Harry Potter RPG

Liste des messages de Sasha Shevchen

Sasha Shevchen

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Ukrainien

Au bout de la rive

Message publié le 24/01/2026 à 08:14

- Essaye un peu pour voir, grinça Sasha, les dents serrées, à l'attention de cette fille décidément fort sympathique. (Non.)
 

Il la dévisagea un petit moment, tandis qu'elle avait décidé de lui faire une petite explication de texte. Etait-ce parce qu'il était étranger que les filles se sentaient toujours obligées de clarifier les termes de l'échange, ou bien était-ce juste une spécialité des anglaises ? Sasha roula des yeux vers le ciel.

 

  • - Bien sûr, que tu aurais dû entendre parler de moi : je mange les gamines qui s'aventurent dehors la nuit, ironisa-t-il, avant de grimacer un air faussement méchant : Grr.
     

C'était un 3/4 de mensonge : il aurait pu, techniquement. Mais Poudlard le nourrissait plutôt bien, heureusement pour Cassie. Sasha reporta son attention sur la créature, et assista à la pauvre tentative de la jeune fille d'extraire le fangieux de l'eau. Il y eut un silence après le "schploch !" que fit l'apparent morceau de bois en retombant dans l'eau comme une masse inerte. La surface de l'eau se frippa de cercles concentriques, qui s'éloignaient pour répandre la rumeur de l'échec de Cassie au reste du lac.

Sasha haussa les sourcils en silence, avant de lentement se tourner vers elle.

 

  • - Effectivement tu fais bien de te rajouter quelques heures d'entraînement quand même, souffla-t-il à voix basse. Je te montre ?
     

Il leva à son tour sa baguette, pour reproduire la tentative de sortilège de Cassie.

 

  • - Ascensio.

     

    Le sortilège frappa la créature de plein fouet et celle-ci s’éleva dans les airs devant eux avec force. Ils suivirent son ascension du regard, levant la tête pour contempler la chose qui dégoulinait d’eau presque au dessus d’eux. Sasha s’était tu, happé soudain par l’intérêt que lui procurait le spectacle.


 

Sasha Shevchen a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Zorepys !

Sortilège
Sortilège de Propulsion
Difficulté
4
Résultat D20
20
Interprétation
Réussite Critique
XP gagnée
6

Le sortilège frappa la créature de plein fouet et celle-ci s’éleva dans les airs devant eux avec force. Ils suivirent son ascension du regard, levant la tête pour contempler la chose qui dégoulinait d’eau presque au dessus d’eux. Sasha s’était tu, happé soudain par l’intérêt que lui procurait le spectacle.

Autres résultats possibles

Le sortilège toucha la créature et celle-ci s’éleva dans les airs devant eux. Ils suivirent son ascension du regard ; la chose qui dégoulinait d’eau. Sasha s’était tu, happé soudain par l’intérêt que lui procurait le spectacle.

Comme Cassie précédemment, cependant, le morceau de bois s’éleva de quelques centimètres avant de retomber dans l’eau. 
 

- Sans commentaire, grogna Sasha.

Le sortilège toucha le fangieux mais n’eut pas l’effet escompté : le morceau de bois s’enfonça dans l’eau et disparut.

 

- Heu…


L'Aigle et la Panthère

Message publié le 23/01/2026 à 22:16

  • - Chomu ty tse zrobyv ? (Pourquoi t'as fait ça ?)

  • - Ya ne znayu, ya pro tse ne dumav. (J'sais pas, j'ai pas réfléchi.)

 

Kalina et Sasha remontaient les escaliers, la petite soeur suivant son aîné en devant presque sauter sur les marches pour essayer de suivre les grandes enjambées agacées du Gryffondor. Mais, tenace, même le souffle court, elle n'abandonnait pas.

 

  • - Na shchastya, vsi dyvylysya na ekrany, a potim yiyi tato tezh zakrychav, inakshe b usi tebe pobachyly. Krim toho, ya vpevnenyy, shcho deyaki lyudy tebe bachyly, khocha ty y kazhesh, shcho my povynni trymatysya v tini, shchob vpysatysya, to chomu ty... (Heureusement tout l'monde regardait sur les écrans, puis y'a eu son papa qui a crié aussi, sinon tout le monde t'aurait vu toi. D'ailleurs je suis sûre qu'il y a des gens qui t'ont vu, alors que tu dis qu'il faut qu'on fasse profil bas pour s'intégrer, alors pourquoi toi tu...)

  • - YA ZH KAZHAV, SHCHO NE ZNAYU, BLYN ! (JE T'AI DIT JE SAIS PAS PUTAIN !)

 

Kalina bondit sur une marche inférieure, s'écartant de son frère qui venait de faire volte-face en criant - le visage rouge et les poings serrés.

 

  • - ZALYSHTE MENE Z TSYM NA SAMOMU ! (FOUS MOI LA PAIX AVEC CA A LA FIN !)

 

Sasha la fusilla du regard avant de se détourner brusquement pour repartir vers la salle commune des Gryffondors. Après un temps d'arrêt, le coeur battant, Kalina se remit en marche pour le rattraper, silencieuse.

 

Trop silencieuse.

 

Plusieurs minutes plus tard, quand ils passèrent la porte de la salle commune des Gryffondors, il l'entendit renifler. Ils traversèrent la pièce principale, où quelques élèves étudiaient tranquillement, et se dirigèrent vers l'entrée des dortoirs : deux escaliers différents séparaient ceux des filles et ceux des garçons. C'était la frontière où leurs vies se séparaient chaque soir, où il acceptait de faire confiance à Poudlard pour ce qui se passait pour elle au-delà de ces quelques marches. De façon inhabituelle, Kalina s'engagea dans les escaliers en lui tournant le dos - mais il la rattrapa au dernier moment par le bras.

 

  • - Zachekayte. (Attends.)

 

Kalina ne résista pas. Elle se retourna vers lui, les yeux plein de larmes et la bouche déformée par la peine, alors Sasha soupira, dévoré par une culpabilité soudaine. Il s'accroupit pour lui parler à sa hauteur - elle avait grandi, mais pas encore autant que lui - et saisir ses deux épaules pour être sûr qu'elle l'écoutait bien. D'autres élèves prêtaient peut-être l'oreille - mais ils ne parlaient sûrement pas ukrainien.

 

  • - Vybach. Ya ne khotiv zasmuchuvatysya. (J'suis désolé. J'voulais pas m'énerver.)

  • - Ty teper vesʹ chas zlyshsya, renifla Kalina en l'accusant du regard. (Tu t'énerves tout le temps maintenant.)

  • - Tak, ya... meni shkoda, il répéta. (Ouais, je ... J'suis désolé.)

 

Elle haussa les épaules, et il la prit dans ses bras. Kalina accepta l'étreinte, non sans une moue boudeuse.

 

  • - U tebe domashnye zavdannya sʹohodni vvecheri ? demanda-t-il en la relâchant. (T'as des devoirs ce soir ?)

