Femme
17 ans
Sang-mêlé
Britannique
Identité
-
- Sixième année
- Surnoms : Ali, Alouette, Lili
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 20/06/2025 à 18:37
Contrairement aux faux baisers de Sasha et aux baisers séducteurs de Spike, l'adolescente Carter se laisse surprendre par l'intention de Ferguson- et en même temps, à quoi d'autre devait-elle s'attendre de lui ? Écrasée contre ses lèvres dévorantes, Alison ferme les yeux, abandonne sa nuque à l'intérieur de la paume du garçon, retient son épaule pour rester debout malgré le vertige, et soupire d'excitation quand il lui donne quelques secondes de répit. Car elle aime étrangement ça, dans l'instant, de flirter avec la brutalité du batteur. De sentir qu'il la désire à ce point là. Un instant, la rouquine s'imagine aller plus loin. Elle n'aurait qu'à écarter les jambes, ils sont déjà prêts, il est déjà prêt. Elle pourrait se hisser légèrement entre l'étudiant et la paroi, et lui offrir sa première fois. L'alcool trace des raccourcis au fond de son esprit.
Au milieu du vitrail, la sirène exécute un looping d'emballement.
Le genou d'Alison remonte à l'extérieur de la cuisse de Gus, et son ventre se contracte, jusqu'à ce qu'il décide d'interrompre le jeu et s'éloigner. Elle ouvre subitement les yeux et le fixe avec un peu d'étonnement, les cils collés en branches comme celles d'une étoile à cause de l'eau. Bah... c'était bien, dit-elle bêtement avant de rire, et de remettre ses cheveux en arrière, puis d'essuyer sa bouche encore marquée par les lèvres du sorcier. L'idée qu'elle a failli en vouloir plus que Ferguson Decker lui arrache un autre ricanement, et une expiration pour tenter d'éteindre le feu. Elle s'évente d'une main. C'était, mh..., volontaire ! ajoute la cadette Carter, mordillant son sourire. La mousse dessine désormais des îles éparses et Alison aperçoit le corps entier du Poufsouffle qu'elle vient juste de sentir contre elle.
— Cap d'aller me chercher un peignoir ? demande-t-elle en feignant un énième défi, alors qu'une rangée de patères au mur soutient des peignoirs propres pour les visiteurs de la luxueuse salle de bain. Bien-sûr, son Valentin s’exécute, moins pudique qu'elle. Alison rejoint l'échelle et sort du bassin, nue, le temps qu'il lui donne le peignoir dans lequel elle s'enroule confortablement. Et toi, t'as bien aimé ? Ses prunelles dévisagent le cinquième année avec qui elle a passé un bien meilleur 14 février qu'elle ne l'aurait pensé. Peut-être qu'elle devra refaire le point sur son classement après ça.
Elle s'approche machinalement d'un miroir couvert de buée, et l'essuie d'une manche afin d'apercevoir son reflet quasiment dépourvu de maquillage. Ah ouais, tu sais, le truc que j'gardais pour tout à l'heure, rappelle-t-elle, en jetant un œil au brun. Alison écarte le col du peignoir et dégage l'une de ses épaules constellées de tâches rousses. Elle se fixe en parlant. J'voulais un suçon. Comme ça, comme un p'tit souvenir quoi. Comme un moyen d'attirer les regards, les interrogations, et de faire languir les autres filles du groupe.
— Tu sais les faire au moins ?
Message publié le 17/06/2025 à 09:57
C'est la première fois qu'Alison se fait brutaliser après avoir craché son venin sur quelqu'un. D'habitude, les autres élèves répondent avec détachement, ou timidité, ou s'arrêtent à des insultes froides. Personne ne l'avait jamais collée au mur si violemment. Surprise, elle fixe la colère d'Anya sans comprendre l'injure crachée en Russe. T'es sérieuse là ? s'offusque-t-elle, les joues empourprées sous le coup de l'adrénaline. L'autre recule et la cadette Carter masse son bras couvert d'une chemise désormais froissée. Elle n'a pas le temps de remarquer Sasha arriver qu'il repousse férocement la septième année plus loin encore, rugissant à son tour des mots venus de l'Est.
— Mais calmez-vous putain, intervient enfin la rouquine en voyant l'état dans lequel se trouve le Gryffondor aussi. Le sang lui frappe les tempes. Elle dévisage Sasha, incapable de s'expliquer l'intensité de sa rage. Alors que deux adultes apparaissent sur le seuil de la Grande Salle, la Serpentard recule en direction de l'escalier menant aux cachots. J'invente rien hein, ajoute-t-elle en les fixant amèrement l'un et l'autre. Les gens vous voient faire vos trucs chelous ensemble, c'est pas un secret ! Elle ponctue sa phrase d'un hochement de menton affirmatif, puis pointe du doigt la brune survoltée. J'sais me défendre hein, crois pas ! T'as qu'à essayer d'me cracher dessus pour voir tiens. Sûre d'elle, l'adolescente soutient le regard sombre d'Anya avant de commencer à descendre l'escalier par lequel est déjà passé la dizaine d'étudiants qui se rend à la salle commune de Serpentard.
— Grosse folle va.
Message publié le 16/06/2025 à 16:26
Comme Sasha, Ferguson possède une carrure plus puissante que Spike. Bon ok, sûrement pas autant que Sasha. Mais le Poufsouffle aussi donne l'agréable sensation à la rouquine d'être moins lourde qu'elle ne le croit, à moins que ça ne soit l'eau du bassin, ou l'alcool, ou le joint, ou un mélange des quatre. Son esprit associe l'impression de légèreté en présence d'un homme au sentiment de sécurité. Encore un complexe d'Œdipe, oui.
