Harry Potter RPG

Liste des messages de Freya Carter

Freya Carter

Femme

25 ans

Sang-mêlé

Britannique

Le match caritatif

Message publié le 12/12/2025 à 09:34

— T'es chiant. Elle l'a bousculé lorsqu'il a ironisé avec les tabloïds, et s'est efforcée d'enfouir loin toutes ses appréhensions concernant la médiatisation de leur relation. Mais au fond, Freya sait que le sujet reviendra tôt ou tard, qu'il leur prendra la tête plus d'une fois, et que les journalistes sauront s'inviter entre eux, quoiqu'il se passe. C'est ce qu'ils ont toujours fait, depuis sa naissance et jusqu'à maintenant, en pointant du doigt la moindre faille du foyer Carter. Et elle les voit aujourd'hui, se jeter sur Spike Ryder, sur Elliot Blackburn, sur d'autres joueurs, pour recommencer exactement la même chose ; des articles sensationnels, et sensationnellement destructeurs. Alors peut-être qu'à 15 ans, qu'à 20 ans, qu'à 25 ans, on s'en fiche de savoir qu'une gazette nous titre de perturbateur - au contraire, sauf que les mots ne cessent de s'endurcir, jamais assez foudroyants aux yeux des lecteurs avides d'émotions. Donc Freya l'enfouit, et balaye son pessimisme en renvoyant ses cheveux en arrière d'un geste brouillon.

 

Elle regarde distraitement Elliot s'enfiler une bonne poignée de Millions d'une seule bouchée, et pose la main contre son épaule lorsqu'il s'étouffe face au nouveau chapitre de la vie des Carter : "Éduquer un enfant cracmol atteint de lycanthropie chez les sorciers". T'inquiètes, moi aussi j'ai failli m'éplucher le pouce au rabot quand mon père m'a lâché ça au milieu de l'atelier. Ils savent jouer sur l'effet de surprise dans cette famille. Elle le laisse reprendre ses esprit, lui pique même une petite poignée de confiserie au passage, et hoche la tête assez vigoureusement. Ouais ouais, ch'a va. Il est déclaré et tout ; mon père ch'est chargé des démarches au Ministère, le nouveau prof de potion prépare le tue-loup, et y'a une nana qui peut faire un suivi apparemment, dit la rouquine en terminant d'avaler la pâte à mâcher juste avant de piquer un fard alors qu'il affirme qu'elle l'incite à venir au 76 Grand-Rue par tous les moyens. Hein mais nan ! N'imp', se défend-elle en réalité à peine. C'est son inconscient qu'invite Elliot à répétition, pas elle, ok ?!

 

— Fin bref, ajoute-t-elle en s'assurant d'un regard que personne ne les regarde, il peut pas nous faire de mal avec la potion. C'est même plutôt lui qui souffre, le pauvre. Faut qu'il supporte ça toute sa vie, d'être potentiellement dangereux, et avant qu'on le récupère, il prenait rien, ils le laissaient se transformer et l'enfermaient, fin l'enfer, il est un peu trauma quoi, normal. Donc on fait de notre mieux pour lui donner les bonnes conditions maintenant. Les mots s'échappent, rapides, comme une confidence lourde à porter, qu'elle aurait eu besoin de décharger sur quelqu'un de confiance, quelqu'un qui ne dira rien à personne, et qui ne se permettra pas de les juger bêtement. Pas la peine de t'dire de garder ça aussi pour toi hein, lâche-t-elle avec un sourire contrit en remettant (encore) ses cheveux derrière son oreille, étonnée par sa propre façon de s'épancher sur sa vie devant le batteur. Fin voilà, bredouille Freya, un peu gênée, un peu persuadée d'emmerder Elliot à base d'histoires d'adolescentes et de gosses inadaptés, presque à chaque fois qu'ils se voient. 


Le match caritatif

Message publié le 11/12/2025 à 08:50

— Bah merde, réagit la rouquine en fixant connement son téléphone en panne de batterie. Faut dire qu'elle a jamais pris de précautions depuis qu'elle l'a, et que l'appareil vogue entre ses poches et les établis du 76 Grand-Rue lorsqu'il n'est pas connecté au chargeur externe filé par Elliot. J'ai pris le bloc, l'truc, le j'sais-plus-quoi pour remettre l'énergie, il est vide, j'devais t'l'envoyer t'sais et- sauf qu'il la coupe en plein bégaiement et lui demande la pire chose qu'on puisse demander à Freya Carter : poser sur une photo. Anwh, t'es sérieux ?!! Elle range le téléphone et ronchonne, incapable d'avoir quelconque relation avec sa propre image, son visage, son corps, dont elle ne prend pas spécialement soin, qu'elle considère juste comme un outil, loin d'avoir une fonction esthétique - aux antipodes de sa petite sœur Alison. Alors Freya se tient là, un brin boudeuse, un brin mal à l'aise, devant l'océan et derrière l'objectif d'Elliot. Heureusement, une femme les interrompt. 

 

Sa veste irisée semblable aux écailles bleues et violettes d'un occamy ferait pâlir Charlie d'envie. L'Écossaise comprend brièvement l'échange et sourit, jusqu'à se retrouver malgré elle sur une autre photographie, en compagnie du brun cette fois. Elle salut l'inconnue avant d'observer les miniatures dans l'écran du Gryffondor. Par Merlin cette tronche, commente-t-elle, pas convaincue. Tu les gardes pour toi hein ? Évidemment, il répond en débitant une connerie, et il réclame des bonbons. Freya se penche à la recherche de friandises, tâtonnant ses multiples poches que n'importe quel moldu attentif pourrait trouver suspectes - heureusement, les moldus ne sont jamais attentifs à rien. J'rigole pas Elliot, en vrai, on garde ça pour nous s'te plaît, répète encore la rouquine allergique aux journalistes. Elle sort un tube de Millions au cola de son cargo et lui tend. Il vont tous nous tomber dessus sinon. "Elliot Blackburn et la fille d'Owen Carter, ensemble !!!" imagine déjà l'aînée avec horreur.

