Femme
17 ans
Sang-mêlé
Britannique
Identité
-
- Sixième année
- Surnoms : Ali, Alouette, Lili
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
La bataille de fin d'année [Cours DCFM]
Message publié le 21/08/2025 à 07:56
Le vent joue dans les plis de sa jupe, mais Alison fixe Sam qui vient d'absorber son sortilège grâce à un charme du bouclier. À quelques mètres seulement, un éclair jaillit et abat Sasha, détournant l'attention de la rouquine. Elle voit la professeur brandir sa baguette pour réveiller l'Ukrainien et le ramener derrière elle, à leur base. Elle n'a pas le temps de chercher Gus, ou Basil, car le mouvement du Serpentard à sa droite l'interpelle.
Il s'apprête à l'attaquer.
Elle fronce du nez, jetant un œil à la Poufsouffle juste avant d'affronter le regard conquérant de Liam, bras tendu.
Protego ! Comme Sam vient de le faire, Alison se protège grâce au charme du bouclier et reprend son souffle, impressionnée d'avoir des adversaires des deux côtés.
Alison Carter a lancé un sortilège !
- Sortilège
- Charme du bouclier
- Difficulté
- 6
- Résultat D20
- 11
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 3
Protego ! Comme Sam vient de le faire, Alison se protège grâce au charme du bouclier et reprend son souffle, impressionnée d'avoir des adversaires des deux côtés.
Autres résultats possibles
Protego ! Comme Sam vient de le faire, Alison se protège grâce au charme du bouclier, prête à riposter aussitôt.
Protego ! Déconcentrée par la présence de Sam à sa gauche, la cadette Carter rate son sortilège et reçoit le maléfice qui la propulse à terre. Un peu étourdie, elle peine à se redresser.
Protego ! Déconcentrée par la présence de Sam à sa gauche, la cadette Carter rate son sortilège et se prend de plein fouet le maléfice qui la propulse violemment à terre. C'est la professeure qui s'occupe de la remettre sur pieds à côté du drapeau orange.
La bataille de fin d'année [Cours DCFM]
Message publié le 18/08/2025 à 13:06
Galvanisée par le discours motivant de la professeure, et par la progression rapide des étudiants de l'un et de l'autre des côtés du terrain, Alison décide de rompre la stratégie mise en place par Sasha. Sans prévenir, après un regard pour s'assurer de la trajectoire qu'emprunte Sam en face d'elle et de la proximité du Slave, elle saute au sol et s'approche vivement des lignes adverses en se baissant. Voici son nouveau plan : permettre à Basil d'arriver à la base en provoquant une distraction. Son regard croise celui de l'animagus à travers les planches d'une caisse défoncée. Ferguson a disparu plus loin, mais aucun sortilège n'a encore résonné.
"arrêtez d’attendre que les choses viennent à vous"
Alors, la cadette Carter se redresse et tend sa baguette. Elle vise la Poufsouffle de cinquième année.
— Immobulus ! prononce-t-telle distinctement. L'éclair fuse et s'il atteint Sam, ce sera de biais, effleurant son épaule. Les gestes deviendront lourds, englués. Les draps suspendus autour d'elle s’agiteront sans qu’elle ne puissent les repousser. La Serpentard inspire, fière d'avoir lancé les hostilités.
Alison reste en C3
Alison Carter a lancé un sortilège !
- Sortilège
- Sortilège d'Immobilisation
- Difficulté
- 6
- Résultat D20
- 18
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 3
— Immobulus ! prononce-t-telle distinctement. L'éclair fuse et atteint Sam de biais, effleurant son épaule. La Poufsouffle chancelle, ralentie dans son mouvement. Ses gestes deviennent lourds, englués. Son bras reste coincé dans une posture raide et les draps suspendus autour d'elle s’agitent sans qu’elle ne puissent les repousser. L’effet n’est pas total, mais la Serpentard inspire, fière d'avoir lancé les hostilités.
Alison reste en C3
Autres résultats possibles
— Immobulus ! prononce-t-telle fermement. Lilly Lovedoll projette un éclair qui fend l’air et frappe Sam de plein fouet. La Poufsouffle s’arrête aussitôt, figée dans une toile invisible. Ses bras restent en suspens, ses jambes encore ployées dans l’élan du mouvement. Elle n’est plus qu’une statue respirante. La Serpentard inspire, fière d'avoir lancé les hostilités.
Alison reste en C3
— Immobulus ! dit-elle, fort, mais pas assez. Son sort, mal canalisé, fuse trop tôt et percute un tronc d’arbre couché entre elle et Sam. L’écorce se change en pierre polie. La Serpentard inspire, prête à retenter sa chance dès qu'elle pourra.
Alison reste en C3
— Immobulus ! Alison, trop pressée, prononce la formule sans faire attention au sens de sa baguette. L’éclair jaillit et fonce droit sur elle-même. Une chape glaciale lui tombe dessus : ses bras se raidissent, son souffle se bloque à demi, ses jambes restent plantées dans le sol. Prisonnière d’une immobilité humiliante, elle menace de s’écrouler.
