Femme
14 ans
Sang-mêlé
Britannique
Identité
-
- Quatrième année
- Surnoms : Charlipette, Charlichoupette, Charl'
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
De la forme à la fonction [Cours Méta]
Message publié le 06/05/2025 à 08:34
Éclaboussée d'eau par Mabel à plusieurs reprises, la jeune Carter se tient au bord du bassin, la baguette dirigée vers la ligne de sa partenaire. Les gouttes prises dans ses cheveux ressemblent à des perles brillantes qui l'auraient sans doute émerveillée si elle avait eu le temps de les voir. Un minuscule soleil d'avril semble enfermé à l'intérieur de chacune d'entre elle, saisissant d'éclat. Les secondes passent, interminables, et Charlie sent une pointe d'impatience à terminer l'exercice pour relâcher son attention qui devient de plus en plus difficile à canaliser vers la Gryffondor. Elle fixe les remous, concentrée sur l'image qu'elle se fait de Mabel et ses jolies branchies. Si au début la rouquine voyait sa binôme à travers la surface du bassin, sa silhouette a disparu maintenant. Charlie hésite à se déplacer mais décide de garder toute sa tête au sortilège et se hisse alors sur la pointe des pieds.
De la forme à la fonction [Cours Méta]
Message publié le 04/05/2025 à 08:47
« Vous devez faire le vide dans votre tête. » Voici la plus grande énigme rencontrée par Charlie depuis son arrivée à Poudlard. Les professeurs répètent souvent la phrase, comme un conseil ultime ; une clé. Mais l'apprentie sorcière n'a jamais compris comment vider sa tête. Pire encore, ça l'effraie d'imaginer les rebords de son esprit.
Alors elle essaye en général de créer un fil conducteur au milieu du brouhaha intérieur, pour laisser passer la magie, sans interrompre le reste.
" Je pense à rien, je pense au sortilège, à la formule " avait répondu Alison sous le regard dubitatif de Charlie lorsqu'elle était en première année. Comment peut-on ne penser à rien ? Comment mettre sur pause les musiques, les personnages ; tout l'univers qui vit en permanence derrière son front ? Est-ce que les enseignants entendent sa cacophonie ? Elle n'en parle jamais.
Aujourd'hui encore, Charlie passe à travers les méandres de sa caboche rousse, luttant pour produire une magie consistante. Devant l'endroit d'où s'est élancée Mabel, elle récite en boucle les deux mots du charme supposé maintenir ses branchies bien en place. Elle tente d'ignorer le reste.
De la forme à la fonction [Cours Méta]
Message publié le 03/05/2025 à 09:04
Le papillon s'échappe en direction du gradin sur lequel trône la sorcière aux cheveux blancs qui suit Nikolaï partout. D'abord inquiète d'avoir mis sa camarade en difficulté, Charlie retrouve vite son sourire quand Mabel la rassure joyeusement. Soulagée de constater que la Gryffondor est en pleine forme, elle écoute ses bêtises sans même avoir le temps de se préparer à recevoir le sortilège, trop fascinée par le soi-disant calamar, et le clin d’œil charmeur.
" Branchia Ventosa ! "
Mais rien n'arrive quand Mabel prononce la formule en pointant sa baguette sur Charlie.
La rouquine se tâte rapidement le cou, balayant d'un regard hésitant les autres élèves, tous concentrés à l'exercice. Avec gentillesse, elle ramène son attention vers sa binôme qui semble perplexe. Oui t'as raté. C'est pas grave. T'as lancé super vite ; t'avais bien visualisé les branchies ? demande-t-elle, la voix douce, habituée depuis longtemps à ce que l'apprentissage de la magie implique un grand nombre d'échecs, et beaucoup d'ajustements. Si Mabel pensait à un poisson-chat au moment de formuler le sort, elle a bien failli se retrouver affublée de moustaches ! L'idée même lui arrache une moue amusée. C'est toi le poisson-chat, rétorque finalement la benjamine Carter avant de chercher la concentration nécessaire au fond d'une grande inspiration. Elle tend le bras et imagine les branchies multicolores revenir sur la peau ensoleillée de Mabel Rosier Sinclair. Branchia Ventosa !
Sa deuxième tentative fonctionne aussi, même si Charlie avait moins l'énergie d'y mettre des fantaisies. C'est bon ! se dépêche-t-elle de signaler à sa partenaire d'atelier. Grouille, saute, on va réussir cette fois !
Charlie Carter a lancé un sortilège !
- Sortilège
- Sortilège des Branchies
- Difficulté
- 4
- Résultat D20
- 10
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 3
Sa deuxième tentative fonctionne aussi, même si Charlie avait moins l'énergie d'y mettre des fantaisies. C'est bon ! se dépêche-t-elle de signaler à sa partenaire d'atelier. Grouille, saute, on va réussir cette fois !
