Femme
25 ans
Sang-mêlé
Britannique
Identité
-
- Diplômé·e
- Surnoms : Frey', Yaya
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 31/01/2026 à 09:15
La devise du Pays de Galles résonne et Freya se rappelle de l'ambiance entre supporters des premiers matchs d'envergure auxquels elle a eu le droit d'assister, assise sur les genoux du Géant Owen Carter, cachée d'un masque aux couleurs de l'Écosse. Les Dragons contre les Chardons, juste mémorable. Elle ricane à la taquinerie de son vrai faux prétendant, dépourvue de répartie immédiate, perdue dans ses beaux yeux - qu'il d'ailleurs laisse glisser sur elle sans gêne.
Il veut une critique ? Elle va s'en inventer une, et rebouche scrupuleusement la bouteille d'Irn-Bru en cherchant ses mots. Bah, sois pas vexé hein, mais regarde autour de nous, c'est un endroit distingué ici, commence la rouquine en désignant l'intérieur de l'Observatoire, carrément poussiéreux et figé dans un bordel vieux d'une quinzaine d'années. Les gens font des efforts pour s'habiller classe, moi j'ai pris la peine, tu vois, ajoute-t-elle en tirant les bords de son pull en laine marron déformé par le temps - si toutefois vous croyez qu'il a eu un jour une forme acceptable. J'me suis fait une coiffure. Elle rajuste les grosses mèches oranges ça-et-là autour de son visage, puis pointe du doigt le batteur en fronçant son nez de manière exagérée.
— Toi là, tu viens avec un pauvre jean, une veste, bon, n'en parlons pas, et les cheveux, nan mais y'a rien qui va en fait, Elliot Blackburn. Elle cache son rire derrière sa main, amusée par son propre jeu, et tourne un instant la tête pour retrouver contenance. C'est normal qu'tu sois estomaqué par mon élégance au final, conclue-t-elle, la bouche tordue d'une envie d'éclater de rire. Puis soudain, comme si elle se souvenait avoir oublié une partie des informations, elle lève le doigt pour reprendre la parole. Et non, j'fais pas de quidditch, c'est un sport de brutes. Et j'm'appelle Freya.
Message publié le 30/01/2026 à 10:15
Un pitre ; l'ai-je déjà mentionné ? Freya se pince les lèvres, assise à son tour, les genoux pliés comme ceux d'une gamine au spectacle. Elliot l'a séduite toute sa pré-adolescence, et il continue de la séduire, même sans le vouloir. Sauf que l'exercice l'excite particulièrement. Peut-être parce qu'elle a longtemps rêvé d'avoir un jour cette chance de rencontrer le batteur pour la deuxième fois et de recommencer au début, sans un drame au milieu. Peut-être parce qu'elle le sait, qu'il va y mettre son cœur, artiste qu'il est. Peut-être parce qu'après, un bain bouillonnant les attend.
Alors, Freya se mordille l'intérieur de la joue en voyant Elliot imiter un parfait inconnu. Elle rit un peu bêtement, gênée, et puis le dévore des yeux lorsqu'il s'approche d'elle, séducteur. Personne n'a pensé à compter les quatre minutes, mais elle s'en fiche, totalement prise au jeu du brun.
L'accroche lourde et les mots clichés la font craquer. Elle retombe instantanément amoureuse, sous le charme du blablabla du brun, comme à treize ans. Et comme un treize ans, son humour goguenard revient. Bah, ça va t'paraître chelou mais j't'ai vu là-bas aussi, et j'espérais qu't'allais surtout pas v'nir me parler. Mais bon, maintenant qu't'es là Elliot Blackburn, installe-toi hein, dit-elle en désignant la partie libre du matelas, les yeux rieurs malgré sa tronche presque sérieuse.
— T'as un p'tit accent nan ? T'es Irlandais ? Freya le dévisage, amusée à cause de ce vieux running gag des élèves Anglais qui savaient jamais reconnaître les accents à Poudlard. Pour se donner contenance, elle attrape la bouteille de soda et s'en enfile une gorgée tandis qu'autour d'eux, les flammes bleues du sortilège réchauffant et les flammes chaudes des lanternes continuent de brûler.
Elle savoure l'instant, tout simplement.
Message publié le 28/01/2026 à 10:27
Ce qu'il dit est vrai. À eux deux, Elliot et Freya ont une vue assez large des vices du journalisme. Triste- mais utile, en l'occurrence. Elle a vécu la majeure partie de sa petite enfance cachée des médias grâce aux efforts combinés de ses parents, et le reste de sa vie totalement exposée à la presse people sorcière, aussi vulnérable qu'un cloporte au milieu d'un nid de botrucs. Le batteur, célèbre dès l'adolescence, n'a pas été épargné non plus ; elle est certaine qu'il sait de quoi il parle en confirmant sa pensée : ils doivent retarder le moment où l'information sera placardée en Une des journaux.
- - -
Camouflée derrière ses mains, son pouffement devient un éclat de rire lorsqu'elle entend Elliot pousser des cris de mouettes. Qu'est'c'qu- elle manque de s'étouffer, trop amusée pour penser à respirer, jusqu'à ce que le Gallois ne redevienne hyper sérieux d'un seul coup, sans prévenir.