  • - Prosto chytayu, ya vporayusya sam, grommela-t-elle, toujours boudeuse, mais ses larmes ne coulaient plus, et Sasha décida de lui faire confiance. (Que de la lecture, je vais y arriver toute seule.)

  • - Dobre, todi na dobranich. (Ok, bonne nuit, alors.)

  • - Na dobranich. (Bonne nuit.)

 

Kalina lui échappa. Sasha la regarda disparaître avant de se passer les mains sur le visage, comme pour essuyer une fatigue qui lui collait aux traits.

 

 

 

 

Maître Panthère, sur un arbre perché, tenait en sa gueule un branchage, histoire de ruminer ses problèmes tout en satisfaisant son envie perpétuelle de se mettre quelque chose sous la dent. La Lune brillait au trois-quart dans un ciel parsemé de nuages clairs, mais le temps était humide. L'herbe mouillée répandait son odeur verte et l'écorce sous ses griffes s'amollissait lorsqu'il les enfonçait de façon régulière, assouvissant ce besoin d'étirer ses phalanges félines.

De là où il était perché - quelques mètres au-dessus du sol - il pouvait contempler à loisir le parc et ses ombres, parfois même repérer aux fenêtres de Poudlard des silhouettes d'habitants nocturnes du château, dont il n'essayait guère de savoir à qui elles appartenaient.

 

Il s'en fichait.

Sous sa forme animale, il se fichait beaucoup plus de tout, d'ailleurs. C'était juste plus simple, quand on était une panthère, d'apprécier la brise claire et les odeurs riches, de ne penser qu'aux jolies motifs que formaient les herbes hautes du fond du parc quand elles se pliaient au vent.

Finies les longues escapades dans la Forêt Interdite et les explorations qui avaient occupé ses nuits l'année précédente. Désormais Sasha mâchonnait, morne, sur sa branche favorite, en contemplant un monde dont il se sentait toujours étranger.


Templum Maledictum

Message publié le 22/01/2026 à 20:46

Il était bien conciliant, ce bibliothécaire, en plus d'avoir le bon goût de parler sa langue. Sasha l'observait parler avec une curiosité sincère.

 

-  О так, (ah oui), fit Sasha, étonné de l'estime que les gens avaient en Angleterre pour les animagus, mais il ne savait guère qu'en penser lui-même.

 

Des sorciers particulièrement doués ? Ce n'était clairement pas comme ça que certains de ses professeurs à Poudlard le voyaient. Sasha prit une inspiration, se redressant imperceptiblement. Peut-être qu'il était moins une anomalie qu'il ne le croyait. Ou alors, ce n'était pas dans le mauvais sens. Il acquiesça avec lenteur, plus rassuré qu'il n'osait l'admettre par les propos de monsieur Beckett au sujet des instincts auxquels ils étaient censés pour voir résister.

Il y eut un silence, parce que Sasha semblait avoir besoin de digérer cette information, que le doute marquait encore un peu son regard, quand finalement il sembla accepter l'idée.

 

- C'est... C'est cool, il dit.

 

Le terme anglais lui était venu naturellement. Les britanniques avaient un flegme, une façon tranquille de voir le monde qui commençait doucement à être contagieuse, et plus facilement compréhensible quand elle était incarnée par ce bibliothécaire aux multiples aptitudes.

 

- Насправді, справа не в тому, що до анімагів тут так погано ставляться (c'est pas que les animagus sont si mal vus chez nous, en fait), il finit par admettre, et il se détourna un instant pour faire mine de s'intéresser aux rangées de vieux parchemins qui recouvraient toute une étagère. Це тому, що, як і інші магічні здібності, які трохи... ну, не звичайні, вони використовуються в конфлікті, скажімо так. Ось чому люди мене більш-менш насторожено ставляться. (C'est que, comme d'autres aptitudes magiques un peu... enfin, pas ordinaires, elles sont récupérées par le conflit, disons. C'est plutôt pour ça que les gens se méfient chez moi.)

 

Sasha revint vers le bibliothécaire, haussa les épaules avec un sourire résigné.

 

- Merci pour le verre. Je vais y aller. Mais j'reviendrai, pour préparer le spectacle.

 

Il aurait peut-être eu un peu trop l'impression d'abandonner monsieur Beckett et son enthousiasme débordant s'il ne se montrait plus aux cours de danse. Sasha eut un dernier sourire avant de s'éclipser.

C'était bien la première interaction purement positive qu'il avait eu à Poudlard.


Dans les gradins

Message publié le 21/01/2026 à 20:43

Sasha était resté scotché, la bouche à demi-ouverte, à regarder les scènes qui se déroulaient sous ses yeux. Pour être honnête, il se fichait complètement des deux candidats des autres écoles. Il avait simplement été happé par la noirceur des épreuves que traversait Alison - la vision de sa mère dans les bras de son père lui faisant immédiatement regretter de n'être pas allée voir la jeune fille depuis la rentrée.

 

Il se mordit la lèvre, au moment où soudain Freya Carter arriva devant eux, accompagnée d'un petit garçon roux que Kalina dévora des yeux.

 

- Oh, salut Freya, fit Sasha en sortant subitement de son hypnose provoquée par les écrans géants.

 

Kalina se rassit subitement contre lui, son regard passant de la rousse à son petit frère alternativement. Sasha décocha un regard à sa petite soeur pour vérifier qu'elle les saluerait à leur tour, ce qu'elle fit d'une voix fluette, avant de se presser de nouveau contre son frère, les yeux éperdument en admiration pour cette jeune femme souriante aux longs cheveux.

 

- Vona neymovirno krasyva, susurra-t-elle à voix basse près de l'oreille de Sasha. (Elle est vachement belle.)

- Ta. (Ouais.)

 

Derrière Freya, des élèves continuaient de s'agiter avec leurs banderolles, soutenant majoritairement la candidate de Poudlard.

 

- Ouais, ouais, il reprit à l'attention de l'aînée des Carter, un peu mal à l'aise. Vraiment désolé de pas être passé, mais j'en avais bien l'intention avant Noël, j'ai pas eu le temps de montrer Pré-au-Lard à Kalina.

 

La faute à la longueur des démarches administratives : tant que Kalina n'était pas officiellement sous sa tutelle, il redoutait de la faire sortir de l'enceinte de l'école, seul endroit où il était sûr que le Ministère - ou quelqu'un d'autre ? - ne débarquerait pas pour renvoyer Kalina dans son pays d'origine.

 

- Charlie m'a dit pour...

 

Sasha s'humecta les lèvres, jeta un coup d'oeil vers la grande silhouette rousse aux épaules énormes, un peu plus bas.

 

- Pour tout ce qui vous est arrivé cet été. J'espère que ça a pas été trop... Enfin, hum...

 

Il regarda Freya, mais ses yeux fuyèrent, pris d'une pudeur soudaine, et il se passa une main dans la nuque.

 

- Enfin j'veux dire, j'suis désolé, pour votre mère.

