Femme
16 ans
Hybride
Française
Identité
-
- Sixième année
- Surnoms : --
- Nationalité : Française
Capacités & Statuts
Groupes
Notes de musique et notes de recherches
Message publié le 01/02/2026 à 19:20
Même cadre, musique un peu différente, Nellie s’apprêtait à rejoindre Mel pour leurs petites expérimentations nocturnes. Mais pas tout de suite, pas trop vite.
Assise sur son lit dans le dortoir des Serdaigles, elle retardait le moment où elle allait poser un pied hors de la pièce afin de chercher avec le garçon qui lui renversait le cœur un moyen pour lui de résister à ses charmes. Un petit jeu juste entre eux en somme, sauf que, pour la demi-vélane, cela n’avait rien d’un jeu.
Le soleil s’était depuis longtemps couché et la nuit sans voile qui se déployait à travers les fenêtres de la tour rappelait à Nellie sa première entrevue avec Athénaïs. La jeune élève s’approcha de l’embrasure pour contempler le ciel. Tout lui semblait si paisible en cet instant, ne pouvait-elle pas se contenter d’admirer les étoiles avec Mel ? De lui prendre délicatement la main ? De poser un instant sa tête contre son épaule ?
Mais elle devait, si elle voulait que leur relation fonctionne, lui offrir, lui permettre de garder le contrôle. Rester vulnérable face à Mellitus sans que le moindre sursaut de peur ne réenchante subitement le garçon, le faisant s’agenouiller brutalement comme frappé par la foudre.
Ce soir, par un éclair, ou simplement dans son cœur. Mel.
Son reflet se détachait dans la vitre. Une Nellie un peu différente, un peu floue, presque irréelle. La jeune fille tendit la main un instant comme pour attraper la sienne. Ne plus voir dans son reflet une étrangère, embrasser ce qu’elle était réellement, avec ce côté, cette moitié sombre qui l’effrayait plus que de raison.
Devait-elle contrôler ? Refouler ? Apprendre à aimer ? Se glisser dans sa moitié chimérique pour enfin cesser de lutter, de se faire surprendre par son propre corps à force d’enfouir là tout au fond d’elle-même ce qu’elle ne désirait pas être.
Un demi-sourire. S’encourager un peu.
Elle tourna les talons quand ses camarades de chambres commencèrent à entrer dans la pièce, quitta son nid pour les bras d’un autre oiseau. Mel l’attendait, assis à une table d’étude. La demi-vélane s’approcha du garçon. Elle se glissa à ses côtés en entremêlant par la même occasion sa main dans la sienne, son regard vers le sien. La salle commune n’était pas tout à fait vide, alors Nellie sortit elle aussi une plume de son sac et, faisant mine de travailler avec son acrobate, écrit quelques mots sur le parchemin : Je suis prête, mais j’ai un peu peur.
Le piano avait été rangé dans son sac grâce à un Sortilège d’Extension. La jeune fille n’osait pas l’afficher aux yeux de tous, étant donné qu’elle n’était pas même sûre que ce genre d’objets magiques soit réellement autorisé dans l’enceinte de l’école.
Tu m’écris un poème ? Ajouta-t-elle sur le parchemin en observant les quelques mots griffonnés par le Serdaigle avant qu’elle n’arrive. Elle lui offrit un sourire avec cette douce et terrible impression de profiter du calme avant la tempête.
Trois paires d'ailes, deux aigles, un seul cœur
Message publié le 31/01/2026 à 16:49
Petite fleur fatiguée en proie à de trop lourdes remises en question, Nellie était restée figée après son geste. Mellitus à nouveau à ses pieds, lui débitant ses tirades irréelles, lui rappelait la portée de son charme. Pouvoir empoissonné. Il aimait la partie Vélane en elle ? Non, elle n’y croyait pas, pas en le voyant se relever, se retourner, dos à elle pour ne plus voir ses grands yeux d’ange. Elle savait, sentait, le trouble, parce que le sien semblait ricocher dans la poitrine du garçon.
Devait-elle le déploiement des boucles d’or à une décision murement réfléchie ? La volonté de prouver à Mellitus qu’il avait tort, se trompait, ne survivrait pas à cette relation aussi hybride qu’elle ? Ou à cette vague de peur, cette voix atroce qui lui hurlait de se servir de ce charme, vite, avant qu’il ne tourne les talons, qu’il s’en aille pour de bon, la laissant là, seule à nouveau et amère avec un océan de connaissances au sein duquel elle ne distinguait plus aujourd’hui les vrais amis des yeux écarquillés. Fascinés.
La jeune sorcière ne savait plus sur quel pied danser, ce qu’elle maitrisait, ce qui n’était pas de son ressort. Quand elle se laissait aller à cette forme de douceur, de confiance, de toute-puissance, était-ce par raison ? L’avait-elle sciemment décidé ? Était-elle donc profondément mauvaise d’avoir fait se plier Isha, Mellitus à sa volonté ?
Chaque fois qu’elle sentait cette drôle de chaleur dans son corps, il lui semblait qu’elle ne pourrait plus jamais s’en départir, qu’elle s’enfonçait de plus en plus dans l’envie d’être désirée. Un cratère immense, creusé minutieusement par de longues années sans une once de confiance en elle. Tout l’amour du Serdaigle serait-il suffisant pour le combler ? Ou devrait-elle un jour ou l’autre lui en emprunter ? À l’observer de dos, le cœur coupable, Nellie n’était plus sûre de rien.
Mais le garçon se retourna, oui, il finissait toujours par se retourner, par plonger ses yeux dans les siens et, en un instant, elle sentit qu’elle aurait tout donné, tout offert pour ce visage. Ses mains, son front, si proches encore comme si l’éloignement pouvait les détruire, définitivement. Et puis les mots, ceux que certains attendent toute une vie, un émoi innocent qui touche en plein cœur.