Elle émerge d'entre les bulles et rabat ses cheveux détachés en arrière, un fond de rire aux lèvres. L'élastique se noie. La rouquine continue de chahuter avec le brun sans réfléchir, éclaboussant de l'eau sur lui par simple provocation, pour qu'il revienne la jeter au milieu du gargouillement sonore. Chaque lancer fait disparaître un peu plus de mousse, et chaque lancer fatigue un peu plus les deux adolescents. Quand la cadette Carter arrête de jouer, lassée de s'essuyer le visage et de remettre ses cheveux en arrière, elle recule, appuyée contre l'une des parois du bassin. Tout semble calme. Les robinets se sont arrêtés. Leurs silhouettes transparaissent à travers la surface tremblotante de l'eau chaude. J'vais avoir des mains de grand-mère, commente Alison en posant ses bras sur les bords en carrelage brillant pour sortir ses mains de l'eau. Elle ne remarque pas qu'on voit sa poitrine. Elle souffle, les joues rouges, et dévisage le cinquième année. C'était fun, j'avoue. Sa tête penche légèrement de côté. Prise d'un léger étourdissement, elle ferme les yeux, puis papillonne des paupières.
— Bon Gus, décide finalement l'étudiante qui reste à sa place. C'est le moment où tu m'demandes si j'ai envie d'embrasser un mec qui fume pour voir c'que ça fait. Le date se termine quand on sort de là. Ensuite, personne ne sait ce qu'il adviendra de cette soirée. Elle tiraille distraitement une mèche de ses cheveux roux et la remet correctement apercevant au même moment ses seins à la surface de l'eau. Oup's, ricane mollement Alison avant de cacher d'un bras sa poitrine. T'as rien vu hein. Elle mordille sa bouche rieuse, bien plus à l'aise qu'elle n'aurait pu l'être normalement. La situation lui donne une bouffée de chaleur et l'adolescente utilise son autre main pour se ventiler. Allez j'te spoile, la réponse est oui. J'ai envie de savoir c'que ça fait de t'embrasser, prononce-t-elle alors en constatant qu'il n'a toujours pas saisi sa chance.
— Viens.
Message publié le 16/06/2025 à 15:46
L'emploi du temps d'Alison lui permet d'être libre le mardi jusqu'à 13h. Elle en profite souvent pour prendre soin d'elle alors qu'une bonne moitié des élèves du dortoir sont en option Divination, puis elle révise son cours d'Histoire de la Magie et revoit les notions de métamorphoses apprises la semaine précédente. Un planning sous contrôle qui l'aide à maintenir le niveau scolaire qu'elle s'impose sans réfléchir aux nombreuses distractions du chateau, dont la nouvelle cette année : les garçons.
Vers midi, la jeune femme quitte l'étude et prend la direction des cachots, vêtue de son uniforme impeccablement ajusté, la jupe courte et les chaussettes hautes. Devant la Grande Salle, un étudiant de septième année l'interpelle et la cadette Carter réalise que le stage de transplanage avait lieu aujourd'hui. L'année prochaine, elle pourra s'inscrire, envieuse de voyager d'un claquement de doigt à son tour. Ça va Alison ? s'enquiert le blond vêtu d'une robe à la doublure bleue sans réellement écouter la réponse de cette dernière. Il lui tombe dessus assez régulièrement depuis janvier, et entretient un small talk destiné à la mettre en confiance pour obtenir ce qu'il souhaite d'elle, comme quelques autres gars à Poudlard.
La sorcière rentre dans son jeu, flattée d'avoir l'attention d'un étudiant majeur. Elle sourit, rajuste sa frange, jette des regards en biais aux élèves dont il raconte les frasques, jusqu'à entendre parler d'Anya Nikitovna. Un vrai Botruc dépressif celle-là, commente Alison, jalouse malgré-elle de la maigreur affichée par la Russe. Le blond rigole à sa comparaison, alors elle en rajoute en couche pour se mettre en avant. Nan mais sérieux, même un fantôme a plus de présence qu'elle. J'te jure, j'ai cru qu'elle allait se désintégrer, valide-t-il après qu'ils aient ri. Un Sombral la meuf. Leur ricanement s'amplifie quand Anya les fixe avec noirceur. Attention elle peut aspirer ton âme en te regardant, glousse la cinquième année derrière sa main. T'as raison, j'me barre sinon ça va lancer des insultes en russe. Déjà qu'elle a engueulé ton ex, flemme. Salut Alison ! Il s'élance en direction de l'escalier sans répondre aux interrogations d'Alison. Celle-ci croise encore les yeux sombres de la brune.
— Quoi ? J'sais qu'tu traînes avec Sasha, renchérit la rouquine en se dirigeant vers le même côté du hall qu'Anya qui projette probablement de rejoindre les cachots elle aussi.
Message publié le 14/06/2025 à 08:33
— J'ai des relations, se vante mystérieusement Alison en balayant la pièce d'un regard brillant. C'est Spike qui lui a donné le mot de passe de la salle de bain des préfets et des capitaines d'équipes de quidditch. Le Serpentard sait comment se mettre bien et, gentleman qu'il est, il fait croquer, surtout depuis qu'ils couchent ensemble. Ce genre de privilèges lui sied bien - peut-être est-elle une pute finalement ? La rouquine balaye l'idée en grimaçant quand ses yeux croisent ceux de la sirène rieuse dans son vitrail lumineux. Quelle pimbêche celle-là.
Ses longues boucles blondes toujours impeccables et ses rondeurs parfaites ont de quoi rendre jalouses les filles qui passent ici, et amoureux les garçons. "C'est zeu truc fun du date Ali." La créature désigne soudain Ferguson en gloussant derrière sa main. Hein ? Ah ! D'abord surprise de voir le Poufsouffle se déshabiller sans aucune pudeur, elle réalise qu'il est juste comme tous les joueurs de quidditch des îles britanniques lorsqu'ils viennent essayer une tenue dans l'arrière-boutique OCQ ; décomplexé. "L'habitude des vestiaires", clament-ils, à poil entre l'huile de lin et les anciens posters d'Owen pendant que Freya lance quelques sortilèges aux pièces de tissu et de cuir qui embrasseront le moindre vallon de leur morphologie. À l'entendre dire parfois qu'elle n'a pas regardé la musculature de telle ou telle star de Ligue, et qu'elle était concentrée sur son travail, Alison nourrit l'idée que sa grande sœur est asexuelle.
