Harry Potter RPG

Liste des messages de Nellie Butler

Nellie Butler

Femme

16 ans

Hybride

Française

Mélodies et douceurs nocturnes

Message publié le 14/01/2026 à 21:34

Face à son instrument, Nellie semblait entrer dans une sorte d’état méditatif qui la coupait de l’extérieur. Aussi, elle ne remarqua pas directement la présence de son camarde lorsque celui-ci pénétra dans la pièce. Ses doigts virevoltaient avec délicatesse sur les touches du piano, comme mues par une intelligence propre. Tout lui semblait être en harmonie, comme si le clavier, la mélodie et elle ne formaient en réalité qu’un seul être perdu au milieu des notes. La jeune sorcière en oublia même quasiment son rendez-vous avec le Serdaigle, trop habitué qu’était son corps à se produire en solitaire. Dans l’intensité de l’instant, Nellie devenait mirage, illusion, chimère. Son corps frêle d’adolescente semblait évaporé en une myriade d’étincelles.

 

Le morceau toucha à sa fin, encore une note, puis une deuxième, c’était terminé. L’élève, apaisée, sourit avec tendresse en offrant une dernière caresse à l’instrument. Elle tourna un visage encore empreint de cet instant volé vers Mellitus dont elle sentait maintenant la présence. Sortie de son état d’ivresse mélodique, la demi-vélane piqua un far en entendant les propos de son ami. Sa réaction la toucha dans un premier temps, tandis qu’elle tentait d’y répondre par un petit Oh merci un peu gêné. Le jeune homme était très élégant ce soir. À vrai dire, Nellie ne l’avait jamais vu qu’emmitouflé de nombreuses couches et ignorait presque tout du corps que ces dernières avaient l’habitude de recouvrir à cette période de l’année. Le garçon était plutôt athlétique et la jeune fille se promit de lui demander à quel poste il jouait au Quidditch. Elle ne comprenait définitivement pas cette histoire de renvoi de l’équipe et se jura de faire tout son possible pour réintégrer le jeune aigle à la place qui devait être la sienne: dans les airs. L’heure n’était cependant pas à ce type de réflexion. La jeune fille se concentra, flattée, sur l’effort vestimentaire qu’avait fait Mellitus pour ce qu’elle imaginait être l’occasion.

 

Nellie détourna son regard quelques secondes pour fixer la nuit d’hiver que laissaient entrevoir les hautes fenêtres de la salle commune. Le garçon voulait sans doute lui faire plaisir avec son enthousiasme démesuré, mais, si Nellie avait jamais possédé un réel talent, elle était pratiquement sûre qu’Athénaïs lui en aurait fait part. À moins qu’une absence de commentaires désagréables n’ait la même signification dans le langage de la Ravental. Non, dans tous les cas, elle peinait à croire les compliments de Mellitus. Comment le jeune homme, par ailleurs si cultivé, avait-il pu considérer que ses improvisations d’écolière relevaient réellement du sublime ? Et pourquoi, par ailleurs, était-il soudainement si taiseux ce soir ? Ce n’était pas de cette façon qu’elle avait appris à le découvrir. Nellie tourna soudainement la tête vers le garçon. Ce dernier semblait figé. Le cœur de la Serdaigle rata un battement tandis qu’elle délaissait son piano pour se pencher tout à fait vers son compagnon nocturne. Mel ?, s’enquit-elle, la voix inquiète. Brusquement paniquée, la jeune fille attrapa la main de son ami. Elle pouvait sentir le cœur du jeune Serdaigle battre à tout rompre à travers sa paume. Son regard semblait tétanisé comme s’il la regardait sans la voir. Cette expression n’était pas étrangère à Nellie dans l’esprit de laquelle les différentes pièces du puzzle finissaient par s’assembler. Oh mon Dieu, murmura-t-elle en français alors que deux grosses larmes roulaient sur ses joues de stupide demi-vélane.


Mélodies et douceurs nocturnes

Message publié le 14/01/2026 à 15:18

w/ Mellitus 

 

La salle commune de Serdaigle était plongée dans l’obscurité d’une nuit cotonneuse. Le ciel avait cessé de cracher sa poudreuse sans pour autant se départir des lourds nuages qui continuaient de le voiler. Ce soir, la douce lumière de la lune ne projetterait pas ses reflets bleutés dans la pièce. L’atmosphère hiémale donnait à voir un autre type de féérie. Nellie avait l’impression de rejouer une scène qu’elle avait déjà vécue aux côtés de la jeune Athénaïs. Cette fois, cependant, elle avait volontairement choisi d’ouvrir à un étranger cette bulle d’apaisement qu’elle tentait de recréer tous les soirs. Un étranger qui ne l’était sans doute déjà plus tant. Mellitus. La jeune sorcière gardait un doux souvenir de leur promenade enneigée ainsi qu’un léger rhume malgré toute la prévenance dont avait cherché à l’entourer le garçon. Malgré elle, Nellie ne pouvait s’empêcher de sourire comme une enfant, partagée entre l’impatience et la peur de lui faire découvrir son jardin secret.

 

Imitant les gestes de l’autre demi-vélane qu’elle avait rencontrée, la sorcière pointa sa baguette vers l’âtre pour en raviver la flamme : incendio, murmura-t-elle. Elle allait avoir besoin d’un peu plus de lumière pour glisser ses doigts fins sur les touches blanches et noires de l’instrument. Les dernières braises s'enflammèrent, diffusant leur chaleur dans la pièce.

 

Mellitus et elle avaient convenu d’une heure plutôt tardive à laquelle se retrouver hors de leur dortoir. La jeune sorcière avait eu peur un instant malgré tout de tomber nez à nez avec un élève en quittant sa chambre sur la pointe des pieds, le léger clavier glissé sous son bras, mais pas de danger, la pièce était belle et bien déserte. Elle déposa son piano magique sur la petite table basse qu’elle avait pris l’habitude d’occuper, non sans en chasser les différents livres que ses camarades avaient pu laisser traîner sur le mobilier. Du coin de l’œil, elle aperçut un des petits origamis en forme de grue qu’elle s’était amusée à métamorphoser avec Devon. La sorcière faisait de belles rencontres en ce moment. Elle prit un instant pour apprécier le silence et la douceur de cette fin de soirée et expira lentement, essayant de chasser ce trouble qui lui asseyait le cœur à l’idée de revoir son camarade.

 

Tout était prêt pour l’arrivée du garçon et Nellie décida de pianoter rapidement une petite mélodie en l’attendant. Le volume de l’instrument était réglé proche du minimum pour ne pas risquer de réveiller d’autres élèves, ou pire, un préfet comme le lui avait mentionné Athénaïs en début d’année. La jeune fille se disait qu’elle se sentirait sans doute moins anxieuse si Mellitus arrivait pendant son morceau qu’en se trouvant forcée de commencer à jouer devant lui. Elle prit donc le parti de ne pas l’attendre et, comme chaque soir, la même magie s’empara d’elle.

 

Nellie oublia l’entièreté de son monde lorsque ses mains se posèrent sur l’instrument, les contours, les bruits, les odeurs disparaissaient autour d’elle pour que résonne le seul bruit du piano. Son cœur battait dans sa poitrine au rythme de la symphonie et, petit à petit les critiques de sa mère, son autodépréciation permanente, l’ensemble de ses petits ou grands échecs, de ses hontes plus ou moins lourdes, plus ou moins légitimes s’éloignaient pour ne laisser place qu’à une douce sérénité. Sans ces moments suspendus, la jeune sorcière ne savait pas comment elle aurait survécu à ses journées jusque-là. Elle se demandait d’ailleurs comment ceux qui ne jouaient pas de musique parvenaient à s’en sortir dans un quotidien si tourmenté. Concentrée sur le piano, perdue dans sa mélodie, Nellie cessait de réfléchir. Elle jouait instinctivement, sans se poser de question, alors qu’autour d’elle tout son charme de demi-vélane se déployait. Sa peau délicate scintillait comme un clair de lune tandis que ses longs cheveux châtains se trouvaient soudainement parés de reflets d’or. Sans en avoir conscience, elle attirait son ami dans un piège aussi dangereux que surnaturel.