En miroir à lui, l'aînée des Carter se mordille l'intérieur de la joue. Mh-mh, commente-t-elle avec une nonchalance très mal feinte tant son expression trahit sa gêne. Un strip-tease quoi, ricane Freya en se bouffant l'extrémité du petit doigt. Comment échapper à ça ? Elle réfléchit très vite. Dommage, moi j'fais jamais d'strip sans musique. Et la musique sur smartphone, t'sais bien, c'est d'la merde. Face au batteur, elle s'invente un personnage (bancal) qui n'existe pas, et d'ailleurs, s'évanouit aussitôt. Son visage disparaît un instant derrière le pull qu'elle tire pour couvrir ses rougeurs. Un massage "après le sport" ? De mieux en mieux. Pfffffffffff, souffle-t-elle sous son pull en mailles marron, dépourvue de répartie. Rapidement, elle en sort et s'évente. Il vient de lui donner chaud instantanément. Ouais, j'sais faire des massages. Ses cheveux brouillonnent autour d'elle, indomptables malgré de nombreuses tentatives d'en rejeter les mèches loin de ses yeux.
Pour se donner contenance, l'Écossaise pique un biscuit dans la boîte d'Éléphant à bicyclette, et l'observe, beaucoup trop intensément. C'est quoi ça ? Ah. Bah super, la poule. Elle s'en fiche, incapable de penser à autre chose qu'Elliot et elle, nus au milieu des vapeurs d'un bain de minuit. Ses jambes se pressent imperceptiblement.
Va falloir retrouver tes esprits ma grande, et un peu de charisme au passage, si possible, se coache-t-elle intérieurement. Bon bah, pendant 4 minutes, moi aussi j'peux te demander des trucs -anh anh. Elle se lance, sans savoir ce qu'elle va dire, triturant le biscuit-poule au lieu de le croquer. J'peux te d'mander.. d'me draguer, par exemple. D'me draguer comme si tu m'connaissais pas. Et j'vais juger, hein. Grosse pression ? Sûrement pas pour Elliot Blackburn.
Freya s'enfile le gâteau et se met soudain à glousser bêtement, la tête en avant.
Message publié le 26/01/2026 à 15:55
Les mains pliées en forme de deux becs insolents, Freya a mimé l'indignation d'Elliot à base de gngn le groupélectro, avant de répéter for-fait, bien trop distraite pour réellement faire attention à ce qu'elle dit. D'autant plus que les chamailleries n'en terminent pas, de roulements d'yeux en grimaces faussement outrées, jusqu'à ce qu'Elliot parle de Cardiff, de sa sœur, et de ses voisins exhibitionnistes.
— Dit comme ça, ça donne envie, plaisante la sorcière aux pommettes échaudées, en réalité rassurée d'entendre qu'il n'a pas hésité une seule seconde à sa question. Se savoir la bienvenue au cœur du GQ d'Elliot Blackburn, c'est un certain privilège à ses yeux ; elle s'efforce de lui retourner la faveur. Mais t'sais, au fait, rien t'empêche de transplaner à Pré-Au-Lard avec un balai et d't'approcher d'ici en volant. Moi j'voulais juste t'montrer le sentier. Elle conclue d'un haussement d'épaules, et continue de grignoter en réfléchissant à cette histoire de "geournalichtes". Ils vont m'faire chier ET ils vont t'faire chier aussi. Franchement s'ils savent qu'on s'voit en dehors d'la collab, ça va m'souler. D'jà là, avec mon père, ils rôdent un peu, depuis qu'les délégations françaises et africaines sont là pour l'tournoi, c'est pire. Pis y'a Marley maintenant, on veut l'protéger encore au max quoi. Histoire d'éviter la réflexion de trop ; vous l'avez élevé comme un porc, par exemple. En parler donne momentanément à Freya l'air grave, ou du moins, concerné. Et puis ils viennent à bout des scotch eggs, et presque de l'entièreté du cheddar, et l'aînée Carter décide d'écarter les boîtes de nourriture salée avant de se redresser. J'vais préparer l'bain d'minuit, annonce-t-elle, son sourire à moitié bouffé par une grosse mèche rousse. Alors, elle disparaît de l'autre côté du fond de l'Observatoire, derrière une porte dérobée dans la roche.
Quelques minutes plus tard, elle revient, et ignore délibérément l'air coi du batteur. T'as réfléchi à c'que t'allais m'dire de faire pendant 8 minutes ? Impénétrable, elle range les restes du pique-nique de fortune au fond de son sac ensorcelé, laisse le soda à disposition, et ressort les bonbons, dont la fameuse boîte "Éléphant à bicyclette". Elle-même se laisse tomber à son tour, couchée sur le matelas, la tête vers son reflet. Moi j'sais pas encore. Discrètement, ses prunelles marron surveillent qu'Elliot bouillonne bien comme elle croit qu'il bouillonne depuis qu'elle a évoqué le bain de minuit. Elle frotte son visage rouge et souffle un rire gêné - qu'est-ce qu'elle fout putain ?
Qu'est-ce qu'elle fout ?
C'est facile ; elle essaye juste de se différencier des autres (et nombreuses) femmes que le capitaine d'équipe emmène habituellement en rendez-vous.
Message publié le 24/01/2026 à 08:45
Le foyer de flammes bleues suffit bientôt à réchauffer l'Observatoire conçu en dôme. Assis face à face sur le matelas, Elliot et Freya continuent de se railler l'un et l'autre, infatigables. Elle rit, il se marre, et ensemble, ils racontent des conneries entrecoupées de vérités plus sérieuses. À travers les blagues et l'attitude détendue du Gallois, la Poufsouffle comprend qu'il se sent à l'aise ici, et qu'elle a visé juste en misant sur la simplicité plutôt qu'un truc qui lui ressemble pas.