Alison reste en C3
Bouquet de Nerfs et Pelote de Bruyère
Message publié le 14/08/2025 à 15:38
Gênance, voici ce qu'elle pense lorsqu'ils mettent trente secondes de trop à s'échapper du magasin pour disparaître du champ de vision des deux femmes intrusives. C'est la première fois qu'Alison se montre avec un garçon au 76 Grand-Rue, et elle regrette d'avoir accepté qu'il vienne la chercher ici. Est-ce que Fenella continuera de se mêler de leurs histoires jusqu'à la mi-août après ça ? Est-ce que Freya voudra un compte-rendu de la soirée ? Elles peuvent toujours rêver.
Sur les pavés de Pré-Au-Lard, l'adolescente reste un moment silencieuse, comme s'ils devaient d'abord s'éloigner au maximum du foyer Carter pour démarrer une conversation. L'air qu'ils déplacent ramène aux narines de la sorcière le parfum de la ferme des Fowlis, chargé de souvenirs d'enfance en compagnie d'Alastair, Fen', Charlie et Fiona, et des veaudelunes. L'association entre Sasha et cette période lointaine lui donne un sentiment étrange de distortion du temps. Tu sens la ferme, se contente-t-elle de faire remarquer au garçon, un léger sourire au coin des lèvres. Il la dévisage en retour et la jeune fille ricane. J'dis pas qu'tu t'es pas lavé, ça pue pas. Juste, ça sent chez Fen' quoi. D'un haussement d'épaules, elle balaye la discussion tandis qu'ils s'engagent sur un sentier vers le village de Little Hexley.
— Tu vas pas m'apprendre la route hein, continue l'Écossaise, plus railleuse que boudeuse, le visage moins fermé qu'à la boutique. Certes, l'Ukrainien sous sa forme animale connaît mieux les détours de Poudlard que quelconque étudiant du chateau, mais pour les sentiers du coin, elle se défend. On va vraiment là-bas d'ailleurs ou t'as un autre plan en tête ? ajoute Alison en évitant une branche couchée en travers de leur chemin. Elle espère secrètement qu'ils emprunterons un portoloin et fouleront l'une des capitales attenantes, peut-être même Paris. Derrière Sasha dans les parties étroites du sentier, la rouquine laisse ses prunelles glisser entre les tâches de lumière sur sa nuque bronzée, tâchée de soleil, et la naissance de ses cheveux plus cuivrés que d'habitude. Elle l'imagine prévoir ce dîner comme s'il ne lui restait qu'une seule chance de conclure avec elle, et qu'il devait mettre le paquet. Cette idée lui arrache un léger sourire.
À l'évocation des BUSES et de Freya, elle souffle. Caporale Carter s'en fiche de mes notes, elle, t'sais, elle a peur que j'vive une adolescence. Elle sait pas c'que c'est. En vrai, elle veut que j'aie des Optimal, mais pour finir vendeuse au mag quoi. La blague ! Un corbeau croasse près d'eux, semblant confirmer les propos d'Alison. Cette dernière saisit la main tendue par Sasha.
— Toi t'avais passé des BUSES en Ukraine ? demande-t-elle en réalisant soudain qu'elle ignore de quoi exactement était composée la vie du réfugié de guerre, mise à part sa participation aux combats. Leurs doigts se quittent alors que le chemin dessine des lacets plus doux à flan de colline.
Bouquet de Nerfs et Pelote de Bruyère
Message publié le 13/08/2025 à 17:05
Face au miroir ancien de sa chambre, Alison trouve l'angle parfait. Elle s'observe minutieusement, jaugeant sa frange lisse, la courbe de ses cils couverts de mascara, le nombre de tâches rousses visibles à travers le sortilège anti défauts de peau, la touche de lumière délicate emprisonnée au bout de son nez, le dessin de ses lèvres rouges cerise. Elle profite d'apprécier son reflet, car c'est loin d'être toujours le cas. Le visage tourné trop à gauche, sa narine semble difforme. Le cou tendu, sa mâchoire paraît rectangulaire ; masculine. Le menton penché vers le bas, son front devient énorme. Alors la cadette fait glisser une goutte d'huile parfumée au centre de son décolleté sans bouger, le regard posé sur le trajet du liquide ambré aux essences fruitées. Elle porte un haut court, en jersey côtelé rose pâle agrémenté de motifs fleuris, et d'un lacet resserré à la poitrine. Elle l'a acheté spécialement pour sa soirée avec Sasha. Il devrait aimer, se dit-elle en appliquant deux autres gouttes d'huile parfumée derrière chacune de ses oreilles.
La perspective d'un rendez-vous avec l'Ukrainien résonne comme un doux challenge aux yeux d'Alison. Puisqu'il s'en va, autant en profiter. Foutu pour foutu, elle compte graver sa place dans la mémoire du garçon. Elle veut qu'il pense à elle depuis là-bas, même lorsqu'elle aura tourné la page de son côté.