Nellie Butler a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Mélodie !

Sortilège
Sortilège de Combustion
Difficulté
4
Résultat D20
7
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Les dernières braises se s'enflammèrent, diffusant leur chaleur dans la pièce.

Autres résultats possibles

Les dernières braises se s'enflammèrent instantanément, diffusant leur chaleur dans la pièce.

Malheureusement, seules quelques flammèches prirent vie dans la cheminée avant de s'éteindre lentement. Nellie soupira. Il faudrait qu'elle pense à demander un coup de main à son ami serdaigle pour ça.

Malheureusement, rien ne se produisit et Nellie soupira. Il faudrait qu'elle pense à demander un coup de main au serdaigle pour ça.


Rendez-vous chaleureux sous la neige fondante

Message publié le 14/01/2026 à 10:29

Nellie commençait véritablement à boire les paroles de son interlocuteur. Mellitus maniait les mots avec une aisance qui l’impressionnait même si elle avait chaque fois besoin de  quelques secondes de réflexion après ses tirades pour vérifier qu’elle en avait bien compris le sens. Le garçon débitait et les inflexions de sa voix dessinaient une drôle de mélodie dans l’esprit de la jeune sorcière. Il lui tardait de retrouver son piano ce soir pour y déverser toutes les émotions de cette surprenante journée, mais, pour l’heure, elle tâchait de profiter de l’instant présent, chose peu aisée pour une gamine qu’un rien pouvait angoisser.

 

Elle hochait la tête aux propos du serdaigle sur la neige. Oui, le monde semblait plus doux une fois enneigé, bien qu’en réalité, il se trouvait aussi être plus dangereux. Nellie observait le jeune garçon animé par ses contemplations esthétiques. Lui aussi se faisait progressivement la cible des quelques flocons qui atterrissaient dans ses mèches blondes. Petit à petit, le château s’éloignait derrière eux, mais Nellie avait depuis longtemps la sensation de vivre un moment hors du temps. Mellitus semblait catégoriquement refuser de la laisser croire à sa médiocrité, pourtant, Nellie se sentait plutôt réaliste quant au regard qu’elle pouvait porter sur ses propres capacités. Sa mère aurait probablement incendié le garçon pour avoir osé tenter de mettre dans la tête de sa fille des certitudes pareilles. Mais sa maman n’était pas là, alors Nellie prit les compliments que lui tendait chaleureusement son camarade.

 

Oui, chez nous, on parle de la langue de Molière, indiqua-t-elle en prononçant l’expression en français, mais à vrai dire, je ne suis pas une grande fan de ses œuvres. Il était vrai que la référence littéraire aurait pu être actualisée depuis, par ailleurs, au-delà de l’expression, elle doutait fort qu’il s’agisse réellement du plus grand ponte de la littérature : il y avait tellement eu d’auteurs et d’autrices en France, ce devait plutôt être une expression qu’une réelle vérité. Et toi, tu écris ?

 

Nellie ne savait pas bien à quoi rimaient ces histoires de maison. Il n’y avait pas de répartition à Beauxbâtons et elle ne s’attendait pas à en trouver une dans cette nouvelle école. Même s’il ne fallait pas sacrifier la nuance, les stéréotypes avaient la vie dure au château, elle l’avait rapidement compris. Son interlocuteur semblait par ailleurs serdaigle jusqu’au bout des ongles. Si ce n’était pas encore une preuve de l’inadaptation de Nellie au système… La jeune sorcière rit à nouveau en entendant les propos de Mellitus sur son potentiel caractère de griffonne. Elle ne savait pas toujours bien où se situait le ton de la conversation. Le garçon semblait les faire naviguer entre le sérieux et l’humour. Il avait sans doute raison d’agir ainsi : sur ces sujets, la discussion pouvait vite devenir un peu trop intense et Nellie tentait déjà de calmer le feu qui lui montait ponctuellement aux joues, accompagné par les coups répétés de son cœur contre sa poitrine.

 

Tu as de bons contacts, affirma-t-elle alors que le garçon lui révélait l’origine de ses gourdes de chocolat chaud. À nouveau, Mellitus parvint à jongler savamment entre profondeur et légèreté pour répondre à la jeune fille qui lui retournait ses questions. Il n’y avait rien d’original à le faire parler des mêmes sujets, mais il fallait bien commencer quelque part. Cette fois, Nellie ne l’interrompit pas pour réagir. Elle l’écouta patiemment évoquer ce qui semblait être de désagréables souvenirs, ses joies et puis ses peines avant de se sentir un peu lâche d’avoir répondu aux mêmes questions avec moins de sincérité que le bleu et bronze. Sa retenue créait à présent un drôle de déséquilibre qui ne manqua pas de mettre le garçon mal à l’aise malgré sa pointe d’humour. Nellie se demanda s’il faisait toujours preuve de tant d’esprit, ou bien si son autodérision était une stratégie d’autodéfense pour cacher sa gêne. Quoiqu’il en fût, c’était un subterfuge que la demi-vélane maîtrisait très mal. Elle ouvrit la bouche pour répondre au garçon, mais n’eut pas le temps d’entamer une tirade que celui-ci changea de sujet tout en lui proposant sa veste.

 

Plongée dans les paroles de son interlocuteur, Nellie avait presque oublié le froid ambiant, mais elle n’eut pas le cœur de refuser la veste Merci, mais toi tu, rougit-elle, de quelle matière es-tu fait pour ne pas trembler ? Elle sourit en rassemblant autour d’elle les pans de la veste du jeune garçon, il était vrai que cette couche supplémentaire n’était pas superflue. Ignorant pour le moment les nouvelles questions sur sa musique, elle évita son sujet préféré pour sélectionner avec soin les mots qu’elle allait prononcer en réponse aux récits du jeune aigle. Ça ne doit pas être facile d’être né moldu. À vrai dire, Nellie n’y avait jamais vraiment réfléchi avant aujourd’hui. La découverte soudaine de tout un monde magique n’avait cependant rien d’anodin, le garçon avait été plongé dans le grand bain sans bouée de sauvetage, si, en plus, comme la jeune fille pensait le comprendre, l’élève avait auparavant évolué dans un univers religieux, elle n’osait imaginer le contraste. Tu as beaucoup de mérite d’être arrivé jusqu’ici, souffla-t-elle, certains apprennent à voler avant de savoir marcher dans le monde des sorciers. Elle se rappelait un petit balai-jouet que son père avait offert à l’un de ses neveux à l’occasion de ses deux ans. Nellie se rendit compte qu’au vu de son âge, le garçon était destiné à quitter l’école à la fin de l’année scolaire. Elle retint une grimace. Le piège était donc là : peu importait la relation qu’ils pourraient tisser ensemble, la sorcière était destinée à errer à nouveau seule dans les couloirs l’année prochaine. Ton départ serait une grande perte pour ce monde, énonça-t-elle en pensant pour moi, ta vision des choses est précieuse, voilà, bon argument pour se donner contenance, tu ne t’en rends sans doute pas compte puisqu’elle t’est naturelle, mais… Nellie chercha le regard du serdaigle, moi je le vois.