Le plongeon le Gus la ramène face au bassin chargé de mousses aux odeurs différentes. Bien-sûr, comme elle-même bouillonne d'hormones adolescentes, elle imite la sirène et jette un œil aux parties du brun, flottant tranquillement à la surface de l'eau entre plusieurs paquets de bulles. Ça ravive immédiatement le rouge à ses joues déjà brûlantes d'avoir couru et d'être dans la brume chaude. L'alcool l'empêche de trop penser, et Alison retire la veste qu'elle pose sur le tas formé par sa cape et les affaires du cinquième année. Elle enlève aussi ses cuissardes, et attache machinalement ses cheveux d'un coup de baguette avant d'abandonner cette dernière à l'intérieur de l'une des bottes. Tourne-toi, ordonne-t-elle au Poufsouffle en croisant son regard mi-curieux, mi-lubrique et faussement désintéressé. Elle rit à cause de sa tête, et à cause de l'excitation.
— Tourne-toi sinon j'viens pas, répète-t-elle en mordant l'intérieur de sa joue enflammée d'un mélange d'adrénaline et de crainte. La sirène se moque d'elle.
Alison sent qu'elle attire réellement Sasha. Alison sait que Spike ne lui dira que ce qu'elle veut entendre à propos de son physique, pour la flatter, et obtenir ce dont il a envie. Et Alison se doute que Ferguson sera très honnête avec elle, s'il la trouve moche, ou grosse, ou déformée par les tâches de rousseur, ou trop blanche et rouge, molle, et l'ensemble des complexes qu'elle combat depuis bien longtemps. Car Ferguson se fiche de tout, et surtout de l'impact de son comportement sur les gens.
Lorsqu'il se tourne, elle fait descendre sa jupe, inconsciente du reflet de sa silhouette, multiplié par la centaine de robinets dorés bordant le bassin. Elle ôte son t-shirt et pose une main contre le gras relatif sous son nombril. Pourtant, elle s'est privée de repas aujourd'hui, après avoir craqué hier soir devant le buffet. Elle rentre son ventre et approche de l'eau dans laquelle elle s'empresse de faire disparaître les défauts de son corps.
Elle n'est pas nue et Gus lui fait remarquer. Attends, répond-elle, les yeux au plafond (magnifique d'ailleurs), un rictus crispé aux lèvres. La mousse cache maintenant tout ce qui est immergé, et l'adolescent dégrafe son soutien-gorge qu'elle jette plus loin au bord. Au prix d'une autre manœuvre, elle brandit un morceau de dentelle rouge. Détendue d'la culotte, tu vois, se convainc-t-elle en déposant son trophée sur le carrelage brillant. Les deux étudiants restent à bonne distance et la sirène rigole. Pour s'occuper, Alison prend une noisette de mousse épaisse au parfum de crème brûlée, et s'en étale du poignet au coude, subjuguée par sa texture soyeuse. Donc, ça c'est fun ? questionne-t-elle en observant le Poufsouffle, un sourire taquin au coin de la bouche. En avançant vers un robinet qui crache une eau rose, et sous laquelle Alison veut détendre ses épaules, elle remarque un léger malaise chez Ferguson.
— Quoi ? Tu sais pas nager ? plaisante-t-elle en fermant les yeux, le jet éclaboussant sa nuque et ses clavicules.
Message publié le 13/06/2025 à 20:43
Elle pourrait répondre qu'elle aura froid avec les jambes et les pieds nus, sauf qu'Alison ne ressent plus tellement la température de son corps. Mieux, elle est enveloppée d'une sensation de chaleur agréable, et d'aisance désinhibante. Elle s'offusque pour de faux en réaction aux débilités de Ferguson, et rigole même à ses blagues, satisfaite qu'il ne tienne pas le discours habituel de la société face aux femmes qui s'éclatent à gauche et à droite, comme si c'était réservé aux hommes. One point, souligne l'adolescente, sourire mou aux lèvres, et convictions fragiles. Le claquement des mains du Poufsouffle la réveille d'un léger flottement. La caresse sur son mollet l'électrise. Il l'aide à se redresser et elle titube un peu en rajustant sa jupe, avant d'aller vers la carte à ses côtés.
— De quoi ? Son regard passe du profil de Ferguson aux étoiles qu'il déplace sous son nez. La Grande Ours se cambre et Alison rigole. T'es con, répète-t-elle, pour la dixième fois ce soir. Elle vérifie machinalement qu'ils sont seuls, drôlement moins effrayée à l'idée d'enfreindre le règlement qu'en temps normal. Son épaule appuyée contre celle du cinquième année, la rouquine réfléchit et pointe l'espèce de cygne formé par Leo, le Lion. Elle s'écarte légèrement, pivote la figure au-dessus d'un crochet qui représente Scorpio, le Scorpion et tapote le ciel cartographié. Hop, un 69, déclare-t-elle en jetant un œil de biais au brun. Tandis qu'ils poursuivent leur exploration des positions sexuelles selon les groupes d'étoiles, la sorcière s'amuse réellement, sans se soucier d'autre chose. Elle se chamaille bêtement avec le batteur à propos d'une branche qui n'aurait pas vraiment le bon angle, à moins de vouloir se casser une jambe, et lui apprend l'enclume, qu'elle a retenu d'une lecture érotique. Là, elle met sa jambe sur son épaule, et, voi-là ! complète-t-elle en tirant la langue de concentration. Soudain un miaulement rauque retentit.
Alison sursaute. Oh putain le chat ! Son chuchotement est mêlé à un vif gloussement.
Les étudiants décident de quitter l'observatoire avant que le professeur n'arrive à son tour. Suivant le Poufsouffle qui semble mieux connaître les recoins du château qu'elle, la cinquième année tient ses cuissardes d'une main, et sa cape chargée de bouteilles de l'autre, les bas de laine confiés à Ferguson, ainsi que le Whisky. Il l'entraîne derrière une tapisserie dont elle n'aurait jamais soupçonné le secret, et les guide vers le couloir d'une tour peu fréquentée où elle prend le temps d'enfiler ses chaussures, essoufflée.