La première personne à les lui offrir, la première personne à les recevoir. Presque encore deux cœurs d’enfants, le rouge à ses joues, plus vif, brûlant. L’urgence, aussi, de la réponse, comme si elle savait qu’il lui fallait absolument, rendre l’étreinte verbale, lui offrir la réciproque pour sceller quelque chose de plus tendre, de plus grand. M-merci Mel, je… je suis désolée, je t’aime aussi. Et peut-être que ça ne voulait pas dire grand-chose au fond, que savait-elle de l’amour ? Si sa mère la voyait. Nellie imaginait les traits cruellement beaux se plisser en grimace de dégoût. Plus elle tentait de chasser cette image, plus celle-ci s’imposait dans son esprit. Alors, comme pour conjurer le sort, elle répéta, dans la langue maternelle, la langue de sa mère la formule magique : Je t’aime.
Oui, ils allaient s’en sortir, se montrer plus forts, s’offrir une confiance mutuelle basée sur la vulnérabilité de Nellie, l’invulnérabilité de Mellitus. Il leur fallait apprendre : elle à contrôler, lui à résister et, comme tout ce qu’ils découvraient depuis cette première rencontre fortuite lors d’une banale sortie à Pré-au-Lard, ils le feraient ensemble.
Trois paires d'ailes, deux aigles, un seul cœur
Message publié le 29/01/2026 à 21:22
Sitôt que la petite voix dans sa tête lui hurlait de s’inquiéter en l’invectivant au passage de tous les noms possibles et imaginables – et peut-être même plus, Mellitus, d’un regard, d’une caresse faisait revenir sa camarade sur terre. Il était là, rationnel, rassurant, articulant chaque mot comme autant de douceurs sur les nombreuses plaies que la Serdaigle ouvrait elle-même d’un coup d’angoisse. Elle se sentait légère, perdue dans des bras qu’elle aurait pourtant laissé lui échapper pour partir à la poursuite d’un souafle ou de n’importe quelle autre balle si cela avait pu faire vibrer de bonheur le cœur du garçon.
La faute était moins grave qu’elle l’avait cru, Mel était heureux de s’être à nouveau envolé et la jeune élève se demanda combien de temps il lui faudrait économiser pour offrir au garçon un aussi beau balai que celui de son ami et pouvoir encore observer sur son visage cet air d’extase. Puis, deux yeux ronds. Il a dit ça ? Surprise. Alors, Isha était resté sous le charme ? Comment était-ce seulement possible ? Et puis ce doux picotement dans sa poitrine en apprenant que je sors avec « la femme de sa vie ». Nellie le savait, ils n’avaient pas fait de mystère à ce sujet, mais entendre Mel prononcer l’expression lui remis le feu aux joues. Qu’avait-elle fait pour mériter subitement tant de tendresse ?
Les mots du Serdaigle lui firent monter les larmes aux yeux. Comment faisait-il pour lire en elle tout ce qui pouvait bien la tourmenter ? Bien entendu, elle savait qu’il s’agissait d’un élève particulièrement intelligent, mais ses mots qui effleuraient toujours Nellie avec tant de justesse la faisait s’interroger sur lien qui pouvait bien s’être établi entre eux ces dernières semaines. Elle se sentait étrangement comprise et cette impression la calma.
Deux perles chaudes roulèrent sur ses joues rougies par la fraicheur du dehors, il était temps de se lancer, Mel avait assez parlé pour eux deux : ç-ça me touche parce que elle détourna le regard, chercha ses mots pendant quelques secondes, j’ai deux grandes sœurs et, on dirait que ça n’a rien avoir, mais c’était compliqué je n’ai jamais été comme elles, comme ma maman, c’était… ce sont de vraies demi-vélanes, qui charment, qui manipulent et je… J’ai toujours pensé que j’étais différente. Ses yeux clairs dans ceux de Mellitus, que je n’avais pas hérité de ces dons-là, comme une drôle d’intensité dans la voix. Alors je-j’ai peur, non, je… suis terrifiée de devenir comme elle, d’être u-un monstre.
Nellie reprit sa respiration quelques instants, essuyant ses larmes dans un petit mouchoir de papier. J-j’ai du mal à contrôler cette part de moi, je ne sais pas comment faire et je n’ai personne à qui oser demander de l’aide pour ne pas vriller. Allait-il fuir à son tour ? Après lui avoir tenu ce si beau discours ? Et j’ai si peur de te perdre, un murmure et son corps soudain qui se réchauffa délicatement, des mèches d’or, la peau qui scintillait, happait. Deux yeux clairs, envoutant, la natte qui se défit comme par magie, boucles soyeuses virevoltant sans le moindre vent. Qu’il la regarde, ne la laisse jamais tomber, ait besoin d’elle si jamais l’envie venait à s’enfuir, à le lui reprendre comme elle le lui avait offert. Elle se sentait mieux, plus forte, plus confiante, caressa la joue du garçon et puis laissa le charme s’évaporer.
Les mèches brunes retombèrent sur ses épaules, son teint se ternit à nouveau, la main toujours contre le visage de Mellitus : comment pourras-tu être jamais sûr de ce que tu ressens ? murmura-t-elle dans un souffle.
Message publié le 29/01/2026 à 15:01
Le petit groupe semblait au complet et Monsieur Ravental sonna l’heure du départ avec une description précise des consignes de la journée. À l’annonce de la nécessité de former des groupes, la gorge de Nellie se tordit, elle jeta un bref regard autour d’elle avant de se demander s’il n’était tout simplement pas plus prudent de regagner silencieusement sa salle commune. Celle-ci devait qui plus est avoir l’avantage d’être particulièrement vide en cette journée de congé, peut-être pourrait-elle sortir son petit piano pour jouer, cachée dans son dortoir, sans que personne ne vienne la déranger ? Elle hésita un moment.
L’intervention du Serdaigle qu’elle avait repéré comme seul visage plus ou moins familier dans la foule la fit soudain changer d’avis. Il débita rapidement sa tirade devant une demi-vélane plus qu’attentive qui essayait tant bien que mal de suivre ses propos malgré son anglais rouillé. Tu ne me déranges pas, souffla-t-elle rapidement, une pointe d’urgence dans la voix au moment où son camarade semblait s’apprêter à tourner les talons. On peut rester ensemble. Après tout, Nellie n’avait pas d’amis ici, cette rencontre arrivait à point nommé pour la sorcière qui n’en croyait pas sa chance. Le destin lui envoyait un petit aigle pour la guider : elle aurait été idiote de ne pas accepter. Je euh encore fallait-il apprendre à respirer, Nellie, enchantée. Brève présentation avant de se diriger rapidement vers l’une des calèches. Les professeurs avaient l’air un peu pressés.