 

La jeune fille ne savait pas si ses paroles suffiraient à mettre du baume au cœur de son compagnon de marche. Elle était déçue de ne pas être capable de manier les mots comme lui pour lui rendre la pareille avec force encouragements. Elle ne pouvait que faire ce qu’elle maîtrisait le mieux : du grand Nellie. J’ai un peu appris le piano toute seule, avoua-t-elle, je jouais comme ça me venait. J’essaie d’apprendre avec un peu plus de rigueur maintenant, la musique, ça passe aussi par le solfège, mais… La jeune sorcière avait mis longtemps à comprendre l’intérêt que pouvait représenter le fait de déchiffrer une partition ou de pratiquer régulièrement ses gammes. Le piano lui servait d’exutoire et elle n’envisageait pas de faire du seul don qu’elle semblait avoir une sorte d’exercice scolaire fastidieux, on va dire que, le plus souvent, j’improvise pour m’apaiser. La neige commençait à tomber sévèrement et Nellie tourna sur elle-même pour reprendre la direction du château : ça te dirait qu’on aille dîner ?, interrogea-t-elle. Si le garçon tombait malade par sa faute, elle risquait de s’en vouloir pour l’éternité. Mue par une soudaine poussée de courage, elle déclara : si tu m’apprends à voler, je te jouerai quelques mélodies. Elle tendit sa main droite gantée vers celle du serdaigle, paume ouverte vers le haut comme pour sceller un pacte. Si le garçon lui tendait sa main droite, elle la lui serrerait simplement, s’il lui tendait la gauche, Nellie prit le parti de ne pas la lâcher jusqu’au château, s’il ne lui tendait rien, hé bien, elle s’enfuirait probablement jusqu’à son dortoir pour en plus jamais en sortir.


Entraide entre aigles

Message publié le 13/01/2026 à 21:55

Nellie était contente de s’être trouvé un camarade pour pratiquer les exercices fastidieux de son cours de métamorphose : il était beaucoup moins pénible de s’amuser à tester des enchantements pour le plaisir de la découverte que de s’acharner seul dans son coin. Oh tu viens de Beauxbâtons ! C’est pour ça que ton visage me disait quelque chose, exprima-t-elle avec satisfaction. Il était toujours plaisant de mettre le doigt sur une petite énigme de ce genre, le type d’interrogation qui pouvait vous empêcher de dormir pendant quelques heures une fois la nuit tombée, ou était-ce seulement son cas à elle ? Devon était contre toute attente plutôt encourageant. Contrairement à elle, il semblait avoir confiance en ses capacités et la jeune fille soupira doucement : s’il pouvait lui transférer un peu d’assurance, elle serait sans doute moins hésitante. Ça aussi, c’était un facteur d’échec. Peut-être fallait-il qu’elle arrête de penser que sa valeur dépendait de son aptitude à jeter un sort.

 

Cela semblait si simple pour le sorcier que la demi-vélane se prit au jeu. Selon lui, l’entraînement semblait être la clef, mais, pour la jeune sorcière, il semblait y avoir quelque chose de plus profond. Sans y croire réellement, pouvait-elle y arriver ? Rien n’était moins sûr. Elle observa Devon tenter un sortilège de duplication. Celui-ci fonctionna avec un résultat plus que correct. Oh félicitations, laissa-t-elle échapper, impressionnée par la performance. C’est vrai que tu maîtrises l’exercice, en plus ça nous fait un nouvel oiseau, sourit-elle. Le sorcier était clairement plus doué qu’elle, il testait un sortilège pour la toute première fois et c’était déjà une réussite. Nellie essaya de ne pas prendre la démonstration comme un reflet de sa propre médiocrité et se reconcentra sur sa grue de papier. Entraînement avait dit son camarade de jeu. Elle visualisa une nouvelle fois la jolie couleur jaune qu'elle avait en tête et prononca à nouveau la formule : Colovaria ! Immédiatement, le bleu pâle de l'origami fit place à un beau jaune vif. Nellie qui n'en revenait pas le tendit tout sourire à Devon. Tu as vu ça, s'amusa-t-elle, à ton tour !

 

Au fait, pourquoi tu as quitté Beauxbâtons ?, interrogea-t-elle tout en sachant qu’elle s’aventurait sur un terrain bien moins amusant si le garçon décidait de lui retourner la question.

Nellie Butler a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Mélodie !

Sortilège
Enchantement Change-Couleur
Difficulté
8
Résultat D20
20
Interprétation
Réussite Critique
XP gagnée
6

Immédiatement, le bleu pâle de l'origami fit place à un beau jaune vif. Nellie qui n'en revenait pas le tendit tout sourire à Devon. Tu as vu ça, s'amusa-t-elle, à ton tour !

Autres résultats possibles

Le bleu pâle de l'origami prit une jolie teinte jaune, pas aussi vive que Nellie l'aurait souhaitée, mais assez pour considérer que le sortilège était une réussite. La jeune sorcière le tendit à Devon : tu as vu ça, s'amusa-t-elle, à ton tour !

Malheureusement, son sortilège n'eut pas plus d'effet que le précédent et l'oiseau resta tristement bleu. La sorcière soupira.

Malheureusement, non seulement le bleu de l'origami ne bougea pas d'un pouce, mais le malheureux petit oiseau de papier explosa dans un petit bruit. La sorcière soupira.


Rendez-vous chaleureux sous la neige fondante

Message publié le 13/01/2026 à 19:47

Nellie avait tendance à s’attacher avec une facilité démesurée à de parfaits inconnus. Cependant, l’expérience de la vie et la confrontation avec quelques sorciers mal intentionnés dans les différents établissements qu’elle avait pu rejoindre avaient mis à mal ce trait de caractère, laissant là une jeune adolescente un peu perdue qui tentait méticuleusement de calculer la moindre de ses interactions pour vérifier que son comportement n’allait pas causer un quelconque tord dont l’issue fatale ne pourrait être que la rupture amicale. Il paraissait que les personnes méchantes souffraient en fait atrocement, en réalité, c’était aussi et peut-être même surtout le cas de celles qui se montraient bien trop gentilles de peur de froisser en provoquant dans le même temps le rejet. Dans ce domaine, Nellie en connaissait un rayon, il suffisait de voir la relation qu’elle entretenait avec sa Vélane de mère et comment, de l’autre côté de la mer, cette dernière continuait de lui porter atteinte sans avoir à lever le petit doigt.

 

Ainsi, la bienveillance de Mellitus lui semblait presque suspecte, presque, mais la jeune fille ne pouvait s’empêcher d’être touchée de plein fouet par la douceur et la prévenance de ses paroles qui coulaient directement dans son corps tel un sirop contre le mal de vivre. À ses côtés, Nellie se sentait étrangement plus légère, mais pour combien de temps ? Parviendrait-elle à ne pas tout faire foirer cette fois ? Il arrivait que, devant l’ampleur du bonheur qu’elle s’imaginait ressentir si toutes les interactions se déroulaient correctement, la jeune sorcière choisisse finalement de ne pas s’engager dans un lien dont elle ne pourrait pas se remettre si elle venait à tout gâcher. La question était peut-être donc plutôt : allait-elle prendre le risque de s’attacher une nouvelle fois ?