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— Tu veux vraiment te foutre dans le lac à c't'heure-ci, en plein février ?! hallucine finalement Alison lorsqu'ils ont repris leurs esprits et que Ferguson expose la suite de son plan. Collée au mur, elle tient sa poitrine battante et retrouve petit à petit une respiration plus lente. No fucking way. J'ai mieux. Son sourire est confiant. La cadette Carter passe devant son Valentin, et l'emmène au cinquième étage, où elle s'arrête devant une grande porte décorée de bulles et de sirènes. Fesses propres, prononce-t-elle, deux fossettes fières au coin des lèvres. Le mot de passe fonctionne et la salle de bain des préfets apparaît ; immense, remplie d'odeurs florales, de gargouillements colorés, et d'une buée opaline, soyeuse. T'en penses quoi ?
Message publié le 13/06/2025 à 18:08
La réaction de Ferguson satisfait Alison. Absorbée par le mélange d'embarras et de curiosité qu'elle décèle à travers les grimaces du joueur de quidditch, la cadette Carter souffle un léger ricanement, qui se transforme en véritable pouffement alors qu'il sous-entend que Sasha utilise mal son engin. Le souvenir du frottement dans la serre lui revient. Elle rougit, obligée d'imaginer l'Ukrainien s'en servir effectivement avec elle. Nan, c'était bien. Mais j'm'ennuyais, décide la rouquine en ajustant sa frange. Enfin, rectifie-t-elle, un picotement envahissant son visage, pas que j'm'ennuyais vraiment, mais j'préfère pouvoir tester des trucs tu vois. Comme entre les pages des magazines prônant l'indépendance et la liberté, finalement. En mentant au Poufsouffle, elle se ment, ainsi qu'à tout le monde, persuadée qu'elle retombera sur ses pieds. Il suffit de voir la tronche qu'il tire pour vouloir continuer à trimballer un peu les gens.
Malheureusement, Gus se montre moins docile lorsqu’il s'agit de raconter le secret autour de son surnom. Bummer, marmonne Alison en récupérant la bouteille dans laquelle elle boit une gorgée machinale. Ses paupières se froissent puis papillonnent quand l'alcool fort passe à travers sa gorge. Elle rit. T'es bloqué là-dessus ou quoi ? Elle essuie ses lèvres et laisse volontairement son pied remonter sur la cuisse de l'adolescent.
— Ouais, c'est le premier avec qui j'ai couché. Mais lui il avait déjà de l'expérience, dit-elle, comme si l'expérience devenait alors la plus précieuse des qualités, même si en réalité, c'est exactement ce qui a effrayé la jeune femme chez Sasha- qu'il sache, et pas elle. Qu'il puisse en profiter pour la manipuler. Qu'elle perde le contrôle de la situation. Normal, il est plus vieux, il aura bientôt dix-sept tu sais, pis il a du vécu. Son menton dessine un bref zigzag condescendant sans qu'elle ne le veuille vraiment. Elle bouge son pied, l'air de rien, flirte au bord de la limite, et s'interrompt. Tu m'remets mes chaussettes ou ça fait pas partie du service massage ? interroge la Serpentard tandis qu'elle cherche une autre question.
— Tiens, une sérieuse. Une qui peut faire pencher la balance, perdre ou gagner des points. Alors, Alison prend des airs concernés et compose une formulation rapide, avant d'énoncer. Pour toi, honnêtement, une fille - ou une femme plutôt - qui couche avec plein de gars, c'est quoi ? Tu dirais qu'c'est une pute ? Tu penses qu'on doit être sages et regarder - nan j'dis rien. J'en ai trop dit. J'veux ton avis. Alors ? Elle attend. Mais à la seconde suivante, l'idée qu'ils commencent à s'éloigner du date parfait selon Ferguson surgit à son esprit. La rouquine lève le doigt et reprend la parole. Réponds, et après tu m'dis c'qu'on fait hein, les trucs fun, détendus d'la culotte et tout. Elle rigole rien qu'à s'entendre parler.
Message publié le 06/06/2025 à 18:12
Au loin, l'horloge sonne dix heures et Alison réalise seulement qu'elle est en date avec Ferguson Decker pour de bon maintenant. Elle se marre intérieurement, persuadée qu'il s'agit d'une vaste blague de la vie qui prendra fin dès qu'ils rejoindront chacun leur dortoir. En dehors de ce contexte étrange, le Poufsouffle est carrément infréquentable. Cependant, elle prend plaisir à laisser ses pieds nus posés sur les cuisses de ce même gars, alors qu'elle pourrait les avoir déjà ôté depuis qu'il a terminé le massage et enchaîné deux ou trois questions d'affilée. Tu veux savoir si j'aime le rouge ou si j'ai couché avec Sasha j'comprends plus là, baragouine-t-elle, moqueuse. La rouquine s'affaisse confortablement en tirant un coussin derrière sa tête. Elle caresse machinalement sa cheville droite du bord de son talon gauche, oubliant totalement la fraîcheur du mois de février.
— La réponse est oui, s'amuse-t-elle scrutant l'air emmerdé de son interlocuteur aux sourcils expressifs. Ses orteils se croisent distraitement, et Alison prend son temps avant d'ajouter : pour les deux. Autrement dit, elle garde son secret précieusement à l'abri des mauvaises langues, et de toutes les langues d'ailleurs.
— Tu veux savoir des trucs ? demande la cadette Carter, haute de sa maigre expérience en la matière, mais en avance sur la plupart de ses camarades. Son sourire s'étire en coin. Elle jauge Ferguson. Elle aime le sentir un peu fébrile depuis le début de leur rendez-vous. Elle aime sentir les garçons perdre la tête lorsqu’ils sont avec elle. Il fait sensiblement moins le malin, même si ça reste dans ses gènes. J'ai un défi pour toi, mais j'le garde pour tout à l'heure, j'suis pas sûre encore, se languit-elle de teaser, les pommettes rouges.