Message publié le 29/01/2026 à 14:39
Son sortilège fit pire que bien, que croyait-elle ? Se souvenait-elle de la raison qui expliquait sa présence dans l’école britannique ? Son échec. Nellie Bulter, incapable de jeter le moindre sort et qui essayait de sauver la situation, fort bien. Encore un moment d’anthologie dont elle pourrait se souvenir avec une honte considérable ce soir en cherchant à s’endormir. La petite voix dans sa tête s’en donnait à cœur joie.
C’était un gosse, un petit élève, plus jeune qu’elle, mais qui ne lui disait rien.
Pas de sa maison en tout cas.
Nellie fixa un moment la petite tête, jusque-là cachée, qui émergea de derrière sa colonne. L’origine du bruit alors, c’était lui ? L’élève, maitre bancal de la situation, acheva le travail de l’intruse d’un franc sortilège du Jet d’Eau, inculquant par la même occasion à son ainée une belle leçon de magie – et, si elle en avait encore eu besoin, d’humilité. La Serdaigle ne put s’empêcher de soupirer, à la fois de soulagement, mais également de dépit : encore une journée où elle ne serait l’héroïne de rien ni personne. La demi-vélane toussa un peu alors que ses poumons cherchaient à se débarrasser des nuages de fumée formés par le sortilège de l’élève.
Le danger disparu, elle récupéra ses livres. Puis la curiosité prit légèrement le dessus face à la mine dépitée de l’apprenti chimiste : qu’avait-il tenté de faire avec son… son quoi au juste ? Qu’avait-il dit ? Désolée, euh un léger sourire gêné, je vois que tu n’avais pas besoin d’un coup de main finalement. Pour ce qui était de réparer ses bêtises du moins, il était compétent. C’était quoi au juste ? Peut-être que ça lui ferait du bien d’en parler, de faire vivre encore un peu ce rêve carbonisé, de discuter pour prouver que oui, ça avait bel et bien existé. Je suis Nellie… et toi ? souffla-t-elle en rougissant de son manque de politesse.
Trois paires d'ailes, deux aigles, un seul cœur
Message publié le 27/01/2026 à 22:01
Nellie s’était trompée, elle le vit sur le visage du Serdaigle avant que celui-ci ne prenne la peine de le lui expliquer. Ses grands yeux anxieux avaient surpris comme un manque d’étincelles dans le regard de Mellitus, cette petite lumière qui y était pourtant si souvent logée lorsqu’il baissait son visage vers le sien, qu’il lui offrait un sourire, une caresse du bout des cils. La déception, amère, le goût de l’inutilité, la sienne, d’avoir perdu du temps, d’avoir dépensé un brin de charme pour aider cet ami, petit ami ? Qui n’en voulait pas, n’en avait pas besoin. Elle avait péché pour elle-même, sans doute trop gourmande, trop pressée de sentir sur elle le poids du désir à nouveau. Elle s’était trouvé une fausse excuse louable pour commettre ses monstruosités. Et si, à présent, Isha le détestait ? Qu’elle brisait cette amitié fragile avec un simple sourire ? Jusqu’où s’étendait le mal qu’elle pouvait commettre en un battement de cil ?
Le garçon ne lui laissa pas le temps de répondre et s’envola à nouveau dans les cieux. La demi-vélane le regarda, plus qu’angoissée, tournoyer dans les airs. Plusieurs fois, elle porta sa main à sa bouche, s’attendant à voir le Serdaigle se rompre le cou. Elle n’aimait pas cet artiste des cabrioles qui semblait pouvoir lui voler la vie de Mellitus en une fraction de seconde. Nellie l’observait avec appréhension, le regard voilé par les larmes qui lui étaient montées aux yeux suite à la réaction du garçon qui ne voulait plus jouer. Elle se sentait idiote, stupide, inutile. Ce qu’elle avait pris un instant pour un talent opportun n’avait rien de tel, ne lui servirait jamais. Sans l’impression d’avoir fait une bonne action, il ne lui restait plus que la honte, celle de s’être laissé prendre au jeu de la séduction, d’y avoir ressenti du plaisir, comme l’autre soir, dans la salle commune. Sens exacerbés, impression de calme soudainement dans sa tête, sur ses traits, la dernière des Butler, prédatrice comme ses sœurs.
Mellitus atterrit devant une Nellie au visage rongé par l’inquiétude. Oh Mel, elle le serra brusquement dans ses bras comme si elle avait eu un peu l’impression de le perdre, là-haut sur son balai, comme si le ciel avait pu le lui prendre trop tôt. T-tu es tellement doué et débit trop rapide, elle avait presque du mal à respirer en même temps je… j’ai eu si peur. Elle se sentait pathétique, incapable de se réjouir, trop préoccupée par les pensées incessantes de son cerveau occupées à la dénigrer. Elle ne voulait pas, ne voulait plus rien de cette moitié d’elle atrocement effrayante qui lui rendait les cascades de Mel presque insignifiantes. Qu’allait-il penser d’elle ? Serait-il déçu de ne pas la voir aussi impressionnée par ses prouesses qu’elle aurait dû ? Impressionnée en réalité, elle l’était, un peu trop, mais le garçon l’avait prévenue : tu aurais peut-être eu peur. Et elle avait peur, d’elle, de lui, de tout ce qui pourrait, en elle, en lui, mener à l’implosion de cet équilibre précaire, cette confiance délicate qu’ils avaient su faire fleurir l’espace d’un instant malgré l’océan de doutes que pourraient sans doute former à deux leurs cerveaux torturés.