Autres résultats possibles
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Message publié le 02/05/2025 à 15:53
Charlie commence à se demander si Mabel sait nager. Est-ce qu'Edwin Pope mettrait à l'eau des élèves incapables de traverser le bassin ? Elle aimerait replonger dans ses souvenirs, lorsque son père transformait la vieille baignoire dehors en fantastique piscine, et lui apprenait la brasse coulée. Elle se rappelle qu'elle prenait plaisir à devenir aussi drôle qu'un "poisson clown", juste pour le faire rire, et noyer la dépression pendant quelques longues minutes. Résistant à l'image de la baignoire plantée au milieu du jardin, la jeune Carter continue de fixer sa camarade avec intensité.
Un éclat de soleil heurte son regard, chatouille ses narines, comme si le printemps profitait de cet instant pour la saluer. Mais Charlie inspire et sent son coeur accélérer. Bientôt, elle aura réussi.
Bientôt, Mabel atteindra la rive opposée.
C'est difficile d'ignorer les réactions des autres élèves ; chacun face à ses propres victoires ou déconvenues. Il faut oublier les distractions, le soleil, son père, et rester focalisée sur la métamorphose, l'énergie magique, la volonté de maintenir le sortilège. Charlie vit l'atelier comme une torture. Les derniers mètres à parcourir semblent interminables. Elle s'accroche pourtant.
Puis un papillon passe devant ses yeux baignés d'un fond de grenadine et Charlie cille.
Le charme se brise.
La benjamine gonfle ses joues de déception en voyant le professeur sortir Mabel de l'eau d'un simple coup de baguette. J'suis désolée, souffle-t-elle, les épaules affaissées, le papillon posé sur ses cheveux roux. C'était méga dur, ajoute Charlie, le dessin de sa baguette encore marqué au creux de sa main moite.
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Message publié le 02/05/2025 à 14:49
Brillants comme " un seau de grenadine " ?
Charlie s'imagine les yeux rouges, encore marqués des pleurs de cette nuit. Elle n'a pas pensé que ça se verrait, mais Mabel a vu, et trouvé ça étrangement magnifique. Est-ce Basil et les autres ont remarqué aussi ? Surprise par le "compliment" de sa coéquipière, la benjamine Carter a ouvert bêtement la bouche pendant quelques secondes, avant d'enfin se concentrer définitivement sur les branchies.
- - -
Maintenant que la Gryffondor nage au bout de sa baguette, une belle paire d’ouïes colorées l'aidant à respirer pour traverser le bassin, Charlie doit faire durer le sortilège. Elle ignore autant que possible les distractions qui surgissent de l'extérieur et de l'intérieur : le brouhaha ambiant, les commentaires et interventions du professeur, et sa propre tête, fourmillante. Déterminée, elle suit la masse floue de Mabel en écarquillant les yeux, sourcils ronds, le bras tendu. On pourrait croire que Charlie a envie de faire pipi, sur la pointe des pieds, sa bouche récitant des encouragements silencieux tandis que Mabel avance. Branchia ventosa, branchia ventosa, branchia ventosa, Charlie veut y arriver.
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Message publié le 30/04/2025 à 18:09
Il y a quelques autres fratries à Poudlard, dont celle de la famille Rosier Sinclair. Dylan est en cinquième année avec Alison, et les faux jumeaux sont du niveau de Charlie. C'est un peu comme Flynn et son grand frère, Spike Ryder. La benjamine Carter n'aurait pas affronté l'internat de la même façon si elle avait dû y aller seule. Habituée au chaos ambiant du 76 Grand Rue à Pré-Au-Lard, elle sourit face à l'énergie déployée par Mabel Rosier Sinclair. Leur passion partagée pour les accessoires farfelus et la couleur les a poussé de nombreuses fois à se complimenter, autour des bracelets de Charlie, des barrettes de Mabel, d'une paire de chaussette désassortie, ou encore d'un embout de crayon ensorcelé.
Aussi, quand le professeur Edwin Pope annonce les binômes, la rouquine attend patiemment d'entendre son nom de famille et ne peut s'empêcher de jeter un regard malicieux à Mabel. Toutefois attentive aux consignes de l'enseignant, Charlie se contente de sautiller à l'aide de quelques pas chassés vers la Gryffondor, sans manquer un seul mot de l'adulte. Elle connaît la branchiflore et le sortilège associé, dont parle sa mère dans l'un des ouvrages racontant ses périples en Amérique du Sud-
immédiatement, l'esprit de Charlie s'évade sur le fleuve Paraná, à la recherche d'espèces magiques rares et dangereuses.