À la place, elle mordille sa bouche en réfléchissant à une autre question, et recommence à secouer doucement le genou du brun. Pourquoi tu détestes ton surnom, genre, à ce point ? interroge Alison, parfaitement au courant de l'interdiction ultime d'appeler le Poufsouffle Gus Gus, sous peine de se faire arracher la gueule.
Message publié le 06/06/2025 à 16:21
Le cul par terre et redressée sur ses coudes, Alison suit des yeux son Valentin qui semble soudain investi d'une mission des plus sérieuse : lui masser les pieds. T'as pas fait tourner le briquet, remarque-t-elle, amusée par sa détermination. Comme il choisit d'ignorer l'information, elle se lève, un air faussement désabusé accroché à ses lèvres. Elle époussette sa jupe et remonte son bas de laine en voyant Ferguson prendre place au milieu des coussins d'observation avec le whisky pur feu. La seconde d'après, sans vraiment s'en être rendue compte, la cadette Carter a rejoint le Poufsouffle et tendu son pied en ricanant. T'as vachement appliqué d'un coup dis-donc !
Sa tête se penche alors qu'il lui déshabille la jambe.
Elle ressent un frisson d'excitation et ravale sa salive en le fixant.
La peau d’Alison reste d’un blanc laiteux toute l'année, en reflet au ciel écossais. Très longtemps, la sorcière a détesté les nombreuses tâches de rousseur couvrant son corps. Elles s’agglutinent par endroits en véritables nappes mordorées, dessinant des cartes aléatoires sur ses jambes. Entre ses cuisses notamment, les tâches se fondent les unes dans les autres jusqu’à former des masses cuivrées irrégulières qu'Alison trouve hideuses. Mais face à Ferguson ce soir, elle sourit distraitement. J'ai plus six ans, j'devrais gérer, dit-elle en secouant légèrement le genou du brun avec le bout de son talon. Ses souvenirs de batailles de chatouilles s'arrêtent au départ de sa mère pour sa dernière expédition.
Aux ongles vernis d’un rouge éclatant des orteils de la rouquine s'ajoute une peau hydratée, fine et pâle, et toujours un millier de tâches rousses, qu'elle a capitulé à camoufler à cause du travail monstrueux que cela représente. Même les magazines ne peuvent pas l'aider sur des sortilèges aussi étendus. Éradiquer les poils et rendre l'épiderme doux comme la soie : oui, toutes les sorcières le connaissent celui-ci. Au fait, réalise la jeune femme en jetant un œil dehors.
— T'allais prendre ma cape pour quoi là ? Alison scrute Ferguson sans grand sérieux et attrape la bouteille d'alcool. Les substances rendent les choses étrangement moins grave. Elle observe un instant le dessin des flammes sur l'étiquette, puis la concentration relative du cinquième année qui débute le massage. Tu peux m'poser une question si tu veux comme défi, suggère-t-elle avant d'avaler une gorgée de whisky qu'elle accompagne d'une grimace à la déglutition. Un coton agréable se forme autour de l'étudiante à mesure qu'elle en boit. Peut-être que c'est ça, ce qu'ils cherchent tous en s'enfilant des bouteilles en soirée. Son pied se creuse au passage du pouce du brun. Aïe, réagit-elle par réflexe plus que par réelle douleur. L'exécution est loin d'être folle, mais la tête qu'il fait lui suffit. Elle rigole.
Message publié le 05/06/2025 à 09:00
Selon Alison, les garçons comme Ferguson se fichent complètement d'avoir bonne ou mauvaise réputation auprès des filles. Le Poufsouffle la siffle sans aucun filtre, juste car ça lui chante, et pas du tout pour rappeler qu'il existe. Les garçons comme Ferguson se foutent d'exister auprès des filles comme Alison. Probablement qu'il cherche à impressionner ses potes. Elle lève un sourcil, dubitative, et finit par rouler des yeux face à son attitude mariole.
La Serpentard remonte le col de sa veste alors que le joueur de Quidditch s'éloigne du balcon, assis sur un balai dont la queue de paille s'effiloche dans les airs. Las des cabrioles de sportifs, elle avale une gorgée d'alcool, un œil distrait en direction du spectacle qu'il propose, jusqu'à ce qu'il ait l'air de tomber. Gus ?! s'exclame la rousse, penchée au-dessus du vide en scrutant la perte de contrôle de l'étudiant. Elle aurait dû s'y attendre avec un balai aussi vieux ! Quelle idée de merde. Elle n'a pas le temps de sortir sa baguette, qu'il récupère déjà l'équilibre et rigole fièrement. T'es trop con putain, s'insurge la cadette Carter en reculant d'un pas, le sang frappant ses tempes. Elle pose la bouteille et tousse à cause du whisky.
— T'es débile ma parole, et en même temps, l'adrénaline libérée dans son corps arrache un sourire sincère à ses lèvres encore un peu humides, qu'elle essuie rapidement. La dernière pitrerie de Gus termine de la rassurer ; elle rit tandis qu'il ronchonne. Mais soudain, le briquet décide. Quoi ? Tu veux ma mort là ! réagit Alison sans envisager une seconde à chevaucher le balai. Elle commence à se diriger vers la balustrade pour lancer un sortilège à la baguette, retenue par le cinquième année. J'vais pas monter là-dessus j'te jure !
Une énième provocation suffit à titiller son égo mal placé d'adolescente qui veut prouver.
Avec un air de défiance au fond de ses prunelles marron, l'Écossaise écarte les doigts vers ses mollets et récite la formule destinée à fendre ses cuissardes sur toute la longueur. Elle en sort deux jambes couvertes d'une paire de bas épais en tricot blanc, et descent d'une dizaine de centimètres par la même occasion.