 

Kalina ne perdait rien des échanges, même si Sasha parlait désormais à voix basse. Les yeux de Kalina allait de Freya à son frère, comprenant qu'elle ne savait pas toute l'histoire, mais bien déterminée à saisir tout ce qu'elle pouvait. Puis ses prunelles retombèrent sur le petit garçon resté silencieux, et elle décida qu'il devait avoir à peu près son âge, alors elle lui sourit subitement, son visage s'éclairant de façon engageante - elle était décidément plus sociable que son frère. Subitement, elle leva un poignet vers lui.

 

- Regarde. Ta soeur Charlie faire ça pour moi. Charlie très gentille.

- A fait ça pour moi, la corrigea Sasha comme un automatisme, et salut Marley. Bravo pour le gaélique, c'est super dur cette langue !

- Tu es fier ta autre soeur non ? Elle est adorée tout le monde avec le Tournoi !

 

Sasha émit un léger grognement, à peine perceptible, comme si la remarque l'ennuyait, et il ne put s'empêcher de jeter un coup d'oeil aux écrans.

 

Subitement, il vit la créature qui s'approchait d'Alison, et il sentit son sang se glacer.

 

Ce n'était pas la première fois qu'il voyait une créature aussi effrayante. Subitement, deux mondes s'entrechoquaient, incompatibles pourtant jusqu'ici dans son esprit : la froideur du désespoir et de la mort qui rencontrait la chaleur douce et la luminosité automnale des filles Carter. Ces deux mondes n'auraient jamais dû se rencontrer : il y avait veillé avec beaucoup d'effort pour faire la part des choses dans sa tête.

 

Mais le tournoi avait brisé cette barrière mal assemblée, qui s'effondra subitement quand il vit Alison chuter à terre, à la merci du Détraqueur.

 

- ALISON !!

 

L'adrénaline explosa dans ses tempes, incontrôlable, et le fit bondir hors de son siège, sautant dans les gradins sous lui, percutant deux élèves qui se levaient pour mieux y voir. Il les repoussa brutalement pour se remettre à courir, sous les yeux ahuris de Kalina qui avait sursauté avant de rester figée, le visage consterné par la réaction de son frère.

 

- SASHA KUDY TY YDESH ! cria-t-elle. (SASHA TU VAS OU !)

 

En vain. Sasha ne savait pas où il allait. Il allait sauter par-dessus les barrières, mais au moment où il les atteignit, subitement...

 

Une masse le percuta de plein fouet. Un instant, sa vue se voila d'obscurité et il sentit son coeur heurter un mur froid. Sonné, il resta à terre une seconde, le souffle court et le coeur battant la chamade.


Pommier et statue de sel [cours]

Message publié le 20/01/2026 à 21:15

Les binômes avaient certainement remarqué le petit éclat de Sasha, mais ce dernier n'avait pas l'air d'en faire grand cas. Les poings serrés dans ses gants - d'où pendait toujours son ballot avec une pomme. Il jeta néanmoins un coup d'oeil pour le professeur - sans en attendre quoi que ce fut. Au contraire, il préférait que tout cela se réglât entre eux, et c'était surtout pour contrôler qu'il ne serait pas bientôt réprimandé qu'il vérifiait si le professeur s'intéressait ou non à Cassie et lui. Mais cette distraction de courte durée fut vite interrompue par le retour en force de la teigne qui daignait enfin descendre de son escabeau. Pourquoi ne l'avait-il pas ensorcelé, celui-là, pour la renverser ?

 

Sasha rendit à Cassie son regard avec un air ahuri.

 

Comment.

Osait-elle.

 

- J'ai PAS. De "problème de gestion de la colère", rétorqua-t-il en articulant exagérément sur un ton cependant plus calme, censé prouver qu'il savait parfaitement se contrôler, tout en lui rendant son regard insistant. J'ai juste un binôme insupportable.

 

Il prit pour témoin la vipère qui s'était sentie visée dans le groupe d'à côté, lui adressant un regard désespéré : hein qu'il avait raison ? C'était Cassie le problème. La réponse de Viviane le laissa toutefois la bouche ouverte, hébété.

 

Les femmes. Toujours cette excuse pour le faire taire, qu'on lui sortait à toutes les sauces depuis un an et demi.

 

- AH BEN OUI. BIEN SÛR. C'EST MOI QUI SAIT PAS PARLER AUX FEMMES, PARDON J'AVAIS OUBLIE.

 

Non mais c'était sûr en fait ! Evidemment qu'elles étaient solidaires, ces garces. Et elles parviendraient à le faire accuser s'il ne se maîtrisait pas, pour couronner le tout !

Evidemment, il aurait dû savoir que les Serpentards l'enfonçaient toujours, que les Serdaigles lui faisaient la morale et que les Poufsouffles auraient sûrement prôné la non-violence s'ils avaient osé l'ouvrir et que donc il n'aurait de l'aide de personne et que ça le gonflait profondément. Il leva un bref instant les paumes vers le ciel dans un geste désespéré, un long "Gnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnh" s'échappant de ses lèvres serrées, la pomme bringuebalant toujours dans son ballot. Puis il prit une grande inspiration et, pris d'une force intérieure inouïe (selon lui), il exécuta un demi-tour raide. Avec un pas si délicat que le sol s'écrasa de deux centimètres sous ses semelles, il rejoignit les tables qui s'alignaient un peu plus loin, où reposaient encore quelques linges et des pots disposés là par le professeur. Il planta là sa pomme avec un geste brusque, serrant les dents d'une manière qui lui faisaient des mâchoires toutes carrées, songeant que ce n'était pas avec les pommes que lui comptait faire de la compote.

 

- ON FAIT QUOI AVEC LE SEL.

 

La question s'adressait à Cassie, ou au professeur, ou à quiconque acceptait de faire en sorte qu'il pût rapidement mâcher ce travail de bouillie biblique. C'était quoi l'histoire déjà ? La pomme qui révélait combien la Femme était une odieuse petite harpie pleine d'abjects desseins et de vils comportements qui foutaient toujours tout en l'air ! Ou un truc du genre !


Pommier et statue de sel [cours]

Message publié le 20/01/2026 à 13:58

Les paroles absurdes, Sasha qui n'était pas sûr d'entendre ce qu'il entendait, les alentours qui lui paraissaient flous, et un état gluant proche de celui de l'état de choc... Tout se passait comme dans un rêve. Non, comme dans un CAUCHEMAR.

 

- Dis-moi qu'tu plaisantes, pitié, articula Sasha avec des yeux ahuris et une voix absente.

 

Il n'arrivait plus à décoller ses prunelles de la face de la fille, si bien que lorsque la pomme tomba dans le linge, il la réceptionna sans la regarder - le fruit tomba dans le tissu qu'il enveloppa sans ménagement pour porter le butin comme un vulgaire sac de courses. Il la fustigea du regard, le cou et les joues rouges tant il fulminait - mais un coup d'oeil vers le professeur lui rappela qu'il n'avait pas envie d'être encore puni parce qu'il était violent avec ses camarades. Et puis, les Serpentards présents s'en donneraient à coeur joie de le voir perdre son sang froid.