Enthousiaste, elle ôte sa cape avant même la fin des directives, heureuse d'avoir eu l'idée d'enfiler un pantalon technique OCQ pour cette séance en extérieur. À peine la Serdaigle tapote-t-elle ses bottines d'un coup de baguette censé défaire les lacets que Mabel exprime son impatience d'aller dans l'eau.
— Imagine y'a des bestioles en plein milieu ! répond Charlie, le visage émerveillé à l'idée de croiser un banc de têtards. Déchaussée, elle avance avec sa partenaire à proximité du bassin. Ok, tu commences. Bon, regarde-moi alors.
Voilà, maintenant il faut que la jeune sorcière exécute le charme des branchies. Elle visualise sa camarade possédant une tête de poisson et ricane un peu. Ça va chatouiller j'pense. J'espère que ça fera pas mal. Non loin, Nikolaï a déjà réussi son sortilège. Charlie inspire en suivant les conseils prodigués par Edwin Pope depuis trois ans.
— Tes yeux sont trop beaux, se pâme-t-elle face aux iris clairs de l'étudiante, incapable de retenir ses divagations.
Après un effort ultime de concentration, elle recule et tend sa baguette vers Mabel.
— Branchia Ventosa, prononce distinctement Charlie, un sourire confiant aux lèvres. La magie opère en quelques secondes, dotant sa coéquipière de magnifiques ouïes multicolores. Vite à l'eau ! suggère l'apprentie sorcière sans quitter Mabel, ni des yeux, ni de sa baguette.
Charlie Carter a lancé un sortilège !
- Sortilège
- Sortilège des Branchies
- Difficulté
- 4
- Résultat D20
- 20
- Interprétation
- Réussite Critique
- XP gagnée
- 6
— Branchia Ventosa, prononce distinctement Charlie, un sourire confiant aux lèvres. La magie opère en quelques secondes, dotant sa coéquipière de magnifiques ouïes multicolores. Vite à l'eau ! suggère l'apprentie sorcière sans quitter Mabel, ni des yeux, ni de sa baguette.
Autres résultats possibles
Mais c'est le néant. Bon bah, à ton tour d'essayer, décrète alors la jeune Carter en écartant les bras, prête à affronter son destin.
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Message publié le 28/04/2025 à 13:03
Des terrains de natures différentes sont alignés devant Charlie et le professeur Pope. Dans son dos, la rouquine tiraille ses bracelets en réfléchissant aux sortilèges de métamorphose qu'elle connaît, et qu'elle pourrait appliquer à chacune des situations. La benjamine Carter possède une imagination débordante qui s'avère curieusement pénalisante pendant les cours de magie. Elle doit apprendre à canaliser ses idées. Malheureusement le directeur de la Maison Serdaigle aime stimuler la créativité de ses élèves, et même avec la meilleure volonté du monde, la jeune sorcière se coince toute seule au milieu d'un pataquès d'idées farfelues et inefficaces la plupart du temps.
Mais loin de se décourager, Charlie observe le bassin, les herbes hautes, et la paroi, un sourire conquérant aux lèvres, peu effrayée par les effets de distorsions ou autres charmes d'illusion. Elle a confiance en l'enseignant qu'elle apprécie énormément. Elle lui jette d'ailleurs un œil amusé avant d'entendre deux filles arriver, puis encore deux, qui sont toutes de première année sauf Amanda Howcraft, d'après ce qu'elle en sait.
Amicale, Charlie leur sourit, agitant brièvement sa main pour les saluer, avant de remarquer une silhouette martiale en arrière-plan. "Nikolaï Polyanski", murmure la Serdaigle en tentant de lui offrir un rictus sympathique, qu'il ne semble pas remarquer, absorbé par son analyse du terrain.
On dit que Nikolaï Polyanski est dangereux. Alison suppose qu'il est instable à cause de " la vieille qui le colle h24 au cul ". Freya avait suivi l'avis d'Alison et recommandé à Charlie de garder ses distances, simple précaution. Le statut des réfugiés slaves à l'école pose question, et le cas mystérieux de Nikolaï alimente toujours les conversations. Comme le font habituellement ses amis, Charlie cherche machinalement le visage froid de la Sorcière, qui devrait être dans le coin- juste là, au milieu des gradins. Elle détourne rapidement son attention vers la posture du Russe, puis étire un grand sourire en apercevant Basil, dont ils ont fêté l'anniversaire en début de semaine.