Désolée pour… enfin d’avoir parlé à Isha, elle devait revenir sur le sujet, affronter son angoisse sans quoi elle ne s’endormirait jamais ce soir. Peut-être lui faudrait-il un peu de Mel dans son dortoir pour lui tenir la main et diffuser dans tout son être le doux apaisement que lui seul était capable de lui offrir. Je pensais vraiment que tu voulais rejouer et encore ce fichu regard anxieux je ne voulais pas te mettre dans une situation délicate j’aurais les doigts qui jouent avec la tresse entre ses mains je n’aurais pas dû m’en mêler mine implorante tu n'es pas fâché ?
Trois paires d'ailes, deux aigles, un seul cœur
Message publié le 25/01/2026 à 21:57
Douce Nellie, petite Nellie, charmante Nellie. Voilà qu’elle se perdait, dans ses yeux, sur ses lèvres, elle laissait un peu d’elle-même, des miettes d’amour à distiller en philtres plus puissants que n’importe quels cheveux dorés. Elle était là et absente à la fois, flottant sans doute à quelques centimètres au-dessus du terrain, petit ange dans le flou cotonneux des premiers émois. L’instant ne pouvait pas être plus parfait, elle le sentait, son cœur battre avec le sien, à l’unisson. Le plaisir dans tous ces sens, les caresses, le bonheur enfin, comme une explosion qui chassait tout sur son passage. Une demi-éternité à le contempler, l’enlacer, lui faire avec les yeux toutes les promesses qui ne passaient pas encore la barrière de ses lèvres.
Est-ce que tout le monde, vraiment tout le monde, tombait amoureux ? Ou était-ce seulement pour eux ? Cette pommade sur l’existence. La fin peut-être de toutes les souffrances. Combien d’amour échouaient-ils ? Non réciproques, mauvais timings. Mesurait-elle sa chance ? Sentait-elle son privilège ? Celui de connaître, un premier instant de plaisir, de désir où tout semble beau, même eux, deux tourtereaux, alors qu’est-ce que la vie pourrait bien inventer pour parvenir à les séparer ?
Elle souriait.
Pluie d’étoiles dans les yeux.
Et comme un drôle de sentiment d’invincibilité à ses côtés.
L’intime conviction – si folle – que rien ni personne ne pouvait les séparer. Même pas elle, qui, dans un élan d’aigreur, avait trouvé bon de charmer le capitaine de l’équipe pour offrir un cadeau à Mel. Mais il en semblait comme… incommodé.
Ses paroles tournèrent, elle peinait à suivre, l’observait, mine inquiète, attendant le verdict. Elle le dérangeait, elle aurait pu s’en douter, oui, les ASPICs, les examens et tout ce qu’elle savait si bien faire échouer. Nellie aurait voulu le rassurer : elle ne pouvait pas, n’en était pas capable, parce qu’elle-même avait lamentablement raté l’exercice. Il voulait s’appliquer, se préparer, s’entraîner et puis… aimer ? C’était trop, mais elle comprenait, Nellie comprenait toujours, n’en voulait jamais, c’était comme un réflexe, trouver que le problème venait de soi, pas des autres. Elle pouvait se flageller, c’était moins dur en quelque sorte que d’avouer avoir été déçue, trahie, trompée. Rien de tout ça ce matin, juste un peu de stress, celui qui faisait que le garçon avait tant de charme, parce qu’il savait s’inquiéter de ce qu’elle ressentait, mais aussi d’apprendre, de réussir. Et elle espérait qu’il saurait se montrer aussi brillant qu’il l’était en réalité. Que le monde entier voie en Mellitus le merveilleux sorcier qu’elle n’avait eu aucun mal à déceler.
Restait la question d’Isha et, avec autant de folie que de naïveté, l’insouciance de celle qui n’a pas conscience d’avoir fauté, elle lui avoua : c’est un peu à cause de moi, je… j’ai croisé Isha, je lui ai parlé de toi, je lui ai dit qu’il serait idiot de ne pas te reprendre. Elle le regardait, détaillait son expression, cherchant sur son visage le signe d’une erreur qu’elle aurait commise. Je ne savais pas si… s’il m’avait écoutée. Elle aimerait qu’il cessât de se dévaloriser, lui montrer comment elle le voyait, à travers ses yeux, le talent qu’il possédait, le plus indéniable qu’il était pour son équipe. Car qui ne rêvait pas d’un coéquipier capable de réflexion, de remise en question, de penser au collectif avant lui-même ?
J’aimerais que tu voies toutes les qualités qui me sautent aux yeux quand je te regarde, souffla-t-elle doucement, mais si tu n’as pas le temps ou l’envie de retourner dans l’équipe, tu peux toujours refuser. Elle serra sa main dans la sienne. Je peux t’attendre par-là, ajouta-t-elle en montrant les gradins. Le bonheur pouvait patienter, une petite pause face à l’amour éternel qu’ils auraient pu se jurer dès à présent, ce n’était rien. Puis elle se dut de prononcer, presque mine de rien : moi aussi, je suis ravie d’être plus que ton amie.
Manipulation et coeurs troublés
Message publié le 24/01/2026 à 21:35
À cet instant précis, la demi-vélane aurait aimé se glisser dans un trou de souris et ne plus jamais en sortir. Les éclats de voix de Cassie n’avaient évidemment pas manqué d’attirer l’attention de quelques élèves autour d’elles, qui lui lancèrent des sourires amusés. Nellie ne savait pas comment se défaire de ce mauvais pas. Peut-être aurait-il mieux valu qu’elle détalle simplement sans demander son reste ? Mais se mouvoir semblait au-dessus de ses forces. Elle était pétrifiée.
Non je, s’étrangla la jeune élève sans savoir si elle répondait à propos de son désir de sortir avec Mellitus ou sur un état de fait malheureusement resté au rang de probabilité. La rouge et or se rapprocha d’elle et Nellie serra ses mains l’une contre l’autre dans son dos pour éviter d’en dévoiler les tremblements. Ils avaient eu l’air proches ? Au cours de botanique ? Il fallait qu’elle arrête de rougir, définitivement. Cassie voyait donc bien de qui il s’agissait, cela ne faisait aucun doute pour la jeune Serdaigle. Vachement proche, le pensait-elle vraiment ? Avait-elle eu l’air trop collante ? Nellie essayait de réfléchir à tous les faux pas qu’elle avait pu commettre pour dévoiler si vite son amitié aux yeux de toute la classe, mais les idées s’entrechoquaient trop rapidement dans sa tête pour lui permettre de penser correctement.