Enfin la sorcière ramène sa chevelure fauve autour de son visage et se redresse, appréciant l'éclat doré provoqué par son nouveau piercing au nombril à la lueur des bougies. Elle tire un peu sa jupe en jean, rajuste ses chaussettes sombres, arrange le nouage de ses larges Derbies vernies, et entend sa grande sœur l'appeler depuis l'escalier qui relie la boutique et le foyer Carter. "Ali ! Y'a Sasha qu'est arrivé !" Il lui reste un détail à régler ; Lolly Doll, sa baguette. Alison hésite. Elle n'est pas supposée faire de magie en dehors de l'école, mais l'avoir la rassurerait. "Alison !" À Pré-au-Lard, les étudiants ont l'habitude d'utiliser des sortilèges sans autorisation en profitant d'une faille du système de surveillance instauré par le Ministère. La jeune femme se décide et enfonce Lolly Doll dans sa chaussure, sous sa chaussette, au cas où elle en aurait besoin.
En bas, Fenella s'évertue à détendre Sasha grâce à sa bienveillance naturelle. Elles sont jolies tes fleurs, c'est mieux qu'un truc acheté impersonnel, ça fait authentique au moins, sourit-elle, à demi-confiante quant aux réelles chances du Slave face à l'Écossaise boudeuse.
— Vous allez où ?
— J'sais pas.
— Vous rentrez vers quand ?
— Bah, j'sais pas.
— Vous restez à Pré-Au-Lard ?
— J'en sais rien putain, lâche-moi !
— Tu mettras une veste quand même Alison, c'est toujours l'Écosse ici.
L'été n'a rien arrangé entre les deux sœurs, surtout depuis que Freya a compris que sa cadette comptait lâcher son travail au magasin, sous prétexte de ne pas être la bonniche d'Owen et de l'OCQ500. Elle aurait désormais mieux à faire de son temps, comme de préparer son avenir, par exemple, avait-elle dit. -tu verras pas Charlipoupette aujourd'hui, elle dort chez une copine, reprend Fenella après avoir servi une cliente venue acheter une batte hurlante aux couleurs d'Elliot Blackburn pour l'anniversaire de son fils.
Puis le rideau s'écarte et Alison apparaît, un sac à main discret - façon pochette - faisant écho à son vernis poudré, un gilet accroché au creux du bras. Mazette, siffle la Serdaigle, ses grands yeux s'empressant de fixer la réaction de Sasha. Salut. L'adolescente traverse le magasin et dévisage son prétendant à l'allure plus soignée que d'habitude. Une seconde, elle repense au bal de Noël, papillonne des cils, et prend le bouquet qu'il présente maladroitement. Merci, c'est gentil, prononce-t-elle sans effusion tandis que derrière le comptoir, Fenella chuchote quelque-chose à Freya.
— On y va ?
— Vous allez où Sasha ?
— Bon, on y va-
— Attends, attends, donne-moi les fleurs Alouette, j'vais les mettre à sécher !
— T'as ta baguette Sasha ? insiste l'aînée, bien décidée à obtenir des informations.
Message publié le 11/08/2025 à 12:06
Oui Charlie comprendra. "Charlie comprend ! Arrête de la prendre pour une conne !", Alison n'a de cesse de le crier à Freya. Elle comprend, mais ça ne l'empêche pas de souffrir, au contraire, et ça aussi, la cadette Carter se garde bien de le voir tous les jours au fond des yeux bleus de sa petite sœur.
Sous l'arche végétale, le temps se fige, et les deux adolescents se toisent, jusqu'à ce que Sasha prenne la main d'Alison. Prête à retirer ses doigts, elle s'arrête alors qu'il prétend être différent d'Owen. La rouquine bat ses cils maquillés dans lesquels sont coincées des gouttes de pluie. Pendant un instant, elle a cru qu'il allait dire ce qu'elle voulait entendre, sauf qu'il continue autrement. Le coeur de l'adolescente sursaute et se remet en marche. Peut-être mais moi j'l'ai dit dès le début, rétorque-t-elle en se rappelant du deal, et des termes de celui-ci. Sa paume collée à la chemise humide du Gryffondor ne bouge pas. J'ai dit quand ça commençait, et après j'ai dit quand c'était fini. Et tu savais que c'était fake et temporaire, ajoute la cadette aux cheveux perlés d'humidité, des frisottis ici et là débordant de sa capuche sombre. Sous sa main, elle sent l'agitation dans la poitrine de Sasha. Leurs prunelles s'explorent, familièrement étrangères.
— Ça a marché, et alors, tu veux une médaille ? souffle-t-elle, vexée qu'il revienne là-dessus, l'humeur toujours boudeuse, même tandis qu'il parle de n'avoir aucune chance avec elle. Mais pendant tout ce temps, Alison reste près de l'Ukrainien, car la proximité entre eux lui donne un sentiment confortable, qui n'est pas nouveau, et qu'elle avait un peu oublié. Il rit, elle le fixe, réalisant le problème. Sa paume glisse et s'échappe des doigts de Sasha pour retirer une feuille plaquée contre le tissu mouillé de la chemise. Tu prends ça trop au sérieux. Elle-même surprise par ses propres paroles, la cadette détourne un instant le regard.