— Une télé ? Mais Elliot, faut de l'électricité pour la télé. Tu t'rappelles ? raille-t-elle en sortant un couteau pliant de sa poche, qu'elle approche du cheddar. Sa main retourne au fond du sac et en sort son téléphone. Nan ça par contre, puisqu'il faut tout t'apprendre, ça fait télé ! Et jeu, aussi ! Mais j'ai plus d'hors-frais. Elle le pose entre eux. L'écran indique 10:08. Le fameux back off ten, commente-t-elle malicieusement en évoquant une manière d'énoncer l'heure typiquement écossaise, et qui l'avait fait vriller quand ils étaient gamins. Ça m'fait penser qu'j'ai toujours 4 minutes où j'peux faire c'que j'veux de toi, ajoute Freya, le regard détourné vers les œufs, puis très vite en direction de l'air goguenard d'Elliot. J'ai fait ça d'mes mains pour toi ! Et pour Marley. ...et pour mon père. L'aveu en cascade lui arrache un pouffement. Elle dévore un scotch egg, assurée d'aimé ça, et prend une gorgée d'Irn-Bru avec une deuxième moitié. Combo parfait, confirme la rouquine d'un pouce en l'air. À la remarque du brun, elle soulève son téléphone. Ou alors ça ?! Bon d'accord, le running gag va trop loin. L'aînée Carter se trouve forcée de hocher la tête. Ouais, y'a pas mal d'améliorations à faire ici. À son tour, elle pose la joue au creux de sa paume et fixe Elliot, plus amoureusement qu'elle ne le pense.
C'est qu'il est beau, éclairé des flammes vacillantes. Donc, tu viendrais squatter, des fois ? interroge-t-elle en reprenant ses mots. Trois mois en arrière, ça l'aurait complètement angoissée d'avoir le sportif dans les pattes en plus du reste, sauf qu'aujourd'hui Freya prend du temps pour elle, et vous l'avez compris, du temps pour elle, ça veut dire du temps pour lui. Et moi, j'pourrais squatter des fois chez toi ? demande-t-elle avec une fausse nonchalance avant de s'envoyer un petit bout de cheddar entre les lèvres.
Message publié le 23/01/2026 à 22:45
Y'a des né-moldus qui prennent plus la peine d'expliquer leurs références aux né-sorciers après quelques mois passés à Poudlard, quand ils se rendent compte d'à quel point le gouffre est grand. D'ailleurs à l'inverse, certains né-sorciers font jamais l'effort d'intégrer les né-moldus, estimant qu'ils sont trop à côté du chaudron pour capter leurs conversations. Elliot et Freya ont toujours eu envie de s'donner les clés, et c'est comme ça que l'Écossaise ré-écoute les grandes lignes de l'histoire de Peter Parker, oubliées depuis l'école. Elle apprend même l'intérêt d'une chaîne lorsqu'il s'agit de découper les troncs (et les corps) mieux qu'une hache ensorcelée, et reçoit confirmation (s'il le fallait) qu'Elliot a embarqué son humour douteux avec lui ce soir.
— Là-haut y'a un accès pour les rapaces, pour le courrier, répond la rouquine encore essoufflée avant de sourire aux mille questions qu'il continue de poser, visiblement aussi euphorique qu'elle d'avoir à disposition l'Observatoire. J'avoue, j't'accueille dans un taudis, ça doit t'changer des hôtels étoilés. D'jà l'autre soir en France, on dort sur une coque de noix et là... bah. Tout en causant, l'aînée Carter s'accroupit et ouvre son sac à dos en toile beige. Elle en sort un matelas de la dimension d'un livre moyen, un traversin miniature, et une couverture semblable à une serviette de table. ...après tu dis qu'mon éducation est à r'faire parce que j'ai oublié Tarzan, mais t'as carrément oublié qu'la magie existe, nan ? se moque-t-elle gentiment. Une fois que les objets ont récupéré leur taille normale grâce à un sortilège, elle tire le matelas vers la vitre qui à la fois surplombe le vide et expose la voûte céleste, puis y dispose l'édredon et le traversin. On va dire qu'cette zone est propre, et quand on éteindra normalement on pourra voir les étoiles. Donc pas un hôtel étoilé, certes, mais un hôtel plein d'étoiles quand même, tu vois. D'un haussement d'épaules, elle approuve sa propre initiative. Puis l'Écossaise retire ses chaussures près de l'entrée tout en prenant le temps de réfléchir aux interrogations du brun. Elle ôte aussi sa cape et son manteau, et se concentre à peine sur la création d'un bouquet de flammes bleues, un classique sorcier supposé les réchauffer. Pour le transplanage, c'est bloqué là. Faut qu'je vois avec mon père, c'est lui qu'a fait les protections. Elle s'assoit en tailleur sur le matelas et récupère son sac à dos. Tu veux manger autre chose que des bonbons ? demande-t-elle à Elliot en étalant une vraie serviette de table au centre du matelas. Elle ne tarde pas à poser dessus un morceau de cheddar, une bouteille d'Irn-Bru (un soda orange typiquement écossais), et une boîte avec des belles moitiés de scotch egg. Tout pour ta diète, commente joyeusement la sorcière, ravie de passer "à table".
D'un œil distrait, elle s'assure que le sportif trouve sa place sur le matelas, et de l'autre, elle observe encore le logement. En vrai, j'sais pas si j'vais genre, vivre ici. On verra. Mais au moins faire un truc confortable où j'peux v'nir quand j'veux tu vois. Et on a dit qu'on essayerait p't'être d'emmener Marley les soirs de pleine lune, ça l'apaisera sûrement d'être proche de la nature. Elle dévisse le bouchon du soda. T'en veux ?