— Salut le vieux, répond-elle avec malice, savourant les quelques jours qui séparent leurs dates de naissance respectives. En guise de cadeau pour son ami, la rouquine avait fabriqué un album photo secret à partir d'un ancien grimoire d'histoire, trop abîmé en l'état. Elle avait coupé un large rectangle entre les pages, permettant à Basil d'y ranger ses clichés en sécurité, car personne ne viendrait jamais ouvrir ce gros bouquin poussiéreux. Elle avait même demandé son aide à Alison afin d'ajouter un charme aspergeant quiconque essayerait d'accéder aux photographies sans autorisation. À l'intérieur, la jeune fille avait caché un dessin de Basil et son appareil, réalisé par ses soins. Quoi, t'as pas assez de courbatures Basil Banks ? lui demande Charlie, au courant des entraînements matinaux des deux garçons, à cause des grimaces de douleur du photographe, trop récurrentes pour être ignorées.
Quand il s'éloigne en direction de Nikolaï, elle hésite à le suivre, mais se ravise, attentive à l'amitié fragile qui relie les deux Gryffondor. Puis Mabel se pointe avec l'énergie habituelle qu'elle dégage, et ça éclaire le regard de Charlie. Amusée, elle rit. Salut Mabel !
Message publié le 16/04/2025 à 18:31
Charlie regrette souvent d'être la benjamine des filles Carter. Un petit frère ou une petite sœur serait capable de partager son monde mieux qu'Alison et Freya, et que son père absent. Ultra-sociable, elle n'hésite jamais à aider les jeunes sorciers à Poudlard, d'autant plus ceux issus de familles moldues, qui se retrouvent toujours dans des situations rocambolesques à cause de leur ignorance du fonctionnement magique.
Quand l'élève en face d'elle pince sa main, elle pousse un cri de surprise en reculant légèrement. Hé, ça fait mal ! prévient Charlie, sans quelconque volonté d'avoir l'air autoritaire. Elle observe le "farceur" avec curiosité tandis qu'il rit et lui tapote le bras. Horace Milbourne, le concierge, explique-t-elle ensuite, en époussetant son t-shirt de Quidditch jusqu'à entendre son interlocuteur s'exclamer qu'Euan MacDougall est un con. Elle s'arrête et fronce ses sourcils en fixant le garçon, les poings sur la taille. Toi tu lis trop les magazines, déclare la rousse aux cheveux couverts de poudre blanche.
— Euan MacDougall a été victime d'une conspiration. So Quidditch devrait vérifier ses sources. Charlie défend le sportif, une pointe de férocité au bout de son nez en trompette. Elle défait l'immense chemise nouée autour de sa taille pour la secouer en se ravisant. Bon, t'y peux rien, tu suis l'opinion publique et les rumeurs, et t'es encore petit, d'un coup d’œil, elle semble vérifier ses dires, puis rattache la chemise en ajoutant avec résignation, d'un haussement d'épaules nonchalant : Si Euan avait vraiment trafiqué son balai pendant la coupe, ma sœur l'aurait vu, elle a dû faire les vérifications officielles figure-toi. So Quidditch préfère le drama plutôt que la vérité. Cette dernière phrase vient d'Owen Carter, lui-même indigné par le scandale qui s'est produit il y a déjà une paire d'années.
Soudain une silhouette translucide jaillit pile entre les deux étudiants. "QUI FAIT DU GRABUUUUUIS DANS LA SALLE DES TROPHÉES ?!" L'esprit Frappeur flotte, assis en tailleur dans le vide, pointant tour à tour la troisième année et le Gryffondor.
— Peeves ! laisse échapper Charlie en s'éloignant vivement du poltergeist au costume bigarré.
— Un Charli, DEUX CHARLIS, trois CHARLOTS ?! C'est quoi ce micmac ? Vite, une délégation ! Il s’esclaffe et disparaît à la façon d'une bulle qui explose, ne laissant pas le temps à la benjamine de riposter.
— Il va nous dénoncer, rétorque-t-elle sans réelles craintes des représailles. Son regard suit les empreintes blanches qu'ils ont laissées sur le sol en courant, et sa bouche se pince. C'est d'la bombapoudre, ça se nettoie qu'à la main, Horace va vraiment pas être content, répète Charlie en affichant à nouveau son air déçu. Elle fixe ses chaussons couverts de particules blanches, et son pantalon de pyjama dont personne ne pourrait deviner qu'il est bleu à présent, puis elle percute d'un seul coup. Attends, tu t'appelles Charli aussi ?
De la forme à la fonction [Cours Méta]
Message publié le 16/04/2025 à 10:09
Dans une semaine, c'est son quatorzième anniversaire. D'habitude, Charlie adore le mois d'avril et attend avec impatience l'éclosion du printemps dans sa campagne écossaise. Chaque année, son père lui assemble une couronne de fleurs fraîches, tradition instaurée par Kate, la mère de Charlie, et perpétuée après sa disparition.