 

Et comme le batteur ouvre le paquet de pâtes à mâcher qu'il s'enfile de moitié sans attendre, elle le désigne d'un signe du menton. T'sais c'est quoi ça ? À discrétion, elle se penche vers son oreille. J'ai un bébé LG à la maison, ça l'aide à faire passer l'goût du tue-loup, murmure Freya, surveillant la réaction du brun. Elle étire un sourire face à sa curiosité. Ouais, Marley, Marlito, il est pas seulement cracmol, reprend-t-elle sérieusement en jetant des coups d'œils autour d'eux pour éviter d'être entendue par les moldus. Bon on va gérer, on gère. J'veux trop l'aider à s'accepter quoi. Il est encore petit donc y'a moyen qu'il grandisse bien dans sa tête, tu vois. Pis même, il est méga chou, faudra qu'tu l'vois un jour, s'emballe un peu la sorcière tandis que le ciel n'en finit plus de rosir. Elle remet correctement son écharpe de supporter autour de son cou en prêtant attention à un panneau installé non loin. 

 

— Ah bah, on peut pas nager ici, regarde, un bonhomme barré. Ton bain de minuit tombe à l'eau, si j'peux dire ça... dommaaaaage, exagère-t-elle, railleuse. 


Le match caritatif

Message publié le 10/12/2025 à 10:23

C'est d'Elliot le Pitre dont Freya est d'abord tombée amoureuse au fil de leurs premières années. Son humour un peu naze, un peu con, sur sa gueule un peu belle, et son acharnement à la faire rire, à la faire chier, à la surprendre, sans relâche ; c'est ça, le début de ses sentiments pour lui, et ceux qui s'éteindront sûrement jamais. Suffit de voir la tête qu'elle tire alors qu'il l'entraîne par la main vers la côte sauvage de Quiberon - plein ouest, et qu'il cause du soleil français. Elle se marre, parce que, bien sûr qu'elle se marre. Les larmes sèchent au coin de ses tempes et ses phalanges cramponnent la main du batteur. À nouveau, la sensation l'envahit, comme sur le balai en décembre dernier, comme dans les rues de Cardiff y'a deux semaines, qu'il pourrait l'emmener au bout du monde, n'importe où, la changer d'univers, et qu'elle le suivrait.

 

Et pendant qu'Elliot comble le vide et attend que Freya retrouve définitivement son sourire, et oublie ses peurs absurdes, et balaye Jun de son esprit, le soleil descend vers l'Arche de pierre de Port Blanc, s'apprêtant à leur offrir une vision digne des cartes postales de la presqu'île. Arrête, ça va être beau, commente distraitement l'aînée Carter qui remarque d'autres touristes amassés ça-et-là, pour la même chose qu'eux. 

 

— Et là, c'pas un bike, c'est "bicyclette", j'te jure, c'est Horace qui m'a appris, c'est drôle, "bicyclette", répète-t-elle en reprenant Elliot sur sa tentative d'accent français. Forcément, il continue de se foutre de sa gueule, et ils chahutent, jusqu'à ce que le Gryffondor lui demande de traduire un petit objet cubique fixé au sommet d'un casque de l'un des cyclistes. Euh, j'connais même pas c'truc en Anglais, rigole Freya en fronçant des yeux pour essayer d'observer la caméra moldue. Elle y comprend rien. C'est p't'être un genre de girouette, comme ça il a la direction du vent. Ou alors ça le prévient d'la météo en avance ? Ce serait incroyable ! La technologie non-maj échappe à la sorcière, enfin presque, car voir autant de gens avec leurs téléphones en main lui rappelle l'existence du sien. Fatalement, elle lâche la main d'Elliot, et sort l'appareil de l'une de ses poches. Attends, attends, me dis rien, s'empresse-t-elle de prévenir, tout en déverrouillant habilement l'écran. Alors, "ok Google", c'est quoi un truc carré accroché au dessus d'un casque ? - si tu vois un truc carré accroché au-dessus d'un casque, il s'agit sûrement d'une caméra destinée à - AH ! Ah et "ok Google", comment on dit caméra en Français ? - en Français "caméra" se dit "caméra" - AH ! Tu vois, tu vois, on en apprend tous les jours, mhmh, rétorque l'Écossaise en jetant un œil au Gallois. Et comme ce dernier se marre, et qu'il donne une autre phrase à traduire à Freya, elle essaye, à moitié naïve. 

—  J'sens qu'c'est une grosse connerie mais bon. "Ok Google", ça veut dire dire quoi "Voul'vou couche avec toi ce soir ? - si tu parles de l'expression anglo-saxonne "Voulez-vous coucher avec moi ce soir ?", cela signifie en Français "Voulez-vous coucher avec moi ce soir ?" Elle est surtout connue comme étant le refrain de la chanson américaine. Freya fixe Elliot en retenant un rire gêné tandis qu'elle étouffe la voix du téléphone contre ses mains. MAIS ! Ok, ok, alors c'est ça qu't'avais préparé comme phrase pour aller au bar ce soir, mh ? Et tu crois qu'les Françaises se laissent convaincre aussi facilement peut-être ? Elle rabat une série de mèches en promenade sur son visage pendant que non loin d'eux, le soleil continue de plonger en direction des vagues et des rochers. 


Le match caritatif

Message publié le 09/12/2025 à 08:32

Elle a l'impression d'être une gosse face à un adulte. C'est comme s'il avait grandi, et qu'elle-même était restée émotionnellement bloquée à Poudlard, à quinze ans. Freya se rend compte du ridicule de la situation. Entendre Elliot parler du tableau comparatif prouve à quel point il trouve ça irrespectueux - c'est insupportable de savoir qu'il l'imaginerait presque calculatrice, alors qu'elle est juste complètement paumée. Elle veut disparaître sauf qu'elle est plantée là, devant ses propres démons, à décevoir encore celui qu'elle aime, à gâcher leurs retrouvailles depuis l'année dernière, parce qu'elle a peur. Parce qu'elle a vu ses parents se déchirer et se perdre à plusieurs reprises, même fous amoureux l'un de l'autre, et parce qu'elle a du mal à faire confiance, inévitablement.  

 

Elle en est réduite à secouer le menton de gauche à droite, incapable de parler, juste pour qu'il sache qu'elle fera pas de tableau comparatif et rien de tout ça. Elle déteste qu'il soit aussi abrupt, mais elle doit admettre qu'elle l'a mérité. Ça déclenche définitivement ses larmes de l'écouter dire qu'elle est pas cool, ni avec Jun, ni avec lui. Il a raison. Elle essaye d'essuyer ses yeux, en vain. J'suis déso, chouine-t-elle alors qu'il la ramène contre lui.