Message publié le 21/01/2026 à 13:37
"On s'appelle", avait répété Freya Carter, les sourcils froncés de concentration, comme s'il s'était agi d'un language mystérieux dont elle collectionnait les mots de vocabulaire. La motivation derrière son investissement est claire : transmettre un maximum de notions à Marley, mais aussi à sa Serdaigle de sœur, enjouée par l'arrivée curieuse du téléphone dans leur foyer. On peut plus s'appeler, parce que j'ai plus d'forfait, absolument ! avait-elle répété encore en décidant de laisser Elliot se charger de cette histoire de forfait. Chaque chose en son temps lorsqu'on parle de culture moldue à des sorciers de Pré-Au-Lard.
À l'idée de pécho le Gallois au milieu d'un buisson, elle avait ricané bêtement, et s'était clairement foutu d'sa gueule pour les ronces. Les mecs d'la ville, j'te jure... avait-elle sifflé malicieusement entre ses dents.
Et comme tout était bizarre, et que rien n'était bizarre, Freya s'était abandonnée à l'attitude d'Elliot, jusqu'à franchement se marrer avec lui à propos du date en pleine forêt dans une cabane obscure.
— J'avoue putain, rigole-t-elle, les mains du batteur perchées sur ses épaules. Tarzan ? Encore un truc de vos histoires, c'est pas Spiderman cette fois ? Spiderman c'est celui d'New-York nan ? Il vit en ville quoi, Tarzan c'est celui d'la forêt ? Elle a jamais retenu tous les personnages qu'arboraient ses camarades ayant grandi dans la culture moldue. Pourtant, entre les vêtements, les accessoires et les fournitures scolaires, elle en a vu passer, des super héros, des animaux communs dotés de voix humaines et des contes à dormir debout. Les dernières paroles du brun lui arrachent un pouffement idiot.
Les arbres se resserrent et les roches deviennent hostiles.
Ils s'approchent.
La baguette tendue devant elle, Freya se glisse entre deux troncs épais. C'est par là. Ses rangers font craquer les branches au sol et provoquent soudain un bruissement général - sûrement à cause de petits rongeurs qu'ils ont dérangé et qui s'enfuient sous le tapis de feuilles.
Elle jette un œil au batteur dans la pénombre, et continue, plutôt sûre d'elle. J'suis revenue qu'une fois depuis qu'j'en ai parlé à mon père, j'ai trouvé direct. Mais il faisait jour. Mais ça va aller. Au pire, ils risquent rien équipés de trois kilos de bonbons et d'un humour douteux, mh ?! L'Écossaise entraîne l'ancien Gryffondor vers un arbre énorme aux racines noueuses, accrochées en partie aux rochers. Ah voilà. Voilà, c'est car il faut précisément passer entre les racines basses de l'arbre pour trouver le tunnel d'accès à l'observatoire. Protégé par des runes qu'elle désactive en un tour de magie, le passage ressemble à celui qui relie Poudlard à la cabane Hurlante, sauf qu'il est plus court.
— Ce soir, ...j't'enferme dans ma grotte Elliot Blackburn, mouhahahaAHA !!!!!!!! rit l'aînée Carter, euphorique d'avoir trouvé l'accès aussi facilement. Elle accélère le pas, son sac bringuebalant à l'épaule.
Ils débouchent enfin sur l'Observatoire ! Un modeste paradis d'intimité, selon Owen Carter, sans aucun doutes beaucoup trop grand pour être debout partout ici. En effet, creusé à même la roche, l'abri possède un dôme central, plusieurs alcôves irrégulières et une mezzanine étroite. Freya range sa baguette et allume les lanternes de trois sortilèges maîtrisés. Alors, Elliot peut remarquer le confort sommaire de la cache abandonnée et poussiéreuse. Faut qu'j'aménage, commente la sorcière en s'approchant d'un pan entier de la paroi semblable à une vitre composée de facettes hétérogènes. À cet endroit, le sol aussi à l'air d'être en verre. Tu verras demain. Là on voit toute la vallée, on est au-dessus du vide. De l'extérieur c'est juste de la roche. Elle observe la réaction d'Elliot, puis traverse le dôme en direction d'une alcôve en forme de bulle couverte de feuillage. Là, on voit la forêt. Les animaux nous voient pas. Mais y'a une source d'eau, donc on peut les observer. Sauf qu'à cette heure-ci, tout est noir. Soudain un piaillement retentit, et Freya se précipite vers l'échelle qui mène à la mezzanine. Là-haut, un accès est donné aux rapaces. Par exemple, pour recevoir du courrier. Faudra qu'j'demande à Horace s'il est déjà venu, se questionne la rouquine à voix haute. Elle saute jusqu'au sol, devant Elliot.
— Alors, t'en penses quoi ?
Freya Carter a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !
- Sortilège
- Sortilège de Combustion
- Difficulté
- 4
- Résultat D20
- 5
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 10
Freya range sa baguette et allume les lanternes de trois sortilèges maîtrisés.
Autres résultats possibles
Freya range sa baguette et allume simultanément toutes les lanternes d'un geste maîtrisé de la main.
Freya range sa baguette mais la ressort pour allumer les lanternes, après avoir échoué avec la manumagie.
Freya range sa baguette mais la ressort pour allumer les lanternes en trois fois, après avoir échoué avec la manumagie.
Message publié le 21/01/2026 à 09:49
Occupée à chercher parmi la foule toutes les bannières au nom d'ALISON pour les compter avec Marley et faire passer le temps pendant que sa sœur s'enfonce entre les monolithes, Freya se tourne, et aperçoit soudain Sasha dans leur gradin. Heureuse d'enfin le croiser depuis qu'elle a appris son retour à Poudlard, la sorcière le salue vivement de loin, puis se lève, entraînant le benjamin avec elle. Marley viens, j'vais t'présenter quelqu'un. Elle prévient son père en pleine conversation à côté du frère d'Elliot et progresse en direction de l'Ukrainien.