Plus loin, on aperçoit les forêts de son enfance, où Alison partait explorer les alentours avec sa mère, à la recherche de farfadets, ou de preuve de l'existence des Oreades écossaises. C'est pas qu'tu prends ça trop au sérieux, c'est que- elle soupire et raccroche les yeux du garçon, sa main posée sur l'avant-bras de celui-ci.
— Détends-toi en fait. On va faire le date, d'façon j'sais qu'tu pars maintenant, donc j'sais à quoi m'en tenir, et c'est mieux comme ça. Son haussement d'épaules est faux. Elle n'en a pas rien à foutre, mais ça facilite les choses au fond. Elle préfère ignorer pourquoi les émotions paraissent si intenses quand ça concerne Sasha. Pour Charlie t'as raison, elle comprendra.
Message publié le 10/08/2025 à 23:17
Au 76 Grand-Rue, les deux yeux ronds de la petite chouette familiale perchée derrière le carreau du salon observent Sasha détaler sous la pluie. Plus haut, le hibou grand-duc d'Owen Carter s'ébroue, moins impressionnable. Bientôt on rentre le store du magasin, on descend la grille, et les lumières des vitrines se tamisent tandis que Freya et Fenella se pressent de terminer les dernières formalités. Charlie est remontée dans sa chambre, peinée, honteuse d'avoir pu croire que son amitié avec l'Ukrainien durerait jusqu'à ce qu'il passe les ASPIC, et peut-être même au-delà, grâce aux courriers. Il leur restait cette fin de trimestre, un été entier, puis encore tout une année pour rire, se partager des cultures et des langues maternelles étrangères, s'offrir le réconfort d'une conversation à l'abri des autres. Elle se sent bête de n'avoir pas réalisé qu'il partirait avant.
À mi-chemin entre Pré-Au-Lard et Poudlard, sa grande sœur ravale une rage difficile à digérer. Le ciel vient de se taire, les gouttes comme suspendues en l'air, et des flaques détrempant la route. Alison maugrée, incomprise des siens. Elle sursaute lorsqu'une panthère surgit soudain au milieu de nulle part, mais retrouve vite contenance face au Gryffondor, et fronce des sourcils menaçants. Quoi ? demande-t-elle, orageuse, alors que l'arche naturelle autour d'eux ruisselle d'eau qui s'écoule le long des branches et de feuille en feuille. L'embarras de Sasha l'interpelle, et lui rappelle certaines de leurs premières discussions quand ils ont pactisé ensemble.
Le mots du réfugié frappent d'abord son coeur pour trop de raisons qu'elle peine à identifier. La sorcière balaye cette émotion en se focalisant sur l'apparence négligée de Sasha, évitant de fixer longtemps son regard vert. Au moment où il évoque Charlie et Owen, elle se laisse submerger par une autre vague de colère, peu importe qu'elle se trompe de coupable. Ma sœur a plein de souvenirs avec mon père, tu dis n'imp' hein, arrête de faire genre tu nous connais, déjà ! Elle avance machinalement, posant sa main contre le torse de l'animagus dans l'idée de l'écarter.
Leur contact lui donne un nouvel élan d'amertume et la rouquine se stoppe, des regrets au bord des yeux. Tu fais des souvenirs et tu te barres, c'est ça le plan ? Et ceux qui restent alors, t'y penses ? Lassée d'être abandonnée, sa bouche se tord en une moue douloureuse, involontairement. Sans vouloir l'avouer, la cadette souffre de sentir le chagrin de sa petite sœur au quotidien. C'est difficile d'admettre qu'elles sont trois filles paumées. La guerre t'a peut-être appris à encaisser des trucs, mais Charlie en attendant, elle saura pas tout gérer ok ? Prendre la défense d'une sœur est un bon moyen de détourner ses propres sentiments. Et là, proche de l'Ukrainien, Alison enferme sa sensibilité derrière un air dur.
La bataille de fin d'année [Cours DCFM]
Message publié le 09/08/2025 à 09:20
Pendant quelques secondes, la cadette Carter s'imagine en plein tournoi des sorciers, sur un terrain de combat, l'adrénaline au ventre et le triomphe au bout de l'épreuve. L'idée d'en sortir victorieuse lui donne un avant-goût de fierté. Ce serait incroyable de quitter Poudlard en y laissant son propre trophée, pas celui d'Owen Carter, celui d'Alison Carter, gagné ailleurs qu'à dos de balai.
Depuis le tronc d'arbre couché sur lequel elle est grimpée, elle voit Sasha progresser vers le camp adverse, visiblement très à l'aise avec l'exercice. L'image de l'Ukrainien passant aisément d'un obstacle à l'autre lui rappelle qu'il était au milieu d'une guerre encore l'été dernier, et depuis plusieurs années. Elle serre la mâchoire, une brise écartant ses mèches rousse, un sentiment étrange au coeur alors qu'elle réalise précisément à cet instant que le Gryffondor n'aura jamais eu d'adolescence, et que peut-être Poudlard sera sa seule parenthèse en dehors du conflit.