 

L'odeur d'Elliot l'envahit immédiatement, étourdissante, exactement comme ses gestes, ses paroles, sa façon de la serrer dans ses bras, d'embrasser son front. La vérité, c'est qu'elle n'a jamais ressenti ne serait-ce qu'une goutte de ça avec Jun. Parce que c'est Elliot, parce que ça a toujours été Elliot. Elle ferme les yeux, se cramponne aux bras qu'il passe autour de ses épaules et le retient de s'éloigner à nouveau. J'vais lui dire, chuchote-t-elle en se calmant, concentrée sur le contact des lèvres du brun contre son front. Elle inspire longuement. Elle penche un peu la tête en arrière pour que la bouche du batteur soit guidée vers l'arête de son nez, et ses pommettes mouillées. J'arrête, j'promets, souffle Freya, abandonnée à la tendresse d'Elliot. J'vais lui parler. Elle ouvre les yeux, ses cils roux encore chargés de larmes chaudes, les phalanges crispées à son manteau. J'veux pas m'foutre de vous, j'suis pas comme ça, t'sais bien qu'j'suis pas comme ça. Une mouette raille en passant. La capuche de l'Écossaise glisse et ses mèches s'envolent autour de son visage, chahutées par le vent. Elle expire lourdement l'écume d'un dernier sanglot perdu au fond de ses poumons. 

 

— J'ai peur de tout foirer et j'fais d'la merde. J'ai peur qu'on y arrive pas et qu'on s'fasse du mal. J'veux pas qu'on s'fasse du mal, dit-elle, de nouveau émue aux larmes. 


Le match caritatif

Message publié le 08/12/2025 à 17:35

Leurs chaussures se font face, plantées là sur la presqu'île française où Freya fixe Elliot en acquiesçant un peu bêtement. Est-ce qu'ils se sont bien démerdés au final ? Sûrement. Ils ont taffé, ils ont rien lâché, et l'opinion populaire considérerait qu'ils ont réussi. Elle, à redresser l'image d'OCQ pour offrir un confort de vie à sa famille, lui, à sortir de la misère pour réaliser son rêve d'être un grand joueur de quidditch. Y'a un truc qu'ils ont sacrifié, que la rouquine tarde à voir arriver, même lorsqu'Elliot parle de retenter. Son cœur sursaute pourtant au moment où il hésite, parce qu'elle comprend à la dernière seconde seulement, qu'il va l'embrasser, là, contre l'Océan Atlantique, maintenant. E-il interrompt son souffle en posant ses lèvres sur les siennes, comme si c'était la première fois qu'ils faisaient ça. C'est loin d'être la première fois, sauf que ça y ressemble drôlement. Elle ferme les yeux, transportée dans un monde dont elle rêve sans jamais oser y croire.

 

Un monde où Elliot Blackburn l'embrasserait, là, sur une plage française, fébrile. 

 

Et puisqu'elle le retient par la veste, il s'arrête pas, et elle sent ses bagues glisser le long de sa mâchoire pour dégager des mèches rousses intrusives, et son esprit chavire le temps de quelques roulements longs et lents des vagues, juste à côté. Que c'est bon. Sauf qu'elle devait lui dire un truc d'abord. Elliot, attends, murmure-t-elle finalement au bout d'une poignée de secondes, les sourcils contrits. 

 

Ils sont un peu essoufflés l'un et l'autre, un peu coupés dans leur élan. 

 

L'Écossaise reste près du Gallois, son front collé au menton de ce dernier pendant qu'elle réunit les mots nécessaires, le plus rapidement possible. J'ai parlé à Jun, commence-t-elle, la voix superposée au tumulte de l'océan. Elle y perd ses prunelles encore embuées de fièvre en cramponnant la veste d'Elliot, terrifié à l'idée de tout gâcher. 

 

— J'lui ai dit qu'j'avais besoin de couper, que j'dois d'abord savoir où j'vais. Elle racle sa gorge en sentant le brun se dérober légèrement. Évidement, il veut pas entendre Freya mentionner Jun maintenant, pas après s'être jeté à l'eau comme ça. Il a dit, ok, qu'il attendrait de savoir si.. fin, si j'reviens vers lui quoi. Est-ce qu'elle aurait préféré qu'il décide de ne pas l'attendre ? Pas sûr. Ses doigts laissent reculer le batteur, visiblement déçu par la tournure des évènements. Attends. Laisse-moi terminer, Elliot, implore la rouquine en le fixant tristement. Bien sûr, avoir Jun entre parenthèses quelque-part là-bas représente un confort inespéré pour celle qui craint tant les départs et les abandons. J'sais qu'c'est pas cool, avoue-t-elle en enfonçant ses mains dans ses poches. J'sais qu'j'aurais dû parler d'toi, mais- mais quoi ? Mais elle avait peur de les perdre tous les deux. Au moins j'te l'dis. Pis, moi aussi, j'ai envie d'retenter, et j'veux pas démarrer sur un mensonge, j'peux pas, lâche soudain Freya, la poitrine au bord de l'explosion. J'voulais pas t'faire croire que j'suis venue complètement seule, parce que j'suis pas vraiment seule, y'a Jun qu'attend, c'est vrai, il attend à cause de moi, car j'ai pas eu le courage de lui dire qu'ça servait à rien d'attendre. Elle continue et ses joues s'empourprent d'émotion, et les larmes montent à ses yeux fuyants. 


Le match caritatif

Message publié le 08/12/2025 à 14:44

— M'parle pas d'gueule de bois, j'ai des mauvais souvenirs là, rigole l'aînée Carter, entraînée par le Gallois vers l'ouest de la presqu'île. Leurs semelles passent du béton aux rochers, puis à l'estran, sans jamais qu'Elliot ne lâche les épaules de Freya, et sans jamais que Freya ne quitte le creux du bras d'Elliot. Sur le mélange de sable mouillé, d'algues, et de cailloux, les promeneurs sont moins nombreux, le vent plus fort, les pensées balayées par le bruit lancinant des vagues à quelques mètres seulement.