Leur relation avait été rythmée à base de méfiance et de clémence, mais jamais l'aînée des Carter n'avait pu accorder une pleine confiance au Slave. À cause de son vécu en grande partie, et parce qu'il était trop proche de ses petites sœurs - presque ses filles - pour qu'elle reste totalement objective. Le savoir de nouveau à l'école avec Charlie et Alison force Freya à s'impliquer, d'une manière ou d'une autre, et montrer qu'elle ne ferme pas les yeux. Alors, les yeux ouverts et la voix gonflée d'assurance, elle s'approche, Marley derrière elle. Salut Sasha ! C'est ta sœur ? Tu es Kalina ? articule-t-elle à l'intention de la jeune fille.
— Je m'appelle Freya, je suis la grande sœur de Charlie et Alison. Et là, c'est mon p'tit frère, Marley, ses prunelles noisette dévient de Kalina vers Sasha tandis qu'elle présente le rouquin en s'asseyant à leurs côtés. Au bout du banc, Marley observe silencieusement les deux Gryffondor. Charlie m'a dit qu'tu s'rais occupé pour passer, j'suis contente de te croiser aujourd'hui du coup. J'suis venue fin septembre pour l'entretien des balais, mais tu devais pas être dans le coin. Elle sourit, puis surveille brièvement l'écran dans lequel Alison continue de marcher au milieu de la roche et de la végétation avant de s'en retourner à son petit frère. Marley, t'as dit bonjour ?
— Bonjour, se contente d'obéir le nouveau benjamin Carter.
Message publié le 19/01/2026 à 00:22
— Tu verras, s'était contenté de répondre Freya en souriant malicieusement au Gallois avant de lever un sourcil face à son stockage de confiseries. Au moins, elle pouvait être sûre que l'idée du magasin de bonbons avait fait mouche (au caramel) ! Et pendant qu'il a continué de dévaliser les rayonnages, elle a rangé leur bordel à l'aide de quelques sortilèges. Tes poches sont pleines, j'crois. Il était temps de passer à la suite. La rouquine a pris deux minutes pour remercier et saluer sa complice, la vieille propriétaire d'Honeydukes, et ils sont retournés tous les deux dans les ruelles sombres du village.
Les voici en route vers la colline surplombant Pré-Au-Lard, un mystérieux sac en toile beige accroché aux épaules de l'aînée Carter. L'infime croissant de lune flotte toujours entre les nuages cotonneux. C'est de là qu'j'entends l'mieux quand on se smartphone, dit-elle en désignant un banc perdu au milieu des buissons. Mais ils passent le banc sans s'arrêter et Freya utilise sa baguette pour créer un halo de lumière et éclairer leurs pas.
Athlétique, la Poufsouffle avale facilement le sentier qui commence à devenir plus abrupt sous leurs chaussures. J'arrive pas à m'dire qu't'es là avec moi, c'est improbable, ça t'fait pas bizarre toi ? Elle interroge Elliot d'un regard complice, mais retrouve vite sa concentration à suivre le bon chemin parmi les roches et les sapins. À ce stade, leurs respirations sont amples et leurs corps réchauffés. Quelques minutes après, un grand-duc hulule de façon distinctive. Ah, MacDuff doit être dans l'coin, commente Freya en levant la tête sans être capable de le trouver. Les sœurs Carter savent que le rapace veille sur elles lorsqu'ils les voit en dehors de la maison.
À la suite d'un passage un peu trop raide, l'Écossaise profite d'avoir eu l'aide d'Elliot pour ne plus lui lâcher la main. Leurs doigts entremêlés, elle ralentit l'allure. Ils progressent désormais le long de l'un des balcons de pierres entre Pré-Au-Lard et le village voisin, Little Hexley. À bonne hauteur, seules de minuscules cheminées et des points lumineux leurs parviennent à travers la cime des résineux. L'endroit où j't'emmène, en fait, c'est un endroit où j'vais pouvoir crécher de temps en temps, pour rester dans l'coin, mais avoir mon intimité, tu vois ? Son regard sonde celui d'Elliot malgré la pénombre. Elle sourit, excitée de lui partager ce secret.
— Ça s'appelle l'Observatoire, juste... bah parc'que c'est un ancien observatoire à créatures magiques quoi. Tu verras, c'est un peu aménagé, fin à l'ancienne quoi, en fait mes parents l'ont eu d'un pote à eux qu'est parti vivre en Roumanie y'a genre 20 ans, et qui leur a filé. Ça fait une cabane en forêt, loin des journalistes, caché et tout. Mon père veut plus v'nir à cause des souvenirs avec ma mère, mais moi en vrai, j'étais trop p'tite quand on venait, j'ai pas de souvenirs là-bas. Donc il a dit qu'j'avais qu'à l'prendre pour me faire un coin tranquille. À mesure qu'elle a parlé, la route est redevenue escarpée. Obligée de lâcher les doigts du Gallois, Freya passe devant lui et ouvre le chemin en direction de l'observatoire, impatiente d'y arriver, et impatiente d'avoir son avis sur l'endroit.