 

Face à la réponse brève du sorcier à son interrogation sur le cours de botanique, Nellie hocha un peu la tête en s’entendant renvoyer la question. Peut-être aurait-elle pu parler du profond malaise qui ne la quittait pas lorsqu’elle se rendait en cours sous les couleurs de sa maison, mais, peu importe, son camarde avait dû trouver cette banalité inintéressante. Voilà encore une pensée qui réapparaitrait probablement ce soir au milieu de ses tourments nocturnes, dans la flopée de situations déstabilisantes que son cerveau choisissait de lui faire revivre comme s’il s’agissait de son feuilleton préféré. Heureusement, les deux serdaigles se mirent à marcher, permettant à Nellie, qui ne savait pas quoi faire de son corps et tenait la gourde de Mellitus telle une bouée de sauvetage pour se donner contenance, de sortir de son malaise statique. Demi-vélane, tu parles.

 

Il n’y avait pas à dire, le garçon avait de la conversation et c’était peut-être la meilleure stratégie à adopter face à une Nellie mi-frigorifiée par la neige, mi-tétanisée par la peur de décevoir. L’attitude de Mellitus parvenait à réchauffer son corps en même temps que son esprit et la jeune fille ne put retenir un rire spontané face à son imitation d’eux-mêmes version cryo… cryoquoi déjà ? Finalement, cette imitation était bienvenue. Oui, je ne m’attendais pas à ce qu’il fasse si froid, mais que c’est beau, souffla-t-elle, les yeux brillants tournés vers le ciel. Tu ferais une super statue !, ajouta-t-elle en espérant ainsi se glisser dans le ton de la conversation. Un deuxième petit rire de la jeune fille vint accompagner la suite des propos du jeune homme. Depuis combien de temps n’avait-elle plus ri comme ça ? Il lui sembla que ses barrières de méfiance mentale cédaient tout à coup. J’aime bien la façon dont tu parles, répondit-elle, moi je ne dis pas très bien les choses. Je m’exprime mieux en français. La jeune fille avait beau avoir un père d’origine britannique, il était vrai qu’avoir passé quasi seize ans de sa vie en France avait laissé des lacunes dans son vocabulaire anglais.

 

Nellie essuya l’excuse de Mellitus avec un sourire. Elle avait parfois la nette impression que lui aussi possédait un cerveau un peu étrange qui le faisait croire à des chimères. Oh non, tu sais, on me le demande beaucoup ces derniers temps, je ne suis à Poudlard que depuis septembre, avoua-t-elle. J’étais à Beauxbâtons avant, ma… ma mère est française. Nellie n’en dit pas plus, en un éclair, le monde sembla lui retomber sur les épaules. Heureusement, le serdaigle enchaîna, arrachant un nouveau sourire à la demi-vélane, décidément. À vrai dire, je ne sais pas pourquoi on m’a envoyée chez les serdaigles, soupira Nellie. Ma… punaise, allait-elle y arriver à la fin ? ma maman m’a toujours dit que j’étais une vraie petite cracmolle. De ce que j’ai cru comprendre pourtant, cette maison regroupe des élèves intelligents, mais… Encore une phrase qui n’aurait jamais de fin.

 

La sorcière se décida finalement à boire une gorgée de chocolat chaud. Le liquide lui brûla un peu la gorge, mais cette sensation lui fit étrangement du bien. Il est délicieux !, énonça-t-elle en luttant pour retenir les quelques larmes qui déjà lui montaient aux yeux. En fait, j’adore la musique. Je… je fais du piano, mais tous les instruments me plaisent en réalité. En terrain connu, Nellie devint soudainement loquace, comme pour échapper à la discussion précédente, elle continua : souvent j’attends que la nuit tombe et, quand tout le monde dort, je redescends dans la salle commune pour m’entraîner, avoua-t-elle. C’était une confidence qu’elle n’avait jamais faite à personne, si l’on exceptait Athénaïs évidemment, mais c’était bien malgré elle que le secret lui avait été révélé. Et toi alors ? D’où tu viens ? J’imagine que tu aimes les livres puisque tu parles comme eux, interrogea Nellie en renvoyant la balle à son interlocuteur.


Rendez-vous chaleureux sous la neige fondante

Message publié le 13/01/2026 à 14:56

Grâce au petit enchantement, Nellie se réchauffait quelque peu. Elle expira d’aise en frottant doucement ses paumes gantées l’une contre l’autre. Elle regrettait la grosse cape de laine qu’elle avait hésité à emporter avant de la laisser dans son dortoir. Peu importait, à présent, son… ami ? ne devrait plus tarder. Ami, c’était un joli mot, quelque chose de doux, de chaleureux, une petite flamme de tendresse dans cet univers glacé. Nellie ne savait pas si le terme était approprié : à quoi reconnaissait-on les amis ? Assurément, réfléchissait-elle, prévoir de se voir en dehors des cours, c’était un pas en dehors du cercle des simples connaissances, non ? La jeune fille haussa les épaules en essayant d’arrêter de réfléchir. Encore quelques secondes de plus et son cerveau parviendrait à la convaincre que tout n’était que le fruit de son imagination et que rendez-vous ou amitié n’avaient jamais existé que dans ses rêves les plus fous.

 

Les quelques flocons que le ciel offrait en cette fin d’après-midi s’écrasaient sur ses joues en gouttelettes, fondant instantanément au contact de sa peau d’humaine. La sorcière avait l’habitude d’avoir le visage humide au vu des nombreuses larmes que le quotidien semblait tenir à lui faire verser chaque jour. La sensation ne la dérangeait pas, ou plus, c’était selon. Ces pleurs célestes avaient cependant la faculté de la ramener de temps à autre à son corps, la sortant ainsi du même coup du rouage détestable de ses pensées. En effet, l’attente, qui n’avait en réalité duré qu’une poignée de secondes, lui semblait bien longue au regard de l’impatience-angoisse qu’elle ressentait à l’idée de revoir le serdaigle.

 

Hey, Nellie ! Même si elle s’y était mentalement préparée, la jeune fille sursauta en entendant la voix de Mellitus résonner à travers la météo hivernale. Ça fait longtemps que tu attends ? Je te prie d'accepter mes excuses, je croyais être à l'heure. T'as l'air frigorifiée. Attends… Le sorcier approchait à grands pas et Nellie se tourna vers lui. Un grand sourire illuminait son visage, répandant dans tous ses membres une sensation de chaleur peut-être encore plus agréable que celle du sortilège. Il y avait beaucoup de choses qu’elle appréciait particulièrement chez lui, son enthousiasme, ses précautions pour éviter de la froisser, sa prévenance et… Le jeune garçon sortit de ses poches deux gourdes. Chocolat chaud. Bien sucré, pas trop sucré. Nellie laissa échapper un petit rire. Bonjour Mellitus, sourit-elle. Et peut-être par-dessus tout cette douce spontanéité qui arrivait toujours à propos.

 

Je… je peux ?, interrogea de manière rhétorique la sorcière avant de saisir délicatement l’une des deux gourdes que lui tendait le garçon, celle qu’il avait désignée comme « bien sucrée » : il allait lui falloir de l’énergie pour affronter les basses températures. Elle colla ses mains puis sa joue à la gourde chaude avant de souffler, merci, merci, quelle excellente idée ! Nellie ferma les yeux un instant, se mordit discrètement l’intérieur de la lèvre et les rouvrit comme pour vérifier qu’elle ne rêvait pas. Je suis contente de te voir, ajouta-t-elle au garçon qui se trouvait bel et bien être là, en chair et en os. Tu n’es pas du tout en retard, en vérité, c’est moi qui avais peur de Nellie avait la fâcheuse habitude d’abandonner ses phrases en cours de route, les trouvant soudainement stupides, trop longues ou hors de propos. Tu vas bien depuis le cours de bota ? Banalité. Ça te, ça te va si on marche un peu ? Le paysage commençait petit à petit à blanchir et Nellie mourait d’envie de gouter au chocolat chaud que Mellitus avait apporté et guettait le moment où celui-ci en gouterait une gorgée pour l’imiter sans avoir l’air impolie.