 

- Descends ! il ordonna à Cassie, peut-être d'une voix un peu plus forte qu'il ne l'aurait voulu. DESCENDS FAUT QU'ON PARLE.

 

Mais comme elle se faisait désirer pour s'exécuter - ou qu'il n'avait aucune patience - Sasha se rapprocha de l'escabeau pour lui parler à - à peu près - voix basse, les sourcils froncés.

 

- Dis donc, il s'est pas un peu loupé d'affectation le choixpeau avec toi ?! J'te rappelle qu'on est dans la même maison, on est censés faire équipe, et toi tu me parles comme à un débile !

 

La pomme fit un petit tour sur elle-même quand il leva le poing qui tenait le linge pour souligner l'insolence de son comportement en présence des autres maisons.

 

- C'est parce que j'suis pas anglais c'est ça ? Vas-y dis-le si t'as un problème avec moi ! T'avais qu'à refuser de faire équipe avec moi si ça t'convenait pas, moi franchement j'préfère aller me mettre avec l'autre fayot - vague geste vers le blondinet Serdaigle - ou même l'autre vipère - un pouce désignant derrière lui le Serpentard qui se prenait pour une effigie de mode - plutôt qu'avec une greluche comme toi !

 

Ok, il avait oublié de parler à voix basse. Il jeta un regard noir et dissuasif autour de lui, juste au cas où.


Pommier et statue de sel [cours]

Message publié le 20/01/2026 à 08:03

Sasha avait toujours bien aimé aider les autres. Et en cours, même s'il était un peu rustre et solitaire, il avait toujours bien aimé donner un petit coup de pouce aux filles quand c'était possible. (Petite affinité personnelle. Les mecs il préférait leur donner un coup de boule plutôt qu'un coup de pouce s'ils s'approchaient de trop, et quelques nez ensanglantés l'année précédente avaient achevé de lui faire une réputation de garçon perturbé par la guerre.)

Bref, Sasha aimait bien rendre service aux filles, même quand celles-ci étaient un peu des pestes.

 

Mais quand Cassie se servit de lui comme d'une vulgaire rampe d'escalier, il commença à se demander si c'était vraiment contraire à son honneur de mettre aussi des coups de boule aux filles. Cependant, au regard qu'elle ne lui jeta pas à la mention d'Einstein, il comprit qu'elle n'avait pas, comme lui, grandi avec les moldus. Raison de plus pour en profiter.

 

- Toujours pas intéressé, Miss Univers, rétorqua-t-il sur le même ton tandis que Cassie atteignait enfin le haut de l'escabeau, qu'il lorgna en songeant qu'au pire, un accident pouvait si vite arriver...

 

Sasha tendit le tissu devant lui avec un geste exagéré, comme s'il présentait un plateau d'argent à un souverain, pour montrer à Cassie qu'il avait compris, effectivement. La pomme était en parfaite ligne au-dessus du linge, et Sasha se demanda subitement si c'était une bonne idée de ne pas avoir choisi de monter pour faire tomber le fruit plutôt qu'être celui qui allait le réceptionner. Pouvait-il avoir affaire à un fruit explosif, par exemple ?

 

- Heu, est-ce qu'on sait ce qui est censé arrivé ? hasarda-t-il la voix incertaine. Attends attends.

 

Il retira le tissu, le mit sur son épaule le temps de ressortir sa baguette. Il se débrouilla pour reprendre le tissu avec cette fois sa baguette en main, prêt à lancer un protego au moment où la pomme tomberait.

 

- Je suis prêt.


Pommier et statue de sel [cours]

Message publié le 19/01/2026 à 21:26

Sasha fixa longuement Cassie en clignant des yeux plusieurs fois, avec le regard vide.

 

Soit elle n'avait vraiment pas appris à s'adresser aux gens gentiment, soit elle se foutait de lui.

 

Sasha déglutit au bout d'un long moment, puis s'humecta len-te-ment les lèvres histoire de trouver en lui le calme nécessaire pour laisser à Cassie le bénéfice du doute.

 

Lorsqu'il jeta un coup d'oeil autour de lui, toutefois, il constata avec une pointe désagréable pour son amour-propre qu'elle devait avoir raison : deux autres élèves se lançaient dans un réchauffement de linge, comme si cela était logique. Comment savaient-ils ? Est-ce que les autres élèves lisaient vraiment les livres dont les professeurs parlaient ? Sasha soupira bruyamment en reportant son regard vers Cassie, non sans un coup d'oeil horrifié, juste avant, pour le fayot de Serdaigle qui étalait son savoir auprès du professeur.

 

- O-ké cheffe, grommela-t-il, et il enfila les gants rapidement, désireux de ne pas rester les doigts nus devant Cassie - ses cicatrices noires et disgracieuses qui lui striaient les mains n'étaient pas un spectacle qu'il aimait exposer longuement.

 

Il se saisit de nouveau de sa baguette, ensuite, pour la pointer vers le linge que tenait Cassie.

 

- Calidum, prononça-t-il avec une certaine raideur.

 

Le linge dans les mains de Cassie se réchauffa tranquillement. 

 

- Bon, et on fait quoi maintenant, Einstein ?

 

 

Sasha Shevchen a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Zorepys !

Sortilège
Enchantement Réchauffant
Difficulté
4
Résultat D20
12
Interprétation
Réussite
XP gagnée
3

Le linge dans les mains de Cassie se réchauffa tranquillement. 

 

- Bon, et on fait quoi maintenant, Einstein ?

Autres résultats possibles

Le linge dans les mains de Cassie se réchauffa si agréablement qu'elle put sentir une douceur sensuelle sur ses doigts. Sasha la regarda droit dans les yeux, façon t'as vu un peu ce que le débile sait faire.

 

- Bon, et on fait quoi maintenant, Einstein ?

De la baguette de Sasha jaillit un pauvre jet lumineux qui s'effaça aussitôt en étincelles discrètes, et le linge resta parfaitement intact. Sasha poussa un gros soupir. 

 

- Nan mais c'est les gants le problème. T'as qu'à le faire aussi, je fais tout le travail là !

 

C'est vrai quoi, la fille avait fait un Accio pour transporter un bout de tissu ! Su-per, c'est pas comme si c'était difficile à transporter avec deux mains !

De la baguette de Sasha jaillit un jet lumineux qui, au lieu de réchauffer le tissu, le perfora d'une tâche sombre. Aussitôt, une odeur de brûlé s'éleva et une petite flamme consuma le linge en son centre. La seconde suivante, la flamme s'était subitement propagée pour dévorer le lin en un petit incendie crépitant.

 

- Laïno ! jura Sasha. 

 

Il arracha subitement le linge des mains de Cassie pour le jeter par terre et essayer d'éteindre l'incendie en tapant du pied dessus comme un éléphant sur une souris.


