Harry Potter RPG

Liste des messages de Charlie Carter

Charlie Carter

Femme

14 ans

Sang-mêlé

Britannique

L'Ombrelangue

Message publié le 01/12/2024 à 01:46

— Lord Ribbit ? pourquoi son crapaud coasse à longueur de journée, sauf quand elle le cherche partout ? Charlie gonfle ses joues de contrariété, bien obligée d'aller plus loin dans la forêt interdite pour retrouver l'animal disparu derrière  le brouillard. Loooooord ?! Sa voix s'élève et réveille les bestioles nocturnes encore endormies, et les diurnes bientôt au lit. La sorcière ignore l'austérité du climat écossais qu'elle connaît depuis toujours, un sous-pull OCQ entre sa brassière et sa chemise pour couper du vent. Elle fait vagabonder sa baguette de gauche à droite vers le sol, un faible halo lumineux au bout de celle-ci, incapable de se résoudre à abandonner Lord Ribbit en forêt interdite. 

 

— J't'appellerai Sir Croissant du Marécage si tu t'montres, promis ! J'te donnerai des mouches au miel ! Je masserai tes verrues ! Allez, montre-toi ! sa langue claque doucement pour attirer le batracien qui reste muet. Plusieurs minutes s'écoulent, jusqu'à ce que Charlie ne remarque la brume opaque autour d'elle. Sa vision s'arrête à l'extrémité de son bras, occultée par un mur blanc angoissant. D'abord, la jeune élève revient en arrière, mais heurte une grosse racine et marche dans l'eau. Oh non. Elle grimace au premier chpouic de sa chaussure mouillée, incertaine finalement d'être du bon côté. 

 

— Réfléchis Charlie, si y'avait un ruisseau tout à l'heure, on l'aurait vu. Certes. Alors la rousse change de direction et suit le sillon timide d'un chemin en se persuadant à haute voix d'avoir pris la bonne décision. Ta mère est exploratrice Charlie, t'as ça dans l'sang ! Mais son sang se glace vite, le corps parcouru de frissons difficiles à enfouir. Elle ne cherche plus Lord Ribbit ; elle cherche la sortie. Les autres Serdaigle remarqueront bientôt son absence à  table, et sa sœur aussi, admettons. La sorcière sursaute au craquement des brindilles. Elle se retourne en brandissant une lueur faiblarde avant d'accélérer le pas, puis se stopper net. 

 

 

Tsssss... Tssss...

 

 

Oh non, again. Ses jambes se liquéfient, les doigts serrés sur une baguette définitivement éteinte. Paralysée, Charlie peine à rassembler ses connaissances des serpents. "Fourchelang" surgit, inutile dans sa situation, et des méthodes vaines comme de faire fuir le rampant en tapant le sol avec un bâton- vraiment. Peut-être qu'en restant statique, il- aaaaaa- ! 

 

Son cri s'envole soudain, coupé par la violence d'une gueule immense qui emporte Charlie au moment où le serpent l'attaque. Quand elle se trouve assise sur une branche face à un sorcier quelques secondes plus tard, l'étudiante pense halluciner. Ses yeux quittent l'ordre silencieux du garçon et fixent le vide. Ils sont au-dessus de la brume, au milieu d'un arbre. Elle n'ose pas bouger mais sent bien son coeur frapper derrière ses côtes et sa respiration haleter tout bas en réalisant ce qu'il vient d'arriver. Les mains cramponnées à l'écorce, sa baguette demeure entre les phalanges de l'une d'elle, blanches d'émotions.

 

Charlie cogite. Comment l'a-t-il emmenée ici ?

 

Les questions se succèdent dans sa tête et agitent son regard et ses lèvres muettes. C'est Sasha l'Ukrainien de sixième année, n'est-ce pas ? Elle dévisage l'élève avec méfiance. Il cache un balai ? Des chaussures ensorcelées ? Il vole ? Il transplane ? Charlie hésite, ses jambes enveloppant le tronc nerveusement.

 

On dit qu'il est violent.

 

D'un geste lent, elle décide de répondre à l'une de ses interrogations en cherchant le tissu de sa robe, au niveau du dos. Manœuvre périlleuse, mais la Serdaigle parvient à tirer un pan, déchiré, comme dévoré. Son coeur rate un battement et ses yeux vérifient la distance du sol. Trop loin. Puis soudain- ribbit ! Ribbit ! elle plaque sa main contre sa bouche, horrifiée d'avoir parlé, et surtout horrifiée de constater que son animal de compagnie se trouve toujours en bas, en proie au serpent. Alors, Charlie jette un regard sérieux à Sasha pour lui faire comprendre la gravité de la situation, et pointe sa baguette vers le brouillard.