Son œil croise la silhouette de Basil, et glisse plus loin, en direction du Serpentard qu'elle surveille attentivement, avant de voir le Serdaigle rejoindre la ligne de la petite première année. Attention Gus, dit-elle sans crier en voyant que le Poufsouffle ne quitte pas des yeux ses adversaire.
Dans quelques secondes, les hostilités commenceront. Elle s'assure que Miss Aisling soit attentive, et puis se concentre sur les sortilèges qu'elle pourrait être amenée à lancer.
Esprits clairs, gestes sûrs [Cours SACM]
Message publié le 09/08/2025 à 08:43
— Tu vas devoir prendre les notes, j'suis bloquée, dit Alison en fixant le niffleur roulé contre elle, ses pupilles dilatées en direction du tube de rouge-à-lèvres métallique brillant. C'était quoi la consigne déjà ? Ah oui, que l'animal arrête de gratter la boîte au milieu de l'enclos ; mission accomplie. Elle cherche le professeur du regard. Monsieur, ici c'est bon, on a réussi, signale la rouquine toujours assise dans l'herbe. Un bruit se sabot attire son attention à côté où Spike et Sasha ont l'air de galérer avec l'hippogriffe. Est-ce qu'il peut sentir la nature féline de l'Ukrainien ? Est-ce qu'il s'est rendu compte du climat de tension entre les deux élèves ? La Serpentard surveille d'un œil distrait leur progression, sans quitter sa propre créature du regard plus de trois secondes.
Message publié le 06/08/2025 à 12:08
La manière dont Sasha porte la nourriture à ses lèvres, dévore les brioches du buffet, lèche ses doigts couverts de sauce grasse, a toujours étrangement fasciné Alison. La pornfood, comme ils l'appellent dans les magazines, est d'un autre niveau avec l'appétit animal de l'Ukrainien. Plus elle se retient de manger, plus elle le fixe pendant les repas, perdant parfois le fil de certaines conversations à force d'admiration. C'est ce qui pousse les filles à croire qu'Alison craque pour Sasha depuis leur danse le soir du bal de Noël. "T'es folle -anh, il est trop gênant", se ment-elle à haute voix, perturbée d'avoir des sentiments contradictoires en direction d'un probable meurtrier de guerre, peut-être hypocrite, et très certainement absent définitivement dès ce milieu d'été.
Les yeux fixés sur Sasha qui engloutit sa mûre, elle grimace légèrement à l'entendre parler un mélange d'Anglais et de Gaélique écossais, loin de trouver son accent détestable, au contraire. Aon smeuran, se contente-t-elle de rectifier plus froidement que prévu en continuant d'observer l'Ukrainien.
Pourquoi fallait-il qu'il joue lui aussi à disparaître du jour au lendemain ?
— T'as raison, répond la cadette Carter qui se sent soudain en opposition avec la description de Fenella. Gentille, de bonne humeur, l'inverse d'Alison quoi. Ça cristallise la moue boudeuse déformant ses lèvres de poupée mal lunée. La suite hausse un sourcil sous sa frange rousse. Mais genre, ses parents ? demande-t-elle abruptement en posant le bol pour recroiser ses bras. Deux rires retentissent et l'adolescente soupire, déjà soûlée d'être rentrée chez elle ce weekend. Elle s'assoit sur un accoudoir face au Gryffondor et l'observe se nettoyer les mains. Elle repense à la texture de ses phalanges lors du bal de Noël. C'est quoi le projet en fait ? questionne-t-elle alors à propos des parents de Fenella, une amertume vissée aux lèvres.
La dernière interrogation de Sasha retrousse sa bouche. T'es sérieux ? Au silence pesant qui résonne derrière son indignation s'ajoute le clapotement incessant des gouttes lourdes d'Écosse sur le toit, le borborygme écœuré de la gouttière, et le claquement vif des quelques drapeaux entourant l'enseigne. Tu m'prends pour qui ? Tu crois que j'ai besoin de quelqu'un ?! invective-t-elle en se redressant.
— Alison, moins fort, on t'entend dans le magasin.
— Ouais bah t'as qu'à m'dire de retourner à Poudlard aussi.
— Ali, soupire Freya, en cherchant à comprendre la situation, son regard oscillant entre les deux adolescents.
— Nan mais c'bon, j'me casse, tu voulais que j'vienne pour lui d'façon et tu vois, il est pas là. Il en a rien à foutre j'te dis, RIEN À FOUTRE !
— What ?
— Oh ta gueule toi.
— ALISON ! Ta sœur !
— C'est bon vous m'soulez. Y'a pas à nourrir des espoirs comme ça, arrêtez de la mettre dans une bulle, s'écrie la Serpentard en rassemblant ses affaires sous l'incompréhension de Charlie et l'exaspération de Freya.
— Il se casse Charlie. Il se casse en août c'est ok ?! lâche-t-elle soudain en désignant Sasha.
— Alison, sort !
— Oui j'sors, j'suis venue réviser les BUSES moi à la base, pas pour qu'on m'traite de pute ou qu'on me demande de prétendre que tout va bien, RIEN ne va bien, ET j'ai mes règles, ET j'vous emmerde.