 

Sous sa capuche, la rouquine aux mèches indisciplinée essaye de réfléchir aux paroles du batteur. Elle fixe leurs pieds avançant au même rythme, côte-à-côte, comme ça n'était pas arrivé depuis longtemps. Bah, j'pense aussi qu'j'aurai intégré une équipe de quidditch. P't'être pas aussi vite que toi, p't'être que j'aurais refusé au début parce que j'ai toujours eu peur qu'on dise que j'suis pistonnée, mais en vrai, ouais, j'crois que j'aurais eu un p'tit temps un poste d'attrapeuse quelque-part, confie la sorcière en cherchant brièvement le regard du brun, une moitié de son visage avalée derrière ses cheveux en bordel. J'serais allée dans une équipe bien écossaise, genre les Vagabonds, on se s'serait retrouvés en face à face en match t'imagines, vous auriez pris cher hein, sourit-elle, prête à encaisser la riposte d'Elliot. Il riposte en baissant sa capuche devant ses yeux pendant qu'il raconte une connerie qu'elle entend à peine, en train de se débattre au milieu du tissu et de sa tignasse envahissante. Bordel tu m'fais bouffer mes cheveux ! Elle tourne vivement la tête contre son épaule et retire son poignet qu'elle garde entre ses doigts avant d'envoyer un rire vers le ciel. Une mouette semble lui répondre. Elle se marre encore. Ses phalanges ne lâchent plus le poignet d'Elliot, mêlées aux maillons épais de sa gourmette en métal et autres bracelets. Elle-même ne porte pas trop de bijoux, contrairement à lui. 

 

— Ou les Orgueil de Portree, ils sont sur l'île de Skye, c'est canon là-bas, poursuit Freya, son index qui joue doucement avec un médaillon accroché à l'un des bracelets du Gryffondor tandis qu'ils continuent de marcher le long du bord de mer. Fin bon, t'sais, j'réfléchis pas à c'que j'aurais pu faire si j'avais pas dû m'occuper du mag et d'mes sœurs, c'est un peu déprimant sinon. Ça a quand même gâché pas mal de trucs au fond, finit-elle par admettre, sa remise en question des dernières semaines ayant porté ses fruits. Elle regarde devant eux, le littoral irrégulier, mais elle pense à ce qu'elle a sur le cœur depuis quelques jours, et se lance, sans oser affronter tout de suite la réaction du batteur. Toi aussi, j't'ai un peu abandonné en vrai. Fin t'étais occupé avec le sport, et t'arrivais à trouver du temps pour me voir, et moi, j'crois que j'avais mis des distances dans ma tête, parce que j'devais gérer le reste, et j'étais plus sur le même plan que toi, que personne en fait, et quand j'ai essayé d'revenir, bah c'était sûrement trop tard, j'sais pas. Y'a eu c'truc avec Victoire, ça m'a terminé même si c'était un gros quiproquo de merde. Et voilà. Et avant j'pensais qu'c'était juste d'ta faute, qu't'étais pas compréhensif, mais là j'ai pris du recul, et j'ai réalisé que j't'ai pas facilité la tâche, pas du tout même. Sa gorge se serre pendant qu'elle parle, et elle inspire longuement après ça, déjà un peu soulagée d'avoir pu ouvrir la discussion sans trop flancher. 


Le match caritatif

Message publié le 01/12/2025 à 17:01

N'importe quel prétexte pour chahuter avec Elliot est valable aujourd'hui. Les prunelles automnales de la jeune femme suivent les yeux du batteur proche, très proche, trop proche, jusqu'à ce que leurs regards s'accrochent, les pupilles écarquillées. Elle a deux plaques rouges sur les joues, elle le sait, elle sent son visage brûler sous la capuche qu'il vient de desserrer juste avant de s'éloigner. Elle l'imite et se remet droite, face à l'horizon. J'l'ai pris ouais, quand j'étais petite, pour aller en Amérique et au Canada avec mes parents. Mais j'm'en rappelle à peine, ça date, confie Freya en faisant glisser à son tour ses mains au fond des poches de son pantalon, évoquant une époque lointaine, maintenant irréelle. C'était y'a vingt ans putain, calcule-t-elle soudain, un rire étourdi au coin des lèvres en jetant un œil nostalgique au Gallois. Est-ce qu'il sent que le temps lui échappe, lui aussi ? En décembre Alison s'ra majeure. La phrase tombe, lourde de sens pour la rouquine séparée de sa cadette par huit longues années. Et fatalement, Charlie suivra, dans seulement deux ans et demi

 

— L'avantage, c'est qu'l'une ou l'autre, elles pourront faire c'qu'elles veulent d'leur vie, on aura même l'argent d'leur payer des études après les ASPIC grâce au 500, ajoute l'aînée Carter en fixant un chien de berger qui joue à chasser les vagues au loin. Le sentiment du travail accompli, et la sensation de vide qu'il laisse derrière lui font prendre une longue inspiration à Freya. C'est bizarre d'me dire qu'elles auront bientôt plus b'soin d'moi. J'ressemble à une vieille daronne en dépression nan ? Quand les gosses quittent la maison t'sais. Elle se marre à moitié, cherchant la réaction d'Elliot pour savoir ce qu'il pense de tout ça. Est-ce qu'il la trouve chiante, avec ses sujets de conversation trop prosaïques ? Comme secouée par des mains invisibles, elle se redresse vivement. Bon, on bouge ?!

 

Elle inspire l'air marin et balaye la côte d'un regard curieux. Tu veux aller vers où ? Ses yeux longent la courbe du soleil fragile de cette troisième semaine de septembre. Dans moins de deux heures, il sera passé de l'autre côté du globe. Freya pointe l'ouest de la presqu’île de Quiberon. Le coucher de soleil sur l'horizon, c'est là-bas, dit-elle, sans vraiment savoir ce qu'elle veut faire, tant qu'elle peut profiter d'être en compagnie du Gryffondor. 


Le match caritatif

Message publié le 29/11/2025 à 08:41

Une étincelle s'est rallumée au fond de l'esprit de Freya depuis que son père est rentré, rapportant avec lui la fin d'une quête longue de dix ans. Alors oui, sa mère est morte - le couple qui a pris soin de Marley en a certifié - mais morte, ça permet au moins de mettre des mots, et d'abattre une parenthèse dans laquelle l'aînée Carter était enfermée. Elle termine son deuil en recollant un à un les morceaux de son caractère oubliés depuis sa quatrième année d'école. Petit à petit, elle redécouvre un personnage drôle, un peu clownesque, enterré derrière trop de responsabilités, et le poids de la dépression d'Owen. 

