Harry Potter RPG

Liste des messages de Nellie Butler

Nellie Butler

Femme

16 ans

Hybride

Française

L'art de tout faire péter

Message publié le 20/01/2026 à 20:12

Les temps étaient un peu troublés, incertains ; ça clapotait de partout. Dans les journaux, les gros titres annonçaient des drôles de catastrophes ou des coups montés. Parfois, il valait mieux fermer les yeux, rester cachée de cette actualité morbide qui donnait des frissons, qui laissait se demander si, tiens, on ne serait pas la prochaine victime de ces couloirs froids et durs. Pas plus qu’ailleurs, à Poudlard, on ne semblait réellement être en sécurité.

 

Nellie essayait, pour contrer les angoisses nocturnes de son tempérament inquiet, de trouver dans son quotidien un maximum de stabilité. La demi-vélane semblait s’accrocher à son emploi du temps comme à une bouée de sauvetage, elle cherchait dans sa relation avec Mellitus la promesse qui lui permettrait de survivre à l’imprévisibilité temporelle.

 

Alors, chaque jour, les mêmes pas.

D’un point a à un point b, puis retour.

 

Pas de place pour l’imprévu, l’inconnu, le terrifiant. Elle croisait les mêmes portraits dans les mêmes tableaux, comptait les marches de chaque escalier une à une pour se rassurer. Un pari bien risqué dans une école où tout semblait si souvent bouger. Aujourd’hui, ses enjambées habituelles en direction de la bibliothèque. Un livre sous le bras, un peu lourd. Nellie le collait contre son corps frêle. La reliure épaisse était drôlement douce, ça la rassurait. Elle le caressait distraitement des doigts avançant vers ce qu’elle imaginait être un lieu sûr, temple du savoir, calme plat, pas un murmure ou seulement celui des ouvrages millénaires, apaisants.

 

Ces derniers temps, une sorte de petite étincelle avait jailli dans son esprit en même temps que le chamboulement interne qu’elle vivait depuis qu’elle avait pris conscience de ses capacités de demi-vélane. Mais ce petit éclat, contrairement au reste, n’était pas effrayant, il avait la douce lueur de l’espoir. Quelque chose de vivant, bien que fragile, un mirage peut-être ou la découverte d’un enjeu qui pourrait bien animer tout une vie. La musicomagie, c’est comme ça que la jeune sorcière prononçait dans sa tête le néologisme qui animait sa petite étincelle. Elle gardait en son cœur comme un baume pour les jours de pluie, la perspective de l’existence de cette invention qui la ravissait. Pourrait-elle un jour se rendre utile ? Fusionner instrument et aide médicale à destination de tous les traumatisés de ces conflits ? C’était en tout cas le projet naïf qu’elle ne parvenait pas à chasser de son esprit.

 

La jeune femme approchait enfin de son but, un léger sourire aux lèvres quand un énorme bruit d’explosion retentit. Le livre glissa, s’écrasant sur le sol. Nellie tremblante se figea sur place. Son cœur battait à mille à l’heure. D’où venait ce vacarme ? Que s’était-il passé ? Un temps d’arrêt, un ou deux petits instants, avant que la respiration ne reprît. À l’urgence de la situation répondit l’action. Le regard tourné vers l’origine du bruit : une salle de classe ? La jeune sorcière ouvrit la porte en trombe, coup d’œil inquiet, ça fumait dangereusement, regard circulaire et une petite silhouette dans la pièce. Ç-ça va ? Tu es blessée ?, articula-t-elle avec une pointe d’angoisse dans la voix. Par mesure de précaution, Nellie sortit sa baguette : Ignifugus, prononça-t-elle en direction de la fumée. Un faible nuage de fumé blanchâtre sortit de sa baguette, pas assez puissant néanmoins pour mettre fin au danger de l'explosion. Il allait falloir que la jeune sorcière calme sa nervosité pour réussir à sécuriser le périmètre. 

 

Nellie Butler a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Mélodie !

Sortilège
Sortilège d'Extinction
Difficulté
8
Résultat D20
2
Interprétation
Échec
XP gagnée
10

Un faible nuage de fumé blanchâtre sortit de sa baguette, pas assez puissant néanmoins pour mettre fin au danger de l'explosion. Il allait falloir que la jeune sorcière calme sa nervosité pour réussir à sécuriser le périmètre. 

Autres résultats possibles

Un nuage de fumé blanchâtre sortit immédiatement de sa baguette, mettant fin au danger de l'explosion. Rassurée, la jeune sorcière s'approcha de la silhouette qu'elle avait entraperçue.

Un nuage de fumé blanchâtre sortit  de sa baguette, mettant fin au danger de l'explosion. Rassurée, la jeune sorcière s'approcha de la silhouette qu'elle avait entraperçue.

Malheureusement, le sortilège n'eût aucun effet. La jeune sorcière angoissée se prépara à prononcer une nouvelle fois la formule magique pour sécuriser le périmètre. 


Découverte et apprentissage

Message publié le 20/01/2026 à 13:40

Le jeune Serdaigle prenait des notes et Nellie regretta de ne pas avoir emporté son propre matériel pour tirer des leçons de ses échanges avec son camarade. Elle tâchait de se souvenir de quelques sortilèges amusant, observant en parallèle ceux lancés par Devon. C’étaient de petits enchantements pas bien méchants, mais qui les faisaient pratiquer tous les deux et, après tout, il s’agissait de formules qui leur seraient demandées à l’examen. En fin de compte, c’était tout bénéfique pour la jeune sorcière.

 

Elle observa Devon faire une nouvelle tentative et marquer son premier échec de la journée. Mince, commenta-t-elle doucement, il n’est pas évident celui-ci. La jeune femme tentait de rassurer son compagnon d’entraînement comme elle pouvait, après tout, il avait été si encourageant avec elle jusqu’ici. Elle lui devait bien ça : réessaie pour voir ? articula-t-elle, attentive.

 

La Serdaigle prit le temps de réfléchir à ce qu’elle avait envie de tester. Devon avait vu juste, le parc du château était un endroit assez grand que pour se permettre de tester des sortilèges qui nécessitaient un bel espace. C’était l’occasion ou jamais. Nellie choisit une trajectoire vide de tout élève par peur de blesser quiconque avant de clamer : Ventus ! Une légère brise sembla sortir de sa baguette sans toutefois atteindre les arbres de la forêt interdite. Est-ce que je peux t'emprunter un morceau de parchemin et une plume ?, interrogea Nellie en se demandant ce que le sorcier avait apporté d'autre dans son sac, peut-être un jeu de Bavboule ?

 

Nellie Butler a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Mélodie !

Sortilège
Sortilège de la Bourrasque
Difficulté
8
Résultat D20
6
Interprétation
Échec
XP gagnée
10

Une légère brise sembla sortir de sa baguette sans toutefois atteindre les arbres de la forêt interdite. Est-ce que je peux t'emprunter un morceau de parchemin et une plume ?, interrogea Nellie en se demandant ce que le sorcier avait apporté d'autre dans son sac, peut-être un jeu de Bavboule ?

Autres résultats possibles

Une belle bourrasque sembla sortir de sa baguette avant d'aller se perdre dans les branches des arbres de la forêt interdite. Est-ce que je peux t'emprunter un morceau de parchemin et une plume ?, interrogea Nellie en se demandant ce que le sorcier avait apporté d'autre dans son sac, peut-être un jeu de Bavboule ?