— Ok, j'vais l'faire. Mais t'auras ma mort sur la conscience, Ferguson Decker. Et comme il rigole, elle attrape le balai, un mauvais pressentiment au ventre. Elle n'est pas Owen, pas Freya, pas Charlie. Elle n'a jamais été piquée sous le fuseau du Quidditch, bien au contraire. Les substances lui chuchotent qu'elle est invincible ce soir, alors Alison tire un peu sa jupe pour enfourcher le manche de bois inconfortable et frappe du talon au sol. Woh. Ça tangue plus qu'un OCQ400. Elle s'élève, les deux mains empoignant fermement l'objet de décoration, et se concentre sur la voûte. Déjà, les étriers donnent l'impression de cisailler ses pieds.
Alison Harriet Carter, tu veux participer au tournoi l'année prochaine, te démonte pas, s'encourage-t-elle intérieurement quand elle arrive au-dessus du vide. Des touffes de pailles s'envolent autour d'elle. Elle déglutit, les jambes pleines de frissons à cause du froid et de l’appréhension. Fuck, murmure l'apprentie sorcière avant de fermer les yeux et de plonger vers la pelouse. Sa silhouette s'enfonce dans la pénombre et disparaît. Au bout de quelques longues secondes, le balai surgit à nouveau, Alison toujours accrochée à son manche. Concentrée, elle tente de maîtriser les à-coups désordonnés qui manquent de la faire tomber. L'un de ses bas a glissé sous son genou. L'engin dessine des arabesques et frôle la tour à plusieurs reprises. Digne au possible, l'adolescente résiste et mène une bataille pour ne pas chuter. Petit à petit, elle rejoint la hauteur de la balustrade, mais au dernier lacet serré imposé par le balai, sa queue de paille embrasse une lanterne accrochée sur un rebord de fenêtre et prend feu. Transformé en torche, l'engin déraille totalement et Alison atterrit en catastrophe au milieu du balcon, se jetant à côté des flammes qui commencent à dévorer le manche tranquillement. Au sol, elle récupère sa respiration.
— Putain, répète-t-elle tandis que le brasier diminue déjà d'intensité à cause de la qualité médiocre du bois. Sur le dos, elle extirpe la baguette des poches de la veste, et la laisse rouler vers Ferguson. J'te jure par contre, si t'as le défi, tu m'fais un massage des pieds, j'en ai rien à foutre là, maugrée-t-elle, encore secouée.
1 : Gus
2 : Alison
Message publié le 02/06/2025 à 00:45
Les pupilles dilatées d'Alison ont suivi l'aller-retour du Poufsouffle à quelques centimètres de son visage, donc inévitablement, elle a louché sur lui pendant moins d'une seconde. Après ça, il était déjà parti plus loin, brandissant le Whisky, riant sous les étoiles comme un gosse. Même qu'il réclame un jeu.
Intriguée, la cadette Carter observe Ferguson poser son briquet moldu au sol en énumérant une règle unique qui consiste à se défier l'un et l'autre. L'objet désigne l'adolescent. Elle sourit. Ok ok, répond-t-elle, surprise de trouver des bouteilles au milieu des poches dans lesquelles elle voulait enfoncer ses mains. Les romances féminines sont bourrées de pactes et de défis en tout genre, alors la sorcière veut trouver une idée inspirante. Elle sort les deux bouteilles des poches de la veste du cinquième année et les place à côté du briquet en réfléchissant. Mmmh... l'idée d'en profiter pour obtenir d'autres aveux intimes traverse l'esprit d'Alison, qui la balaye d'un froncement de nez. Redondant, juge-t-elle intérieurement.
— Jette ta baguette en bas, lance-t-elle enfin en fixant son Valentin et ses airs goguenards. Après tout, ne sont-ils pas censés apprendre la manumagie ? Son regard cherche une action complémentaire et tombe pile sur l'élu. Alison marche en direction de l'arche où sont accrochées plusieurs objets décoratifs, dont un vieux balai. C'est un vestige formé de branches torsadées entre elles, terminé par une touffe de paille fatiguée retenue sous un cerclage en cuir. Elle tend la main et le saisit en arrachant des toiles d'araignée au passage. Va la chercher avec ça, ajoute la rouquine en donnant le balai à Ferguson, un sourire diabolique au coin des lèvres. Satisfaite que son défi soit probablement à la hauteur des soirées potes chez Poufsouffle, elle attend la réaction du joueur de Quidditch en le fixant, impatiente d'assister au spectacle.
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Il s'apprête à partir lorsqu'elle retient sa manche. Ah et au fait, Gus, dit-elle d'une voix mordante, désinhibée par les substances. J'suis pas ton chien. En chemin tu réfléchiras à pourquoi tu vas arrêter d'me siffler dans les couloirs, ok ? Les iris marron d'Alison affrontent celles, bleues, de Ferguson, avant qu'elle ne le relâche.
Message publié le 31/05/2025 à 10:26
Elle glousse lorsque Ferguson insulte Spike de gros trou de balle, amusée par le véritable constat du joueur ennemi numéro un de son ami Serpentard. La guerre entre le groupe de Poufsouffle et l'étoile montante du Quidditch dure depuis des années déjà. Certains diront jalousie, d'autres pensent comme Gus et ses potes, que Ryder est imbuvable. Alison fréquente trop Spike pour le juger aussi durement. Trou d'balle non-violent, se contente-t-elle de répondre d'un haussement d'épaules en écho à la confrontation des deux adolescents en séance de soutien la semaine dernière.
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Emportée par le cinquième année dans une course silencieuse vers les cuisines du château, elle le laisse attraper sa main sans broncher, une vive excitation au coeur d'imaginer quelqu'un les surprendre à tout moment. Comme le soir du 31 octobre au milieu des couloirs interdits, Alison s'amuse à braver le règlement, ce qu'elle ne faisait pas vraiment avant. L'adrénaline continue d'empourprer ses joues couvertes de tâches rousses jusqu'au fameux tableau connu des élèves, mais qu'en réalité peu d'entre eux osent chatouiller. J'suis jamais venue, avoue-t-elle à voix basse, émerveillée de découvrir le travail des elfes en-dessous de la Grande Salle. Machinalement, elle rajuste sa frange et ses vêtements en observant les créatures tellement concentrées sur leurs tâches qu'elles ignorent leur présence.