Le bras de Fenella attire la petite Serdaigle au comptoir tandis qu'elle referme le rideau en lançant un œil peiné à la scène. Dans l'arrière boutique, Alison claque la porte menant au jardin. Seule face à Sasha, Freya reste un moment muette. L'horloge annonce la fin de journée imminente. Tu peux rentrer si tu veux, on va se débrouiller avec Fen', j'expliquerai à Charlie pour ton retour en Ukraine, souffle-t-elle, fatiguée.
La bataille de fin d'année [Cours DCFM]
Message publié le 02/08/2025 à 09:39
Un frisson de froid mêlé d'adrénaline secoue l'échine d'Alison. Plantée devant le drapeau orange, elle vérifie d'un coup d’œil qu'elle ne s'éloignera pas trop en grimpant sur un gros tronc d'arbre couché au sol. Le vent siffle et fait claquer les tissus autour du terrain. Sans perdre de temps, la cadette rejoint son nouveau post d'observation, composé d'écorce et de sève luisante. Hissée là, elle voit Basil disparaître derrière des caisses, en direction du camp adverse. Elle distingue aussi nettement la première année qui ralentit sa progression aux abords du centre, hésitante. Sasha, avance ! Avance avec Basil ! crie-t-elle à l'intention des deux Gryffondor, persuadée qu'ils doivent continuer à former une ligne solide pour contrer Liam, Sam, et le Serdaigle expérimenté.
Alison ne change pas de secteur.
Message publié le 02/08/2025 à 08:55
— Gàidhlig ? demande Charlie, déjà ravie de pouvoir s'improviser professeure pour l'Ukrainien. Tout en rangeant une étagère d'huiles stockées par fréquence de vente dont les pots ont été mélangés pendant la semaine, elle explique avec le plus grand des plaisirs. Je dis Gàidhlig parce qu'on l'appelle jamais vraiment Écossais en fait, sauf si tu dis Gaélique écossais. Ce faisant, elle jette des coups d’œil à Sasha, et continue de trier les produits situés devant elle. Près du rideau, Alison écoute, préférant suivre la scène plutôt que de ressasser encore la vague d'amertume laissée par le courrier de son père. Pour compter, "un" c'est "a h-aon", et si tu comptes quelque-chose de précis, comme des maisons, c'est juste aon, sans le "a" et le "h". S'il y a un mot après en fait, c'est juste la version simple, et si tu fais une liste des nombres, c'est avec un "a" et donc un "h" avec la voyelle aussi. A h-aon, a dhà, a trì, a ceithir, a coig, a sia, a seachd, a h-ochd. Et aon taigh, dà thaigh, trì taighean. Le pluriel des mots on verra plus tard, ajoute-t-elle malicieusement en remarquant la confusion du Gryffondor. Charlie répète une fois les chiffres de 1 à 8 lentement et s'amuse à entendre Sasha répéter après elle. Tu roules bien les "r" au moins, conclue la Serdaigle, un sourire reliant ses deux oreilles, la déception de pas avoir eu des nouvelles d'Owen oubliée pendant ce court instant. Charlipoupette, viens-voir devant, j'ai un truc à te montrer, interrompt Fenella. Et tandis que l'averse reprend de plus belle au-dessus du toit de la bâtisse Carter, les deux adolescents sont seuls dans l'arrière-boutique.
Alison s’apprêtait à monter lorsque le sixième année lui propose un fruit, et une conversation. Elle cille légèrement, sa frange toujours un peu mouillée malgré le sortilège d'imperméabilité protégeant sa cape de pluie. Ses prunelles fixent Sasha, le bracelet et la mûre, puis le bol, puis encore les yeux verts du garçon. Princesse ? reprend-elle avec un certain mépris pour l'appellation. J'suis pas une princesse. Qu'est-ce qu'ils ont tous ? Ses bras se décroisent, et la rouquine saisit le bol plutôt que la mûre tendue par Sasha. Elle goûte un fruit.
— Pourquoi je prendrais la tienne en particulier quand je peux avoir tout ça ? continue-t-elle sur la même pente que l'animagus. Alison récupère une autre mûre qu'elle prend le temps de faire rouler contre ses lèvres avant de la laisser tomber dans sa bouche et de l'écraser entre son palais et sa langue, bien consciente des pensées dévorantes de Sasha. T'essayes d'impressionner Fen' alors ? ajoute-t-elle, une pointe de jalousie difficile à camoufler malgré sa volonté de paraître détachée.
La bataille de fin d'année [Cours DCFM]
Message publié le 30/07/2025 à 09:02
Surveillant à la fois le profil sérieux de l'Ukrainien et la silhouette légère de Miss Aisling, la fille d'Owen Carter note mentalement la stratégie proposée sur une carte du terrain qu'elle s'imagine. Elle hoche la tête, jette un œil au jeune Gryffondor qui s'élance après Sasha, et se rend compte qu'ils sont déjà dans le vif de l'action, et qu'il n'est plus l'heure d'organiser, mais bien de foncer. Une pointe d'adrénaline au coeur, Alison croise le regard de Gus et sa question significative. Tu veux échanger parce que j'suis une fille ?! rétorque-t-elle, vexée, persuadée qu'il a décelé une faiblesse chez elle, une incertitude, qu'elle aurait dû mieux dissimuler.