Une petite bourrasque sembla sortir de sa baguette avant d'aller se perdre dans les branches des arbres de la forêt interdite. Est-ce que je peux t'emprunter un morceau de parchemin et une plume ?, interrogea Nellie en se demandant ce que le sorcier avait apporté d'autre dans son sac, peut-être un jeu de Bavboule ?

Malheureusement, le sort n'eut pas le moindre effet et l'air resta aussi calme qu'il ne l'était jusque là. Est-ce que je peux t'emprunter un morceau de parchemin et une plume ?, interrogea Nellie en se demandant ce que le sorcier avait apporté d'autre dans son sac, peut-être un jeu de Bavboule ?


Trois paires d'ailes, deux aigles, un seul cœur

Message publié le 19/01/2026 à 20:43

Loin d’elle la vague douceur d’exister qui portait auparavant ses pas en direction de Mellitus, Nellie devait l’avouer : elle était terrifiée. Cela avait du bon de jouer à la demi-vélane un jour sur deux, quand ça l’arrangeait, de se laisser comme submerger, ignorer la prise qu’elle pouvait avoir sur elle-même. Pas sa faute, elle ne maîtrisait rien, mais aujourd’hui c’était différent, elle devait se canaliser, pour ne pas risquer encore de provoquer le regard angoissé, moitié perdu, moitié énamouré. Elle voulait voir ses yeux doux pour autre chose qu’une enveloppe scintillante qui vomissait le surnaturel.

 

Nellie avait attaché ses cheveux, plaqué les mèches rebelles, que rien ne dépasse. Trois brins pour serrer les boucles en tresse et espérer qu’elles ne se parent d’aucune couleur, ne serait-ce qu’un peu suspecte. La demi-vélane était prête à relever le défi, elle ne cillerait pas d’un peu trop près, ne sourirait pas en faux semblant. Elle resterait droite, elle-même, et, peut-être, aurait alors encore le plaisir de prolonger le doux contact de ses lèvres contre celles du garçon. Leur goût, pensait-elle, serait forcément amer si jamais elle ne les attirait pas de manière sincère.

 

Le temps était encore un peu frais quand la jeune femme pointa le bout de son nez hors du château pour rejoindre son ami sur le terrain de Quidditch où les deux Serdaigles s’étaient donné rendez-vous. Nellie appréhendait la leçon de vol de Mellitus. Non pas qu’elle manquait de confiance en lui, le garçon avait su à de multiples reprises lui montrer sa fiabilité, mais elle craignait de remonter sur un balai, activité qu’elle avait soigneusement évité chaque fois que cette possibilité lui avait été présentée. Elle ne savait donc pas, par quelle folie, il lui était apparu que cela pouvait être un échange de bons procédés que de proposer quelques mélodies nocturnes au Serdaigle contre un cours de vol particulier. D’autant que, si la tournure des évènements se montrait semblable à celle de la soirée passée avec le jeune homme dans la salle commune, cette relation allait finir enterrée vivante. Même si, en réalité, tout s’était plutôt bien fini, songeait la demoiselle en caressant distraitement la natte de ses cheveux.

 

Depuis qu’ils avaient commencé à s’accorder leur confiance, le destin semblait s’acharner à séparer les deux amis. Entre la découverte de ses charmes de Vélane et la manipulation de Cassie, Nellie se demandait quel serait le prochain bâton à se glisser dans les roues de leur début de relation. Elle semblait de ce fait n’attendre de cette journée rien d’autre qu’un peu de chaleur et de douceur, peut-être était-ce déjà trop en demander ?

 

Les joues de Nellie rosissaient rapidement au contact de l’air frais, le cœur qui battait un peu trop vite dans sa poitrine, par contre, c’était autre chose. Elle repéra rapidement le garçon qui arpentait le terrain de long en large et lui fit un signe de la main de loin. Pour une fois, c’était lui qui était en avance et la jeune femme ne pouvait que comprendre les sentiments qui devaient l’animer à l’idée de présenter un fragment de lui-même à une amie. Elle se demanda soudain si le Serdaigle avait déjà croisé Isha et si son petit numéro de charme avait eu l’effet escompté. Y avait-il un réel mal à cela ? Peut-être puis non pas vraiment, un petit service, un simple merci un peu discret. Le capitaine l’oublierait, Mellitus volerait à nouveau, c’était tout. Près de son visage, celui du garçon. Elle avait fini de se rapprocher, de s’accrocher. Elle sourit, entrelaça ses doigts dans les siens, serra un peu. Coucou Mel et ses yeux pétillèrent drôlement, mais sans autre magie cette fois qu’un émoi adolescent. Tu vas bien ? J’avais hâte mais… Ne me laisse pas tomber, hein, murmura-t-elle doucement.


Pommier et statue de sel [cours]

Message publié le 19/01/2026 à 15:39

Nellie était ravie de l’identité de son binôme, d’autant plus que le Serdaigle semblait avoir une idée aussi précise que savante de la manière d’aborder la récolte des fruits du pommier. Mellitus semblait être un élève modèle de la maison bleue et bronze, contrairement à elle. Peut-être pourrait-elle faire semblant d’être digne de cette distinction également en sa compagnie ? La demi-vélane écouta attentivement son camarade déverser son savoir en longues et passionnantes tirades. Elle était presque certaine que le manuel contenait, quant à lui, bien moins d’informations que ce qui semblait jaillir en flux continu des lèvres du sorcier. C’était donc ça d’être bien tombée.

 

La jeune fille se demandait si Mellitus pouvait avoir raison sur le danger potentiel que représentait la cueillette. Le professeur les auraient-ils laissés se faire pétrifier pour qu’ils apprennent de manière concrète de leurs erreurs ? Nellie espérait bien que non, néanmoins, au vu des récentes déclarations de Ravental, rien n’était moins sûr. La sorcière suivit les consignes de son partenaire tandis que ce dernier semblait se désintéresser de l’opération pour discuter avec le professeur. Parfait, merci beaucoup de m’avoir appris tout ça, sourit-elle néanmoins avant de le regarder demander la parole. Elle se concentra ensuite sur le tissu avant de prononcer la formule adéquate, sa baguette pointée vers le carré de lin : Calidum. Ce dernier se réchauffa et Nellie, satisfaite chercha à récupérer l'attention de son camarade. On passe à la découpe ?, interrogea-t-elle tout sourire. 

 

Nellie Butler a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Mélodie !

Sortilège
Enchantement Réchauffant
Difficulté
4
Résultat D20
12
Interprétation
Réussite
XP gagnée
3

Ce dernier se réchauffa et Nellie, satisfaite chercha à récupérer l'attention de son camarade. On passe à la découpe ?, interrogea-t-elle tout sourire. 

Autres résultats possibles

Ce dernier se réchauffa instantanément et Nellie, satisfaite chercha à récupérer l'attention de son camarade. On passe à la découpe ?, interrogea-t-elle tout sourire. 

Malheureusement, ce dernier tiédit à peine. Ce n'était sûrement pas suffisant pour éviter la combustion des pommes. Désolée, souffla-t-elle au Serdaigle avant de s'apprêter à retenter le sortilège.

Malheureusement, ce dernier resta désespérément froid. Ce n'était absolument pas suffisant pour éviter la combustion des pommes. Désolée, souffla-t-elle au Serdaigle avant de s'apprêter à retenter le sortilège.