Et puis, un gouffre s’ouvrit sous ses pieds. Le visage de la Gryffondor changea soudainement, peignant sur les traits de la demi-vélane une mine inquiète purement mimétique dans un premier temps, profondément honnête dans un second. A-au courant de quoi ?, souffla-t-elle trop rapidement, ses grands yeux tournés vers Cassie, implorants. Ma pauvre. Qu’ignorait-elle ? Et où était Mellitus ? Nellie tourna le regard, balayant désespérément une nouvelle fois l’assemblée comme s’il allait brusquement se matérialiser, approcher, lui prendre la main, ses doigts chauds, lui intimer de ne pas s’inquiéter, qu’ils resteraient ensemble. Rien de tout ça, un horizon désespérément vide et le visage si désolé de Cassie.
Les Vélanes font de mauvaises mères
Message publié le 24/01/2026 à 18:38
Le monde tanguait dangereusement pour Nellie ces derniers temps. Plus de certitude dans un présent chamboulé. Elle se découvrait, s’effrayait, et cherchait désespérément dans le miroir la vraie Nellie : une adolescente timide, effacée, ou bien cette drôle de créature aux grands yeux bleus, qui recevait des sourires aimables sans les mériter. Elle voguait entre les deux mondes, tentant de mener sa barque sans s’échouer entre l’humaine et la monstresse. Lutte constante, surveillance acharnée. Est-ce qu’elle était bien en train de se maitriser ? N’avait-elle pas trop insisté, trop souhaité, abusé de ses étranges dons qu’elle découvrait seulement.
La demi-vélane aurait aimé s’en ouvrir à ses sœurs, mais elle n’osait pas. Tout la répugnait dans ce geste : la possibilité de leur ressembler, leurs moqueries d’aînées, sa mère qui serait très certainement mise au courant, qui peut-être reviendrait la chercher fissa pour lui enseigner ce qu’elle jugerait bon d’apprendre à la benjamine pas si inutile finalement. Pouvait-elle faire confiance à Mellitus lorsqu’il lui disait, insistait, jurait qu’il n’était pas sous le charme cette fois, qu’il savait faire la différence, que son envie était bien réelle ? Elle ne savait pas, n’était pas sûre, redoutait un réveil cauchemardesque, une relation illusoire avec la chimère qu’il lui semblait être.
Puis elle avait repéré ce garçon dans sa classe, Ambrose, le préfet de sa maison. Oh, elle n’était pas la seule : pour être remarqué, le garçon était servi, et il ne le devait pas qu’à son insigne. L’élève semblait dégager quelque chose de magnétique pour ses camarades, comme Athénaïs d’ailleurs. Nellie aurait aimé se confier à la jeune Serdaigle, mais… sa relation avec elle était compliquée. Elle venait néanmoins de découvrir une nouvelle chance d’aborder ce sujet délicat et les dizaines de questions qui lui traversaient la tête nuit et jour. Elle profita donc de la fin d’un cours de potion pour l’approcher, sans doute aux yeux des autres, devait-elle avoir l’air d’une groupie de bas étage, mais peu importait : elle devait tenter le coup. S-salut, articula-t-elle avec douceur, hésitante, le côté Nellie probablement, tu es pressé ? Est-ce qu’on pourrait… parler ? Yeux implorants, comme une dernière chance.
Trois paires d'ailes, deux aigles, un seul cœur
Message publié le 23/01/2026 à 23:17
Mellitus semblait avoir compris la mélodie de Nellie ou peut-être vibrait-il à la même cadence ? Peu importait, même leurs faux pas semblaient concertés. Alchimie vaporeuse des débuts délicats, Nellie avait du mal à le lâcher du regard, à ne l’aimer qu’un peu, à s’ouvrir à moitié. Elle aurait aimé déverser son cœur entier dans ses bras, lui confier chacun de ses petits tracas tant le Serdaigle semblait accueillir avec facilité ses moindres troubles. Le tableau pouvait-il être plus doux ? Elle n’en croyait rien.
À présent elle se demandait comment elle avait fait pour survivre tant d’années sans la fraicheur de l’être aimé, sans se réveiller en pensant à ses lèvres, se coucher en imaginant sa main dans ses cheveux. Elle sentait que son existence tout entière serait à jamais bouleversée par les yeux bleus du poursuiveur, comme deux aimants auxquels elle s’offrait volontiers prisonnière. Sa magie de demi-vélane faisait pâle figure à côté de ce drôle de pouvoir profondément humain.
Sans savoir pourquoi, Nellie ne cherchait plus à lutter, comme si toute angoisse avait brusquement quitté son corps. Elle ne savait pas l’exprimer, mais quelque chose en elle avait basculé. Face à Mellitus, peu lui importait finalement de n’être qu’à moitié humaine, elle se sentait profondément vivante, dépendante. L’existence sans lui soudain n’avait plus de sens, mais il était là, dans son champ de vision, si proche, dos tourné et puis plus. Parce qu’elle n’avait pas réussi à le dire, à le crier, Mel est-ce que tu veux bien sortir avec moi ?, voilà qu’ils redescendaient. Le garçon maîtrisait bien son atterrissage : en quoi n’était-il finalement pas doué ? La demi-vélane l’observait de ses yeux pâles comme si elle avait pu se perdre tout entière dans cette contemplation. Il était trop modeste, elle était sûre qu’il aurait tout aussi bien pu qu’elle enchanter ce terrain pour en ôter le danger.
Nellie aurait pu s’attendre à une longue tirade de la part du Serdaigle, mais à la place des jolis mots savamment choisis, seul un terme jaillit des lèvres de Mellitus : ensemble. La jeune fille le savoura, le laissa résonner à ses tympans. Les mots avaient toujours eu plus de sens pour elle dans sa langue maternelle, ils touchaient son âme, celui-ci la transperça. À nouveau, il faisait un pas symbolique vers elle, puis un pas physique, une fraction de seconde et elle était contre lui, à lui.