Rendez-vous chaleureux sous la neige fondante

Message publié le 12/01/2026 à 22:27

W/ Mellitus Cavell

 

Nellie et Mellitus s’étaient donné rendez-vous devant le château en fin d’après-midi, alors que le soleil d’hiver quittait déjà l’école de sorcellerie. Le ciel était voilé et il ne faisait pas très chaud, l’on pouvait même dire froid, oui, voilà : l’air du dehors était glacé. Nellie grelotait sous un épais manteau, le cerveau encore emmêlé de toutes les angoisses de la journée qu’elle n’avait pas pu tranquillement digérer. Cela faisait plusieurs fois qu’elle croisait le jeune Serdaigle, au détour d’une sortie scolaire ou d’un cours, dans des cadres qui ne prêtaient qu’à moitié à la discussion et les deux élèves avaient fini par exprimer de manière plus ou moins tacite qu’il pourrait être chouette de se retrouver, dans un autre cadre. Sur le moment, Nellie avait paniqué et proposé un point de rendez-vous dehors malgré le temps gelé. Les deux élèves auraient pu tout simplement se retrouver dans leur salle commune, mais, à cette heure-ci, elle devait être remplie par les serdaigles dans une ambiance studieuse plutôt proche de celle de la bibliothèque, compliqué donc d’y discuter librement.

 

La jeune sorcière avait les joues et le nez rougis par la fraicheur hivernale. Si son camarade ne se dépêchait pas, elle risquait bien de finir en petite statue de glace pour l’éternité. Du moins, c’était ce que son cerveau paniqué avait envisagé comme possibilité plausible à sa situation. Quoi qu’il en soit, elle se demandait si elle ne préférerait pas mourir ici d’hypothermie que de remonter penaude dans la salle commune en prenant le risque de recroiser le garçon si celui-ci finissait par se dire qu’il avait mieux à faire que de retrouver une demi-vélane en échec scolaire devant les portes du château. Plus les secondes défilaient, plus Nellie en était sûre : Mellitus ne viendrait pas. La jeune fille jeta un coup d’œil à sa monte et soupira à moitié de soulagement en se rendant compte que l’heure du rendez-vous n’était pas même encore arrivée. Nellie 1 – angoisse 0, pensa-t-elle en notant soigneusement le score dans son esprit. Soulagée par cette information, elle pointa sa baguette contre un pan de son manteau pour tenter de se réchauffer : Calidum, articula-t-elle consciencieusement, une douce chaleur se répandit délicatement dans le vêtement, arrêtant du même coup les grelottements de la sorcière tandis qu’au-dessus d’elle commencèrent à tomber de délicats petits flocons. Une première neige à Poudlard, pensa la sorcière en fermant les yeux un instant. Elle était bien.

 

 

Nellie Butler a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Mélodie !

Sortilège
Enchantement Réchauffant
Difficulté
4
Résultat D20
18
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

 une douce chaleur se répandit délicatement dans le vêtement, arrêtant du même coup les grelottements de la sorcière 

Autres résultats possibles

 une vive chaleur se répandit rapidement dans le vêtement, arrêtant du même coup les grelottements de la sorcière 

 mais il ne se passa rien

 mais il ne se passa rien du tout


Entraide entre aigles

Message publié le 12/01/2026 à 21:59

Nellie n’en croyait pas ses yeux, le papier avait réellement pris vie ! Sous ses yeux ! Un doux sourire étira ses lèvres en répandant une vague de satisfaction dans tout son corps. Les petites victoires étaient bien trop rares ces derniers temps : elle savourait celle-ci. Peut-être ce léger bonheur abaissa-t-il momentanément sa garde ? Quoi qu’il en soit, elle ne se troubla pas directement face à l’interlocuteur qui venait d’apparaître à ses côtés. J’adore ce sort, bravo ! Un jour, j’ai transformé un cendrier en une volée d’oiseaux multicolores, c’était incroyable. Nellie tourna la tête vers la source de ces mots et ses joues rosirent de plaisir malgré elle. La jeune femme était loin d’être une habituée des éloges et, touchée par les propos du garçon qui lui faisait face, elle dut savamment retenir les larmes qui lui montaient aux yeux. La bienveillance, ce mythe semblait donc bel et bien exister. L’intervention de l’élève de Serdaigle venait à la fois de confirmer qu’elle n’avait pas rêvé sa réussite, mais également qu’elle pouvait en être fière, c’était presque trop d’émotions pour la journée.

 

Je suis Devon, Devon Veno, Serdaigle en septième année. Je ne pense pas t’avoir déjà vue par ici… je me trompe ? Son visage disait vaguement quelque chose à Nellie. La demi-vélane le détailla discrètement en cherchant où elle avait bien pu croiser ses traits. Nellie Butler, sourit-elle en lui tendant la main, sixième année et oui toujours. Non non, je suis… nouvelle, articula la sorcière en évitant la grimace que cet état de fait avait l’habitude de faire monter à son visage. Cela ne fait que quelques mois que je suis à Poudlard, je viens de Beauxbâtons ! Elle avait répété tant de fois, timidement, les mêmes mots pour répondre aux questions curieuses des autres élèves de sixième au début de l’année que s’exprimer une énième fois à ce sujet n’aurait plus dû lui pincer le cœur. Et pourtant… Nellie tenta à nouveau de sourire pour cacher son malaise. Merci en tout cas, souffla-t-elle, c’est drôle, d’habitude, je suis assez nulle pour ce qui est… hé bien de la magie en général figure toi. Ta présence doit me porter chance.

 

La jeune élève se saisit d’un nouvel oiseau de papier. J’ai pas mal de lacunes en métamorphose. Ce qui est de niveau BUSE est plus ou moins maîtrisé, mais clairement, je ne suis pas encore prête pour les ASPIC, soupira-t-elle. Le jeune garçon bientôt diplômé devait sans doute se dire qu’elle était trop exigeante avec elle-même pour désirer déjà être à la hauteur d’un examen qu’elle avait encore un an et demi pour maitriser, mais c’était sans savoir que sa jeune interlocutrice était en réalité en train de recommencer son année. L’origami d’un bleu pâle sembla tout à coup bien fade à la sorcière. Gargarisée par sa dernière réussite, Nellie, qui avait rarement été si loquace, pointa sa baguette vers la grue et se concentra pour visualiser un jaune plutôt vif. Colovaria, articula-t-elle.

Malheureusement, le bleu de l'origami ne bougea pas d'un pouce, tout juste prit-il peut-être une couleur légèrement verdâtre. La sorcière soupira, et voila, j'ai dû avoir la chance de la débutante tout à l'heure... C'est un sortilège que tu maîtrises ? 

 

 

Nellie Butler a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Mélodie !

Sortilège
Enchantement Change-Couleur
Difficulté
8
Résultat D20
6
Interprétation
Échec
XP gagnée
10

Malheureusement, le bleu de l'origami ne bougea pas d'un pouce, tout juste prit-il peut-être une couleur légèrement verdâtre. La sorcière soupira, et voila, j'ai dû avoir la chance de la débutante tout à l'heure... C'est un sortilège que tu maîtrises ? 

 

Autres résultats possibles

Immédiatement, le bleu pâle de l'origami fit place à un beau jaune vif. Nellie qui n'en revenait pas le tendit tout sourire à Devon. C'est pas vrai, tu me portes vraiment chance, s'amusa-t-elle, à ton tour !