Mais Owen Carter manque toujours à l'appel.
Freya envisage sérieusement de signaler son absence prolongée au Ministère afin de déclencher une enquête, en dépit des conséquences sur la famille. " N'importe quoi, ils vont nous prendre si tu fais ça, on est mineures j'te signale ! " avait hurlé Alison, installant une angoisse au fond de l'estomac de sa petite sœur.
— Pas devant Charlie, la psy a dit-
— La psy peut aller s'faire foutre, c'est pas elle qui voit Charlie tous les jours à l'école, c'est moi !
— Euh, pas tous les jours hein.
La situation semble inextricable, forçant les filles Carter à dissimuler leur détresse au plus grand nombre. Mais les yeux pâles et les cernes de Charlie parlent à sa place, quand bien même elle étire son éternel sourire à qui la croise.
Les bottines mouillées de rosée, la jeune sorcière rejoint le terrain de Quidditch devenu familier au fil des années. Il n'y a pas d'entraînement aujourd'hui ; elle est là pour une classe de soutien en métamorphose avec Edwin Pope, l'un de ses professeurs préférés. Apprendre lui permet de penser à autre chose.
Alors Charlie a dix bonnes minutes d'avance, impatiente de découvrir ce qu'il a préparé. Un œil aux nuages menaçants, la rouquine inspire l'odeur d'humidité et passe la grille d'entrée du terrain avant de remarquer aussitôt la silhouette du quinquagénaire ainsi qu'un monticule rocheux très intrigant. Elle oublie immédiatement sa fatigue et avale les derniers mètres vers son Directeur de Maison en souriant. Bonjour ! s'exclame la troisième année qui se poste aux côtés du sorcier silencieux.
Charlie lève son nez constellé de tâches de rousseur vers Edwin. Par mimétisme, elle croise ses mains dans son dos, et fixe ensuite les trois zones avec une curiosité qui ravive l'étincelle de son regard clair.
Message publié le 02/04/2025 à 20:18
Imperméable à l'embarras du Gryffondor, Charlie sourit, et puis penche la tête de côté, et déclare en l'observant : t'as eu un coup de soleil Basil, t'es tout rouge ! T'inquiète pas, moi aussi j'attrape des coups de soleil en automne des fois ! Elle lui tapote gentiment l'épaule, et désigne ensuite son carnet d'un doigt à l'ongle colorié en violet. Mon idée est juste ici, j'peux te montrer si tu veux, mais on va à l'ombre alors. Face à l'engouement de son interlocuteur providentiel, Charlie trépigne, et l'entraîne vers un muret isolé derrière les serres.
— On a d'la chance y'a personne, souvent y'a les Poufsouffle qui fument ici, commente-t-elle en écartant quelques mégots pour s'asseoir dans l'herbe, appuyée contre la pierre tiède de ce jour encore chaud. Une libellule passe au même moment, perdue entre les flaques de la forêt interdite et le grand lac noir. Elle zigzague et s'éloigne. Alors, s'exclame la rouquine en relevant ses lunettes trop larges sur sa tête et en tirant le carnet à spirales de sa poche. Celui-ci est décoré de stickers à l'effigie des joueurs de Quidditch de l'équipe d'Écosse, la plupart en train d'exécuter une figure sensationnelle au milieu du ciel. T'as vu, c'est la collection Funambule, j'ai collé mes doubles là, et mon chouchou, "Euan MacDougall". Tu connais ? Le poursuiveur enchaîne en boucle plusieurs flips et donne des clins d’œil à l'appareil avant de faire un tour sur lui-même, puis de recommencer. J'vais apprendre à l'faire, ça.
Rêveuse, la benjamine Carter se visualise en train d'éblouir les chouettes de Poudlard en tournoyant autour de la volière. Dans son esprit, les rapaces la rejoignent et partagent son vol, cheveux et plumes au vent. Soudain, ses iris bleutés se détachent du vite qu'elle fixait. Hein ? -bon, le costume ! Parmi la dizaine de pages qu'elle feuillette, Basil peut apercevoir beaucoup de croquis, des inventions abandonnées, des cabanes esquissées, des cartes créées de toutes pièces par son imagination fertile, et enfin, une silhouette fière, un peu gommée çà-et-là. Charlie attrape son crayon et se caresse le menton avec la boule de poils fuchsia à son extrémité. Son ébauche porte un chapeau piqué d'une plume ainsi qu'une grosse sacoche d'où dépasse ce qui ressemble à une longue-vue. C'est ma mère, Kate Carter, explique la pré-adolescente à son ami. Aux pieds de la silhouette victorieuse, des bottes de randonnée couvertes de boue, dans lesquelles vient se planter un pantalon cargo similaire à ceux de Freya.