 

— Wingardium Leviosa ! la formule, c'est oui, mais l'intention, c'est encore à travailler ! Lord Ribbit s'envole jusqu'à la cime de l'arbre où une chouette le prend en chasse dans les airs. ribbit ! Ribbit ! La sorcière panique et manque de tomber en essayant de se mettre debout sur la branche.

Charlie Carter a lancé un sortilège !

Sortilège
Sortilège de Lévitation
Difficulté
Résultat D20
9
Interprétation
Réussite
XP gagnée
3

— Wingardium Leviosa ! la formule, c'est oui, mais l'intention, c'est encore à travailler ! Lord Ribbit s'envole jusqu'à la cime de l'arbre où une chouette le prend en chasse dans les airs. ribbit ! Ribbit ! La sorcière panique et manque de tomber en essayant de se mettre debout sur la branche.

Autres résultats possibles

— Wingardium Leviosa ! un sortilège qu'elle maîtrise parfaitement, et élève une belle branche au-dessus de la brume. Attendez. Une branche ? Mais où est Lord Ribbit ? ribbit ! Ribbit ! Trop tard, le serpent affamé se ferait bien un crapaud pour l'apéro. 
— Wingardium Leviosa ! son sortilège disparaît dans la brume et semble n'avoir jamais été prononcé. Charlie cherche autour d'elle le moyen de descendre sans oser croiser les yeux de Sasha. Problème, elle vient d'attirer l'attention du serpent qui envisage de s'enrouler à l'arbre. 
— Wingardium Leviosa ! son sortilège heurte la tête du serpent qui saute sous l'impulsion de la colère. Il dépasse la brume et atterrit quelques branches plus bas, à 3 mètres de Sasha et Charlie. Enroulé autour des branches, il progresse dans l'arbre vers eux. 

Low profile

Message publié le 25/11/2024 à 00:37

— Toi aussi tu dessines bien, chuchote Charlie après avoir gobé le mensonge de Basil comme un poisson gobe des miettes de pain. L'un de ses pieds rangé sous sa fesse, elle se hisse pour mieux voir les dessins, en étirant un sourire sincère, et plein de rêverie. Voici ce qui plaît à la sorcière ; les récits vrais ou imaginaires du monde sorcier. Elle ne peut s'empêcher de tourner les pages de l'ouvrage d'Histoire de la Magie du Gryffondor afin d'admirer d'autres croquis animés. Haka le terrible, ça m'rappelle Mirabella Plun-quelquechose qu'était tombée amoureuse d'un triton pendant ses vacances, et qui s'est transformée en poisson pour se marier avec ! T'as déjà eu sa carte de chocogrenouille ? J'en ai trois si tu veux. Son murmure ne dépasse pas les frontières de leur table, contrairement à celui de Basil, moins discret. Et paf, Horace revient. 

 

Elle contient son rire derrière une main posée sur sa bouche et balaye les alentours d'un regard malicieux jusqu'à ce qu'il s'éloigne.

 

— Il est gentil, t'inquiète pas, j'le connais depuis qu'j'suis toute petite, affirme Charlie à voix basse, rassurée de bénéficier d'une protection et d'une indulgence un peu exceptionnelle au sein du chateau. Il faut dire que Freya avait briefé ses deux tontons d'adoption, Horace Milbourne et Bartholomew Beckett, bien au fait des évènements familiaux. La plus jeune des Carter leur facilite la tâche en se montrant souvent agréable et studieuse, ce qui lui vaut quelques passe-droits. Tu sais qu'ils vont danser au bal de Noël avec le bibliothécaire, Bart ? Même qu'on peut danser avec eux devant tout le monde si on s'inscrit ! Elle ricane faiblement, scrutant l'effet de son annonce sur Basil Banks, puis se penche encore un peu en avant et lève le livre pour faire un mur entre eux et le reste de la pièce. J'crois qu'ils sortent ensemble !

 

Charlie devient si rouge qu'elle peut sentir ses joues brûler alors que soudain son regard heurte la manche de Basil au bord de l'encre. Attention ! s'exclame-t-elle d'un chuchotement plus fort en tirant le parchemin de son interlocuteur. Malheureusement la sorcière renverse d'un coup de coude son encrier dans le même geste et recule vivement face à la marée violette qui se répand sur son devoir. Oh nan ! Elle saisit sa baguette, horrifiée. 