Pommier et statue de sel [cours]

Message publié le 18/01/2026 à 10:53

La serre se remplissait petit à petit d’élèves qui disaient plus ou moins quelque chose à la jeune Serdaigle. Elle reconnut d’abord Athénaïs, vers laquelle elle tenta de lancer un petit sourire, mais sans succès, la jeune femme sembla tout bonnement nier la présence de sa camarde qui se terra un peu plus dans son coin. Une Serpentard que la demi-vélane n’avait jamais rencontrée s’approcha d’elle après avoir salué quelques personnes dans l’assemblée. Elle lui glissa ce que Nellie prit pour quelques mots d’encouragement avant de se renfermer dans son mutisme. La jeune fille répondit par une grimace douce-amère, sans bien savoir s’il s’agissait d’une perche pour entamer la conversation ou plutôt d’une menace. Il était difficile de déceler les intentions cachées derrière le visage de la sorcière.

 

Enfin, coup de chance, un visage familier fit son apparition. Nellie avait déjà croisé Mellitus lors de la sortie à Pré-au-Lard organisée par le même monsieur Ravental. Son camarade de maison avait été d’assez bonne compagnie et la tension descendit de deux crans pour la jeune Française. Elle rendit immédiatement son sourire à l’élève qui s’était d’emblée dirigé vers elle. Ce cours allait être beaucoup moins effrayant que prévu en définitive. Salut, répondit-elle timidement en observant attentivement le pommier, le regard modifié par l’intérêt qu’avait prétendu avoir le garçon pour l’arbre fruitier. Pour Nellie, il s’agissait simplement d’un arbuste banal.

 

Tandis qu’elle écoutait les propos de Mellitus, la jeune étudiante réalisa subitement qu’il avait probablement raison : si les fruits n’étaient pas magiques, pourquoi seraient-ils étudiés dans une école de sorcellerie ? Or, si l’on en croyait les récits bibliques… Nellie eut soudainement un mouvement de recul. Je me demande quels sont les pouvoirs de ces pommes, murmura la jeune fille à Mellitus, si elles sont aussi puissantes que celle de la Genèse, je promets de ne pas te proposer d’y goûter. La Serdaigle tentait maladroitement de garder un ton léger pour se calquer sur celui de son camarade, mais elle ne put empêcher ses joues de rosir soudainement face à l’ambiguïté de ce qu’elle venait d’énoncer.

 

Heureusement, le cours du professeur commença, évitant à la jeune femme un moment de gêne trop intense. Malgré les explications du professeur, les consignes lui semblaient particulièrement floues, voire, aux dires de monsieur Ravental, délibérément floues pour observer leurs capacités à se débrouiller. C’était facile, Nellie n’en avait aucune. Néanmoins, elle découvrit avec bonheur qu’elle n’évoluerait pas seule dans cette tâche : tu as vu ?, souffla-t-elle à Mellitus, on est ensemble ! Grand sourire, soulagement et puis le retour rapide de l’angoisse de faire échouer le jeune homme, de ne pas se montrer à la hauteur.

 

Je veux bien préparer, mais je t’avoue que je n’y connais pas grand-chose. Un Pommier de Sodome, ça te dit un truc ?, Nellie balaya la pièce du regard, ses yeux se posèrent d’abord sur les carrés de lin. Le professeur ne les avait sans doute pas mis là par hasard. Tu penses qu’il faut les cueillir à l’aide de l’étoffe ?, interrogea-t-elle mal à l’aise, peut-être pour éviter d’entrer en contact direct avec elles ?


Un piège envoutant

Message publié le 17/01/2026 à 16:12

Une sensation étrange était née en Nellie durant cette soirée passée avec Mellitus dans la salle commune de Serdaigle. Un changement qui lui avait de prime abord semblé imperceptible, mais qui prenait, au fur et à mesure que les jours défilaient, de plus en plus d’ampleur. Elle avait goûté à quelque chose d’un peu trop dangereux, d’un peu trop plaisant et une partie d’elle-même dont elle n’avait alors pas conscience semblait lentement se réveiller, exiger de l’attention, beaucoup, trop ?

 

La petite Nellie, douce, discrète, effaçable, se surprenait parfois à attirer les regards d’élèves qui, jusque-là n’avaient jamais semblé l’avoir remarquée. Elle sentait ses longues mèches se parer subitement d’or lorsqu’elle souhaitait ardemment quelque chose. Un drôle de trouble animait parfois les yeux de ses interlocuteurs et elle ne comptait plus les sourires béats qu’elle laissait derrière elle. Quelque chose, oui, quelque chose clochait. Ding, dong. Le glas ?

 

Elle savait très bien, au fond, d’où provenait ce charme qu’elle dégageait. Ce qu’elle ne comprenait pas, en réalité, c’était ces soudaines manifestations d’un talent qu’elle croyait jusque-là absent et surtout, surtout, comment elle pouvait contrôler cette arme dont elle semblait pour le moment être la première victime.

 

Cœur léger, âme troublée.

 

Un cerveau qui allait beaucoup trop vite, des pensées emmêlées, difficile de distinguer, au milieu de la nuit, le vrai, le faux, l’humain, le surnaturel. La part de Nellie, la part de Vélane. Deux faces, une pièce, un visage, deux grands yeux clairs. Et la lune, pour confidente. Parce qu’elle ne pouvait pas, le dire à Mellitus, qu’il prenne peur, l’abandonne, non, hors de question. Il fallait résoudre ses problèmes, seule, absolument seule. Heureusement, l’astre du soir était une grande amie. Une insomnie de plus, à se demander à quel point elle le faisait exprès. Repasser le fil de sa journée : à ce moment-là ? à celui-ci ? avait-elle trop souri, trop désiré ? C’était toujours sa faute, forcément, elle était le danger, elle était ce monstre, créature humanoïde, dénuée de pouvoirs, trop puissante. Beauté fatale et à qui s’en ouvrir ? Pas à sa mère, pas à ses sœurs. Un drôle de secret, caché au fond, bien au fond, tout au fond. Assez loin pour que Mellitus, oui, ne le découvre jamais, jamais.

 

C’était dangereux, étourdissant, même pour elle, surtout pour elle. Nellie s’était tant cherchée, était-ce une façon de se trouver ? De se libérer ? Et la liberté avait un drôle de prix. Vases communicants : tu prends, il perd. Voleuse de lucidité, deux yeux charmeurs. Une peau qui brille, qui luit, scintille pour lui, comme la Lune, voilà, d’où venaient peut-être les Vélanes.

 

Ne plus se reconnaitre, dans le miroir, c’est une autre fille, qu’elle ne connait pas. Une femme, une fille. De longs cils, trop longs. Elle remarque, pour la première fois, des signes qui ne trompent pas. Les côtés presque trop parfaits d’un visage d’enfant, de femme, de fausse créature. Chimère, immonde illusion, rêve brisé, cœur en miettes juste pour la soirée. Ça n’existe pas vraiment. A-t-elle un masque ? Le même que celui de sa maman. Et en dessous ? Était-elle furie ? Folle, furieuse, perdue, heureuse. Les mots s’enchaînent, sans sens, en transe.

 

Elle décida, puisque c’est moi, entière, toute comme ça, qu’en faire ? Être utile, ou péril ? Nellie serait du bon côté, elle le sentait, pouvait compter sur un cœur pur, un sang hybride, mais c’était assez, disait-on, si le cœur y était. Le cœur n’était pas là, non, il se trouvait ailleurs, dans les mains, les paumes, le bout des doigts de Mellitus, prêt à… tomber, se fracasser, ce n’était plus son problème. Ce choix, qui n’en était pas un, était fait. Définitif, pour ne plus se poser de question : c’était facile, utile, débile.