Message publié le 16/01/2026 à 15:37
Le rire d'Elliot détrône la Couinesouris. Freya s'en délecte, amoureuse de l'entendre s'marrer et de le voir faire des pitreries juste pour provoquer le sursaut de ses tâches rousses, encore une fois. Ils sont idiots, mais être idiots ensemble, ça prend tout son sens. Alors à débattre des règles et à jouer sans aucun sérieux, le bilan est terrible - du côté de l'aînée Carter du moins. Essuyant une larme de rire, elle renifle, faussement désespérée. Nan mais vas-y ! Quatre minutes pour moi et huit minutes pour toi, concède la sorcière en fixant le tas de bonbons déjà bien entamé. Ses phalanges éloignent une fée trop curieuse, et saisissent la boîte Éléphant à bicyclette, qu'elle montre au Gallois. On s'garde ça pour après ? Faut dire qu'ils ont avalé un paquet de sucre en une heure de temps. La totalité des mouches caramel ont disparu, et une grande partie des fudges aussi. P'tain j'ai toujours un vieux goût de poisson sur la langue, c'est deg' là, dit-elle avant de croquer une poignée de billes explosives aux fruits.
Compétitrice mais pas rancunière, la rouquine pose un index contre sa bouche dans laquelle résonne un bruit sourd de pétarade et fait mine de réfléchir en roulant des yeux à droite et à gauche. Qu'esch'qu'ch'vais bien pouvoir te demander pendant quak're looongues minutes ? Elle mâchonne malicieusement, puis commence à glisser les confiseries dispersées sur le comptoir à l'intérieur d'un grand sac logoté Honeydukes blanc à rayures rose. On reste pas ici hein, poursuit-elle, affairée au-dessus des bonbons. J'ai prévu autre chose. Son regard scrute rapidement la réaction du batteur. Jusqu'à maintenant, Freya peut estimer que la soirée se déroule au mieux. Elle sourit en coin alors qu'une fée chahute entre les mèches foncées d'Elliot. Même en privatisant le magasin tu trouves le moyen d'te faire harceler quoi, ralalaaa, la célébrité. Le ton est gentiment moqueur, car elle sait bien en réalité à quel point l'omniprésence des fans peut être étouffante.
— T'as rien contre une p'tite randonnée ? questionne l'Écossaise en s'approchant du brun. C'pour rééquilibrer ta diète sportive. Et accessoirement, j'avais envie d'aller marcher avec toi. Leurs prunelles se croisent, celles de Freya brillantes à cause de leurs rires et des sentiments qui frappent à son cœur. Éprise d'Elliot, elle tend ses lèvres et quémande silencieusement un bisou.
Message publié le 15/01/2026 à 08:24
— Elliot Blackburn, ce ne sont pas nos capacités qui déterminent ce que nous sommes, ce sont nos choix, avait récité Freya, l'index dressé au-dessus de lunettes imaginaires, imitant le tableau du vieil Albus Dumbledore accroché à Poudlard. Leurs rires partagés ont tellement agités les fées d'éclairage, qu'elles sont sorties du bocal pour voler joyeusement entre les rayonnages du magasin, dessinant des boucles lumineuses dans l'air rempli de sucre. Hé-hé-hé, ta-ta, intervient la Poufsouffle hilare après la dégustation théâtrale d'Elliot, nan, c'pas une minute à chaque fois, c'est une minute quand JE joue, mais quand tu joues, tu gagnes rien ! Et, quoi ? Un Oscar ? Elle le fixe, puis sa main dramatiquement levée retombe afin de piocher une dragée au hasard, les yeux fermés.
Lorsqu'elle ouvre les paupières et voit la danse du brun, Freya pouffe en cachant sa bouche. Tu m'fais rire aussi, ça compte pas ! Attends ! proteste-t-elle, empêtrée avec le bonbon qui lui colle aux dents. Heureusement, c'est supportable cette fois - savon peut-être ? un mauvais-bon goût, comme on dit. La rouquine assure, et singe même le léchage de doigts du Gallois. Moi aussi, un pur délice, chantonne-t-elle fièrement. Elle fouille distraitement parmi les confiseries étalées devant eux.
— J'vais prendre une Couinesouris par simple gourmandise, j'précise, car ma dragée était pas dégueux du tout ! Elle croque le fondant sucré parfum framboise et un couinement distinctif s'échappe d'entre ses molaires. Conk'rairement à toi, ch'pense que ch'peux gagner au moins k'rois ou quak're minutes, prononce Freya avant de repousser la boîte de dragées surprises vers Elliot. Elle termine sa bouchée. Tu devrais avoir super peur, Blackburn. Une fée téméraire frôle sa joue dans un virage mal négocié.
Message publié le 13/01/2026 à 19:39
— Ça f'sait longtemps tiens ! qu'elle avait pas entendu Elliot utiliser l'une de ses expressions de gosse mal élevé des quartiers pauvres de Cardiff. En troisième année, l'explication du Gryffondor à propos du terme moldu "brouteuse de gazon" avait plongé l'ensemble du groupe d'amis dans un fou-rire incontrôlable et enflammé Freya jusqu'au bout des oreilles. Elle tenait difficilement les poker face à l'époque, ça n'a pas tellement changé. D'ailleurs, elle rigole déjà, amusée d'avance, et suit le Gallois au comptoir du magasin. Le parc et les Trois B ? Nan, j'ai mieux, assure distraitement la sorcière en admirant leur sélection de confiseries étalée devant eux. Sa paume saute sur le triton évincé qu'elle récupère prestement. Oh j'confirme, j'préfère être moi maintenant, qu'moi avant quand même. Sans plus de cérémonie, elle croque la queue du bonbon au gingembre tandis qu'Elliot se concentre. Il est ridicule. Elle rit. Jamais dans l'excès hein ! Cependant, son regard détaille les faits et gestes du brun, à savoir, est-ce qu'il triche ou pas ?