 

— Tergeo ! murmure Charlie avec empressement. Sa baguette émet un sortilège faible qui écarte l'encre de son parchemin pour l'étaler tout autour. Certes, le devoir est sauvé, mais le reste de la table se trouve imbibé de violet. Mince, s'inquiète l'élève en voyant sa main droite complètement colorée. Elle implore silencieusement Basil de lui venir en aide. 

Charlie Carter a lancé un sortilège !

Sortilège
Sortilège Détergent
Difficulté
Résultat D20
12
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

— Tergeo ! murmure Charlie avec empressement. Sa baguette émet un sortilège faible qui écarte l'encre de son parchemin pour l'étaler tout autour. Certes, le devoir est sauvé, mais le reste de la table se trouve imbibé de violet. Mince, s'inquiète l'élève en voyant sa main droite complètement colorée. Elle implore silencieusement Basil de lui venir en aide. 

Autres résultats possibles

— Tergeo ! réagit-elle avec efficacité, habituée à vivre entourée de magie depuis son enfance. Heureusement, l'encre se résorbe et Charlie retrouve les lignes propres du devoir qu'elle était en train de rédiger. Ouf, la catastrophe était proche. Horace Milbourne passe une tête entre deux rayonnages et la rousse fait semblant de travailler en silence, un œil jeté à Basil Blanks. 
— Tergo ! se trompe Charlie en voulant invoquer le sortilège de nettoyage. À la place, elle éclabousse de l'encre partout dans la pièce et attire le regards des autres étudiants, mais aussi du concierge. Le visage constellé de tâches violettes, elle reste immobile. Oup's, désolé ! Ses yeux vont de Basil à Horace. 
— Tergo ! s'empresse de prononcer maladroitement Charlie, faisant naître des flammes sur le parchemin qu'elle voulait nettoyer. Surprise, la rousse pousse un cri de souris et toutes les têtes se tournent vers eux. Horace Milbourne débarque en catastrophe. Pour la discrétion, c'est raté. 

Low profile

Message publié le 21/11/2024 à 23:40

— Nan ça m'embête pas tu peux. Basil Banks. Elle sourit gentiment, Charlie, ignorant les moqueries derrière eux et offrant même un froncement de nez enjoué au concierge qui remet à leur place les autres élèves. La dernière des Carter connaît Horace Milbourne depuis qu'elle est toute petite. Il est drôle, elle s'entend bien avec lui. Elle le regarde s'éloigner puis repose ses yeux clairs sur Basil Banks. Elle sait qu'il s'appelle Basil Banks car il est passé juste avant elle sous le Choixpeau le jour de leur répartition et la sorcière n'a jamais oublié son nom depuis. "Basil Banks", c'est amusant à prononcer ; elle se souvient l'avoir répété en boucle dans sa tête il y a deux ans pour estomper l'anxiété d'aller sur l'estrade devant la Grande Salle entière.

 

Attablée devant un livre usé d'Histoire de la Magie et plusieurs parchemins, Charlie tient une plume d'écriture dans sa main gauche et une gomme magique à droite. Comme souvent, elle a laissé ses longs cheveux roux détachés, et porte une multitudes de bracelets en perles colorées à son poignet. Ça canalise bien ses émotions quand elle les tripote. Un silence gênant s'installe entre les deux étudiants.

 

Pour le briser, la jeune fille réfléchit en faisant mine de s'intéresser à son devoir. Elle surligne quelques mots mais s'interroge quant à la manière d'adresser la parole au Gryffondor sans avoir l'air bizarre. Les autres n'ont jamais l'air de se poser autant de questions. Vous avez déjà eu les notes de l'examen de rentrée en Histoire la Magie ? chuchote-t-elle finalement, aussi ordinairement que possible. Parce que j'crois que j'ai tout confondu pour la Confédération internationale des sorciers, j'me rappelle plus exactement c'qu'il fallait écrire. En réalité Charlie a plutôt de bons résultats, lorsque ses rêveries restent au second plan. J'aurais préféré les guerres de géants, ajoute-t-elle en croisant l’œil attentif du concierge qui surveille les élèves.

 

Elle rentre sa tête dans ses épaules en s'excusant d'un petit sourire muet et tourne discrètement les pages de son cahier d'Histoire de la Magie pour montrer à Basil l'illustration du chapitre portant sur les guerres des géants, et dont les principaux personnages représentés ont des moustaches et des accoutrements ridicules dessinés à la plume par au-dessus de l'image d'origine. C'est pas moi, c'est mes sœurs, ricane Charlie à voix basse en s'assurant que son interlocuteur est amusé aussi. Elle pointe du doigt une épée transformée en glace à plusieurs étages que le géant semble vouloir dévorer. Ça c'est moi. Son ongle est colorié au feutre violet. 