Bouquet de Nerfs et Pelote de Bruyère

Message publié le 19/01/2026 à 09:08

Les odeurs, la clarté douce et excitante de la nuit, le bruit discret des brindilles qui se brisaient sous ses pattes.

 

Sasha avait cheminé à quelques pas d'Alison avec une tranquillité qui lui donnait l'air d'un habitué des lieux qui flânait en quête d'une piste intéressante, mais il ne s'était pas écarté du chemin. Même quand il avait reconnu les toits de Pré-au-Lard, et la route pavée qu'ils pourraient bientôt rejoindre, il était resté sous sa forme animale. Avec l'obscurité qui enveloppait maintenant parfaitement le village, il ne craignait plus d'être aperçu : les gens étaient bien enfermés chez eux, et ceux qui ne l'étaient pas étaient dotés d'yeux humains pas vraiment doués pour capter ses formes et ses pas qui se fondaient dans le décor de la forêt malgré la clarté de son pelage.

 

Il cherchait un endroit d'où il pourrait apercevoir la porte de la maison des Carter, car il ne pouvait pas non plus prendre le risque d'être aperçu de Freya sous cette forme, mais Alison s'arrêta bien avant son logement. Il se retourna quand il se rendit compte qu'elle s'était arrêtée pour s'asseoir sur la racine d'un gros chêne, et après un moment d'interrogation, il fit demi-tour à son tour pour la rejoindre.

 

Comme tout animagus, Sasha comprenait parfaitement ce qu'on lui disait lorsqu'il était sous sa forme animale. Il en montrait simplement peu de signes puisque, non doté de cordes vocales semblables à des humains, il ne pouvait pas tout simplement répondre. Il ne pouvait, en quelques sortes, que répondre en pensée, pour lui-même.

 

Décidément, je vais te contredire et t'ennuyer jusqu'au bout, pensa-t-il donc, et il sembla que la panthère exhala un soupir rauque tandis qu'elle se hissa à son tour sur la grosse racine avec une aisance qui montrait l'habitude de ses griffes à se planter dans l'écorce pour grimper où bon lui semblait.

 

Il se laissa choir en position allongée, croisa les deux pattes avant pour y faire reposer son gros museau. Ses yeux se levèrent vers la main qui s'approcha de lui et il ne bougea pas d'un poil - sauf peut-être à l'exception de ses moustaches longues et souples qui frémissaient parfois, quand une odeur venait lui chatouiller les narines.

 

Sasha ferma les yeux. Les senteurs, justement, étaient si détaillées qu'il pouvait se concentrer sur l'une, puis l'autre, puis une autre encore, avec une attention dont il n'était tout simplement pas capable sous sa forme humaine. Le shampooing, les fibres d'un vêtement, les traces d'un velouté de légumes.

Les insectes sous l'écorce.

Les relents du vin italien.

 

La peau d'Alison.


Pommier et statue de sel [cours]

Message publié le 18/01/2026 à 13:42

Sasha avait écouté attentivement les propos du professeur, qui s'était lancé dans une citation de la Bible. Si le Gryffondor ne connaissait pas Sodome et Gomorrhe - sa culture générale était très limitée - avoir grandi dans un village constitué en grande majorité de moldus chrétiens lui permettait de reconnaître à quel ouvrage antique la Genèse faisait référence. Il n'avait pourtant jusqu'ici jamais fait le lien entre la Bible et le monde sorcier. Pourtant, maintenant, ça paraissait évident.

Avec curiosité, il suivit le mouvement du professeur du regard pour découvrir son binôme.

 

Cassie Dunn.

 

Parfait. Sasha se rendit auprès d'elle pour lui servir un sourire un peu plus forcé que ne le nécessitait la politesse.

 

- Encore moi, lui annonça-t-il comme une mauvaise nouvelle pour elle dont il se réjouissait avant de se planter à côté d'elle, les mains dans les poches, comme à son habitude.

 

Quand le professeur avait posé la question pour obtenir des informations complémentaires concernant l'arbre abrité par la serre, Sasha avait été de ceux qui avaient détourné le regard. Sans attendre, il se lança dans les préparatifs, sans prêter beaucoup attention aux autres. Il remonta ses manches pour aller chercher deux grosses paires de gants au fond de la serre, dont il revint aussi avec des paniers. Il déposa le tout aux pieds de Cassie de façon bourrue, pendant que les autres élèves discutaient à voix basse sur la meilleure façon de procéder. De son côté, l'équation était pourtant simple : il y avait des pommes, il fallait les cueillir, et voilà.

 

Sasha sortit ensuite sa baguette, et sous la lueur des lampes agréables de la serre, il l'agita.

 

- Accio stilets' ! prononça-t-il tranquillement.

 

Au fond de la serre, un escabeau plié en deux se souleva, et lévita jusque devant Cassie et Sasha avant de retomber lourdement devant eux.

 

Sasha ouvrit l'escabeau dans sa position opérationnelle devant l'arbre, à côté de Cassie et des paniers - non sans un concert de métal couinant vu ses gestes doux comme une grille d'Azkaban.

 

- Tu montes la première ou je m'y colle ? il demanda à Cassie.

Sasha Shevchen a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Zorepys !

Sortilège
Sortilège d'Attraction
Difficulté
4
Résultat D20
11
Interprétation
Réussite
XP gagnée
3

Au fond de la serre, un escabeau plié en deux se souleva, et lévita jusque devant Cassie et Sasha avant de retomber lourdement devant eux.

Autres résultats possibles

Au fond de la serre, un escabeau plié en deux se souleva en silence, et lévita jusque devant Cassie et Sasha. Il fut déposé en douceur.

Il y avait bien un escabeau au fond de la serre, mais celui-ci ne parlait pas ukrainien, visiblement, et il ne bougea pas d'un pouce. Sasha poussa un juron entre ses dents et s'en alla le récupérer à la main. Il se fraya un chemin entre des rangées de table poussées pour réussir à déloger l'escabeau en question avant de le ramener sous son bras. 

Il y avait bien un escabeau au fond de la serre, mais celui-ci ne parlait pas ukrainien, visiblement, et il ne bougea pas d'un pouce. En revanche, une chaussure - avec un grand talon aiguille - s'achemina vers eux et retomba pauvrement devant Cassie et Sasha. Ce dernier contempla l'objet incongru, probablement perdu derrière des mottes de terre depuis de longs mois vu son état, et soupira. 

 

- Hum, bon...

 

Sasha poussa un juron entre ses dents et s'en alla le récupérer à la main. Il se fraya un chemin entre des rangées de table poussées pour réussir à déloger l'escabeau en question avant de le ramener sous son bras. 