Les prunelles brillantes, la rouquine cherche un signe, le début d'une grimace, n'importe quoi pour accuser Elliot d'avoir craqué, mais en vain. Tu commences à avoir des rides au coin des yeux, là, nan ? se contente-t-elle de siffler, l'air de rien, alors qu'il mâche sa dragée. Ça le déstabilise pas tant. Il est fier de réussir. Freya applaudit mollement, sa bouche retenant un sourire. Oui oui, bravo. Par contre t'as encore oublié un truc, on gagne quoi, on perd quoi, mh ? Elle le dévisage malicieusement en prenant la boîte de bonbons entre ses doigts.
— Ok j'sais, débute-t-elle en tapotant le couvercle. Pour chaque grimace que j'fais, tu gagnes une minute pendant laquelle t'es maître de la situation, tu décides c'qu'on fait, j'ai pas l'droit d'protester. Et l'inverse si tu fais une grimace bien sûr. On compte les minutes et on f'ra ça après, ok ? Sa tête penche légèrement de côté, gamine, tandis qu'elle ferme les paupières et pioche un bonbon avant même d'écouter l'avis du batteur. Elle lance la dragée contre sa langue.
Dès la première seconde, Freya regrette. Clairement la bouffe pour chien. Elle ouvre les yeux, se jette sur une mouche au caramel et la mâche rapidement en essayant d'avaler les deux. Putain ! Nan mais moi j'ai directement l'pire quoi ! J'suis sûre qu't'as eu confiture t'étais trop serein ! Elle reprend une autre petite mouche sucrée et la mordille frénétiquement. C'est dégueux putain ! Pour la poker face, faudra repasser. La rouquine se marre en remarquant l'expression victorieuse d'Elliot. Hey j'ai pas dit mon dernier mot, si ça s'trouve j'aurai que des bons après hein. Allez, à toi, ajoute-t-elle en lui filant la boîte.
Message publié le 12/01/2026 à 23:30
— Elliot Blackburn, j'ai effectivement privatisé une confiserie, confirme Freya en opinant du chef, à la fois fière de son idée et heureuse d'entendre l'excitation du Gallois. Panier sous le bras, elle le suit dans les rayons, un sourire de con gonflant ses joues tâchées de rousseur, tandis qu'elle regarde distraitement les formes et les couleurs des bonbons. Un sachet attire son attention. À ce moment précis, Elliot brandit une barre de pâte à mâcher à la bave d'escargot devant son nez, et la balance au fond du panier. Elle rit. Arrête j'allais prendre les gommes de limaces ! Mais après réflexion, elle jette plutôt son dévolu sur un paquet de Chococuisses de grenouilles, une fossette malicieuse au coin des lèvres.
Plus loin, le Gryffondor commence déjà à se goinfrer. Elle récupère le sac de bonbons explosifs et le dépose avec leur sélection en lançant son menton vers la gauche. Là-bas, juste à côté des fondants. Et avant, j'ai rien entendu à cause du bruit, répond-elle, visiblement amusée, et pas trop désolée de foirer le taux de sucre dans le sang d'Elliot pour cette soirée.
Elle attrape une boîte en métal sur laquelle apparaît l'inscription "Éléphant à bicyclette", sachant pertinemment qu'elle contient des confiseries en formes d'animaux et de locomotives aux effets fulgurants. Sans réfléchir davantage, elle la met dans le panier. Tu t'souviens d'mon parfum préféré de Bertie Crochue ? balance ensuite l'aînée Carter en se rapprochant à nouveau du brun.
Herbe, contre toute attente. Deal on s'en fait une ? Elle grimace d'avance, mais ne peut s'empêcher de vouloir reproduire leurs fou-rires de pré-adolescence. Par contre j'vais prendre des mouches au caramel pour faire passer les mauvais goûts alors, commente l'Écossaise en se dirigeant vers une étale de vrac. À son tour, elle saisit une pelle et remplit un sac de mouches, de Couinesouris, et de fudges à l'Alihotsy. Après l'avoir mis avec le reste, ses prunelles noisette glissent le long des jarres de gommes au fruit, et elle ouvre l'une d'entre elles, alléchée par une Patacitrouille, qu'elle enfourne directement dans sa bouche. Mhr, cha hait une flombe futain ! Surveillant du coin de l'œil Elliot, Freya continue sa promenade parmi les rayons qu'elle connaît bien, pour y avoir traîné une partie de son enfance.
— Alors, t'penses quoi d'pouvoir revenir ici en toute tranquillité ? s'enquière quand même la rouquine, toujours soucieuse de l'avis du joueur de quidditch.
Message publié le 12/01/2026 à 19:25
L'excuse d'Elliot pour leur premier bisou avec la langue ? Goûter le parfum de glace choisi par Freya au printemps de ses treize ans. Ils étaient juste sous l'arbre, presque au banc du dirico. Elle avait lui avait pas laissé un seul gramme de sorbet sureau-fraise dans le pot, il en a profité. Elle était rouge comme un fanion Gryffondor après ça. C'est l'genre d'expérience qui rend un peu con, un peu accro. C'était meilleur que le sorbet sureau-fraise, et Freya n'a jamais oublié.
Front contre front, elle se demande s'il se souvient, un sourire timide au coin des lèvres, qu'il dévore vite. Elle laisse sa tête basculer doucement dans la paume d'Elliot, et succombe, les doigts sur son épaule. Oui, ses joues s'empourprent, et oui, les mains du Gallois la font sentir vivante. Ça change des posters qui se contentaient de lui jeter des clins d'œil débiles les dix dernières années. Un nuage de vapeur enveloppe leurs gueules amourachées. Freya croise à peine le regard embué du sorcier, qu'il replonge déjà, et l'entraîne vers une deuxième vague, plus chaude, plus passionnelle encore. Rien à voir avec Jun, évidemment.