 

Puis comme elle remarque seulement une ombre sur l'arcade du Gryffondor, elle demande innocemment en désignant la blessure. T'es rouge là. Tu t'es fait mal ? 


Les cauchemars

Message publié le 18/11/2024 à 00:55

Charlie Carter s’auto-censure régulièrement à Poudlard. Les adultes au chateau sont moins complaisants avec ses tergiversations que Freya. Sa tête penche à droite quand le professeur explique ce qu'est un sommeil sans rêve, et se redresse alors qu'il demande si elle n'a pas déjà passé une nuit sans rêver. Elle acquiesce, intérieurement persuadée du contraire, mais puisqu'il affirme que les gens ne rêvent pas systématiquement, Charlie obtempère. Quand même, ça l'inquiète d'avaler une potion qui la plonge dans le noir total, et la sorcière garde un air anxieux en fixant Monsieur Brooks.

 

— J'aime bien penser que les gens dans nos rêves vivent vraiment et qu'on va leur rendre visite en dormant. Mais bon, j'sais que c'est pas vrai hein ! Elle fronce son nez en étirant un sourire qui s'apparente à une demi-grimace pour convaincre l'homme qu'elle a bel et bien terminé de croire à ces enfantillages depuis loooongtemps. Mensonge, la plus jeune des Carter peine à quitter sa bulle épaisse et confortable d'idées saugrenues mais réconfortantes. Parfois moquée d'être dans la lune, elle se trouve cette année entre deux mondes dont l'un semble vouloir dévorer l'autre et la mettre à nue. 

 

Est-ce que tous les adultes étaient vraiment des enfants avant ? Charlie en doute. Elle n'est pas prête à devenir aussi préoccupée qu'ils le sont. Elle refuse d'affronter la réalité, même poussée par ses 13 ans et demi. J'aurais préféré l'élixir de Paix parce que j'ai l'habitude d'en prendre, et la potion sans rêve, ça m'fait un peu peur, avoue-t-elle enfin du bout des lèvres.

 

Son père animait des petites silhouettes scintillantes au-dessus du lit pour les endormir, Alison et elle, quand leur mère a disparu. Charlie ne se rappelle pas vraiment de Kate Carter, mais s'est attachée aux moments passés avec Owen lorsqu'il essayait de compenser l'absence de sa femme auprès des deux fillettes. Fatiguée, la Serdaigle ravale une boule douloureuse dans sa gorge en écoutant l'homme lui donner son avis à propos du silence imposé par sa sœur.

 

— Oui j'ai bien compris, s'efforce-t-elle d'assurer au potionniste en cherchant comment lui expliquer les choses. Ses iris clairs voyagent parmi les fioles qui sont à la hauteur de son regard tandis qu'elle réfléchit à ce qu'elle peut et ce qu'elle ne peut pas dire. Charlie entortille ses doigts derrière son dos. Il y'a des gens qui veulent dire du mal de mon père. L'élève sonde l'expression de son professeur. On doit pas parler de lui parce que sinon ça donne des idées à ces gens là. Tout ce que fait mon père, s'il part ou s'il revient, ça doit rester un secret. Sujet sensible. Charlie inspire profondément. 

 

— Ma sœur veut que toute la famille aille bien. Elle s'occupe de tout vous savez.


Les cauchemars

Message publié le 16/11/2024 à 09:54

Elle s'attendait à ce qu'il accepte et lui donne l'élixir, ou encore à ce qu'il refuse et la congédie, mais pas à ce qu'il veuille discuter. Charlie acquiesce, suivant attentivement des yeux la gestuelle de son professeur qui lui explique les effets secondaires de telles potions prises quotidiennement. Comme beaucoup de jeunes, elle peine à se projeter dans le futur et ne comprend pas très bien l'inquiétude de Monsieur Brooks.

 

— C'est pour faire partir les mauvaises pensées et faire venir les bonnes. Ma sœur a dit qu'on peut faire comme ça en attendant pour la rentrée et que pendant les vacances de Noël on va chercher une meilleure solution.

 

Charlie hausse les épaules, donnant toute sa confiance à Freya qui s'occupe d'elle à temps partiel depuis ses 4 ans et à temps presque plein depuis qu'elle en a 7. C'est un vrai potionniste qui les prépare, c'est pas ma sœur parce qu'elle a peur de se tromper. Empoisonner Charlie pour une erreur de dosage ? Non merci.