Le retour de ses lèvres contre les siennes, imprévu, plus doux encore que la première fois, porté par la promesse d’un attachement réciproque, d’une drôle d’envie nouvelle, innocente, inconsciente. Nellie découvrait son corps en émoi dans l’étreinte du garçon. La chaleur, sa délicate maladresse, ses tentatives de bon élève qui lui donnaient envie de ne plus jamais au grand jamais vivre la fin de ce rêve éveillé. Elle ferma les yeux, tentant de s’oublier dans l’instant.
Mais le baiser prit fin, elle souriait : la tendresse ne l’avait pas quittée. Doigts entremêlés, souffle court, elle observait les traits harmonieux de son petit ami ? Ce garçon qui lui ressemblait, qui savait ce que c’était que de s’inquiéter pour une broutille, qui semblait tutoyer autant qu’elle la peur du rejet, venait de s’exposer ainsi au vertigineux danger de se voir abandonner. On s’abandonne pas, affirma-t-elle un peu plus fort que d’habitude, prise par un sentiment d’urgence de verbaliser ses émotions. Une manière performative de conjurer le sort, espérait-elle. Tu es tellement doué Mel, on dirait que tu es né sur un balai, avoua-t-elle sans le quitter des yeux. Faible diversion, le temps de calmer les battements intempestifs de son cœur. Jamais plus elle ne laisserait son côté monstrueux prendre le dessus, quelle qu’en soit la raison, c’était une certitude : à ses côtés, elle n’en aurait jamais plus besoin. Ivre de ce nouveau bonheur, elle reposa ses lèvres contre les siennes plus intensément. Pourrait-elle jamais s’en passer à présent ?
Trois paires d'ailes, deux aigles, un seul cœur
Message publié le 22/01/2026 à 22:11
L’air glissait sur ses joues fraîches comme une caresse. Protégée par le corps de Mellitus devant elle, la jeune femme souriait : elle était bien. Subitement, il lui semblait que la passion de son ami pour le vol était on ne peut plus cohérente. À ses côtés, elle se sentait soudainement légère comme si toutes ses petites préoccupations étaient restées clouées au sol. Nellie ne ressentait cependant pas la moindre envie de prendre les commandes. Elle se laissait porter par les envies du garçon qui semblait avoir vécu dans les airs toute sa vie. Il était difficile de croire que ce balai ne lui appartenait pas réellement.
Puis, lentement, Nellie arrêta de penser. Poudlard lui paraissait plus beau sous cet angle. Elle admirait les alentours, la nature endormie par l’hiver, qui semblait retenir son souffle et puis lui. Quel bonheur de le voir dans son élément, l’observer prendre ce plaisir que Nellie devait sans doute elle-même dégager derrière son piano. Elle aurait voulu que ce moment ne s’arrête jamais, plonger dans l’air frais pour toujours avec Mellitus pour seule compagnie. Le sifflet du vent, la mélodie de sa voix, la chaleur de son corps sous ses bras. Délicatement, elle posa sa tête contre l’épaule du Serdaigle, observant d’un œil distrait le paysage qui défilait, le trouvant tout à coup moins morne. Ses longues mèches retenues prisonnières dans sa natte ne se perdaient pas dans le vent, permettant à la jeune femme d’éviter d’être aveuglée, ou pire, de troubler le champ de vision du joueur. Elle ne savait pas pourquoi cet Isha avait subitement décidé de virer le garçon de l’équipe, mais elle en était sûre à présent : cette décision ne devait rien avoir de rationnel.
Mellitus décida soudainement de reprendre la conversation là où la demi-vélane l’avait laissée, pensant naïvement qu’un tel sujet ne reviendrait sur le tapis qu’une fois que ses deux pieds auraient de leur côté retrouvés le sol. Par réflexe, elle resserra légèrement sa prise autour du jeune Serdaigle, craignant une chute à la fois physique et relationnelle. Elle ouvrit la bouche pour réagir à ses premières phrases, mais le garçon parti dans une série de manœuvres qui coupa court à toute discussion. Pour une fois, les douces explications de Mellitus ne parvinrent pas à apaiser son cœur qui cognait violemment dans sa poitrine dans l’attente de la suite de ses propos. Le sentait-il ? Cet organe vital prêt à se décrocher ? Ce drôle de trouble qui lui sucrait le bord des lèvres, ses lèvres.
Le garçon en revint finalement à la discussion de départ. Nellie se sentait plus faible que jamais, perdue derrière Mellitus, comme prête à recevoir le coup de grâce. Peut-être valait-il mieux que rien ne change ? Que le pas très clair reste un peu obscur pour la protéger de la déception. Ça ne l’ennuyait pas cette drôle de situation incertaine tant que le garçon pouvait de temps en temps lui prêter un baiser ou glisser ses mains chaudes dans ses boucles brunes. Peut-être qu’elle n’était pas si difficile, qu’elle préférait ne pas savoir, qu’elle n’avait demandé clarification que sur le coup de la bêtise, de la fatigue comme un petit brin de folie qui avait fini par la saisir au mauvais moment.
Mais Nellie n’eut pas le loisir de l’interrompre. Elle écouta, les doigts tremblants. La proximité l’empêchant de cacher toute sa fébrilité. Et puis ces mots envie de toi qui tournoyèrent dans son cerveau à toute allure. Son cœur qui rata brusquement un battement. La douceur du frisson qui la fit se sentir soudainement si vulnérable. La petite voix dans sa tête cherchait désespérément quelque chose à dire, à rétorquer, casser l’idéal avant qu’il ne la brise de l’intérieur, que la déception soit trop lourde, il lui fallait arrêter ce trop-plein par peur de tomber de si haut, de trop haut pour s’en remettre jamais. Elle rougit. Non, ça, il ne pouvait pas le voir.