Un sourire béat étire la bouche d'Alison, déjà pressée de raconter l'expérience à ses amies, maintenant qu'elle fait partie de ceux qui ont osé entrer réellement dans les cuisines. L'étudiante resserre ses lèvres en croisant le regard de Ferguson. Elle l'accompagne en direction de l'armoire et secoue la tête de gauche à droite lorsqu'il lui mime de choisir une bouteille parmi les dizaines d'alcools répartis sur plusieurs étagères. J'sais pas moi ! Mais il insiste et la cadette Carter pointe du doigt une jolie bouteille à l'étiquette rouge décorée de flammes dorées. Le Poufsouffle sourit.
Il y a du Whisky Pur Feu chez elle, sauf qu'Alison n'a jamais goûté. Pendant que le batteur s'évertue à cacher d'autres bouteilles dans ses poches, la rouquine dévisse le bouchon et renifle l'alcool avant de tousser vivement. Par Merlin ça a l'air fort ! chuchote-t-elle, à moitié amusée et choquée par la sensation de brûlure qui remonte ses narines.
Soudain, Gus décide qu'ils doivent boire chacun une gorgée pour se donner l'élan d'aller jusqu'au toit. Les toits ? Elle avait oublié. La sorcière pose ses lèvres sur le goulot en fixant le garçon avec hésitation. Détendue d'la culotte Alison, se répète-t-elle. Quitte à prendre une gorgée, autant y aller franchement. Elle ne fait pas semblant. La sensation de feu est immédiate. Les yeux de l'étudiante brillent alors qu'elle recommence à tousser, camouflée derrière ses mains. Putain ! répète-t-elle plusieurs fois avant de réaliser que Ferguson se moque d'elle, lui-même supportant beaucoup mieux le passage du whisky dans sa gorge. À peine retrouve-t-elle ses esprits qu'il l'entraîne déjà en direction de la tour d'astronomie.
L'alcool monte vite à la tête d'Alison et le trajet devient flou.
Elle récupère la main du Poufsouffle pendant l'ascension des marches.
En haut, essoufflée, elle le lâche et inspire l'air froid. Wah, ça fait du bien ! s'exclame la Serpentard en laissant tomber sa cape sur une rambarde tandis que ses yeux dévorent le ciel étoilé et les arbres de la forêt interdite étendus à leurs pieds. Le saule cogneur a l'air minuscule d'ici. Prise d'un léger vertige, elle cramponne la barrière. Oula. Alors Alison préfère se tourner vers Gus. T'as assuré avec les étoiles, j'apprécie, affirme-t-elle en dévisageant sa silhouette hagarde de haut en bas.
— J'suis sûre que si je réclame des bougies, j'en ai, ajoute la rouquine, un sourire confiant aux lèvres. Finalement, peut-être qu'ils peuvent juste mixer leurs deux St Valentin ? Elle rigole mollement.
Message publié le 30/05/2025 à 17:32
L'indignation exagérée du cinquième année arrache un pouffement bête à la Serpentard. Elle se sent d'humeur à rire aux blagues de Ferguson, détendue par l'herbe qu'ils viennent de fumer. J'ai quoi contre le Quidditch ? J'ai mon père, et quelques potes à mon père. Ah, et Elliot Blackburn aussi ; quel con lui, et tu vois, Spike devient pareil depuis qu'il jouent en Ligue ensemble, raconte la fille d'Owen Carter sans sourciller. Elle n'a jamais aimé la mentalité des sportifs, persuadée que sa mère en a eu marre d'avoir l'impression d'être une femme parmi tant d'autres qui gravitaient autour du célèbre ancien capitaine d'équipe nationale d'Écosse. J'sais pas pourquoi rentrer une balle dans un cerceau leur donne un tel melon. Et un tel salaire. Démesuré, si l'on en croit les chiffres révélés par les magasines. L'idée même que ses parents ont réussi à perdre une telle fortune en accumulant les erreurs de parcours hante Alison régulièrement.
Quand le Poufsouffle la relâche, elle vacille une seconde puis étire un sourire, amusée d'apercevoir encore son embarras. Ouais, répond-elle en gardant cette étincelle au fond des yeux, clairement satisfaite d'avoir réussi à le perturber. Le Ferguson Decker sérieux a quelque-chose qui lui plaît, mais ça, elle le garde pour elle et se contente de l'observer en pleine réflexion. "Quelques trucs", ok, ça me va, décide impérieusement la rouquine comme si son avis pouvait avoir le moindre intérêt. Elle compte bien continuer de questionner le joueur de Quidditch plus tard.
Pour l'instant, ils arrivent au chateau et la "mission ninja" commence. Les joues d'Alison rougissent après quelques détours entre les couloirs moins frais qu'à l'extérieur. Elle déboutonne même sa cape au moment où ils s'arrêtent contre une grosse colonne en pierre, prise d'une bouffée de chaleur. T'es sûr de toi là ? chuchote-t-elle à son tour au bout d'un moment, impressionnée de défier le règlement de l'école, le souvenir de sa soirée d'Halloween en tête.
Toujours emballée dans la veste de Gus, l'étudiante espère qu'aucune panthère ne rôde près d'eux. Elle se tourne au moindre bruit, des frissons le long de la colonne. Lorsqu'il fait trop sombre, sa main agrippe la chemise du Poufsouffle pour se repérer.