Le bleu pâle de l'origami prit une jolie teinte jaune, pas aussi vive que Nellie l'aurait souhaitée, mais assez pour considérer que le sortilège était une réussite. La jeune sorcière le tendit à Devon : il faut croire que tu me portes vraiment chance, s'amusa-t-elle, à ton tour !

Malheureusement, non seulement le bleu de l'origami ne bougea pas d'un pouce, mais le malheureux petit oiseau de papier explosa dans un petit bruit. La sorcière soupira, et voila, j'ai dû avoir la chance de la débutante tout à l'heure... C'est un sortilège que tu maîtrises ? 


Entraide entre aigles

Message publié le 12/01/2026 à 10:32

w/ Devon Veno

 

La salle commune de Serdaigle était l’un des rares lieux de Poudlard dans lequel Nellie ne se sentait pas trop anxieuse. Sans doute était-ce lié aux moments musicaux solitaires qu’elle y passait à la nuit tombée et qui avaient fait de cet endroit, généralement studieux, une bulle de douceur pour la jeune élève. On pouvait reprocher plusieurs choses à la demi-vélane, mais pas de ne pas faire d’effort pour tenter d’apprendre à développer ses capacités magiques. Souvent, cependant, la certitude de son échec lui faisait rater les sortilèges les plus fondamentaux avant même qu’elle n’ait réellement tenté de les réaliser. Le manque d’assurance pouvait, dans ces cas-là, être tout bonnement dévastateur. Plus le temps avançait, plus la jeune femme manquait d’expériences actives de maîtrise sur lesquelles se reposer pour gagner en confiance.ce. Elle se sentait tristement incapable d’effectuer quoi que ce soit.

 

Ni véritablement vélane, ni véritablement sorcière, là où ses deux grandes sœurs semblaient exceller aussi bien dans une branche que dans l’autre, Nellie étaie parfois en proie à un sentiment sourd d’injustice. Elle décida de refermer le lourd ouvrage sur lequel elle s’était penchée jusqu’à lors : le chapitre sur le Bézoard avait achevé de lui faire perdre la motivation nécessaire à l’étude de son cours de potion. Tout cela était d’un ennui, que n’avait-elle une Plume à papote pour lui résumer brièvement tout ce charabia théorique ? Pourtant, bien plus que les formulations compliquées, c’était par-dessus tout la pratique qui effrayait la jeune sorcière. Malgré toute la bonne volonté de sa baguette, il ne lui semblait avoir qu’un soupçon de talent pour les charmes de protection. Elle peinait à exécuter tout le reste correctement, tandis que ses tentatives la laissaient par ailleurs passablement éreintée.

 

Face à elle, sur une petite table basse, trônaient quelques origamis en forme de grue, pliés dans un joli papier pastel. Nellie sourit en renvoyant les petits oiseaux qu’elle avait confectionnés la veille au soir, le regard dans le vide, et que personne n’avait à priori jugé bon d’enlever de là. La sorcière sortit sa baguette et ouvrit son cours de métamorphose pour chercher un sortilège à tester sur ses créatures de papier. Elle sourit en en choisissant un qui lui paraissait particulièrement approprié à la situation. La formule, de niveau BUSE, ne devrait pas lui poser beaucoup de difficultés. Avifor, articula-t-elle distinctement en pointant le bout de sa baguette sur une petite grue, espérant voir la feuille de papier prendre soudainement vie.

Ce fut chose faite : l'oiseau de papier se mua doucement en un véritable oisillon et voletat quelques secondes. Nellie était ravie.

 

Nellie Butler a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Mélodie !

Sortilège
Sortilège Change-Oiseau
Difficulté
4
Résultat D20
9
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Ce fut chose faite : l'oiseau de papier se mua doucement en un véritable oisillon et voletat quelques secondes. Nellie était ravie.

Autres résultats possibles

Ce fut chose faite : l'oiseau de papier se mua instantanément en un véritable oisillon qui siffla quelques notes avant de s'envoler par la fenêtre de la salle commune. Nellie sourit doucement.

Malheureusement, l'oiseau de papier ne bougea pas d'un pouce.

Par malheur, l'oiseau de papier explosa dans un petit bruit.


Ballade musicale au clair de lune

Message publié le 11/01/2026 à 14:33

Il était parfois difficile pour Nellie de mettre le doigt sur ce qui clochait réellement chez elle, cette drôle de façon qu’avaient ses pensées de s’embrouiller dans les dédales sans fond de l’angoisse. Elle se souvenait pourtant de moments de sa vie dans lesquels elle avait pu expérimenter une douce lucidité, la possibilité de démêler le vrai du faux, les peurs légitimes de celles qu’inventait seul son esprit tordu. Depuis son échec aux examens de l’école française, son corps était constamment en proie à l’hypervigilance et seuls les moments solitaires passés à se perdre sur les touches de son instrument lui permettaient de recharger ses batteries pour survivre à la journée suivante. Dans cette bulle de douceur qu’elle peinait à se créer la présence d’une intruse n’était clairement pas désirée.

 

Sa diversion paraissait néanmoins avoir fonctionné. Ton dur, regard fermé, son interlocutrice semblait touchée de sa question. Du moins c’est ce que Nellie pensait apercevoir. Elle n’était plus sûre de rien. Combien de fois s’était-elle déjà trompée sur les intentions d’autrui, s’excusant alors même qu’aucun mal n’avait été commis ? Ce soir pourtant, une sorte d’instinct semblait lui affirmer que son impression n’était pas biaisée. La jeune sorcière s’en inquiéta malgré elle immédiatement. Athénaïs n’évita pas pour autant la question et poussa la discussion jusqu’à la confidence. Nellie ne savait pas si elle devait se sentir flattée ou non de se voir divulguer ces informations. Elle ne connaissait que très peu sa camarade et ses propos semblaient tenir plus de la menace que du partage en confiance. Les Vélanes font de mauvaises mères, souffla-Nellie en recommençant à pianoter légèrement sur son clavier comme l’avait invitée à le faire la jeune femme. Sous ses doigts, les touches délicates constituaient un point d’ancrage qui lui permettait étrangement de tenir la conversation avec moins d’anxiété qu’elle ne l’aurait cru possible, c’était toujours bon à savoir.

 

Athénaïs rendit vie aux braises dans l’âtre d’un geste de la main et la jeune musicienne sourit tristement à la vue de cette nouvelle capacité qu’elle ne pourrait sans doute jamais développer. Tous les élèves de son âge semblaient avancer à vitesse grand v. La française aussi était tout justement arrivée d’un autre pays et avait sans doute dû laisser derrière elle une bonne partie de son cercle social, pourtant, elle semblait s’être intégrée à ce nouvel établissement avec une facilité déconcertante. Il y avait là une injustice qui prenait Nellie à la gorge bien plus qu’elle n’aurait pu l’admettre. La jeune femme détourna le regard pour le poser une nouvelle fois sur la nuit claire. Les flammes dans la cheminée coloraient la pièce par petites touches orangées et mouvantes. Athénaïs avait-elle subitement eu froid ?

 

Nellie, déposant délicatement ses mains sur son instrument se mit à jouer une mélodie apaisante comme pour tenter de réchauffer le cœur de l’intruse. Elle se sentit mieux alors que, timidement, la magie réopérait à nouveau. Je savais que tu devais être à moitié Vélane, doigts qui virevoltent sur le clavier tu me rappelles Astrid et Margaux, et ce n’était malheureusement pas un compliment. Mais moi je le corps se fige je ne suis pas comme elles triste aveu. Nellie croisa doucement les bras, frottant de ses paumes ouvertes son corps à demi recroquevillé. Non, je ne suis pas une Vélane, ajouta-elle d’un ton chagriné comme pour elle-même. La jeune sorcière se laissa doucement tomber sur le dos, rattrapée par les coussins qui jonchaient le sol. Le regard fixé sur le plafond de la salle commune, elle souriait doucement. Tu as peur de quoi ? De ne pas être une véritable sang pur ?