L'effet Elliot Blackburn, ajouterait Freya, toujours plus maladroite, plus imprévisible, et plus joyeuse, en compagnie du joueur de quidditch. Peut-être que leurs routes n'ont pas attendues dix ans pour rien avant d'à nouveau s'entremêler. 

 

— T'en fous partout ! s'écrie-t-elle en riant tandis qu'il manque de croquer le triangle en carton avec la crêpe. Elle lèche son poignet, ridicule mais bien vivante, et enflammée par l'envie de simplement profiter du moment. Et quand le brun lève son pouce, elle sourit. Il lui rappelle un poster vieux d'il y a 4 ou 5 ans. Sauf que sur le poster, c'est le doigt d'honneur qu'il brandit. L'Écossaise accepte de goûter à la crêpe au chocolat d'Elliot, à peine plus élégante que ce qu'il vient de faire alors qu'elle évite le carton au prix d'un filet de pâte à tartiner au milieu du menton. Quoi, ch'ma nouvelle barbichette française, ch'suis chic comme ch'a, nan ? plaisante-t-elle, une dent couverte de chocolat. Évidemment, un sortilège de nettoyage est impossible avec autant de moldus autour d'eux. La sorcière doit se résoudre à utiliser ses doigts, sa langue, et sa serviette, empêtrée dans la procédure. Ch'est bon hein, mais ch'est hyper chiant à manger ! 

 

Quelques minutes après, alors qu'ils viennent de terminer leur goûter improvisé sur la promenade du bord de mer, Freya aperçoit un groupe composés des journalistes britanniques présents au stade. Oh nan, râle-t-elle soudain en faisant volte-face en direction du paysage. D'un geste rapide, elle enfile la capuche de son manteau et tire les cordons au maximum pour faire disparaître presque entièrement son visage. Chuuuut ! Car bien sûr, qu'il se marre. Tourne-toi, ils vont nous voir ! rouspète la rouquine en tapant vaguement la cuisse d'Elliot d'un poing bon enfant. 

 

Par le minuscule trou qu'il reste autour de ses yeux noisette, elle fixe l'océan Atlantique. Elle s'entend respirer et ricaner, des mèches coincées en vrac contre ses joues et son cou. Au loin, une dizaine de voiles jouent entre les vagues. T'as déjà pris le bateau ? demande-t-elle au brun avant de lui jeter un coup d'œil à travers sa capuche absurdement serrée. 

 

Derrière eux, les journalistes s'éloignent. 


Le match caritatif

Message publié le 28/11/2025 à 12:50

Quoiqu'il en dise, l'aînée Carter s'en sort très bien sur les rochers, même qu'c'est Elliot qui la déconcentre, ok ?! Agrippée à son bras comme une huître n°2 aux abords de Quiberon, elle se gausse bêtement, répondant à la moindre de ses conneries, le cœur battant. Ils ont définitivement treize ans et demi, et si elle tombe, il tombe aussi. Heureusement, une roulotte providentielle empêche leur jeu de mains de mal tourner, et les deux sorciers s'extirpent des rochers pour découvrir la gastronomie française moldue

 

— Des crêpes ? répète-t-elle, les mains au fond de ses poches, le nez tendu vers les panneaux puis l'intérieur de la roulotte, où la femme cause de tout sauf d'escargots et de grenouilles visiblement. Ooh, on dirait des genre de grands pancakes, commente finalement Freya, pointant du doigt l'une des photos alléchantes accrochées au-dessus des différentes garnitures. Oh, y'a du sirop d'érable ! Son index désigne une bouteille dorée, aussitôt récupérée par l'homme. Vous voulez ça ma p'tite dame ? Tiens Bianca, prends. Elle veut du sirop d'érable la dame. On part sur deux crêpes alors ? L'Écossaise acquiesce en levant son pouce - et vous, du sirop d'érable aussi ? Oui tu peux lancer les deux crêpes. - Putain j'allais sortir des gallions ! Elle chuchote et rigole, un peu trop euphorique d'être en compagnie d'Elliot. T'as des livres ? Ah mais nan, c'pas des livres ici, réalise-t-elle en voyant un pictogramme de billets et de pièces entourées collé au comptoir. Bon ok, j'me tais. Les lèvres pincées d'un rire interdit, la rouquine regarde autour d'eux, et repère une enfilade de bancs au bord de la mer. Il faut dire que le cadre est parfait. 

 

Ils s'éloignent bientôt du stand, deux crêpes fumantes et odorantes en mains, posées chacune dans un triangle en carton et accompagnée d'une serviette en papier. Ça l'air trop bon. On va sur les bancs là-bas ? Elle salive, Freya, et louche sur la pâte brillante aux endroits où le sirop d'érable s'échappe. Ses lèvres aspirent l'extrémité de la crêpe pliée pendant qu'ils marchent. Ça coule putain, dit-elle, avant de croquer une première bouchée tandis qu'ils ne sont même pas arrivés au banc. 

 

Une fois assis, et les problèmes technique de dégustation réglés, la Poufsouffle semble juste ravie, son écharpe posée à distance de sécurité du sirop, sa serviette coincée entre ses doigts collants, et ses joues pleines de crêpe. Elle s'est installée en pliant une jambe de façon à pouvoir faire face au batteur tout en se régalant. T'aimes bien ? Ses prunelles passent d'Elliot, aux vagues roulant contre le rivage et à l'horizon, et à sa crêpe déjà disparue de moitié.

 

— Tu veux goûter c'que j'ai pris ? demande la rouquine au lieu de se rappeler qu'ils devraient sans doute discuter. Elle tend sa crêpe au batteur. 


Le match caritatif

Message publié le 26/11/2025 à 13:33

Même un aveugle verrait l'emballement dans le regard de Freya, harponné à la silhouette d'Elliot et ses mimiques d'antan. Les yeux brillants, le sourire béat, elle dévore le personnage créé par le batteur pour la persuader de le laisser l'accompagner à la découverte de la presqu’île, comme s'il avait vraiment besoin de la convaincre. Elle rigole, séduite. Ah parce que tu crois qu'j'sais pas m'défendre ?! Moi aussi j'ai des biceps j'te signale, répond-elle en montrant la bosse créée par le rembourrage de son manteau au niveau de son bras. J'ai envoyé un journaliste sur la touche d't'à l'heure, t'as pas vu ? renchérit l'aînée Carter en levant un sourcil, amusée de jouer au jeu du brun, ignorant l'âge mental moyen de la pièce qui baisse de seconde en seconde. 