Le visage boudeur et les yeux sombres, l'adolescente sait que le Poufsouffle sera meilleur qu'elle pour distraire les lignes adverses, surtout Sam. Elle l'envoie à sa place d'un geste de la main, résignée à jouer en faveur de l'équipe entière. Bah concentre-toi au moins, ordonne-t-elle au brun qui continue ses pitreries. Assez rapidement, elle lève ses prunelles vers l'enseignante, puis décide d'analyser la tactique prise par les élèves en face d'eux. Une ligne se dessine de l'autre côté du terrain, constituée des deux garçons aux extrémités et des filles au centre. Liam arrive devant vous Sasha, prévient-elle en faisant quelques pas en dehors de la base (B3). Ses doigts se resserrent autour de sa baguette tandis qu'elle se retourne pour évaluer la distance entre elle et le drapeau orange qu'il faut protéger. Convulso Crispo, Crocrura, Immobulus, commence à réciter intérieurement la Serpentard en visualisant le geste associé à chaque formule. Gus, t'as Sorensen en face de toi ! ajoute-t-elle soudain d'une voix forte afin de prévenir son coéquipier.
La bataille de fin d'année [Cours DCFM]
Message publié le 29/07/2025 à 09:04
Attentive aux consignes, Alison visualise le trajet d'une base à l'autre pendant que Miss Aisling donne la stratégie. Son regard, coiffé de cils maquillés et d'une frange rousse dérangée par le vent, revient sur l'enseignante au moment où sont énoncés les sortilèges autorisés, et les interdits. Rester scolaire lui convient en général, c'est sortir des sentiers battus qui la met en difficulté. Parfait, se murmure-t-elle intérieurement, une liste de formules encrées en tête, apprises pour les préparer à ce genre d'entraînement. Elle acquiesce et retire la robe trop ample, gênante, au profit de sa jupe scolaire rendue plus sportive grâce à un shorty (OCQ) porté dessous, comme le font souvent les filles qui ne portent pas de pantalon en cours de vol.
Entre temps, la composition des équipes tombe et la cadette Carter jette un œil à ses trois partenaires, dont deux qu'elle connaît bien. La désignation de Sasha en capitaine semble évidente, alors Alison pose sa robe de côté et s'approche de lui en attachant ses cheveux. Silencieuse, elle continue d'écouter la professeure, déterminée à réussir face au Serdaigle de septième année, à Sam qui ne se laissera pas faire, au seul Serpentard de sa propre classe, et à la petite Poufsouffle.
Ses prunelles marron suivent un moment l'ascension de sa directrice de maison au-dessus du terrain tandis qu'ils commencent à rejoindre les bases, chacun un foulard de la couleur de leur équipe entre les mains. Elle retrousse ses manches et noue le tissu à son poignet gauche avant de sortir Lilly Doll. On fait quoi ? questionne la Serpentard en fixant le sixième année au moment où une nuée d'étincelles vertes annonce le début de l'exercice. Elle se demande s'il avait ce genre de responsabilités chez les Veilleurs. C'est une bonne chose d'être en équipe avec un combattant, s'imagine-t-elle, d'autant plus qu'il s'appliquera à la garder entière, sous peine de perdre à la fois un dîner en tête-à-tête, et éventuellement son job chez Owen Carter Quidditch. La présence de Gus rassure aussi la rouquine, persuadée qu'il se prépare déjà à marquer des points, puisque c'est l'occasion parfaite pour ça. Elle lui offre un deuxième sourire, et enfin s’enquière de l'état du jeune Gryffondor. Ça va Basil, t'es prêt ? J'raconterai ça à ma sœur. Elle veut gagner.
La bataille de fin d'année [Cours DCFM]
Message publié le 25/07/2025 à 13:34
Les fins d'années ont le goût du bilan, surtout celle-ci, clôturée d'un examen, et qui mène au cours supérieurs, en direction des terrifiantes ASPIC, et de la page blanche après ça. Combien sont-ils à savoir ce qu'ils feront en dehors de Poudlard ? Alison pensait avoir le temps d'y réfléchir, mais le temps lui file entre les doigts et bientôt Charlie passera à son tour les BUSES, et elle-même ne sera plus à l'école. Où sera-t-elle alors ? Quelque-part au-dessus des autres, elle l'espère.
Déjà, la jeune femme prépare son glow-up physique et mental de l'été, à base de conseils nutrition, d'un programme sportif qu'elle peinera à tenir, d'une liste d'achats destinée à booster son style, puis d'un planning de révisions intensives, divisé en fonction de ses difficultés dans chaque matière.
Elle vise l'excellence, tout simplement.
La défense contre les forces du mal l'obsède presque autant que la professeure qui dispense les cours depuis deux ans maintenant. Directrice de la maison Serpentard, Miss Aisling parvient toujours à obtenir le meilleur d'Alison, sans grands efforts. Élégante, charismatique, brillante ; l'enseignante représente un modèle pour la cadette Carter en quête d'inspiration.