Ballade musicale au clair de lune

Message publié le 10/01/2026 à 13:59

Perdue dans sa mélodie, Nellie se sentait en sécurité, la nuit était encore longue et le week-end qui lui succèderait permettrait à la jeune sorcière de se reposer aussi longtemps qu’elle le souhaiterait le lendemain. Rien n’était donc destiné à briser le charme de cette union furtive entre l’instrument et la jeune fille. Rien ? C’était peut-être présomptueux. Nellie ne perçut ni ne sentit le moindre signe annonciateur. Pas le plus petit mouvement, pas la plus infime ombre, que ses sens, habituellement si vigilants, n’auraient eu aucune difficulté à détecter. Pourtant, une voix qui lui semblait rudement familière s’éleva dans son dos. Fausse note. Sursaut. Nellie se retourna brusquement, écartant les bras devant son piano comme si son corps frêle avait pu cacher le clavier. Son cœur s’était brusquement emballé. Les larmes lui montèrent violemment aux yeux. Joues rouges. Elle avait subitement chaud tandis que, dans la nuit, s’évaporaient les derniers effluves du charme de l’instant, telles des volutes de fumée qui déjà n’existaient plus qu’à moitié. Nellie ? Nellie Butler ? Qu'est-ce que tu fais ici ? Par Merlin, je ne pensais pas retrouver quelqu'un de Beauxbâtons à Poudlard. Tu sais que si un préfet passe par là ...

 

Nellie retint sa respiration tout en détaillant le visage de son interlocutrice. Elle mit quelques secondes à remarquer que celle-ci lui parlait dans sa langue natale, puis les pièces du puzzle s’assemblèrent. Athénaïs. La jeune sorcière avait été élève dans la même année qu’elle à Beauxbâtons, mais cela n’expliquait pas… Tu… que… La jeune sorcière avait toujours fait preuve d’une grande éloquence dans ce type de situation. Je t’ai réveillée ? s’enquit-elle soudain avec anxiété en jetant un regard au volume de son piano. S’était-elle laissée emporter ? Il arrivait quelquefois que, lorsque la mélodie s’emballait, elle finisse par perdre la notion de réalité, son instrument pouvait alors n’en faire qu’à sa tête. Nellie ne parvenait pas réellement à se calmer, ses doigts tremblaient et elle jetait des coups d’œil furtif autour d’elle, comme si d’autres serdaigles demeuraient cachés dans les environs. La vue de son ancienne camarade française ne l’enchantait pas vraiment, la jeune musicienne n’avait que peu d’amis à Beauxbâtons et la demoiselle n’en faisait pas partie.

 

Même de l’autre côté de la mer, son passé semblait trouver un malin plaisir à la tourmenter. Cela faisait seulement un mois que la rentrée avait eu lieu et voilà qu’elle se retrouvait nez à nez avec cette jeune femme qui, malgré elle, réveillait dans son cœur de douloureux souvenirs. Je ne pensais pas que c’était interdit, souffla la jeune élève. Elle n'y avait jamais réellement réfléchi, considérant que ses symphonies nocturnes pouvaient passer pour des révisions tardives, pas de quoi enfreindre le règlement, du moins c’est ce qu’elle croyait. Athénaïs c’est ça ? Nellie n’avait pas envie de répondre à sa question, elle aurait aimé voir la jeune Française disparaitre, retourner d’où elle était venue ou pouvoir remonter le temps pour que ce moment n’ait jamais existé. Si elle lui expliquait les véritables raisons de son changement d’établissement, la fureur de sa mère, la perte de sa baguette, sa pauvre baguette, non. Elle était fébrile, trop fragile, elle ne tiendrait pas une discussion sur ces sujets si intimes face à l’élève, d’autant plus qu’elle la savait particulièrement brillante. Par ailleurs, il y avait de chez elle quelque chose qui l’avait toujours dérangée. Comme un air de famille avec ses aînées, la même assurance, la même facilité à exister, se mouvoir, discuter, charmer… Tout l’opposé de Nellie en fait. La jeune sorcière tenta ainsi innocemment de détourner la conversation : c’est… drôle de te revoir ici, un, deux, trois, je me demandais, allait-elle y arriver ? si toi aussi ta maman…, mais la question mourût sur ses lèvres.


Ballade musicale au clair de lune

Message publié le 09/01/2026 à 22:29

W/ Athénaïs Ravental

 

Il était tard, ce soir, dans la salle commune des serdaigles, pas un bruit de pas, pas un chat. Nellie, petit oiseau nocturne, attendait ces moments précieux, suspendus entre chien et loup pour quitter silencieusement son dortoir. Les mains tremblantes, le cœur cognant trop fort dans sa frêle poitrine, elle saisissait le léger clavier de piano que son père lui avait offert avant sa rentrée dans l’école de sorcellerie britannique. Le clair de lune nimbait la pièce d’une douceur presque féérique et la jeune sorcière se sentait enfin vivante. Dans l’âtre, les braises d’un ancien feu de bois rougeoyaient encore quand Nellie décida de se caller entre quelques coussins, le clavier posé sur une table basse. Installation de fortune pour un concert nocturne. Le clavier magique fonctionnait sans autre source d’énergie que lui-même et peut-être un peu celle de la sorcière, c’est en tout cas ce que son père lui avait dit : « tu vois bien que tu as suffisamment de magie en toi, sinon il ne résonnerait pas », avait-il soufflé de sa voix chaleureuse. Elle se fichait de savoir si ce n’était qu’un mensonge de plus pour la rassurer. Nellie était peut-être une sorcière cassée, mais comme musicienne, elle se sentait sûre d’elle.

 

La jeune fille régla le volume au minimum. Certains soirs, elle l’éteignait tout à fait, se contentant du bruit sourd des touches sous ses maigres doigts, mais aujourd’hui, un je ne sais quoi la poussa à oser écouter sa propre mélodie. Très doucement, Nellie s’exerça à faire ses gammes, les unes après les autres. C’était un petit rituel qui ne manquait jamais de l’apaiser, elle en venait parfois à y penser toute la journée. Elle oubliait alors, la petit voix de sa génitrice, sa solitude affligeante et la nervosité qui la poursuivaient tout le jour. La jeune sorcière ne se sentait plus pitoyable, elle était bien. Quel dommage qu’il n’existe pas de cours de musicomagie, songeait-elle tristement.

 

Du blanc, du noir, comme les étoiles sur le ciel sombre. Nellie cessa de regarder ses mains pour se laisser charmer par la beauté de cette douce nuit. À travers les fenêtres de la tour de Serdaigle, toute la voie lactée semblait entrer dans ses yeux. D’un accord à l’autre, la sorcière laissa la mélodie la guider vers une symphonie envoutante, complexe, touchante. La jeune femme irradiait. Sans qu’elle ne s’en rende compte, tout son charme de demi-vélane se déployait alors que, concentrée sur son instrument, nourrie par la nuit sans voile, la petite Nellie cessait de se tourmenter.  