C'est difficile de s'arrêter. Un nouvel hululement lui rappelle la présence de MacDuff au-dessus de Pré-Au-Lard, et d'autres paires d'yeux intrusifs, potentiellement. Elle retient Elliot d'une main douce autour de ses mâchoires, et le fixe, un peu fiévreuse, un peu con, un peu accro. T'embrasses bien pour un puceau, raille-t-elle gentiment en référence à leur appel de dimanche soir.
— J'te rassure, j'ai pas prévu que l'banc, continue l'Écossaise qui se détache du batteur et se redresse en rajustant sa cape sur d'elle. À nouveau, il fait froid.
Un coup d'œil aux alentours suffit de constater qu'ils sont toujours seuls. Pour autant, prudente, elle range ses mains au fond de ses poches, et guide Elliot en direction du village. Sur la route, elle ramasse un escargot. Tiens, l'apéro, dit-elle en le tendant à son voisin.
Très vite, les habitations familières bordent le chemin de pavés. Freya contourne la rue principale et emprunte une ruelle plus sombre, plus étroite. Attention aux caisses, prévient-elle à proximité des arrières de certains magasins. Enfin, elle s'arrête devant une petite porte en bois et toque trois fois. Son regard trouve celui du Gryffondor brièvement. T'es pas au régime j'espère ! Un grincement empêche Elliot de répondre. Une femme âgée vêtue d'une robe longue et d'un gilet de laine épaisse les accueille dans les réserves de la boutique de bonbons. Au milieu des stocks de confiseries magiques, elle donne une accolade à la rouquine avant de faire entrer la célébrité qu'elle salue poliment. Le ton est bienveillant ; c'est clairement une dame qui a vu grandir Freya et qui lui rend un service avec plaisir. Elle signale que les rideaux sont tirés, puis désigne la porte menant au magasin et souhaite un bon moment "aux deux jeunes", qu'elle sera à l'étage quand ils voudront partir.
Alors soudain, Elliot et Freya se retrouvent chez Honeydukes, la mythique confiserie de Pré-Au-Lard dont chaque gamin rêve pendant toute sa scolarité. Les lumières sont tamisées ; à peine quelques lanternes et le grésillement d'un globe de fées. La rue est camouflée derrière plusieurs rideaux. Les bonbons n'attendent qu'eux et l'aînée Carter saisit un panier. Tu veux quoi ? Ses propres yeux brillent comme ceux d'une petite fille.
Message publié le 09/01/2026 à 02:11
Fin septembre donne déjà des températures hivernales à Pré-Au-Lard et Freya remarque la vapeur qui accompagne chaque parole prononcée par Elliot. En l'écoutant parler, elle crochète son pied du sien, affectueusement. Ça l'empêche aussi de faire rouler des cailloux sous sa propre ranger ; ils ont toujours été plus doués à deux, pour se canaliser. Hornette, ton remplaçant ? On n'entend jamais parler d'lui, commente la rouquine branchée en permanence sur Radio Quidditch au magasin. Qu'est-ce qu'il fout à c'poste, déjà ? Les batteurs c'est des bourrins - ou des bourrines, en général, pas des trouillards. Elle le dit sans arrière-pensée, ayant une connaissance naturellement assez pointue des compositions d'équipes de quidditch du monde entier. Chaque place requière une personnalité adaptée et rares sont les exceptions chez les joueurs de haut niveau. Ils ont beau s'amuser parfois à réinventer des équipes entre membres du personnel OCQ, ils refoutent souvent les mêmes numéros aux mêmes postes. Ou alors, il décale en France. À Quiberon j'les ai trouvé presque, ...délicats ? Elle pourrait causer de quidditch comme ça pendant des heures en vérité, mais Elliot glisse d'un sujet à l'autre, plus ou moins subtilement.
— Tu veux parler de Jun ? demande Freya, persuadée que son ex-petit ami Japonais deviendrait un sujet tabou désormais. Elle range une mèche de cheveux roux derrière son oreille sous sa capuche, et réfléchit aux trois derniers jours en compagnie du synthétiste. On a bossé ensemble mardi et aujourd'hui parce que lundi j'étais en boutique. Écoute ça va. Après il est pas du genre à faire du forcing, 'fin, même quand on était supposés être ensemble... bah il s'passait quasiment rien quoi. À haute voix, ça semble encore plus ridicule, et l'Écossaise s'en rend compte, détournant le regard vers le gargarisme de l'eau quelques secondes. J'te jure, y'a eu plein de moments où j'me demandais c'que j'foutais avec lui, avoue-t-elle avant de ricaner honteusement. Au loin, un hibou pousse son "ouh" distinctif. La sorcière frissonne. Elle affronte de nouveau les yeux sombres d'Elliot. C'est hyper égoïste hein, mais j'crois que j'voulais juste pas être seule, j'l'admets. Elle hausse les épaules, son pied toujours contre celui du brun.
Puis d'un geste spontané, Freya laisse son coude glisser jusqu'à toucher le coude d'Elliot, et se rapproche pour coller leurs fronts ensemble. Tu m'en veux beaucoup ? murmure-t-elle à la seule intention du Gallois. Son parfum l'envahit, son cœur tambourine sans prévenir. Le ruisseau s'est tu. Elle ferme les yeux. Tu m'en veux beaucoup d'avoir tout rendu compliqué ? T'as l'droit tu sais.