Une année charnière

Message publié le 18/01/2026 à 10:46

Sasha grommela des approbations entre deux bouchées, avant de jeter un coup d'oeil à sa soeur. Elle ne mangeait pas grand chose, mais les perspectives d'apprentissage évoquées par Charlie lui tiraient un sourire joyeux qu'il n'avait pas vu sur les lèvres de la petite fille depuis qu'il était rentré à la maison. Il profita de la diversion offerte par la Serdaigle pour se resservir un gros morceau de tarte. Puis il saisit plusieurs serviettes qu'il étala à côté de son assiette, et prépara deux petits sandwichs au fromage avec le pain qui restait dans la corbeille. Il les emballa dans les serviettes tandis que Kalina s'animait à côté de lui.

 

- C'est quoi Gaélique, c'est danser ? Moi j'ai apprendre Vesnianka à l'école !

- Nan Kalina, c'est une langue locale. C'est comme le houtsoule chez nous. Mais en moins sectaire.

- En moins shcho ?

- Sektant sʹkyy.

 

Kalina resta un peu circonspecte, visiblement peu familière du concept, même en ukrainien.

 

- Des têtes à l'envers, comme dirait maman, expliqua-t-il.

- Ah, da.

 

Kalina replongea le nez dans son assiette, subitement penaude, et Sasha soupira en reportant son regard vers Charlie. Quand elle avait tournoyé sur elle-même, Sasha n'avait pu qu'approuver d'un mouvement de tête, mais il avait préféré ne pas trop s'attarder : en fait, Charlie n'était clairement plus une petite fille. Adieu les gros câlins. Il mit un morceau de tarte dans sa bouche.

 

- Cha'lie, il dit sérieusement, se souciant peu de la politesse qui voulait qu'on ne parlait pas la bouche pleine. Tu diras bonchour à tes soeurs et Fenella pour moi ? Je rijque de pas pouvoir aller à Pré-au-Lard tout de chuite. Il faut qu'elles m'excujent, mais...

 

Il jeta un coup d'oeil à sa petite soeur. Kalina jouait pensivement avec le bout de sa fourchette, à déchiqueter des petits morceaux de poisson minutieusement. Sasha déglutit.

 

- Je vais devoir m'occuper de Kalina le week-end. Elle risque d'avoir beaucoup de retard à rattraper.

 

Et puis ils devraient aller à Londres acheter du matériel, et Sasha devait encore obtenir les autorisations qui ferait de lui son garant officiel, en quelques sortes. Il était majeur, mais cela suffirait-il ? Bref, il faudrait écrire des lettres au Ministère - il comptait sur monsieur Beckett pour lui corriger, cette fois, ses formulations.

 

- Ya ne durnyy, grommela Kalina à voix basse. (Je suis pas bête.)

- Ya znayu, répliqua Sasha à voix basse. Ale vse bude anhliysʹkoyu. Pobachysh, navitʹ zaklynannya ne taki, yak ti, shcho vykorystovuyutʹ mama y tato. (Je sais. Mais tout sera en anglais. Tu verras, même les sortilèges, c'est pas les mêmes que papa et maman utilisent.)

 

Et puis, ils avaient en quelque sort promis à Edwin Pope, qui avait accepté leur présence au château, d'être particulièrement studieux pour assurer la réussite de Kalina.

 

- Et parle anglais quand y'a Charlie.

 

Sasha attrapa un bol en porcelaine, et se servit une louche de soupe, sous les yeux ahuris de Kalina.

 

- Tu manges soupe après tarte, lui reprocha-t-elle vertement comme s'il commettait un crime.

- Et alors, t'es de la police des repas maintenant ? Je te rappelle que tu trempais tes carottes dans la confiture y'a pas si longtemps.

 

Le visage de Kalina s'éclaira et un sourire lui dérida les traits. Ce souvenir datait d'avant. Sasha regarda subitement Charlie.

 

- Dis. Tu fais quoi de tes vêtements qui te vont plus du coup ?

- Sa-sha ! s'offusqua Kalina, soudain rouge pivoine jusqu'aux oreilles.


Bouquet de Nerfs et Pelote de Bruyère

Message publié le 17/01/2026 à 20:33

Il sentait son coeur battre fort. Un peu trop pour que ce fut agréable, preuve qu'il s'aventurait dans un territoire inhabituel, qui aiguisait ses sens, et où l'inconnu faisait penser au danger. Et les mots d'Alison, qui tombaient comme les derniers grains d'un sablier, tardaient à marquer si oui ou non, il avait raison d'entrer dans ce terrain-là.

 

Gentil. Voilà le terme qu'elle utilisait. Quand il n'était pas pervers, il était gentil. Etrangement, cela sonnait plus cruel à ses oreilles que lorsqu'Alison l'accusait.

 

Sasha resta la mine fermée un instant, soutenant toutefois le regard de la jeune fille qui se rapprochait de lui. Il s'efforça de rester immobile, comme si le moindre geste avait pu effrayer la créature qui fuyait à chacune de ses approches. Et les derniers mots d'Alison finirent d'enterrer sa déclaration maladroite, comme si elle n'avait jamais existé. Il la regarda tristement, secoua la tête.

 

- Je suppose qu'il est impossible de te convaincre, il lâcha dans un murmure. Si c'était vrai...

 

Sasha déglutit, comme si ces mots étaient dangereux - et ils l'étaient, d'une certaine manière.

 

- Si j't'aimais, prononça-t-il enfin, si je t'offrais des cadeaux pour te le prouver, si je te le disais, tu me croirais pas, hein ?

 

Il faisait un sinistre constat à voix haute plus qu'il ne posait une question : c'était exactement ce qui venait de se produire. Sasha ne voulait pas demander ce qu'elle voulait pour être cru : il savait parfaitement bien qu'elle lui demanderait l'impossible. Quelque chose qu'il ne pourrait pas lui donner. Et quand bien même il le faisait, son intuition cette nuit-là le convainquait doucement que même cela serait insuffisant. Sasha soupira, détourna pauvrement le regard vers le chemin qui les avait amenés ici.

 

- Alison... Je crois qu'c'est toi qui peut pas m'aimer. 

 

Le constat lui tira un sourire blessé, mais il ajouta rapidement :

 

- C'est pas grave. J'comprends. Tu t'es servi de moi comme un accessoire, j'ai dit des choses pas cool. Est-ce qu'on peut au moins considérer qu'on est quittes ?

 

Il la regarda une nouvelle fois, pour vérifier qu'elle pourrait au moins lui consentir ça. Peut-être aussi pour se souvenir de ces traits qu'il ne verrait plus jamais d'aussi près, de ces tâches de rousseur qui réapparaissaient malgré le maquillage, de cette frange qui finissait toujours par devenir indocile malgré les efforts d'Alison. Il voyait aussi Charlie et Freya dans ce visage, étrangement, et il avait l'impression que c'était cette nuit qu'il les quittait toutes les trois, pour toujours. Sasha pinça les lèvres pour faire taire tout ce qui voulait déborder en mots désordonnés - des mots qui seraient mal interprétés, comme toujours, et comme parfois, des mots qui seraient cruellement ignorés. 

 

- Vous allez me manquer, il prononça à voix basse. 