Le petit matin et un plan à mettre à exécution : trouver celui qui avait empli les yeux de son ami d’un voile plus triste qu’il n’était permis. Et pour ? Quoi ? Nellie ne pouvait pas croire, ne voulait pas : il n’y avait pas de bonnes raisons à cela. Elle attendit, étudia, quelques horaires, chemins, parcours solitaires pour Isha qui désormais ferait en chemin mauvaise rencontre dans corps charmant. Il était là et le couloir désert, mais peu, non trop peu de temps devant soi.

 

Brise imaginaire dans les cheveux de la belle, un sourire aux lèvres, c’était pour Mel, elle désirait, de tout son cœur, sans peur et peut-être compris, à ce moment précis, non pas comment se contrôler, mais bien comment se laisser submerger. Un batteur comme capitaine d’équipe, ce n’était pas courant, ou peut-être que si, Nellie n’y connaissait rien, elle n’en avait pas besoin. Isha ? Voix de miel sur piège de fer. Envoutante. Elle laisse le garçon se rapprocher, hypnotisé, presque trop facile. Il dit quelque chose, un mot sur son visage peut-être, peu importe, elle reste concentrée. Les yeux doux, il est perdu. S’il souhaite lui plaire, oui, il faudrait réintégrer Mellitus, qui ? Mel, ah oui. Lui. Lui. Dans l’équipe, c’est compliqué ? Non, rien n’est compliqué, regarde mon cher Isha comme, tout est si simple.

 

Peut-être est-il embêté ou simplement perdu. Mais s’il veut, revoir son visage sur les gradins, à chaque match, alors, oui, il n’a pas le choix. La présence de Mellitus, vois-tu, est indispensable. Une clause dans le contrat. Oui elle sait bien qu’il est capitaine déjà et oui, peut-être qu’il pourra alors toucher ses cheveux de soie. Et, pas si vite, c’est qu’il pourrait l’écraser, entre ses gros bras. Alors, d’accord ? Un dernier sourire, il acquiesce, non, il n’a plus le choix.

 

La demi-vélane tourne le dos, s’en va, le pas léger, douce illusion, rêve éveillé, mais elle repart, elle en est sûre, munie d’une promesse pour le futur.

 


Élément supprimé

Message publié le 17/01/2026 à 16:11

Une sensation étrange était née en Nellie durant cette soirée passée avec Mellitus dans la salle commune de Serdaigle. Un changement qui lui avait de prime abord semblé imperceptible, mais qui prenait, au fur et à mesure que les jours défilaient, de plus en plus d’ampleur. Elle avait goûté à quelque chose d’un peu trop dangereux, d’un peu trop plaisant et une partie d’elle-même dont elle n’avait alors pas conscience semblait lentement se réveiller, exiger de l’attention, beaucoup, trop ?

 

La petite Nellie, douce, discrète, effaçable, se surprenait parfois à attirer les regards d’élèves qui, jusque-là n’avaient jamais semblé l’avoir remarquée. Elle sentait ses longues mèches se parer subitement d’or lorsqu’elle souhaitait ardemment quelque chose. Un drôle de trouble animait parfois les yeux de ses interlocuteurs et elle ne comptait plus les sourires béats qu’elle laissait derrière elle. Quelque chose, oui, quelque chose clochait. Ding, dong. Le glas ?

 

Elle savait très bien, au fond, d’où provenait ce charme qu’elle dégageait. Ce qu’elle ne comprenait pas, en réalité, c’était ces soudaines manifestations d’un talent qu’elle croyait jusque-là absent et surtout, surtout, comment elle pouvait contrôler cette arme dont elle semblait pour le moment être la première victime.

 

Cœur léger, âme troublée.

 

Un cerveau qui allait beaucoup trop vite, des pensées emmêlées, difficile de distinguer, au milieu de la nuit, le vrai, le faux, l’humain, le surnaturel. La part de Nellie, la part de Vélane. Deux faces, une pièce, un visage, deux grands yeux clairs. Et la lune, pour confidente. Parce qu’elle ne pouvait pas, le dire à Mellitus, qu’il prenne peur, l’abandonne, non, hors de question. Il fallait résoudre ses problèmes, seule, absolument seule. Heureusement, l’astre du soir était une grande amie. Une insomnie de plus, à se demander à quel point elle le faisait exprès. Repasser le fil de sa journée : à ce moment-là ? à celui-ci ? avait-elle trop souri, trop désiré ? C’était toujours sa faute, forcément, elle était le danger, elle était ce monstre, créature humanoïde, dénuée de pouvoirs, trop puissante. Beauté fatale et à qui s’en ouvrir ? Pas à sa mère, pas à ses sœurs. Un drôle de secret, caché au fond, bien au fond, tout au fond. Assez loin pour que Mellitus, oui, ne le découvre jamais, jamais.

 

C’était dangereux, étourdissant, même pour elle, surtout pour elle. Nellie s’était tant cherchée, était-ce une façon de se trouver ? De se libérer ? Et la liberté avait un drôle de prix. Vases communicants : tu prends, il perd. Voleuse de lucidité, deux yeux charmeurs. Une peau qui brille, qui luit, scintille pour lui, comme la Lune, voilà, d’où venaient peut-être les Vélanes.

 

Ne plus se reconnaitre, dans le miroir, c’est une autre fille, qu’elle ne connait pas. Une femme, une fille. De longs cils, trop longs. Elle remarque, pour la première fois, des signes qui ne trompent pas. Les côtés presque trop parfaits d’un visage d’enfant, de femme, de fausse créature. Chimère, immonde illusion, rêve brisé, cœur en miettes juste pour la soirée. Ça n’existe pas vraiment. A-t-elle un masque ? Le même que celui de sa maman. Et en dessous ? Était-elle furie ? Folle, furieuse, perdue, heureuse. Les mots s’enchaînent, sans sens, en transe.

 

Elle décida, puisque c’est moi, entière, toute comme ça, qu’en faire ? Être utile, ou péril ? Nellie serait du bon côté, elle le sentait, pouvait compter sur un cœur pur, un sang hybride, mais c’était assez, disait-on, si le cœur y était. Le cœur n’était pas là, non, il se trouvait ailleurs, dans les mains, les paumes, le bout des doigts de Mellitus, prêt à… tomber, se fracasser, ce n’était plus son problème. Ce choix, qui n’en était pas un, était fait. Définitif, pour ne plus se poser de question : c’était facile, utile, débile.

Le petit matin et un plan à mettre à exécution : trouver celui qui avait empli les yeux de son ami d’un voile plus triste qu’il n’était permis. Et pour ? Quoi ? Nellie ne pouvait pas croire, ne voulait pas : il n’y avait pas de bonnes raisons à cela. Elle attendit, étudia, quelques horaires, chemins, parcours solitaires pour Isha qui désormais ferait en chemin mauvaise rencontre dans corps charmant. Il était là et le couloir désert, mais peu, non trop peu de temps devant soi.