 

De toute façon, ils se tirent, comme il dit, après qu'elle ait pris sa main pour se redresser. 

 

Dans le couloir, la Poufsouffle aux joues rouges remet son écharpe. Mh t'as vu ? J'ai trouvé ça au vide grenier de Little Hexley, 5 noises, ils voulaient s'en débarrasser, charrie-t-elle en observant de biais la réaction d'Elliot. Et soudain elle se fige face à des sorciers-journalistes au loin, qui ne semblent, par chance, pas encore les avoir vus. Oh nan, si on pouvait éviter d'se faire questionner, ça m'arrange. Elle soupire, soûlée, et tire une porte de service au hasard à côté d'elle. Alors ils traversent l'entrepôt du stade, où s'affairent deux elfes de maison davantage préoccupés par l'entretien des balais que par leur passage. 

 

— Quoi ? Toi t'es p't'être habitué, tu subis ok, moi j'refuse qu'on empiète sur ma vie privée, se justifie Freya, largement au courant des dégâts de la médiatisation compulsive. 

 

Ils arrivent à l'extérieur comme s'ils sortaient d'un grand hangar, et elle inspire l'air agité bourré d'iode. Putain ça m'avait manqué en vrai, j'avais jamais réalisé à quel point j'aime c't'odeur de mer ! Pas avant d'avoir voyagé en longeant la côte anglaise au début du mois. Respire, toi qui voulais prendre l'air, dit-elle au sportif tandis qu'ils se dirigent en direction des rochers abrupts.

 

Plusieurs panneaux indiquent la fin des sortilèges de dissimulation, et donc, le passage du côté moldu de la France. La rouquine s'accroche au bras du Gryffondor avec légèreté, leurs chaussures foulant la roche à quelques mètres des touristes. Ok, maintenant j'ai besoin d'un bodyguard, avant d'faire ou d'dire une connerie, ricane-t-elle en tournant à la dérision ses propres maladresses. Est-ce qu'elle sait qu'ils devraient probablement avoir une conversation en ce moment même, au lieu de prétendre que tout va bien ? Absolument. Elle a juste pas les couilles de s'y attaquer.


Le match caritatif

Message publié le 25/11/2025 à 09:09

Face à la sorcière, une fresque murale dépeint un paysage composé de plusieurs bandes horizontales. La plus éloignée est le ciel, bleu, traversé de mouettes. Ensuite, viennent les reliefs d'une falaise posée sur la plage, de l'autre côté d'un large bras d'eau. Au centre, la mer transporte une multitude de petits voiliers, glissant entre ses vagues pointues. Puis, les rochers s'étalent, plats, couverts d'algues, parcourus de quelques marcheurs. Et enfin au premier plan, un homme conduit un attelage tiré par deux chevaux blancs. C'est la vision paisible qu'ont les moldus de la presqu’île de Quiberon grâce aux sortilèges camouflant le stade et les infrastructures sportives du monde magique. 

 

Seule, la rouquine sort le gant dédicacé de sa poche, et prend le temps d'observer l'écriture blanche d'Elliot. Pour Freya Carter. #Fan n°1. E.B. Elle sourit tendrement. Elle savait pertinemment qu'il deviendrait célèbre, lui et sa gueule à plaire aux gens, et son parcours inspirant, et ses performances explosives sur le terrain. Il était trop tard pour l'aimer, alors elle avait fini par l'idolâtrer. Au bruit du sac, elle range l'objet précieux d'un geste rapide, et fixe le sportif. Déjà ?

 

Étonnée de le voir revenir si vite des interviews et des vestiaires, l'aînée d'Owen suit des yeux la main d'Elliot qui passe machinalement dans ses cheveux humides. J'suis une Carter, j'suis sûre que j'peux visiter tous les stades de quidditch du monde si j'veux. Bon, j'exagère, d'Europe. Et du Canada, ricane Freya, peu habituée à mettre en avant les bénéfices apportés par la carrière de son père.

 

Elle enfonce une main dans sa poche de manteau et en extirpe trois sachets de Fizwizbiz qu'elle tend au batteur, un sourire enfantin aux lèvres. Un peu de sucre ? demande-t-elle, parfaitement au courant qu'il adore ça.

 

— Tu fais quoi après ? Vous sortez avec l'équipe ? Bien sûr, elle s'est pointée à l'improviste et il aura très probablement déjà des plans pour la soirée, mais ça, l'Écossaise s'en doutait en décidant de venir au dernier moment. Moi j'vais faire un peu de tourisme j'pense, manger des grenouilles et des escargots, tout ça. Elle se tait et rigole finalement, dégoûtée à l'idée d'avaler un animal aussi gluant qu'un escargot. Ici ils ont un gâteau au beurre, genre, pas juste au beurre, bliiindé de beurre, ajoute la Poufsouffle, en bonne représentante de sa maison. Ses doigts jouent distraitement dans les plis de l'écharpe BLACKBURN posée sur ses genoux. Au fait les Français et les Africains sont arrivés à Pré-Au-Lard pour le tournoi, j'les ai vu débarquer cette semaine à la boutique. C'est marrant.


Le match caritatif

Message publié le 23/11/2025 à 21:04

Aussi sérieuse que possible jusqu'au dernier moment, elle rit lorsqu'Elliot s'approche, et cède à l'euphorie des retrouvailles. Tadaaa ! s'esclaffe-t-elle en écartant les bras, avant de tapoter les poches du manteau kaki à fourrure qu'elle porte. Une Freya sans son barda n'est pas une vraie Freya. Baaah, écoute, commente la rouquine, un regard malicieux à l'intention du batteur Gallois, tandis qu'elle extirpe un vieux gant en cuir de sa poche, j'ai ça. D'la 4ème année. J'le prends à chaque fois que j'vais t'voir jouer, et j'me dis que ce serait stylé avec une dédicace dessus. Les pommettes imperceptiblement rouges sous son maquillage de supportrice, elle lui tend la protection de quidditch conservée pendant des années, et ressemble quelques secondes à n'importe laquelle de ses fans, absorbée par le moindre mouvement de la célébrité. 