 

Et puis, contre toute attente, Sasha se détourna pour faire un pas. Et le pas suivant, c'étaient quatre pattes félines qui mordaient le chemin en silence, le pelage de la panthère louvoyant sous les lueurs lunaires. La créature s'arrêta devant Alison, sur le chemin. Il l'attendait.


Au bout de la rive

Message publié le 17/01/2026 à 15:06

- Qu... Quoi ?!

 

Sasha dévisagea longuement la jeune fille, l'air vexé. La Lune donnait aux nuages une clarté qui leur permettait de se distinguer approximativement l'un et l'autre, mais l'obscurité dévorait malgré tout le paysage autour d'eux partout où les ombres s'étiraient, noires et traînantes, comme autant de masses menaçantes. Mais le garçon était tout absorbé par le déchiffrement qu'il tâchait de faire de l'expression de Cassie. Etait-elle sérieuse ?

 

Visiblement, oui.

 

Qu'avaient toutes ces filles à vouloir démontrer qu'elles n'avaient pas peur de lui pour ensuite le faire passer pour un pervers ? Sasha siffla entre ses dents.

 

- Surtout ne saute pas de joie de voir un camarade de ta maison venir faire équipe, railla-t-il, sans joie, comme un grondement à peine perceptible dans le vent qui chuintait à leurs oreilles.

 

Il reporta son regard sur la surface de l'eau. L'Ecosse était toujours froide la nuit, mais le lac devait l'être plus encore, et un frisson lui parcourut l'échine. Ce n'était pourtant pas ce qui le dérangeait plus. Il se mordit la lèvre inférieure, tâcha tant bien que mal de se concentrer sur son objectif. Enfin, leur objectif, désormais.

 

- Tu veux l'attirer avec ta beauté si irrésistible que le premier mec qui passe voudrait se rincer l'oeil ?

 

Ok, il l'avait mal pris. Tu ramènes toujours tout à toi. Non, c'était elle qui avait commencé ! Sasha lâcha un gros soupir, avant de sortir sa baguette. Il s'approcha du bord de l'eau, mais veilla à ce que ses baskets ne fussent pas immergées, la pointe de ses pieds touchant le fil à peine visible qui délimitait le début du lac.

 

- On va essayer de le réveiller, proposa-t-il à voix basse.

 

D'un geste ferme, il agita sa baguette.

 

- Aguamenti, prononça-t-il.

 

Un jet d'eau jaillit de la baguette de Sasha, perturbant la surface du lac qui se plissa de nombreux remous. Sasha déplaça le jet à quelques centimètres devant lui, puis de façon circulaire... 

 

Un long moment, il ne sembla rien arriver. Mais quand Sasha interrompit le sortilège,  une masse grosse comme un tronc d'arbre dérivait sur le lac dans leur direction.  Sasha recula d'un pas, par prudence.

 

- Et sinon tu mets tous les mecs dans la catégorie "Pervers" par habitude ou on t'a raconté des histoires à dormir debout sur moi ?

Sasha Shevchen a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Zorepys !

Sortilège
Sortilège du Jet d'Eau
Difficulté
4
Résultat D20
19
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

- Aguamenti, prononça-t-il.

 

Un jet d'eau jaillit de la baguette de Sasha, perturbant la surface du lac qui se plissa de nombreux remous. Sasha déplaça le jet à quelques centimètres devant lui, puis de façon circulaire... 

 

Un long moment, il ne sembla rien arriver. Mais quand Sasha interrompit le sortilège,  une masse grosse comme un tronc d'arbre dérivait sur le lac dans leur direction.  Sasha recula d'un pas, par prudence.

Autres résultats possibles

- Aguamenti, prononça-t-il.

 

Un puissant jet d'eau jaillit de la baguette de Sasha, perturbant la surface du lac qui se plissa de nombreux remous. Sasha déplaça le jet à quelques mètres devant lui, puis de façon circulaire... 

 

... Jusqu'à ce que des remous plus impressionnants apparussent à la surface. Sasha interrompit le sortilège pour reculer d'un pas au moment où une masse énorme comme un tronc émergeait du lac. L'apparent morceau de bois dériva vers eux, silencieux.

- Aguamenti, prononça-t-il.

 

Un filet d'eau jaillit de la baguette de Sasha, aussi puissant qu'un pipi de chat. Sasha le regarda tomber à ses pieds avec une évidente déception. Il interrompit le sortilège pour se mettre à essuyer la baguette sur son pull avec application, comme si c'était un problème de propreté qui devait avoir empêché le sortilège - ce qui n'était pas impossible, vu le soin limité qu'il semblait apporter à ses affaires. 

- Aguamenti, prononça-t-il.

 

Un filet d'eau jaillit de la baguette de Sasha, aussi puissant qu'un pipi de chat. Un coup de vent malencontreux rabattit d'ailleurs l'eau sur Cassie qui le prit en pleine figure. Sasha interrompit son sortilège en humectant ses lèvres. Il reprit la parole d'un air détaché, comme si rien ne s'était passé.


Ce rêve creux

Message publié le 17/01/2026 à 12:46

Sasha avait écouté attentivement le premier rêve, ses yeux attentifs braqués sur la jeune fille aux cheveux sombres. Elle avait baissé le regard comme par pudeur, mais le Gryffondor ne comprenait guère ce qui était intime dans ce rêve somme toute un peu absurde. Par son aspect incompréhensible, il paraissait banal à Sasha, mais ce n'était visiblement pas le cas de l'élève, qui proposait déjà un autre rêve sur lequel travailler. Sasha secoua la tête, tout en finissant de recopier les quelques mots qui résumaient le premier rêve proposé par Solange.

 

- Non, non, on va faire avec ça, c'est sûrement bien, approuva-t-il, et il se mit à feuilleter le livre. Canal...

 

Il n'y avait rien à Canal. Le mot n'existait pas dans l'index. Il se mit à feuilleter l'ouvrage en fronçant les sourcils, ses mains courant entre les pages - le dos de celles-ci portaient des cicatrices noires indélébiles, disgracieuses, qu'il ne prenait pas la peine de dissimuler, comme s'ils les avaient oubliées.

 

- Ah ! Bon, il y a quelque chose à Eau, ça devrait faire l'affaire. "Dans les rêves, l’eau est le miroir de l’état émotionnel du rêveur. Il faut prendre en compte l'état de cette eau", lut-il à voix haute. "Par exemple, un torrent traduit un état d'esprit conflictuel". Mmh... Il était comment ton canal ? Calme ?

 

Sasha releva les yeux un bref instant, avant de feuilleter à nouveau l'ouvrage aux pages un peu cornées. Une tâche (probablement du café) mangeait la page sur laquelle il s'arrêta, se souciant visiblement peu de devoir déchiffrer à travers des traces marrons un peu collantes.

 

- A "Pierre", il y a : Caillou. "Le caillou représente ce qui est solide, immuable ou persistant. Il peut représenter un fardeau (porter un caillou) ou un obstacle plus ou moins gros (un caillou dans une chaussure peut être une irritation)." Alors, dans ton cas, ce serait un gros obstacle qui...