— J'l'ai pas tellement connue mais j'ai plein de photos d'elle. C'était une exploratrice ma mère, elle avait un style de fou et des accessoires trop cool, raconte Charlie en montrant les nombreuses poches de la veste saharienne, chacune encombrée d'un petit objet différent, comme un compas enchanté, une lampe-tempête, un carnet, ou des gants. T'en penses quoi ? Faudrait que j'ajoute un animal, pense-t-elle à haute voix. Lord Ribbit me manque, soupire finalement l'étudiante.
Message publié le 21/02/2025 à 16:46
Les nuits de Charlie se confondent à ses jours lorsqu'elle dort mal. Capturée par des cauchemars angoissants, elle regrette d'avoir confié son problème au directeur de Gryffondor, Monsieur Brooks. Hier, il a refusé de lui donner un philtre de Paix, et il a voulu qu'elle prenne une potion de sommeil sans rêves. Mais Charlie n'est finalement pas allée à l'infirmerie pour prendre la potion, trop anxieuse à l'idée de vexer les créatures qui peuplent ses rêves en les empêchant de venir habiter son esprit. Alors aujourd'hui, elle traîne ses cernes et un vague à l'âme lancinant jusqu'à la salle des trophées.
Quand elle est triste, Charlie préfère se cacher.
Vêtue d'un pantalon de pyjama bleu à motifs bronze et d'un maillot de Quidditch de l'équipe Nationale d'Écosse vert et blanc au nom du poursuiveur actuel, Euan MacDougall, la benjamine Carter a noué une chemise à carreaux rouges gigantesque autour de sa taille. C'est en réalité une chemise appartement à son père, et accessoirement son doudou pour dormir.
Charlie enroule et déroule les manches de la chemise géante à ses poignets tandis qu'elle arpente les longues vitrines de la salle des trophées, récitant le noms des sorciers mis à l'honneur pour différents rôles. Administration, concours, résultats scolaires, victoires sportives ; des milliers de médailles, de coupes, de fanions et d'autres distinctions se succèdent, inlassablement, sous son œil fatigué. Elle baille, un peu paumée depuis la rentrée. Parfois, son propre reflet l'interroge, à savoir ce qu'elle fout ici, seule, au lieu d'aller voir sa sœur. Mais Charlie l'ignore et poursuit sa déambulation vers les grands gagnants du Tournoi des Trois Sorciers. Normalement l'année prochaine, Alison devrait pouvoir se présenter parmi les volontaires. Quand soudain, alors qu'elle traverse l'allée, un projectile la heurte et bouche son nez.
Une main pour essuyer ses yeux, elle reconnaît l'explosion d'une bombapoudre et commence à tousser en s'offusquant. Mais -kofkofkoh ! Qui- Charlie entend du mouvement et aperçoit la petite silhouette d'un jeune élève en train de s'enfuir dans le brouillard blanc. Contrariée qu'on puisse salir une pièce aussi jolie et importante, elle se lance à la poursuite du voyou, en prenant un raccourci entre deux armoires, malgré la poudre qui recouvre tout son corps, ses cheveux, et ses vêtements. Hé toi !
Au lieu d'emprunter le chemin menant à la sortie, sa cible se trompe, et ne connaît visiblement pas très bien le labyrinthe d'allées et de podiums, puisqu'il s'enfonce vers l'interminable galerie des médailles de duels, bousculant une armure au passage. Arrête ! Derrière l'enfant, Charlie accélère, une poussée d'adrénaline au coeur. Enfin, elle touche son épaule alors qu'ils arrivent au bout de l'allée. Arrête-toi !
— kofkof- tousse-t-elle encore en stoppant un première ou deuxième année, sa main agrippée à son bras. Pourquoi t'as fait ça ?! Tu sais qu'Horace va pas être content hein ? Loin d'avoir l'air sévère, elle semble plutôt déçue en dévisageant le plus jeune.
Message publié le 21/02/2025 à 15:46
Aujourd'hui Charlie porte des lunettes de soleil trop grandes, qui appartiennent en réalité à Kate, sa mère. Comme la plupart des élèves étant restés au château ce weekend, elle profite des derniers rayons du soleil qui se sont frayés un chemin à travers les nuages jusqu'à son Écosse natale. Vêtue d'un sweat vert menthe à l'eau sous lequel elle a enfilé un maillot de corps technique OCQ pour ne pas avoir froid, et d'une salopette en jean, la rouquine lève sa main en direction de Basil lorsqu'ils s'aperçoivent tous les deux. Hé !