 

Quand il passe une main dans ses cheveux, le stade n'existe plus pour l'Écossaise

 

Est-ce qu'elle est seule ? Ouais, si t'oublies les 300 autres Anglais des gradins, sourit-elle un peu bêtement, se rappelant soudain qu'ils sont au milieu d'un millier de paires d'yeux. Au loin, les joueurs et le staff sont dispersés entre des interviews et des tours de balai à la rencontre du public. Près d'eux, Oakwood vante les mérites du sport magique caritatif à une gazette française, et très vite, on hèle le Capitaine des Catapultes devant un capteur d'images posé sur un trépied. Ils se feraient moins chier avec un téléphone, ricane l'aînée Carter, fière de sa dernière acquisition moldue.

 

Alors qu'Elliot rejoint le photographe, elle reste seule et observe distraitement l'effervescence autour du terrain. Sans prévenir, un journaliste britannique brandit son Mekapteur vers elle. Miss Carter ?! Vous v'nez pour conquérir le marché français ?!! demande-t-il, jovial. Sauf que Freya ne l'entend pas de la même oreille et lui demande d'arrêter. Nan s'vous-plaît, j'suis en off là, j'dirai rien, rétorque la représentante de l'OCQ500, hostile aux tabloïds. Mais plusieurs flashs l'éblouissent. 

 

— Miss Carter, quand est-ce qu'on verra votre père assister à un match ? - il est occupé, laissez-le tranquille, répond Freya dans un froncement de sourcils. Et j'ai dit pas de photos, c'est quoi l'problème avec vous ?! Son ton emporté attire l'attention d'autres sorciers, dont le coach qui s'approche à son tour pour écarter le journaliste en essayant d'apaiser la situation. Elle croise aussi le regard d'Elliot, coincé là-bas derrière une horde de reporters, et se reprend seule, loin de vouloir provoquer une esclandre. C'est bon, ça va, merci, souffle-t-elle à Monsieur Oakwood, en retournant vers les vestiaires. Sauf qu'elle sait que le Gryffondor va la chercher. On s'voit après, articule-t-elle silencieusement à son intention en faisant un geste des doigts supposé expliqué qu'elle va retirer son maquillage. 

 

Face aux miroirs des toilettes, la rouquine retire son chapeau haut-de-forme et soupire. Comme son père, elle déteste la presse. Mais Owen Carter a bien plus d'expérience et gère les journalistes avec sang froid, contrairement à Freya. Fréquenter Elliot, c'est aussi s'exposer à ce genre de vie - une vie commentée par les tabloïds.

 

Sans attendre, elle bouge ses phalanges devant son visage et informule un sortilège de récurage.

 

Les bandes rouges et vertes disparaissent aussitôt, laissant revenir au premier plan la multitude de tâches de rousseur de l'Écossaise aux gènes américains. Penchée au-dessus de l'évier, elle se fixe longuement avant d'ôter son écharpe, prise d'une bouffée de chaleur. Putain. 

 

En sortant des toilettes, elle s'enfonce dans le fauteuil d'un espace de repos. 

Freya Carter a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Sortilège de Récurage
Difficulté
4
Résultat D20
20
Interprétation
Réussite Critique
XP gagnée
6

Les bandes rouges et vertes disparaissent aussitôt, laissant revenir au premier plan la multitude de tâches de rousseur de l'Écossaise aux gènes américains. Penchée au-dessus de l'évier, elle se fixe longuement avant d'ôter son écharpe, prise d'une bouffée de chaleur. Putain. 

Autres résultats possibles

Les bandes rouges et vertes disparaissent petit à petit, laissant progressivement revenir au premier plan la multitude de tâches de rousseur de l'Écossaise aux gènes américains. Penchée au-dessus de l'évier, elle se fixe longuement avant d'ôter son écharpe, prise d'une bouffée de chaleur. Putain. 

Les bandes rouges et vertes ont du mal à disparaître et l'Écossaise doit recommencer cinq fois pour faire revenir au premier plan sa multitude de tâches de rousseur. Penchée au-dessus de l'évier, elle se fixe longuement avant d'ôter son écharpe, prise d'une bouffée de chaleur. Putain. 

Les bandes rouges et vertes restent en place. L'Écossaise doit recommencer presque dix fois pour faire revenir au premier plan sa multitude de tâches de rousseur. Penchée au-dessus de l'évier, elle se fixe longuement avant d'ôter son écharpe, prise d'une bouffée de chaleur. Putain. 


Le match caritatif

Message publié le 22/11/2025 à 09:46

Fin d'après-midi

 

 

Dix jours plus tôt, Elliot l'invitait à se rendre au match entre les Catapultes de Caerphilly et le club de Flaquemare, mais Freya avait dû refuser, retenue par son travail à l'atelier, la vie du foyer Carter, et un troisième motif qu'elle n'osait pas s'avouer. Sauf que le cœur a ses propres arguments, et aujourd'hui l'aînée des trois filles d'Owen fait partie des supporters en vert et rouge autour du terrain de l'île de Quiberon à l'occasion d'une rencontre caritative Ligue française - Ligue britannique et irlandaise. Les fonds sont reversés à l'institut de recherche des maladies sorcières rares et très rares, alors la rouquine a payé son billet au prix fort, quand bien même les Catapultes jouent en équipe réduite pour l'occasion. La foule, majoritairement française, prend largement possession des gradins, et les Anglais, regroupés du côté des tribunes de visiteurs, représentent un petit quart du public. Ce qui ne les empêchent pas de scander les chants habituels, dont certains sont en Gallois. Maquillée aux couleurs de l'équipe du front au menton, affublée d'un chapeau haut de forme en feutrine et d'une écharpe BLACKBURN, son visage passe plusieurs fois dans les écrans géants du stade sans que personne ne semble la reconnaître autour d'elle - et c'est tant mieux. Avec les autres, elle s'époumone en suivant l'action. 

 

Les Tapesouafles de Quiberon sont connus pour leur jeu propre et efficace, mais aujourd'hui, et comme depuis le printemps, les OCQ500 font la différence, avantageant largement les Catapultes qui dominent le score. Freya jubile. Certes, le match est amical, sauf que la performance reste saisissante, véritable démonstration des capacités du balai imaginé par son père, mis au monde par ses longs mois de travail et le précieux investissement de Jun.

 

En parlant de lui...

...le gendre idéal, si vous voulez l'avis d'Owen Carter.