Merci, souffla-t-elle simplement à son oreille. Comme un secret juste entre eux et les cieux. Tu sais, je…, hésita-t-elle un instant avant de se confier, tout ça est un peu nouveau pour moi. Inspiration. Je ne savais pas que je pouvais charmer qui que ce soit, mais… S’exprimer n’était définitivement pas son fort. Ce soir-là, je crois que, pour la première fois j’en avais envie : j’avais envie de te plaire. Sa peau était brûlante. Nellie jeta un coup d’œil catastrophé à ses mains pour vérifier qu’aucun scintillement suspect ne s’y était déclaré et fut soulagée de constater que son côté Vélane ne cherchait pas à lui faciliter la tâche. Mel, est-ce que tu veux bien, est-ce que tu… Ça se demandait ça ? Comme ça ? Suspendu dans les airs ? Sans pouvoir observer son visage ?
Message publié le 21/01/2026 à 21:31
Un échec semblait en entraîner un autre. Nellie, suivant l’exemple de Devon, s’appliqua à prendre quelques notes sur le petit entraînement que les deux Serdaigles avaient décidé d’improviser. Merci, glissa-t-elle doucement à son camarade qui lui avait généreusement prêté de quoi rendre compte de leur séance. Elle l’observa retenter son sortilège et le félicita chaleureusement en constatant sa réussite. Les deux élèves semblaient se porter vers le haut et il était plus qu’agréable d’essayer de nouvelles choses sans crainte d’un quelconque jugement de la part de son partenaire. Nellie devait avouer que cette sensation lui était plutôt étrangère. Son changement d’école n’était finalement pas si négatif.
Tu as raison de prendre des notes, ça permet aussi de constater sa progression. Parfois, j’ai un peu trop l’impression que je n’arrive à rien à force d’observer mes échecs ponctuels, mais ta méthode permet de se rendre compte de son évolution, c’est important, débita-t-elle en inscrivant la courte, mais non négligeable, liste des enchantements qu’elle avait eu le loisir de tester depuis le début de la journée. La jeune fille devait le reconnaître, elle comptait tout de même bien plus de réussites que d’échecs à son actif. Ce constat dessina un sourire sur son visage de demi-vélane. Bien, annonça-t-elle, je le retente !
Ventus, articula fermement Nellie après avoir repris sa position de départ. À nouveau, une légère brise sembla sortir de sa baguette sans toutefois atteindre les arbres de la forêt interdite.
Nellie Butler a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Mélodie !
- Sortilège
- Sortilège de la Bourrasque
- Difficulté
- 8
- Résultat D20
- 6
- Interprétation
- Échec
- XP gagnée
- 3
À nouveau, une légère brise sembla sortir de sa baguette sans toutefois atteindre les arbres de la forêt interdite.
Autres résultats possibles
Une belle bourrasque sembla sortir de sa baguette avant d'aller se perdre dans les branches des arbres de la forêt interdite.
Une petite bourrasque sembla sortir de sa baguette avant d'aller se perdre dans les branches des arbres de la forêt interdite.
Malheureusement, le sort n'eut pas le moindre effet et l'air resta aussi calme qu'il ne l'était jusque là.
Manipulation et coeurs troublés
Message publié le 21/01/2026 à 21:05
Le hall d’entrée se vidait petit à petit. Nellie balayait les différents groupes du regard, nerveuse et dépitée de ne pas apercevoir son ami parmi les élèves autorisés de sortie. Il n’était plus possible de croire à une panne de réveil, mais alors quoi ? Serait-il déjà parti pour le village ? Avait-il prévu une sortie avec quelques amis dont elle n’aurait pas entendu parler ? C’était possible après tout, les deux élèves n’étaient pas non plus collés ensemble en permanence, d’ailleurs, cela faisait plutôt plusieurs jours qu’ils n’avaient pas vraiment discuté, depuis… Cette fameuse soirée un peu trop riche en émotions.
La demi-vélane commençait à se demander si elle n’irait pas voir du côté du terrain de Quidditch quand la voix de Cassie avec laquelle elle pensait en avoir fini retentit à nouveau. Au son que firent les mots prononcés par celle-ci, Nellie écarquilla les yeux. Pour qui se prenait cette fille avec ces jugements déplacés ? Si personne ne répondait en cours, ni les professeurs ni les élèves n’apprendraient quoi que ce soit. Elle était bien idiote si elle prenait les interventions de Mellitus pour du cirage de botte. La jeune Serdaigle serra les dents, mais se retint in extremis de s’énerver : elle avait déjà pu observer de ses propres yeux l’attitude perverse de Cassie avec Sasha lors du cours de botanique et n’avait aucune envie de se retrouver dans une situation identique. Par ailleurs, la Gryffondor semblait posséder malgré elle une information d’un intérêt capital pour la jeune femme qui espérait qu’elle saurait lui en dire un peu plus.
Merci, souffla-t-elle. Son regard se porta soudain vaguement dans la direction de Pré-au-Lard. Elle ne savait pas s’il était utile qu’elle suive le garçon ou qu’elle interroge Cassie sur la destination que celui-ci avait envisagé d’atteindre. Peut-être n’avait-il d’ailleurs pas envie d’être suivi, sinon il aurait tout aussi bien pu proposer à la sorcière de l’accompagner après tout. Nellie sourit légèrement dans le vide. Tant pis, ce ne serait pas pour cette fois. Oh euh non rien, j’aurais peut-être aimé sortir avec lui… enfin je… à Pré-au-Lard, sortir de l’école, s’embrouilla la Serdaigle en piquant un fard monumental. Et voilà, s’en était terminé de sa dignité.
Trois paires d'ailes, deux aigles, un seul cœur
Message publié le 21/01/2026 à 15:27
Il y avait quelque chose de doux dans l’air et Nellie se sentit soudainement sereine auprès du jeune garçon. Peut-être n’avaient-ils besoin que d’un léger contact, électricité au bout de leurs phalanges pour se lier dans une drôle de bulle qui n’appartenait qu’à eux. La demi-vélane cherchait dans les yeux de Mellitus le moindre signe qui marquerait le passage à un état second. S’il retombait sous le charme, ils seraient fichus : il était pratiquement certain que le garçon ne pourrait pas gérer correctement la trajectoire du balai sans l’entièreté de ses neurones disponibles. Rester conscient, ne pas basculer était donc primordial. Ne serait-ce que par pur instinct de survie.