Accrochées dans les lacets de ses baskets, des fleurs violettes en forme de minuscules clochettes secouent leurs têtes quand Charlie s'approche du Gryffondor. Nan, Basil Banks, j'suis devant toi, regarde, rigole-t-elle en écartant ses bras pour tourner sur elle-même avant de retirer un cheveux pris au coin de son sourire.
— Et toi, t'es pas en train de prendre en photo des botrucs ? interroge la benjamine Carter en désignant la sacoche d'un mouvement espiègle du menton. Dans la poche ventrale de sa salopette, un carnet à spirale dépasse, ainsi qu'un crayon surmonté d'une boule de poils violette. Ça s'est bien passé ton rendez-vous avec le directeur au fait ? questionne encore Charlie qui se sent impliquée car elle l'a croisé juste avant et qu'il paraissait nerveux. D'un geste curieux, elle descend ses lunettes pour observer le troisième année, sourcil levé. Il t'a pas mangé t'as vu, insiste la jeune sorcière en souriant.
Soudain, elle lève la tête et déchante. Oh nan, tous aux abris ! Au-dessus d'eux, un groupe de chouettes et de hiboux reviennent du Ministère avec les nouvelles de la journée. L'étudiante se déplace de gauche à droite, espérant éviter les fientes libérées par les oiseaux qui sont soulagés d'avoir terminé leur route. Elle rit, les mains en l'air comme un parapluie, le nez froncé jusqu'à ce qu'ils n'entendent plus les battements d'ailes des rapaces. Autour d'eux, quelques impacts jaunâtre. Dans le parc, d'autres élèves ont usé de sortilèges ou ont cédé à la panique. Une fois l'émotion passée, Charlie pose ses poings sur ses hanches.
— Bon, question primordiale Basil Banks, tu te déguises en quoi pour Halloween ?
Message publié le 17/02/2025 à 14:07
La réaction de Basil attendrit Charlie. Il a l'air encore plus fragile que Crevette, sa petite gerbille qu'il lui a montrée en photo tout à l'heure dans le laboratoire. Alors même qu'il vient de lui apprendre une mauvaise nouvelle, c'est elle qui le rassure, une main posée doucement sur son épaule. Basil Banks, on va réfléchir tranquillement, on va pas se précipiter, prononce la troisième année d'une voix assurée tout en guidant le Gryffondor vers l'alcôve de pierre et de métal forgé. Ribbit !
Assis face à face, le crapaud sur les genoux de Charlie et l'appareil sur ceux de Basil, ils envisagent différentes possibilités. Un bouclier c'est impossible, sinon j'pourrai pas l'attraper moi-même sans me prendre une décharge. Lord Ribbit valide d'un coassement et saute entre les bras du garçon. Ribbit !
Concentrée, la rouquine triture ses lèvres en une drôle de grimace, ses genoux qui jouent distraitement avec ceux de Basil. Peut-être un potion qui le rendrait venimeux ? Mais Freya me laissera jamais acheter ça. Après quelques minutes de brainstorming, une seule issue revient. La pré-adolescent fixe son animal confortablement installé sur les cuisses de Basil, puis hausse tristement ses épaules.
— Bon alors, si ça va arriver, ça va arriver. Au moins on aura tes photos pour mettre des avis de recherche. Elle tend le bras et caresse la tête du crapaud qui gonfle sa gorge de béatitude, ses yeux clignant l'un après l'autre. Ribbit. J'espère qu'il ira pas trop loin, qu'il va pas disparaître. Charlie soupire mais attrape son sac pour en sortir la carte de chocogrenouille promise et la tendre au photographe.
— Tiens Basil Banks. Elle sourit et récupère son crapaud. J'dois y'aller, c'est bientôt l'heure de manger.
Message publié le 14/02/2025 à 09:55
Charlie est libre jusqu'à 10h le mercredi matin car elle n'étudie pas la culture moldue, matière dégradante pour les Non-Maj, selon son propre avis. Il se trouve qu'Alison commence ses cours à 10h aussi, grâce à l'arithmancie qu'elle considère inutile dans la vie quotidienne d'une femme accomplie. Depuis la rentrée, la benjamine Carter a pris l'habitude de se joindre aux révisions de sa sœur chaque mercredi avant 10h, mais celui est un peu spécial.
Dimanche 8 octobre, Alison a baffé sa petite sœur. Et depuis dimanche, la Serdaigle est restée marquée par les évènements qui ont suivi sur le perron du chateau. Elle n'a plus revu Sasha, comme s'il l'évitait. Elle a très mal dormi.