 

Bientôt la fillette se retrouve dans le bureau de Daryl Brooks, le bleu de ses yeux reflétant les centaines de flacons qu'elle observe silencieusement jusqu'à fixer son regard sur la fiole. Sommeil sans rêves ? Mais dormir sans rêver, c'est un peu comme être mort Monsieur Brooks, non ? Elle n'a jamais dormi sans rêver, du plus loin qu'elle puise s'en rappeler. L'élixir de Paix dessine un joli monde à Charlie, où elle peut imaginer les membres de sa famille réunis, et même sa mère dont elle se souvient du visage seulement grâce aux photos. 

 

— Ce sera comme "vide", dans ma tête ? Impossible à concevoir. Et si son esprit tombait au fond du vide, et que personne ne puisse la réveiller ? Ses sourcils dessinent une vague anxieuse alors qu'elle fixe l'homme probablement habitué aux remarques farfelues de Charlie Carter. L'année dernière, elle avait déjà retourné le cerveau de toute sa classe en cours théorique avec ses questions singulières sur les limites du polynectar. Est-ce que j'vais perdre mes rêves ? J'en ai que j'aime bien et des fois j'y retourne, j'aimerais pas qu'ils disparaissent. Elle sourit brièvement, gênée d'avoir trop parlé. 

 

Ses mains se joignent devant elle, ses phalanges entremêlées et ses joues qu'elle aspire pour s'empêcher de laisser sortir son flot de pensées. Alors Charlie acquiesce poliment.

 

— J'sais Professeur. Mais moi j'ai pas l'droit de parler de mon père à quelqu'un. Ma sœur veut pas qu'on fasse ça.


Les cauchemars

Message publié le 11/11/2024 à 00:25

— Papa- euh, Monsieur !

— Oui ma fille ?

 

L'hilarité générale avait dessiné deux plaques écarlates sur les joues de la jeune Charlie Carter. Elle ne riait pas. Elle avait même failli pleurer, les yeux brillants et baissés sur son parchemin jusqu'à la fin du cours, ses cheveux disposés comme deux rideaux de chaque côté de son visage pour la protéger du monde extérieur.

 

La classe s'est vidée et Charlie n'a pas bougé. Assise là, elle a vaguement remballé ses affaires le temps de chercher ses mots pour s'adresser au professeur de potions. Monsieur Brooks ? Le traumatisme lui donne un ton plus hésitant que d'habitude. Charlie se lève, vêtue d'une jupe trop grande ayant appartenu à la cadette des Carter, Alison, qui lui arrive sous les genoux et lui donne l'air d'être mal habillée. Elle fait cependant une taille correcte pour une fille de 13 ans et demi. Elle n'est pas ridicule par rapport aux autres élèves de troisième année.

 

Son sac à l'épaule, la pré-adolescente avance vers le bureau de l'enseignant en ouvrant et refermant la bouche comme une truite qui hésiterait à parler. Eumh. Monsieur Brooks peut se montrer abrupt parfois, et hier elle entendu sa sœur dire que c'était un gros con. Alors Charlie tergiverse. J'sais que vous nous avez dit que les potions qu'on fait en classe sont pas jetées, si elles sont bonnes, bien sûr. Un sourire fugace remue ses tâches de rousseur quand la sorcière fixe son professeur, rassurée du chemin qu'elle prend pour énoncer sa demande.

 

À bien y regarder, ses yeux sont cernés, la peau pâle de son visage laissant transparaître sa fatigue comme un parchemin devant une bougie. Moi j'me demandais s'il y aurait pas un peu d'Elixir de Paix en trop depuis hier. J'sais qu'vous en avez fait avec les cinquièmes années. L'information était arrivée aux oreilles de Charlie en écoutant sa sœur parler du manque de pédagogie de l'enseignant alors qu'elle venait réclamer du réconfort à la table des Serpentard. 

— En fait normalement ma grande sœur m'en achète des petites fioles et me les envoie par hibou. 

 

Son autre sœur, Freya. Mais la plupart des membres du corps professoral de Poudlard connaissent bien la situation des Carter. D'ailleurs, beaucoup connaissent Owen Carter, l'ancien poursuiveur de l'équipe nationale d'Écosse dont la marque Owen Quidditch Carter sponsorise toujours les équipements de l'école. Bref, Charlie est plantée là, hésitante. Eumh, elle va m'en renvoyer bientôt mais j'en ai plus parce que j'en ai donné à Millicent et sa copine. Pas malin, ouais, elle sait. Elle sourit encore au potionniste pour dédramatiser, puis laisse s'étirer un silence avant d'avouer. 

 

— En fait j'fais des cauchemars à cause d'mon père qui s'en va tout le temps. 

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