Contrairement à ce qu’elle pouvait renvoyer, Nellie était loin d’être particulièrement à l’aise avec son corps. Se mouvoir sur ses deux jambes avait déjà pendant de nombreuses années représenté un défi quasi quotidien. Alors, dans les airs… Elle avait toujours eu peur, plus jeune, de se rompre une cheville, un poignet, si fins, si fragiles que de nombreux jeux d’enfants lui semblaient connoter le danger mortel. Éviter toute activité périlleuse lui avait paru jusque-là être une seconde nature, mais, si l’am… enfin ce drôle de sentiment ambigu qui la liait au Serdaigle donnait des ailes, elle acceptait de le vérifier de ses propres yeux.
C’est qu’elle l’aimait bien, beaucoup, trop ? Son petit Serdaigle qui parlait sans discontinuer avec ses beaux mots de vieux livres qui résonnaient comme une mélodie à ses oreilles de musicienne. Elle le laissait débiter, attentive à la moindre syllabe, s’immergeait sans son monde calligraphié avec le plaisir de l’esthète. J’ai confiance en toi, affirma-t-elle avec un léger sourire. Il avait su, lui, se montrer à la hauteur de ses drôles de secrets, de ses charmes empoisonnés, accepter une Nellie à moitié Vélane, à moitié monstrueuse pour mettre le doigt avec ses doux mots sur la lumière qu’il décelait en elle alors il fallait, quel qu’en soit le prix, qu’elle lui rende ce qu’il lui avait offert : sa confiance.
J’ai été un peu déboussolée par la nuit dernière, avoua-t-elle avant de piquer un far. Enfin, pas à cause de toi, tenta-t-elle maladroitement de se rattraper, toi tu tu es merveilleux, mais... Elle s’enfonçait lentement et décida de couper court : on en reparlera plus tard si tu veux. Petit sourire mal à l’aise. Les doigts de Mellitus contre les siens, voilà, elle pouvait respirer.
Le garçon lui exposa le programme de la journée. Une excellente diversion à la gêne de Nellie qui hocha consciencieusement la tête aux explications de son ami. C'est parfait. Elle était terrifiée à l’idée de remonter sur un balai, mais également certaine qu’elle ne pourrait pas trouver meilleur professeur pour se remettre en piste. La jeune femme était loin de se considérer comme douée en magie, mais elle sortit sa baguette pour rassurer Mellitus et tenta de lancer le sortilège de coussinage sur le terrain : Moliare.
Le sort fonctionna, sécurisant une grande partie de la surface d'entraînement. Nellie sourit face à cette réussite avant de s'accrocher derrière Mellitus. Elle l'enlaça ainsi délicatement : ce cours particulier semblait définitivement en valoir la peine.
Nellie Butler a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Mélodie !
- Sortilège
- Sortilège du Coussinage
- Difficulté
- 4
- Résultat D20
- 5
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 10
Le sort fonctionna, sécurisant une grande partie de la surface d'entraînement. Nellie sourit face à cette réussite avant de s'accrocher derrière Mellitus. Elle l'enlaça ainsi délicatement : ce cours particulier semblait définitivement en valoir la peine.
Autres résultats possibles
Le sort fonctionna parfaitement, sécurisant l'ensemble de la surface d'entraînement. Nellie sourit face à cette franche réussite avant de s'accrocher derrière Mellitus. Elle l'enlaça ainsi délicatement : ce cours particulier semblait définitivement en valoir la peine.
Le sort ne sembla ramollir qu'une moitié de la surface d'entraînement. Il vaut peut-être mieux que je réessaie pour être sûre, indiqua-t-elle un peu déçue. Tu veux faire un petit tour pour tester le balai pendant que je finis de sécuriser le terrain ?
Le sort ne sembla cependant produire aucun effet sur la surface d'entraînement. Il vaut peut-être mieux que je réessaie pour être sûre, indiqua-t-elle un peu déçue. Tu veux faire un petit tour pour tester le balai pendant que je finis de sécuriser le terrain ?
Manipulation et coeurs troublés
Message publié le 20/01/2026 à 21:19
Nellie avait dérangé la jeune élève en pleine retouche de son maquillage. Il était vrai que cela lui allait plutôt bien, ce rouge assorti à l’assurance que la jeune femme semblait dégager. La Serdaigle avait déjà eu l’occasion d’entrapercevoir le tempérament de feu de la rouge et or et ce n’était pas elle qui se serait, de prime abord, frottée à ennuyer Cassie dans ses occupations, mais son nouvel ami semblait avoir des yeux qui méritaient tous les sacrifices.
La demi-vélane sursauta légèrement au bruit sec que fit le petit miroir de poche de son interlocutrice. Quelque chose en elle s’était réveillé ce soir-là dans la salle commune lorsqu’elle avait subitement compris en compagnie de Mellitus qu’elle n’était pas absolument dénuée des pouvoirs de sa mère, mais ses habitudes de jeune élève nerveuse et renfermée avaient la vie dure. Et puis elle n’allait pas lui faire un numéro de charme, si ?
Oh euh Mel c’est un élève de Serdaigle, tu sais, on était en binôme au cours de bota, murmura presque Nellie. Comment la jeune élève avait-elle pu oublier l’identité du garçon qui accaparait l’entièreté des pensées de la demi-vélane, de nuit comme de jour. Ces camarades ne semblaient pas en mesure d’apprécier la valeur de Mel, ce qui était vraiment regrettable pour eux. Nellie qui rougissait déjà, souffla en reculant un peu : ne t’inquiète pas, je-je vais le chercher de mon côté, merci. Petit sourire. Pitié, qu’on lui fasse don de la moitié de la confiance en elle de cette jeune femme immédiatement.
La jeune fille n’était cependant pas plus avancée à présent. Où pouvait bien se cacher le garçon ? Nellie n’était pas prête à abandonner l’idée de sa promenade à Pré-au-Lard main dans la main avec le Serdaigle. Elle aurait beaucoup donné en cet instant pour retourner marcher à ses côtés dans la neige. Sous les flocons, ses lèvres avaient-elles un goût de chocolat chaud ?