Lilly Doll (sa baguette de chêne rouge) rangée dans une poche cachée au milieu des plis de sa jupe d'uniforme, elle se rend au terrain de quidditch avec détermination malgré la fatigue des derniers jours de passage des BUSES. Immédiatement, la cinquième année repère la division du terrain en deux, la professeure, et quelques élèves qu'elle distingue là-bas. Ses prunelles marron continuent d'observer la disposition des obstacles tandis qu'elle approche, le doute de son père pour leitmotiv, une féroce envie de lui prouver qu'il avait tord de la croire incapable de concourir au Tournoi des Sorciers, qu'il soit présent ou non. Jusqu'à aujourd'hui, elle s'en sort bien, loin d'être incapable.
— Hello Dame Aisling. Ajoutant un signe de tête respectueux à sa salutation, la Serpentard déboutonne sa robe de sorcière afin de sentir le courant d'air serpenter autour de son buste réchauffé d'avoir marché à bonne allure. Salut, poursuit-elle en direction des deux Poufsouffle.
Ses joues adolescentes sont rouges, chaudes, et ses cils papillonnent en direction d'un nouvel élève aux classes de soutien : Liam Ombrage, le mystérieux Serpentard de sa promotion. En retrait, il alimente les conversations d'Alison et sa bande d'amies. Son regard tombe ensuite sur une jeune inconnue, puis sur Basil Banks, dont elle a déjà entendu parler. Malheureusement pour lui, Charlie passe le weekend complet à Pré-Au-Lard et ne participera pas au cours après que la psychomage ait décrété qu'elle avait besoin de repos.
C'est aussi ça les fins d'années ; des au-revoir précipités, des adieux inattendus ; un rappel à l'ordre que chacun doit tracer sa route, comme Spike Ryder, absent à cause des entraînements de sport qui érigent sa vie future. Comme Sasha qui s'apprête à rentrer en Ukraine, et Anya en Russie. Les pupilles d'Alison, rétrécies par la luminosité du terrain, croisent celles de Ferguson, bien loin de ces préoccupations. Elle lui sourit.
Message publié le 16/07/2025 à 09:34
"Pouille mouillée", se répète intérieurement Alison, au cas où l'expression puisse lui servir un jour, qu'elle soit d'origine ukrainienne ou moldue. Les filles Carter ont le goût d'apprendre depuis toutes petites, et la curiosité dans les veines. Un trait de personnalité qui s'exprime différemment d'une sœur à l'autre, mais leur donne la même étincelle que Kate au fond des yeux.
Lorsque Sasha révèle la date de son anniversaire, la rouquine cède au réflexes des magazines et s'interroge. Août ? Son signe astrologique serait Lion alors ? Cocasse. Elle se renseignera. Alison écoute le Gryffondor, les prunelles posées sur ses mains pleines de cicatrices à l'intérieur desquelles il a niché sa tête. Elle se souvient du contact rugueux de sa peau pendant leur danse du bal de Noël. Le contraste entre sa paume douce et celle du réfugié était saisissant, comme lorsqu'elle attrapait ses doigts au milieu des couloirs devant la brochette de ses amies. Étrangement, une fois la surprise passée, ça ne l'a jamais dérangée. Au contraire, elles lui ont donné l'impression d'avoir accès à une pièce du puzzle mystérieux qui le compose, et qu'en dépit de sa pudeur, il lui accordait.
La noirceur des griffures évoque les violences du front de guerre entre la Russie et l'Ukraine. Que Sasha puisse vouloir y rentrer n'étonne plus Alison, surtout après la leçon d'Anya. " Je veux retourner au pays. Je veux rien à faire avec les Britanniques, ni avec toi. " Normal, murmure-t-elle vaguement. L'étudiante frissonne, peut-être à cause d'une brise encore hivernale, peut-être car elle réalise que l'Écosse est minuscule, que Poudlard n'existe presque pas, que son monde croisera à peine celui des autres sorciers de la planète. Kate Carter l'avait compris.
Sasha quitte son rôle de Gryffondor, prêt à reprendre l'uniforme du combattant.
L'école ne serait qu'un passage court dans sa vie. Il fera disparaître Alison de son esprit en partant.
Tout comme Spike Ryder lui a déjà lâché avec nonchalance que si ça n'était elle, ce serait une autre, la cadette continue de voir les gens prendre la route quand ça leur chante, sans se préoccuper d'elle. Ses iris marron croisent ceux de l'animagus, l'expression ailleurs, préoccupée par l'impression immense d'être seule.
— J'te redis ça, se contente de répondre la petite fille aux airs de grande, juchée sur sa souche de bois, les cils maquillés de noir, la bouche brillante de gloss. Ils chantent pas mais en attendant ils tentent des trucs eux, ajoute-t-elle, vexée que Sasha se soit contenté de l'ignorer depuis la fin décembre. Et alors qu'il rejoint le château, elle reste un moment là, immobile, à consolider sa carapace contre Shevchen, le garçon pour qui elle refuse de flancher, comme tous les autres garçons d’ailleurs.