 

Brise imaginaire dans les cheveux de la belle, un sourire aux lèvres, c’était pour Mel, elle désirait, de tout son cœur, sans peur et peut-être compris, à ce moment précis, non pas comment se contrôler, mais bien comment se laisser submerger. Un batteur comme capitaine d’équipe, ce n’était pas courant, ou peut-être que si, Nellie n’y connaissait rien, elle n’en avait pas besoin. Isha ? Voix de miel sur piège de fer. Envoutante. Elle laisse le garçon se rapprocher, hypnotisé, presque trop facile. Il dit quelque chose, un mot sur son visage peut-être, peu importe, elle reste concentrée. Les yeux doux, il est perdu. S’il souhaite lui plaire, oui, il faudrait réintégrer Mellitus, qui ? Mel, ah oui. Lui. Lui. Dans l’équipe, c’est compliqué ? Non, rien n’est compliqué, regarde mon cher Isha comme, tout est si simple.

 

Peut-être est-il embêté ou simplement perdu. Mais s’il veut, revoir son visage sur les gradins, à chaque match, alors, oui, il n’a pas le choix. La présence de Mellitus, vois-tu, est indispensable. Une clause dans le contrat. Oui elle sait bien qu’il est capitaine déjà et oui, peut-être qu’il pourra alors toucher ses cheveux de soie. Et, pas si vite, c’est qu’il pourrait l’écraser, entre ses gros bras. Alors, d’accord ? Un dernier sourire, il acquiesce, non, il n’a plus le choix.

La demi-vélane tourne le dos, s’en va, le pas léger, douce illusion, rêve éveillé, mais elle repart, elle en est sûre, munie d’une promesse pour le futur.


Manipulation et coeurs troublés

Message publié le 17/01/2026 à 13:18

En cette fin de semaine, les sorties à Pré-au-Lard étaient autorisées. Il faisait encore particulièrement froid sur les terres britanniques, mais les élèves étaient déjà nombreux à avoir quitté l’école de bon matin et sérieusement emmitouflés pour se sustenter de quelques boissons chaudes et sucrées. Non que les cuisines de Poudlard n’en recelaient pas assez, Nellie avait appris par Mellitus qu’il n’était pas bien difficile de subtiliser quelques gourdes de chocolat chaud à un certain elfe de maison, mais toutes ces douceurs semblaient posséder un goût de liberté supplémentaire en étant dégustées loin de l’école de sorcellerie.

 

Nellie observait à travers les grandes fenêtres de sa salle commune tout ce beau monde s’éloigner en petits groupes colorés dans les allées encore givrées par l’hiver. La jeune femme souriait légèrement. Soudain, elle eut envie, elle aussi, de se promener dans les ruelles du village sorcier. La jeune aigle avait veillé tard et ne s’était, de ce fait, pas réveillée très tôt. Cependant, elle n’avait toujours pas vu Mellitus passer par la salle commune et n’avait ainsi pas pu faire part de son projet au jeune Serdaigle ni lui demander de l’accompagner. Elle commençait à trouver le temps long et décida de descendre dans le hall d’entrée : peut-être le garçon avait-il eu la même idée et l’attendait-il sagement devant le château ?

 

La jeune sorcière s’enroula ainsi dans une longue cape en laine bleue assortie à son uniforme avant de descendre les nombreux escaliers qui lui permettraient de rejoindre les élèves sur le départ. Arrivée à destination, pas de Mellitus. Nellie regardait autour d’elle, un peu perdue quand ses yeux croisèrent le regard d’une jeune femme de son année qu’elle avait déjà aperçue en cours de botanique. Elle s’approcha de la Gryffondor pour l’interroger : Salut Cassie, articula-t-elle doucement, tu… euh… tu n’aurais pas vu Mellitus par hasard ? Petit sourire, mine à demi inquiète : où pouvait bien se trouver le garçon ?


Mélodies et douceurs nocturnes

Message publié le 17/01/2026 à 12:09

Il fallait bien l’avouer, Nellie était perdue, larguée, elle ne savait plus quoi penser, quoi faire. Elle se cramponnait à son ami comme à une bouée de sauvetage, sans se douter de son propre trouble. Pourquoi ces soudaines déclarations étaient-elles parvenues à passer la barrière de ses lèvres pour se loger au creux des tympans du Serdaigle ? Était-ce par peur de se voir abandonner une nouvelle fois ? L’impression de jouer le tout pour le tout ? Un moyen de garder Mellitus un peu plus prisonnier de ses filets ? La jeune femme avait peu de certitudes dans sa vie, mais celle d’être différente de sa mère et de ses sœurs avait toujours été en tête de liste. Elle ne leur ressemblait pas, ne leur avait jamais ressemblé, ne leur ressemblerait jamais. Ce soir, pourtant, en proie à l’angoisse, Nellie se demandait si c’était cette impression qui enfermait le cœur d’Astrid et Margaux lorsqu’elles usaient de leurs charmes. Ses aînées agissaient-elles comme la benjamine l’avait toujours pensé ? Froides, méthodiques, cruelles ? Ou, tout comme elle, cette nuit, perdue entre ce qu’elles étaient capables d’inspirer, l’émerveillement des regards d’un homme pour leur silhouette, au point où l’ivresse devenait trop grande, l’excitation trop forte pour qu’elles puissent encore maîtriser quoi que ce soit. Et elle ? Nellie y arriverait-elle ? Serait-elle capable de renoncer à la douce sensation d’être admirée par un cœur énamouré ?

 

La demi-vélane doutait, regrettait déjà ses paroles, n’avait pas pu les retenir. Mais si les battements éplorés de son cœur, si la douceur des tremblements qui électrisaient son corps à chaque contact avec le Serdaigle n’étaient pas… réels. Alors, Nellie pouvait douter de tout, de son enveloppe, de son identité et, quelque part, c’est exactement ce qu’elle s’employait à faire. Mellitus… Elle aurait eu envie de le faire fuir, lui dire de prendre ses jambes à son coup, s’en retourner dans l’ignorance. Le prix d’une mélodie ne lui avait jamais semblé si élevé. Oublié, le clavier déposé sur le côté. L’instrument qui devait être le protagoniste principal de cette soirée, son ami nocturne, son partenaire d’apaisement était en réalité une arme redoutable. Comment pourrait-elle jamais faire entendre ses mélodies à quiconque à présent qu’elle savait ?

 

Nellie était épuisée, la tête lui tournait à force d’avoir pleuré, de se tourmenter. Elle ne savait pas pourquoi elle se forçait ainsi à se placer dans une position qui forcerait Mellitus à la rejeter. L’autosabotage n’était pas une chimère dans la vie de la jeune femme, mais, malgré l’intensité de la situation, elle se sentait idiote de provoquer sa chute de manière aussi banale. Depuis le début de leur rendez-vous, elle s’attendait à ce qu’il la repousse : qu’il déteste ses mélodies, qu’il soit furieux d’avoir été manipulé, qu’il lui en veuille de se troubler si violemment alors qu’elle était plus bourreau que victime, qu’il la déteste de lui étaler ses émotions au grand jour et de lui demander une réponse claire sur ses propres sentiments alors qu’il sortait tout juste d’un envoûtement. À chaque fois, le sorcier contournait l’épreuve, comprenait, calmait, séchait les larmes. Alors, Nellie, fourbue et effrayée, finit par déposer les armes.

 

Mellitus n’évita pas la question, il ne le faisait jamais. La sorcière but longuement ses paroles, déconnectée de son propre corps. Il ne savait pas. La petite voix qui jubilait à l’intérieur d’elle-même se vit rapidement couper le sifflet par la suite de ses déclarations et Nellie sourit. Elle aurait eu besoin qu’il la trouve belle, même avec ses boucles ternes, sa peau pâle, ses épaules frêles, pour être sûre qu’il valait mieux rester plutôt Nellie que la Vélane, plutôt la sorcière que le monstre. Il aurait été si facile de se laisser couler dans une forme surnaturelle pour le restant de ses jours. Mais s’il pouvait, s’il parvenait à la préférer dans toute sa banalité, alors, il y avait peut-être de l’espoir.