Alors, la boule au ventre, la 3ème année fredonne dans les couloirs des cachots pour se donner le courage d'affronter son premier tête-à-tête avec Alison depuis l'altercation. Prétendre que tout va bien l'aide souvent. Puis son sourire s'étire sincèrement lorsqu'elle aperçoit une silhouette familière près des salles de classe.
— Bonjour Basil Banks, chantonne-t-elle, pétillante. Le garçon semble confus. Charlie parcourt les derniers mètres en sautillant, réellement heureuse de rencontrer son camarade à cet instant de la journée. Tu fais quoi- oh ! s'exclame toute seule la pré-adolescente en comprenant qu'il se tient devant la porte du bureau de Daryl Brooks, leur professeur de potion et le directeur des Gryffondor. Il est gentil, t'inquiète pas, tu le connais en plus, rassure Charlie d'un sourire doux, la voix basse pour éviter que le potionniste ne les entende à travers la porte.
Soudain, elle réalise quelque-chose et se penche afin d'embrasser la joue fraîche de Basil Banks. J'ai eu tes photos de Lord Ribbit à mon courrier, merci, elles sont majestueuses, comme lui ! Leurs regards se croisent et la rouquine voit l'embarras du Gryffondor. Elle baisse les yeux, une pointe douloureuse au fond du coeur.
— T'avais raison au fait, il a disparu, souffle-t-elle tristement avant de remarquer le poignet nu du blond. Ses doigts attrapent un bracelet de perles aux teintes flamboyantes parmi les siens, qu'elle installe à la main du photographe. T'as oublié d'mettre mon bracelet, mais regarde, j't'en donne un de secours. Et comme on peut entendre le mur d'entrée à la salle commune des Serpentard frotter lourdement le sol en s'ouvrant plus loin, Charlie s'échappe rapidement.
— J'dois y'aller, ma sœur m'attend ! On s'croise en Histoire de la Magie Basil Banks, ta matière préférée ! s'écrie-t-elle avec espièglerie avant de disparaître, l'esprit définitivement moins lourd maintenant.
Message publié le 03/02/2025 à 12:23
Charlie sourit, aux anges d'entendre Basil se prêter au jeu de la Monarchie avec Lord Ribbit. Ses camarades ont perdu le goût d'inventer des histoires depuis cette rentrée des classes. Ils grandissent et préfèrent se conformer à une pensée moins fantaisiste que de risquer d'avoir l'air ridicules. La benjamine Carter s'en fiche un peu ; le Monde serait meilleur si chacun continuait de rêvasser sans honte. Elle aime mieux être ridicule que s'ennuyer.
Interrompue par l'éclat d'effroi qu'elle aperçoit brièvement dans le regard du Gryffondor en approchant sa main, Charlie ravale le récit de sa rencontre avec Helena Serdaigle et se concentre pour être plus douce et plus attentive que d'habitude. De rien, répond-elle simplement en étirant ses lèvres face aux rougeurs curieuses de Basil. C'est un garçon timide, ça le rend attachant.
Quelques secondes après, la jeune Carter dépose son crapaud à l'endroit indiqué, admirative des tâches multicolores qui s'étalent autour d'eux. Elle s'amuse à observer le batracien ignorer les flashs de l'appareil, et le félicite entre chaque cliché pour son flegme majestueux. Ribbit ! Quand à son tour, la Serdaigle se place devant le Mekapteur, elle rit, très heureuse d'envisager les jolis portraits que Basil va faire d'eux. Et là ? propose-t-elle en ouvrant un livre, comme si Lord Ribbit consultait une rubrique très intellectuelle.
— Basil ? Ribbit ! Intriguée par le comportement du photographe, Charlie s'arrête et l'écoute bafouiller avec hésitation. D'abord, elle croit à un nouvel acte du récit photographique, mais le teint blême du blond la fait changer d'avis. Quoi ? Demande-t-elle, inquiète d'avoir l'impression de comprendre ce qu'il veut lui dire. La scène se déroule dans son imaginaire, du crapaud kidnappé entre les griffes d'un rapace survolant Poudlard. Sans réfléchir, la rousse récupère son animal contre elle, et le montre à Basil. Ribbit ! Il est là, regarde, il va bien, non ? Pourquoi tu dis ça ? interroge Charlie, la tête penchée en direction des yeux fuyants de Basil. Elle connaît les rumeurs sur lui. Qu'il est "bizarre", le Gryffondor à l'appareil photo. Mais pensez-vous que "bizarre" soit significatif pour quelqu'un comme elle ? Troublée davantage que repoussée, Charlie reste aux côtés du garçon et permet au silence relatif du lieu d'apporter son lot de raisonnement. Ribbit.
— Basil, t'inquiètes pas, j'vais le surveiller quand on ira dehors, j'vais pas laisser un oiseau le prendre. D'accord ?