 

Il tourna une page, fit courir son index balafré et l'arrêta sur le mot "Mouvement".

 

- "Le mouvement est un symbole puissant de transformation et de rapport au temps. Si le rêveur marche ou court, c'est lui qui provoque la transformation. Si le mouvement est subi, il subit des transformations."

 

Sasha retint la page d'un doigt en refermant le livre, pour mieux libérer un peu de place pour son parchemin, sur lequel il gribouilla quelques mots.

 

- Alors c'est un gros obstacle qui évolue dans ta vie, sur lequel tu n'as pas de prise, et qui prend de plus en plus de place dans ton inconscient, symbolisé par le canal. Je dirais que ton état d'esprit c'est que tu canalises l'émotion que cet obstacle provoque malgré tout.

 

Sasha releva la tête, écartant son buste en arrière comme pour mieux voir ce qu'il avait écrit, visiblement assez satisfait de lui-même.

 

- Ca colle ou pas ? demanda-t-il à Solange, au moment où la professeure s'approchait d'eux.

 

Elle se pencha par-dessus l'épaule du Gryffondor, pour mieux essayer de lire ce qu'il avait écrit, mais elle dut froncer les sourcils et se concentrer pour déchiffrer son écriture en pattes d'oie.

 

- In-té-res-sant, égrena-t-elle de sa voix haut perchée. Vous êtes doué, monsieur Shevchen...

 

Sasha la regarda subitement avec des yeux ronds comme des soucoupes. C'était bien la dernière matière dans laquelle il s'attendait à un compliment.

 

- ... mais votre interprétation gagnerait à être affinée. Vous avez noté : "caillou = obstacle". C'est vrai qu'un caillou représente la persistance, mais pas nécessairement un obstacle. Vous ajoutez un biais négatif, monsieur Shevchen, alors que la pierre roule sans violence. Il me semble que cela indique plutôt une expansion neutre, pas forcément menaçante.

 

La professeure se pencha un peu plus vers eux, écarquilla les yeux comme pour les impressionner.

 

- Probablement une chose intérieure devenue trop grande pour rester cacher, murmura-t-elle à Solange tandis que Sasha essayer d'éviter de se noyer dans les châles fluides de la professeure.

 

Au soulagement du Gryffondor, celle-ci s'éloigna ensuite rapidement, intéressée par l'interprétation d'un autre élève. Sasha soupira, masquant une vague gêne par un sourire moqueur. Il imita tout bas le ton de l'enseignante.

 

- Fais attention à ta chose intérieure, y'a un bout qui dépasse.

 

Mais ensuite il se souvint que les filles ici interprétaient toujours bizarrement ses blagues alors il redevint sérieux.

 

- Bon, alors à mon tour je suppose...

 

Hors de question de révéler un de ses véritables rêves. Il pouvait bien en recycler un vieux, si la technique de dire qu'il avait oublié ne fonctionnait pas. 

 

- Je me souviens qu'une fois, j'ai rêvé que je m'occupais d'un veaudelune qui mettait bas, mais il faisait tellement de petits que j'arrivais pas à les récupérer assez vite, et du coup ils tombaient par terre et s'enfuyaient, raconta-t-il en haussant les épaules.


Dans les gradins

Message publié le 17/01/2026 à 08:02

Sasha avait longuement hésité. Depuis la rentrée, il avait fermement épaulé Kalina autant qu'il le pouvait, passant avec elle ses soirées pour l'aider sur ses devoirs en anglais, ses week-ends pour l'occuper afin qu'elle ne pensât pas trop à la maison - ni qu'elle fût la cible de quelconques Serpentard mal intentionnés voulant se venger de lui - et s'il l'avait pu, il aurait même dormi dans son dortoir.

Bien sûr, quand elle avait compris, pour le Tournoi, Kalina avait insisté pour qu'ils s'y rendissent eux aussi. En plus, c'est la grande soeur de Charlie, on peut pas manquer ça ! Argument auquel Sasha se bornait à répondre que ce n'était pas un spectacle pour les plus jeunes.

 

Mais finalement, il avait dû se rendre à l'évidence : il fallait qu'il y allât. Et donc, qu'il emmenât sa soeur sur ses gradins bondés pour voir un spectacle qui serait certainement effrayant.

 

Impossible aussi de ne pas soutenir Charlie dans l'épreuve qui était la sienne, à savoir voir sa soeur braver des dangers qui lui glaceraient peut-être le sang, ni de ne pas saluer Freya - avec tout ce qu'elle avait fait pour lui, il avait honte de n'être pas encore allé la saluer. Mais dans ce qu'il avait appris récemment, il y avait des paramètres qui le poussaient étrangement à ne pas se montrer. L'un des paramètres faisait plus de deux mètres, arborait la même tignasse rousse que les filles Carter et ce fut la première personne qu'il aperçut dans les gradins quand il grimpa à son tour les escaliers le jour de l'épreuve, une main écrasant fermement les doigts de Kalina qui semblait submergée par les installations de Poudlard, encore une fois. Les écrans géants lui firent se décrocher la mâchoire tandis que son frère l'entraînait entre les gradins. Les épreuves étaient déjà en train de commencer.

 

- On va retrouver Charlie ? elle demanda dans un anglais marqué par un accent maladroit - son frère insistait pour qu'ils parlassent anglais le plus souvent possible pour s'entraîner, sauf quand c'était trop dur. Et là, c'était pas trop dur.

- Hum...

 

Sasha hésitait. Ils s'arrêtèrent entre deux bancs. Il avait reconnu Freya, Owen, le petit Marley dont Charlie lui avait parlé. Un petit Gryffondor qu'il connaissait de sa maison. Mais pas Charlie elle-même. Il hésita à rejoindre la famille Carter. Sans Charlie, aucune de ces personnes ne lui sauterait vraiment au cou.

 

- Je la vois pas. On n'a qu'à se mettre au fond, déclara-t-il, bourru, avant d'entraîner Kalina à sa suite.

 

Ils grimpèrent en hauteur, où les gradins ne portaient plus que quelques groupes d'élèves épars ou isolés. Ils s'assirent à leur tour - enfin, Sasha s'assit, et Kalina s'assit, se releva en criant qu'elle avait vu Alison, se rassit, se releva en plaquant ses mains contre sa bouche pour faire taire un cri excité. Ils étaient en droite ligne au-dessus de la famille Carter - parfait pour ne pas être facilement aperçu, jugea Sasha. Déjà, Alison devait faire face à ses ennemis, et le Gryffondor exhala un souffle de surprise.

 

- Sasha ! Sasha shcho tse ?! cria Kalina, effrayée, oubliant qu'il fallait parler anglais. (Sasha c'est quoi ça ?!)

 

Mais son frère ne répondit pas : il avait les yeux rivés sur les écrans, oubliant sa soeur et ses principes.

 

- layno. (Merde.)

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