 

Le garçon employa un mot dans la langue maternelle de la jeune femme. Ensemble, Nellie souriait. Il avait raison, une longue déclaration lui aurait sans doute semblé aussi fausse qu’inutile. Contre toute attente, cependant, le sorcier se pencha vers elle. Son geste provoqua une vague de soulagement dans le corps de la jeune femme. Ainsi, il lui sembla que Mellitus éprouvait réellement quelque chose, puisqu’il désirait l’embrasser et celle pensée la calma. Les lèvres vierges de la jeune sorcière, mi-humaines, mi-vélanes, caressèrent leurs jumelles avec une tendresse infinie tandis qu’à l’intérieur de son corps, la tempête semblait s’être définitivement calmée. Nellie se détacha lentement du visage de son ami. Elle s’abandonna quelques instants à contempler son regard comme pour prolonger un peu une magie qui, cette fois, n’avait rien de surnaturel avant de murmurer : j’ai hâte de le découvrir. La sorcière entrelaça les doigts de sa main droite dans celle du garçon, sans le quitter des yeux. Il était grand temps pour les deux adolescents d’aller se coucher.


Découverte et apprentissage

Message publié le 17/01/2026 à 11:14

Nellie avait l’impression d’assister à un petit cours particulier avec son camarade qui prenait les choses en main pour leur entraînement à tous les deux. L’attitude du Serdaigle l’amusait, aussi ne se fit-elle pas prier. Elle enfila une cape bien chaude au-dessus de son uniforme et suivit Devon dans le parc du château. Après tout, il avait joué le jeu des origamis, elle pouvait bien lui rendre la pareille en testant quelques sortilèges et enchantements avec lui malgré le climat peu avenant du mois de janvier. Avant de sortir, Nellie prit tout de même le parti d’ajouter une écharpe aux couleurs de leur maison à sa tenue afin d’éviter de finir tout bonnement frigorifiée.

 

La jeune femme se laissa guider par son camarade, découvrant une température extérieure finalement plus clémente que ce à quoi elle s’était au départ attendue. La pratique de la magie finirait sans doute de la réchauffer. La concentration qu’exigeait le moindre sortilège avait déjà tendance à échauffer son cerveau. Cette pratique intensive, que Devon lui proposait, en passant de la Métamorphose aux enchantements, ne manquerait pas de lui demander un effort physique suffisant pour résister à l’assaut de l’hiver. Je te suis, lui répondit-elle tout sourire.

 

Devon avait choisi de s’exercer au sortilège du pousse-herbe, faisant ressortir au milieu du parc brûlé de froid, une touffe d’herbe bien verte qui dénotait au milieu du reste. Cette vision amusa la jeune Serdaigle qui félicita son camarade avant de réfléchir à ce qu’elle aimerait essayer. Elle choisit de s’inscrire dans la lignée de son botaniste de partenaire et pointa sa baguette sur les herbes vertes fraichement poussées : Herbivicus, articula-t-elle consciencieusement en espérant voir celles-ci grandir rapidement.

Doucement, les herbes grandirent pour atteindre leur pleine croissance tandis que de petites fleurs finissaient d'éclore en leur sein.

Nellie Butler a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Mélodie !

Sortilège
Sortilège de Croissance
Difficulté
4
Résultat D20
6
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Doucement, les herbes grandirent pour atteindre leur pleine croissance tandis que de petites fleurs finissaient d'éclore en leur sein.

Autres résultats possibles

Immédiatement, les herbes grandirent pour atteindre leur pleine croissance tandis que de petites fleurs finissaient d'éclore en leur sein.

Malheureusement, si quelques brins d'herbe poussèrent un peu plus, le sortilège n'eut pas un grand succès.

Malheureusement, la petite touffe d'herbe ne bougea pas d'un pouce.


Dans les gradins

Message publié le 17/01/2026 à 10:51

Nellie et Flora s’étaient sérieusement appliquées à la réalisation d’une banderole pour soutenir la championne de Poudlard. Alison Carter ne faisait partie d’aucune de leurs deux maisons, ce qui n’avait pas empêché les deux jeunes élèves de s’investir pleinement dans leur petite création. Les épreuves du tournoi des trois sorciers étaient connues pour être redoutables et même mortelles si l’on en croyait certaines des précédentes éditions. Peut-être, dans ces moments-là, le moindre soutien entraperçu par l’élève pouvait-il faire toute la différence. C’était avec cette idée en tête que la jeune demi-vélane avait aidé sa camarade à tracer les lettres élégantes qui formaient à présent le prénom ALISON sur leur beau support.

 

Oui, c’était vraiment une bonne idée ! J’espère qu’Alison se sentira soutenue, sourit Nellie en regardant sa jeune camarade. La douceur et la spontanéité de Flora lui faisaient un bien fou. Nellie s’assit à côté de la Poufsouffle, non sans vérifier que la banderole était bien visiblement étirée entre elles pour que tout le stade puisse en profiter. Elle hocha la tête en suivant du regard le doigt de Flora vers les écrans géants. C’est vrai.

 

Sous les gradins, un vaste champ de ruines brumeuses s’étalait. Un frisson de terreur parcourut l’échine de la jeune femme auquel répondirent les propos de la jeune élève créative. Quelle horreur, appuya Nellie, les yeux écarquillés face au climat anxiogène qui semblait se dégager des ruines. Elle tentait de suivre sur les écrans, la progression de la championne de Poudlard, mais la brume compliquait ses observations. Il faut qu’elle la chasse pour y voir plus clair, murmura-t-elle à Flora. Mais le brouillard ne semblait pas handicaper la jeune Carter qui continua d’avancer dans le sombre dédale. Rapidement, une silhouette, ou plutôt deux, se dressèrent devant la Serpentard dans un tableau sanguinolent. Tu-tu le reconnais ? C’est…, commença Nellie en jetant un coup d’œil furtif aux gradins des invités dans lequel siégeait une partie de la famille Carter.


Mélodies et douceurs nocturnes

Message publié le 16/01/2026 à 20:55

Cette soirée que la jeune Serdaigle avait envisagée comme un moment plutôt doux et apaisé passé aux côtés d’un camarade qu’elle commençait à apprécier profondément semblait sérieusement tourner au fiasco. Le cœur de Nellie menaçait de se décrocher à chaque battement tandis qu’elle scrutait la moindre réaction de son partenaire comme signe annonciateur du rejet qui ne pourrait manquer d’enterrer définitivement ce début de relation. Perdu d’avance. Elle ne savait pas pourquoi elle s’acharnait à attendre une réponse qui la réduirait tout bonnement en miettes. Mellitus avait l’air complètement perdu, ce qui n’arrangeait pas l’angoisse de la jeune femme, suspendue à ses lèvres. C’était tout juste si Nellie ne lui tendait pas ses deux bras en croix pour le laisser l’attacher au pilori de la traitrise.

 

Plusieurs fois, elle crut qu’il allait parler, plusieurs fois sa bouche se referma sans que le moindre son en sorte. L’attente relevait du supplice. La demi-vélane, tétanisée n’osait plus rien dire, tout juste, sa poitrine continuait-elle de se soulever par à-coups saccadés. Tout se brouillait autour de l’élève qui ne voyait plus que le visage de son ami au milieu d’un capharnaüm de couleurs et d’odeurs qui l’agressaient de toute part. L’angoisse à l’état pur semblait s’être emparée de chacun de ses membres tandis que, dans sa tête, une petite voix sournoise continuait de l’insulter de tous les noms.