Lardinage du nouvel an

Message publié le 09/01/2026 à 21:57

Nellie n’était pas rentrée chez elle pour les fêtes. Aussi étrangère qu’elle pouvait se sentir entre les murs épais du château britannique, cela n’avait encore rien de comparable avec l’accueil glacé qu’aurait pu lui préparer sa mère si elle s’était avisée de repointer, trop tôt à son goût, le bout de son nez de sorcière idiote. Même de l’autre côté de l’eau, la vélane semblait rester insérée dans son cerveau comme un parasite rongeur d’estime de soi dont elle ne parvenait pas à se débarrasser. Ce dimanche, une sortie scolaire était prévue et la jeune sorcière, après maintes réflexions avait fini par s’y inscrire. Dehors, le froid mordait le moindre bout de peau nue qu’elle pouvait lui laisser, aussi, Nellie se vêtit chaudement avant de descendre dans la cour du château où un petit groupe d’élève attendaient déjà.

 

C’était monsieur Ravental, professeur de botanique ainsi que le concierge de l’école qui semblaient avoir été désignés pour les accompagner aujourd’hui. Nellie lança un timide bonjour qui sembla se perdre dans un coup de vent. Dire qu’elle ne connaissait pas grand monde aurait été une euphémisme, néanmoins un visage lui était familier, il s’agissait d’un jeune garçon que Nellie était presque certaine d’avoir déjà croisé dans la salle commune des serdaigles. Prenant son courage à deux mains, elle fit ce qu’elle pouvait faire de plus téméraire et s’approcha doucement du garçon en cherchant à croiser son regard pour l’inciter à entamer la conversation. Si cela ne prenait pas, elle pourrait toujours faire semblant qu’elle ne tentait pas d’établir le contact.

 


Pommier et statue de sel [cours]

Message publié le 08/01/2026 à 18:16

HRP : Coucou, je me permets de m'incruster du coup :)

 

Nellie était toujours aussi remarquablement peu à l’aise dans son uniforme bleu et bronze. Serdaigle, c’était là que le Choixpeau avait décidé d’envoyer celle que sa mère se plaisait à traiter de cracmolle. Voilà une nouvelle qui avait dû laisser sa génétrice pantoise, si, bien entendu, l’information était arrivée jusqu’à ses oreilles de vélane. La jeune sorcière ne voulait pas le savoir. À tous les cours semblait à présent flotter au-dessus de sa tête le stéréotype de la bonne élève et chacune de ses interventions devait être une sévère déception pour des professeurs qui découvraient la nouvelle arrivée. Au moins, à Beauxbâtons, cette catégorisation n’existait pas. Nellie ne savait pas quelle mauvaise blague on lui avait joué, mais elle ne pouvait qu’en subir passivement les conséquences.

 

Le cours de botanique avait lieu en soirée dans la serre numéro 3 et la jeune sorcière se demandait de combien de couches de vêtement elle aurait besoin pour survivre au froid de janvier. Pas certaine de la réponse, elle enfila un long manteau par-dessus son uniforme avant de descendre vers le lieu du cours. À l’intérieur de ses poches, ses doigts pianotaient frénétiquement une symphonie silencieuse tandis que la jeune femme tentait déjà de se projeter bien après le cours à réviser ses partitions au coin de la cheminée, sereine et apaisée. Pour l’heure, il lui fallait du courage et cette douce image mentale sembla lui en fournir suffisamment pour qu’elle entrer dans la serre sans trop se poser de questions.

 

Une douce chaleur l’envahit aussitôt et la jeune femme se surprit à déboutonner rapidement son manteau. Nellie jeta un regard circulaire autour d’elle. Seul le professeur Ravental et une autre élève qu’elle ne connaissait pas étaient déjà présents dans la pièce. Bonsoir, prononça-t-elle dans un souffle, le regard émerveillé face à l’énorme pot qui occupait le centre de la pièce.


Une baguette s'il vous plaît !

Message publié le 07/01/2026 à 21:48

Nellie attendait le verdict de la maître baguettière en retenant son souffle. Elle savait qu’il y avait réellement peu de chance pour que celle-ci lui annonce une bonne nouvelle, mais, peut-être par la force du déni comme porte d’entrée dans un deuil qu’elle ne désirait pas faire, une maigre lueur d’espoir l’empêchait de se résigner tout à fait. Encore pour quelques instants au moins… L’élégante sorcière fit léviter Mélodie et le front de Nellie se plissa. Animée par la magie de son interlocutrice, la baguette semblait quelque peu reprendre vie, mais cette impression fut de bien courte durée. Les mots de la dame se fichèrent dans le cœur de la jeune sorcière comme autant de coups de poignard dans la naïveté dont elle semblait s’être jusque-là affublée.

 

Elle étouffa un sanglot et se retourna brusquement tandis que deux grosses larmes chaudes perlaient sur ses joues. La sorcière sortit d’un geste mal assuré un petit mouchoir de sa manche et s’essuya rapidement le visage en faisant mine de contempler les étagères de la boutique. Elle termina son petit tour sur elle-même pour retrouver le visage de la dame, collant sur ses lèvres un timide sourire mal assorti avec ses grands yeux humides. Les mots de la sorcière la touchait. Il lui semblait qu’elle parlait des baguettes comme de petits êtres de chair et Nellie avait la sensation qu’elle comprenait, qu’elle partageait un peu sa peine. La douceur de son sourire lui mit du baume au cœur. Nellie hocha la tête comme pour se rassurer en écoutant attentivement les paroles de l’experte. M-merci…

 

Le bois d’aulne, oui, elle s’en souvenait bien, crin de licorne, vingt-sept virgule cinq centimètres, souple. Une belle description pour l’instrument d’un brun-miel clair, doux sous ses petits doigts d’enfants qui n’auraient jamais crus se voir alors confier une véritable baguette magique. La dame reprit la parole et Nellie se laissa emporter dans un passé pas si lointain. La baguette l’avait choisie le jour de son onzième anniversaire et sans doute jamais ne lui avait on fait de plus beau cadeau. Il avait fallu plusieurs essais au vendeur avant de dénicher la perle rare, si bien que la jeune sorcière avait failli perdre espoir face à ce qu’elle prenait pour tant d’échecs successifs. Elle s’appelait Mélodie énonça-t-elle avec chaleur, les yeux dans le vague du souvenir. Je pense qu’elle était très… patiente avec moi. Vous savez, je ne suis pas une grande sorcière. Nellie ne comptait plus les longues séances passées à tenter de s’approprier telle ou telle formule sans succès concluant. Ses capacités magiques avaient toujours été réduites selon sa maman. Une véritable petite cracmolle. La jeune sorcière secoua la tête comme pour chasser la voix sifflant de sa mère en colère.

 

Mélodie avait pourtant toujours su la protéger jusqu’à cette fameuse journée où, face à la fureur de sa mère constatant l’échec de sa fille, elle avait lancé le charme du bouclier qui avait envoyé la génitrice ramper quelques mètres plus loin. Nellie ne savait plus dire qui d’elle ou de la baguette avait eu cette impulsion, peu importe, le résultat avait été immédiat : sa mère avait instantanément pris sa forme de harpie avant de porter un coup fatal au pauvre instrument. Elle m’a beaucoup protégée… Jusqu’à la fin. Nellie contempla longuement les débris de bois qui avaient constitué son amie. Je me sens vraiment vulnérable sans elle, ajouta-elle la voix tremblante. J’entre seulement cette année à Poudlard, je n’ai pas encore été répartie, j’étais à Beauxbâtons jusqu’à La sorcière ne finit pas sa phrase et préféra respirer un grand coup. Excusez-moi. Je… J’ai du mal à croire qu’une deuxième baguette acceptera de me choisir. Est-il réellement possible de trouver deux âmes sœurs ?

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