 

Discret, attentionné, volontaire, et même romantique ; il coche toutes les cases du mari dont rêve chaque père pour sa fille. Malheureusement, il est loin de cocher toutes les cases du point de vue de la fille en question, celle qui a traversé la Manche et longé l'Océan Atlantique grâce à plusieurs stations de transplanage, et dévore actuellement de son regard automnal le jeu du Capitaine des Catapultes de Caerphilly.

 

Leur soirée a laissé un goût étrange dans la mémoire de Freya. Elle s'est sentie à la fois terriblement honteuse, et honteusement vivante après ça. Elle a ressassé ses souvenirs à la recherche d'autres fragments, de la façon dont ils ont bien pu dormir ensemble, de la chaleur des bras du Gallois - tant rêvée, désespérément absente de son esprit. Elle a regretté, et en même temps, non. Aujourd'hui elle a besoin de le revoir, pour comprendre où ils en sont, où ils vont - s'ils vont quelque-part d'ailleurs.

 

Elle a besoin de le surprendre, et quitte les gradins, assurée de passer les différents points de sécurité rien qu'avec son nom de famille, sa tête rousse de Carter, aussi grimée soit-elle. On l'accueille chaleureusement derrière les filets du staff, on s'amuse de la voir porter l'accoutrement des supporters, et on lui donne accès aux rampes d'entrée et sortie des joueurs, où attendent déjà quelques journalistes, des assistants, et les représentants de l'association. Comme un coup du sort, très vite, le vif d'or est attrapé, mettant fin au match et provoquant une liesse générale au cœur du stade. L'ensemble des personnes autorisées s'engouffrent sur le terrain pour rejoindre les membres d'équipe, rappeler la cause de cette rencontre, faire les photos et les tours de gradins réglementaires, saluer la foule délirante. 

 

Freya reste en retrait. 

Elle patiente sagement. 


Volière de Elliot Blackburn

Message publié le 18/11/2025 à 09:23
Hibou reçu le 10/09/2125

À l'intention de Sir Brutcell Nikola, Cardiff. 

 

 

Mon téléphone s'est arrêté, je crois que les piles sont vides et qu'il me faut les trous d'électricité, mais à Pré-Au-Lard, impossible de trouver ça, surtout que je ne sais même plus comment ça s'appelle ! J'essayerai de croiser Horace dans les jours qui viennent pour voir s'il peut m'aider, en attendant, retour aux bons vieux parchemins. 

 

Les délégations de France et d'Afrique arrivent en fin de semaine pour le Tournoi des trois Sorciers à Poudlard, on risque d'avoir beaucoup de travail, je vais rester un moment au village.

 

A. envisage de mettre son nom dans la coupe, elle s'est préparée toute l'année dernière pour ça. Le tirage sera mi-octobre normalement. Je t'avoue que je ne sais pas si j'espère qu'elle soit sélectionnée ou non. 

 

Ça va de ton côté ?

 

F.C.


Burned out

Message publié le 28/10/2025 à 08:41

Ça craint. Ils échangent leurs places ; elle dans le couloir, lui devant l'ascenseur, et Freya tord ses lèvres en une moue de culpabilité. Quoi ? Ooh, j'suis déso, j'suis un peu... Vaseuse, là, en fait, répond-elle en posant la main contre son ventre, avant de capter l'espièglerie au fond des yeux du Gryffondor. Il se fout encore d'elle, même fraîchement sorti de l'entraînement. Râh. Il arrêtera jamais alors, de lui retourner le cerveau à la moindre occasion ? Pis d'ailleurs, il se souvient, lui, de leur soirée ? Elle se sent petite et nulle, Freya. Elle passe une main machinale dans ses grosses mèches rousses en bordel, un rire nerveux projeté sur le côté tandis qu'elle n'ose toujours pas confronter les yeux sombres du batteur. Ouais. Grave, j'ai- euh, j'ai besoin d'prendre l'air là. Au-delà d'une cuite, c'est un bouleversement d'avoir passé la nuit chez Elliot Blackburn, sans en avoir le moindre putain de souvenir. Ahah- j'ai un peu abusé j'crois, souffle l'aînée Carter au brun qui semble en pleine possession de ses moyens. C'est la pire des situations, nan ? Elle recule d'un pas, jette un coup d'œil en direction du hall d'entrée où la lumière paraît aveuglante, mais salvatrice en même temps. 

 

— Merci d'm'avoir hébergée, lance-t-elle alors soudain en plantant son regard automnal dans celui du Gallois, brièvement. Et s'ils ont couché ensemble, et qu'ils se sont fait des promesses à dormir debout, et qu'elle a dit qu'elle se fait royalement chier avec Jun ?! Elle ravale sa salive, et une nouvelle nausée. Déso d'partir vite, mais.. ahem, j'dois. Fin', j'dois faire un truc, j'avais oublié, bafouille l'Écossaise aux joues flamboyantes. Elle tapote son téléphone à travers la poche de son pantalon cargo, en esquissant un sourire maladroit. J't'écris, j't'écris vite, ok ? En espérant que la mémoire lui soit revenue d'ici là. Il suffirait qu'elle lui demande, ce qu'ils ont fait, mais JAMAIS elle demandera, pas maintenant. En plus j'avais un truc à t'dire, un truc un peu cool. Donc j't'écrirai, comme tu m'as montré au bar héhé, ajoute Freya, gênée jusqu'à la pointe des oreilles. 

 

Elle remonte le col de sa veste, prête à affronter le vent maritime, et recule d'encore quelques enjambées. Bon, j'y vais. Passe une bonne journée du coup. Encore merci pour.. Fin' merci, hein, balbutie-t-elle en se dirigeant vers la porte du hall, qui ne s'ouvre pas, malgré qu'elle s'y appuie avec son épaule. Merde. 

 

 

" Veuillez presser le bouton d'appel pour ouvrir la porte."

 

 

— Ah. La honte putain. Quel bouton ? Elle cherche le bouton. Elliot est toujours là. Il doit la trouver ridicule. Ridicule, et facile, et- ah, le bouton. Un bip sonore retentit, et la porte se déverrouille. Salut, prononce une dernière fois l'aînée Carter sans oser regarder le capitaine d'équipe des Catapultes, avant de s'engouffrer vers l'extérieur. Elle veut disparaître. Elle deviendra une silhouette parmi les autres de la ville galloise, jusqu'au bord de mer. 

Liste des messages de Freya Carter