Message publié le 29/05/2025 à 09:18
Alison observe le Poufsouffle perdre en éloquence à mesure qu'ils passent du temps ensemble. Plus elle avance dans son jeu, moins il joue, étrangement sérieux. Debout devant lui, la cadette Carter s'amuse de la situation, enivrée de comprendre que Ferguson est réceptif à elle, au-delà des blagues de couloirs. Elle n'est pas sûre qu'il soit réellement attiré par elle, ou par n'importe quelle autre fille possédant des jambes et un décolleté, mais ça lui suffit pour sentir un curieux bien-être l'envahir, teinté d'odeur d'herbe fumée. Elle ricane mollement et le toise sans méchanceté. J'ai cru qu't'avais perdu ta langue, déclare l'étudiante en rajustant sa frange machinalement. L'humidité ajoute des frisottis dans ses cheveux partiellement ondulés. Elle arrange ses mèches et hausse les épaules.
— Bien sûr faut s'embrasser pendant un date. Pour savoir si t'aimes bien comment l'autre embrasse, c'est primordial, complète-t-elle silencieusement en poussant ses lèvres vers l'avant en moue approbatrice. La bouche en cul de poule d'Alison disparaît aussitôt qu'elle étire un sourire en coin. Mais c'pas la fin d'façon, si ? Y'a encore le reste de ton programme fun, ajoute la Serpentard avec une pointe de condescendance, les yeux brillants à cause du joint. Elle enfonce les mains dans les poches de sa cape, grelottante. Hors de question d'être rentrée au dortoir trop tôt un soir de Saint Valentin, la honte, elle aurait rien à raconter. Bon, j'ai froid, viens.
Les deux adolescents prennent la route du château et Alison se raccroche au bras du batteur pour éviter de trébucher sur une motte de terre avec ses cuissardes. Un instant, elle imagine croiser Spike et rigole toute seule. J'ai aussi les joueurs de Quidditch en red flag normalement, mais là tu vas pas m'croire. Elle-même capte mal la situation.
Tandis qu'ils marchent, la rouquine détaille le profil de son camarade de classe.
— T'es puceau ok, mais genre, t'as déjà fait des trucs avec une fille quand même ?
Jusqu'où nos pas peuvent nous porter
Message publié le 14/05/2025 à 09:39
L'espace d'une seconde, Alison revoit les figurines de sa vieille boîte à musique, figées dans le temps, à l'arrêt depuis la disparition de Kate Carter. Le couple attend un sortilège de l'aventurière pour recommencer à danser. Mais sa mère ne reviendra plus, elle le sait. L'homme et la femme se regardent, immobiles, poussiéreux, coincés entre une tirelire vidée à plusieurs reprises et un ancien flacon de parfum. Ils ont la même position qu'Alison et Sasha, éternellement. Ils ont des tenues de soirée, comme eux aussi. Ils n'entendront jamais la musique d'après.
Définitivement.
Elle écoute le Gryffondor déclarer qu'elle mérite mieux que leur deal, et resserre légèrement ses doigts autour de son épaule, un sourire bizarre aux lèvres. C'est clair, souffle-t-elle en détournant le regard pour humidifier sa bouche sèche avec l'impression étrange que Sasha essaye de lui dire autre chose à travers ses mots.
Lentement, leurs mains liées retombent, et Alison enroule son index à celui de Sasha. Elle reste de marbre lorsqu'il prétend être un mauvais acteur et se contente de murmurer un vague "ouais", avalé par le battement de son coeur quand il se penche vers la constellation de tâches rousses dévalant sa clavicule. Elle n'avait jamais vraiment prêté attention à l'odeur du garçon et parmi les effluves étrangères des vêtements prêtés, elle reconnaît pourtant le parfum familier de la mi-septembre à la mi-octobre, leur rencontre, et leur rapprochement. Elle retrouve aussi sur lui l'empreinte fauve d'une sortie en Forêt Interdite, et la chaleur qui se dégage entre sa nuque et le col blanc. À peine réalise-t-elle l'effet procuré par cette simple inspiration, qu'il dépose un baiser au creux de sa clavicule, puis lui chuchote une phrase inoubliable, et s'éloigne.
" J'aurais pas pu faire semblant longtemps "
" t’as plus besoin de faire semblant " aurait-elle pu répéter, au lieu de le fixer en luttant pour garder sa ligne directrice, celle de la raison, car elle mérite mieux, vous savez.
Au-dessus d'eux, les fantômes gloussent, spectateurs interdits des histoires adolescentes. Soudain, silencieusement depuis le ciel rempli de flocons magiques, une fine branche de gui descend en spirales et s'arrête à quelques centimètres des mèches cuivrées de Sasha et de la frange rousse d'Alison.
C'est ce qu'on appelle la Magie du Bal de Noël.
La cadette Carter lève les yeux et sourit tandis que le brouhaha continue sur la piste.
Sans réfléchir, elle s'approche et glisse une main derrière la nuque de Sasha pour l'inciter à se pencher encore vers elle. Ses incisives attrapent doucement la lèvre inférieure du Slave pendant qu'elle l'embrasse. Qu'il goûte à la morsure du Serpent. Elle le retient proche d'elle après ça, le temps de murmurer à son tour. Peut-être que t'es pas si sauvage, mais j'ai du mal à te cerner, certaines phrases prononcées par Sasha dans les serres n'ont jamais quitté l'esprit d'Alison. Tu l'as dis toi-même, j'ai eu raison d'arrêter, ajoute-t-elle, comme pour se convaincre un peu plus fort.
Les premières notes du prochain slow retentissent et la jeune femme recule en lâchant Sasha. Elle laisse la foule passer entre eux, aperçoit encore son visage, ses yeux verts bercés d'autres lumières, et se tourne en direction du sofa où sont assises les quelques filles qui ne dansent pas. Alison hésite à les rejoindre. Alison hésite à faire demi-tour. Alison veut prendre sa vie en mains.
Elle remarque Spike, un peu plus loin, en pleine discussion avec des joueurs de Quidditch.
Parfait.
Décidée, la sorcière le rejoint et le tire légèrement à l'écart par le poignet. J'ai envie de toi, maintenant, chuchote-t-elle à l'oreille de celui qui n'attendra pas une seconde pour l'emmener vers les cachots. Ce soir, elle veut maîtriser quelque-chose et ce sera ça, l'heure de sa première fois.