 

Puis, subitement, le calme après la tempête. Les bras de Mellitus, sa chaleur, son parfum. Un instant délicat, rassurant… lucide. Le corps de la jeune femme se détendit subitement, coulant dans les bras du Serdaigle comme une poupée de chiffon, sans résistance. Nellie laissa ses larmes couler, longtemps, les essuyant avec les mouchoirs du garçon tandis qu’à ses oreilles résonnait la plus douce des mélodies. Lentement, elle reprit une respiration plus douce, calquée sur celle de Mellitus qui semblait étrangement en paix avec l’idée d’avoir pu être ensorcelé contre sa volonté.

 

N'importe qui aurait sans doute fui très loin de la sorcière après cette expérience désagréable, mais lui la croyais, lui faisait confiance, la rassurait. Elle ne comprenait pas. Elle l’écoutait parler, glisser sur les longues tirades qui le caractérisaient, laissant chaque phrase, chaque mot, pénétrer son âme comme autant de couches de pommades lentement appliquées sur la multitude d’inquiétudes qui traversaient son cerveau. Le garçon finit par désolidariser son corps de celui de la Serdaigle pour plonger ses yeux, ses beaux yeux, dans le regard encore empli de chagrin de Nellie. Je tiens à toi. Je tiens à toi. Les mots résonnèrent dans la tête de la demi-vélane dont le corps fut soudain parcouru d’un long frisson et puis le vide. Elle ne pensait plus, ne savait plus. Les yeux de Mellitus, le crépitement du feu, la couleur de ses yeux, ses bras chauds, ses si beaux yeux, les battements de son cœur. P-pardon Mel, ce, elle ne trouvait plus ses mots, avait arrêter de les chercher, c’est moi qui ai un coup de foudre, souffla-t-elle comme pour elle-même, comme s’il n’était pas là, comme un constat.

 

Quelque chose semblait avoir changé en elle face à la compréhension infinie dont semblait faire preuve le garçon. La certitude que c’était lui, le seul, celui qui, étrangement, la comprenait. En même temps que l’apaisement apparaissait soudain une nouvelle angoisse : il lui fallait à tout prix garder le Serdaigle à ses côtés. D-désolée, je suis... idiote, se rattrapa-t-elle maladroitement, les joues en feu face à la prise de conscience de ce qu’elle venait d’énoncer. Nellie n’avait pas pris la peine de corriger le garçon. Elle aurait peut-être dû lui avouer qu’elle était loin d’attirer la sympathie de qui que ce soit, que c’était bien la première fois que ses pouvoirs se manifestaient de la sorte, mais elle avait bien trop peur d’aggraver son cas. Tu... tu ne ressens rien pour moi sous cette forme, n’est-ce pas ?, interrogea-t-elle soudain, amère, regrettant de s’être dévoilée alors que le garçon venait manifestement de découvrir grâce à ses charmes de demi-vélane ce qu’était qu’éprouver de l’attirance. C’est bien qu’il n’éprouvait rien pour toi, stupide fille. Nellie avait a priori bel et bien hérité d’un pouvoir de séduction qui la dépassait. Elle se découvrait capable de cueillir en quelques notes le cœur de Mellitus, mais c’était elle qui, après avoir gouté aux yeux énamourés du garçon, semblait ne plus jamais pouvoir s’en passer. Victime de son propre charme, Nellie était sans doute la pire des jeunes Vélanes.


Mélodies et douceurs nocturnes

Message publié le 15/01/2026 à 17:45

Lovée dans les bras de son ami, Nellie attendait l’inéluctable fin de l’enchantement, comme d’autres craignent la fin du monde. Elle savait qu’il lui aurait sans doute suffi de se remettre à son piano pour entretenir l’illusion et garder le jeune Serdaigle avec elle dans un paradis doux-amer quelques instants de plus, mais elle ne s’en sentait pas la force. Et puis ses doigts tremblaient trop. Résister au charme des Vélanes était une affaire de mental et demandait un certain entraînement. Malheureusement, cela ne suffisait pas toujours. Le père de Nellie en était le parfait exemple, il n’avait jamais réellement pu tenir tête à sa femme – ou jamais voulu, c’était selon. Certains se complaisaient très bien dans cet état de demi-lucidité qui rendait la vie plus douce. Elle ne saurait sans doute jamais ce qu'il en était vraiment.

 

La jeune femme sentit le charme se dissiper lentement, ses boucles retombèrent avec plus de naturel sur ses épaules et elle soupira, entre soulagement et frayeur, attendant la réaction de Mellitus comme une sentence. Celui-ci l’écarta délicatement avant de lui tendre un mouchoir que Nellie saisit du bout des doigts pour essuyer les dernières perles de ses joues humides. Main sur le cœur, regard perdu, la Serdaigle scrutait son camarade avec appréhension. Pour l’heure, il semblait simplement sonné. Heureusement, une pointe d’humour se fraya un chemin à travers ses propos, indiquant à Nellie que tout n’était pas perdu. Ce n’est pas de ta faute, tout le monde aurait réagi comme toi, avoua la jeune femme en essayant maladroitement de le rassurer. Peut-être avec moins de lyrisme, il fallait l’admettre. Encore que

 

Nellie sourit lorsque son ami évoqua le coup de foudre. Son regard se porta sur ses cheveux qui n’avait pas subi le moindre dommage. Non, je ne crois pas que ce soit… vraiment ça, réfléchit la jeune femme. Son cerveau carburait à toute allure et elle ne parvenait pas à se calmer tant le moment où Mellitus sortirait de ses gonds lui semblait imminent. Il était pour l’instant déboussolé, mais après ? C’est plus comme un genre de philtre d’amour ? La sorcière cherchait ses mots pour ne pas brusquer le jeune homme.

 

La dernière intervention de Mellitus la fit rire jaune. Il s’inquiétait pour elle ? Décidément, cette soirée n’avait aucun sens, c’était tout bonnement le monde à l’envers. Comprenait-il qu’il n’était en réalité rien de moins que la victime ? Et que son bourreau se tenait face à lui ? Nellie voulut accélérer la discussion pour récupérer la maitrise de la situation, mais ses mots étaient comme emmêlés dans la multitude de sentiments qui tentaient de s’imposer en même temps dans son esprit : la peur de perdre son ami, le désir sourd de retourner dans ses bras, la colère contre elle-même, la haine que lui inspirait sa famille, la douleur de l’impuissance et la cruelle réalité de son identité.

 

Ma mère est une Vélane, énonça-t-elle enfin avec difficulté. Sa main dans celle de Mellitus, la chaleur de la pièce, le trou dans sa poitrine. Elle tentait de ne pas suffoquer. Le charme était-il vraiment rompu ? Pourquoi restait-il si gentil ? Pourquoi ? Elle n’avait pas dit, « je suis une demi-vélane », non, c’était plus facile de parler des autres que d’avouer directement sa propre identité, il fallait l’avouer. Lâche. Mais je… c’était la partie délicate je ne pensais pas avoir hérité de ses… capacités. C’est la première fois que… Que quoi ? Qu’elle charmait quelqu’un ? Ou qu’elle avait envie de charmer peut-être. Était-elle tout à fait innocente ? Nellie aurait aimé répondre un oui franc à la petite voix dans sa tête. Crois moi je ne m’en suis pas rendue compte, je, essaya-t-elle de développer, je ne voulais pas… je ne veux pas te faire le moindre mal. La pitoyable demi-vélane serra la main de son camarade, tournant vers lui un regard implorant. Nellie offrait là un tableau si misérable que sa mère l’aurait envoyée en enfer pour un seul écho de son attitude déplorable, c’était absolument certain.


