecilia qui libère rapidement  son  adversaire d'un coup de baguette avant que les végétaux ne fassent trop de dégâts. 

Immédiatement, des racines émergent du sol et immobilisent Eileen en s'enroulant autour de ses chevilles. Ses mains, elles, armes redoutables, restent néanmoins libre de riposter.

Malheureusement, Caecilia n'est pas en état de lancer correctement un tel sort et les racines viennent morde ses propres chevilles, immobilisant la tireuse dans une grimace de douleur. Quelle déception !


Réunion de crise

Message publié le 05/02/2026 à 17:34

Il y a quelque chose, un petit bout d’histoire peut-être, coincé on ne sait où, perdu dans un tiroir sans doute qui empêche la sorcière de fonctionner normalement, d’être là, seulement . Dans un demi-instant présent, non, impossible de profiter. Caecilia ne sait pas si c’est parce que son cœur est toujours trop douloureux, si elle a besoin que Prisca change encore et encore ses pansements. C’est toujours peu agréable, d’avoir quelques plaies, mais ça resserre aussi les liens, ça entretient la relation, ça donne une bonne raison d’évoquer des sujets compliqués et puis ça lui fait du bien : une petite thérapie pour la sorcière.

 

Prisca refuse de goûter à l’amour, non, la joueuse ne veut pas et son amie ne comprend pas trop bien pourquoi. Refuser de souffrir, oui ? Mais alors, pourquoi vivre ? À quoi goûter ? Sa bouche doit être anesthésiée à forcer d’avoir tout savouré.

C’est peut-être ce qui les différencie fondamentalement.

 

Caecilia peut, pourrait, peut-être pas d’ailleurs, il est vrai qu’elle ne sait pas, n’a pas testé, oublie un peu quoi faire de sa liberté un peu – mais pas trop – retrouvée.

 

Elle a l’impression qu’elle laisserait son cœur dans les bras d’inconnus, même avec Manius, elle n’y arrive pas. C’est comme si elle ne pouvait pas simplement offrir ses bras, non, il lui faut plus, elle a besoin de sentir sa prise – son emprise ? – sur l’autre, de le savoir à elle. Ophelia. Est-ce qu’elle devrait l’avouer à la joueuse ? Lui raconter que ce n’est pas vraiment l’amour qui l’a poussée dans les bras de Fawley une deuxième fois, mais plutôt… et comment le décrire ?

 

Un instant de survie ? Un réflexe ? Une frayeur ?

 

La crainte de le voir s’envoler, de perdre un cœur qu’elle a pourtant eu sans le désirer un seul instant pendant sept ans ? Je capte pas pourquoi t’aimes pas l’amour Pripri, elle grimace, c’est le concept de l’existence en fait d’aimer, sinon à quoi bon vivre franchement. En fait, peut-être que ça l’énerve juste, elle, de ne pas arriver à s’en détacher.

 

La sorcière écoute son amie avec une mine un peu boudeuse. Quand elle évoque Scott, la blessure s’ouvre à nouveau violemment : je l’ai pas trompé ! Elle ne peut pas s’empêcher de réagir. Parce que, dans sa tête, ce n’est pas vrai. Caecilia a toujours été fidèle. La tireuse essaie de s’imaginer proposer à son mari de la laisser le tromper, mais curieusement

une réticence.

Pointe étrange dans l’estomac, qui donne la nausée.

 

La jeune femme se mord la lèvre en comprenant qu’elle ne pourra jamais le lui proposer. Ophelia. Elle en serait malade. Un vague dégoût d’elle-même la prend soudain. Caecilia Fawley serait donc jalouse ? Ce n’est pas l’idée qu’elle se faisait d’elle-même, mais Vanessa, oui, elle ne peut pas le nier, il y avait des signes.

 

Quel genre de personne elle veut devenir.

 

La formule frappe aux oreilles de la jeune femme qui sent soudainement sur elle tout le poids de la sagesse de Prisca. Quel genre de personne. Caecilia soupire longuement. Des formules comme ça, c’est certain, on ne s’en débarrasse pas, jamais. Elle triture sa baguette, la fait glisser entre ses doigts, passe nerveusement l'arme d’une main à l’autre. Est-ce qu’elle peut vraiment continuer d’être infidèle à Manius en partant du principe qu’il la trompe aussi ? Ophelia. Peut-être. O-phe-li-a. Peut-être pas.

 

J’crois qu’il y a une autre femme dans sa vie. Mais pire encore. J’crois que ça me plait pas. Et quel doux euphémisme.

Liste des messages de Caecilia Fawley