Entraide entre aigles

Message publié le 15/01/2026 à 14:00

Nellie appréciait la présence de Devon. Ce garçon-là ne faisait pas de chichi et, pour une fois, les choses semblaient naturelles. Un petit sortilège, quelques félicitations : il était agréable de baigner dans la douceur d’apprendre en s’entraidant. Il n’était pas facile de trouver un partenaire de pratique magique qui ne soit pas méprisant ou désobligeant dans cette école; or, la jeune Serdaigle semblait avoir touché le gros lot avec son nouveau camarade. Il était simple, parlait peu, agissait, était encourageant, elle n’en demandait pas tant.

 

Le garçon réussit un deuxième sortilège, dont l’effet fit rire Nellie, qui observait sa petite grue faire un rebond sur la table basse. La magie pouvait avoir du bon, c’était agréable à voir. Il lui confia la raison de son départ, bien plus noble que celle de la sorcière par ailleurs. De son côté, elle espérait éprouver la même préférence à l’égard de l’école de sorcellerie britannique. Si Poudlard avait permis à Devon de trouver sa voie, la justice voudrait qu’il en soit de même pour sa jeune partenaire.

 

Devon lui proposa de sortir un peu. Sans doute voulait-il tester d’autres sorts qu’il valait mieux éviter de pratiquer dans la salle commune. Nellie approuva d’un hochement de tête. Elle était bien plus frileuse à l’idée de jeter des enchantements à visée humaine que matérielle, mais la compagnie du garçon l’inspirait, c’était le moment où jamais pour elle de tenter de nouvelles choses et de progresser dans un cadre bienveillant. Oui, tu as raison, indiqua-t-elle, je teste un dernier sort et je te suis !

Nellie pointa sa baguette contre le petit oiseau jaune qui devait en avoir franchement assez de se faire malmener de la sorte. Il existait un sortilège qu’elle avait toujours voulu essayer. Elle se concentra intensément et prononça : Lapifors. La grue de papier se changea en un mignon petit lapin pendant quelques secondes avant de reprendre sa forme initiale. Nellie, ravie, rangea sa baguette. La jeune fille enfila ensuite rapidement son manteau pour rejoindre Devon, qui s’apprêtait déjà à sortir de la salle commune.

Nellie Butler a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Mélodie !

Sortilège
Sortilège de Lapimorphose
Difficulté
4
Résultat D20
12
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

La grue de papier se changea en un mignon petit lapin pendant quelques secondes avant de reprendre sa forme initiale. Nellie, ravie, rangea sa baguette.

Autres résultats possibles

Instantanément, la grue de papier se changea en un mignon petit lapin qui se mit à sautiller sur la table. Nellie, ravie, rangea sa baguette.

La grue de papier remua un peu, mais le sort n'eut pas plus d'effets. Nellie, un peu déçue, rangea sa baguette.

La grue de papier explosa par malheur avec un bruit sourd. Nellie, déçue, rangea sa baguette.


Mélodies et douceurs nocturnes

Message publié le 15/01/2026 à 10:38

Ce soir, Nellie possédait une chance inouïe que personne ne lui enviait : celle de vivre l’un de ses plus grands cauchemars en direct. Si elle n’avait dans un premier temps pas tout saisi de l’attitude du garçon, il ne faisait à présent plus doute que Mellitus s’était fait prendre dans les filets d’un charme que la jeune aigle était bien loin d’imaginer posséder, à tel point qu’elle était à deux doigts de scruter la pièce pour voir si une autre demi-vélane n’était pas à l’origine de l’enchantement. Réflexe stupide, c’était bien vers elle que son camarade fixait ses yeux béats. Oh bien entendu, Nellie ne pouvait pas le nier totalement, elle avait eu envie de lui plaire, qu’il trouve sa musique envoutante, elle avait espéré au fond d’elle ne pas paraître, trop piètre, trop quelconque. Mais jamais au grand jamais elle n’aurait pu prévoir ce qui allait se produire.

 

La jeune femme ne savait tout bonnement pas quoi faire. Courir à l’infirmerie ? Secouer son ami ? Lui envoyer un petit aguamenti bien senti ? Elle le regardait avec appréhension, craignant ce qu’il pourrait faire sous l’emprise de cette dangereuse illusion, mais aussi le moment où, le charme dissipé, sa lucidité le convaincrait qu’il avait été manipulé. Voilà, c’était donc comme ça que l’histoire de cette relation se terminerait, pensait Nellie. C’était bien elle, en définitive, qui était parvenue à tout gâcher et quelle surprise ! Elle mourrait d’envie de prendre ses jambes à son cou pour ne pas vivre ce moment où, le charme brisé, Mellitus lui en voudrait à mort. Mellitus, qui serrait sa main dans la sienne, qui lui sourirait, la rassurait. La demi-vélane savait pourquoi il agissait ainsi. Parce qu’elle était un monstre comme Astrid, comme Margaux comme… sa mère.

 

La situation lui semblait d’autant plus cruelle qu’elle avait besoin de toute sa volonté pour ne pas céder elle-même à l’illusion, alors que la chaleur du jeune garçon, ses précautions, la douceur de sa voix touchaient son cœur lucide. Elle tentait maladroitement d’effacer l’eau de ses yeux pour entraver l’inquiétude de Mellitus, qui se lançait à présent dans une des longues tirades dont il avait le secret. Malgré elle, Nellie sourit : même emporté par l’illusion de l’amour, le naturel du Serdaigle revenait au galop. Elle était certaine qu’il n’écrivait pas si mal qu’il lui avait laissé entendre lors de leur promenade sous la neige. Le sourire de la jeune fille disparu néanmoins rapidement quand elle imagina la terreur que le Britannique allait ressentir, une fois le charme brisé, de s’être ainsi dévoilé. Les sentiments étaient feints, mais la prose ? Cette fois, elle en était sûre, il ne lui pardonnerait jamais l’état dans lequel elle l’avait plongé.

 

Tu tu vois je savais que tu écrivais bien Mel, articula avec difficulté la sorcière, ça ça va aller. Ce sera bientôt fini. La magie ne pouvait pas durer éternellement, ce n’était pas possible, Nellie n’était pas assez puissante pour ça, du moins, c’est ce qu’elle tentait de se répéter. Après tout, elle pensait également n’avoir aucun don propre aux démi-vélanes. Sur ce plan, elle s’était manifestement trompée. Mais la sorcière ne pouvait s’empêcher d’apprécier ce Mellitus sous le charme et quelque chose en elle redoutait de retrouver les vraies dispositions de son ami à son égard. Ainsi, dans un élan de faiblesse, alors que tout son esprit lui hurlait qu’elle commettait une énorme erreur, elle se rapprocha du Serdaigle pour l’enlacer avec douceur. Peu importait qu’elle profite légèrement de la situation, puisque, dans quelques minutes, Mellitus ne voudrait plus jamais avoir affaire à elle. Nellie étouffa un sanglot à cette idée en se laissant apaiser par le corps chaud et solide de celui qui la détesterait sans doute bien assez vite. Pardon Mel, articula-t-elle dans un souffle.

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