Homme
17 ans
Né-moldu
Britannique
Identité
-
- Septième année
- Surnoms : --
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 13/01/2026 à 02:05
S'il y a une chose à laquelle ne s'attendait pas Mellitus, c'était d'être interpellé pendant sa séance de sport. Les gens avaient tendance à choisir un autre contexte pour aborder autrui. Avant de répondre, il dut réprimer l'écho de la sévère voix paternelle qu'il entendait claironner : "Excusez-moi, c'est un ordre. Quand on est bien élevé on demande pardon." Si lui avait acquis l'habitude d'observer systématiquement cette discipline, il ne s'offusquait pas que d'autres ne soient pas si rigides en s'adressant à lui. Soit, la jeune fille qui l'avait sollicité devait avoir une raison et celle-ci était possiblement d'une certaine importance compte tenu des circonstances.
À l'aide de la serviette qu'il portait autour du cou, il épongea sommairement son visage luisant puis sa nuque. Une bourrasque glaciale lui arracha un frisson tout en déclenchant son réflexe pilo-moteur, parsemant sa peau d'une texture granuleuse. Quelle riche idée d'aller se faire suer dehors dans pareilles conditions météorologiques.
— Me parler à moi ? Enfin je veux dire, oui bien sûr. À quel propos ?
Le Serdaigle observa plus attentivement son interlocutrice. Elle avait quelque chose de vaguement familier. Après bientôt sept ans passés presque cloîtré dans ce château avec quasiment toujours les mêmes personnes, tous les élèves d'un âge avoisinants avaient quelque chose de familier. Mais là c'était un peu plus évident que cela, ils avaient dû se croiser récemment. Ils ne se connaissaient pas davantage pour autant. La demoiselle était vêtue avec un certain goût, du mauvais goût selon les critères de Mellitus mais il s'interdirait formellement de jamais le mentionner. Sa coquetterie apparente laissait le jeune sorcier dubitatif. Pourquoi s'infliger une tenue aussi peu commode ? Peu importe, cela ne le regardait pas. Elle avait délibérément choisi de s'habiller de la sorte, cela devait donc lui convenir à elle et il n'y avait rien à redire à cela.
Le regard de Mellitus s'arrêta sur un détail impromptu. Quelque chose jurait dans le cadre qu'il fallait reconnaître assez idyllique de l'école. Quelque chose de minuscule, insignifiant même. Et pourtant cela avait capté son attention.
— Tu veux bien m'excuser un instant s'il-te-plaît ? Il y a... un truc. Là.
Le Serdaigle contourna sa condisciple pour s'approcher en fronçant les sourcils de ce qui l'intriguait. Un simple bâtonnet tombé par terre. Vu la propreté impeccable du terrain scolaire, découvrir un déchet équivalait à tomber sur un trésor perdu quoique sans valeur. Néanmoins, cette idée amusa Mellitus qui se surprit à sourire et ramassa le détritus pour le jeter plus tard à un endroit approprié. Il reporta ensuite son attention vers la jeune fille en lui présentant le bâtonnet comme s'il s'était agi d'une relique.
— Merci d'avoir patienté. Ça doit être pour ça que les bonbons collent : pour éviter que nos cadets ne les perdent par mégarde. C'est la première fois que je vois une ordure traîner. Elle a dû échapper à la vigilance de nos amis les elfes, la coquine. Mais je me comporte en malotru. Mellitus, et toi ?
L'intéressé essuya soigneusement sa main sur sa serviette avant de la tendre à cette pauvre jeune fille apparemment un peu timide qu'il avait irrévérencieusement fait attendre. "C'est marrant, sa tenue contraste avec son attitude réservée," remarqua-t-il ce faisant.
tl;dr : Mellitus éponge sa sueur, demande à son interlocutrice de patienter un instant et ramasse un détritus avant de se présenter.
Rendez-vous chaleureux sous la neige fondante
Message publié le 13/01/2026 à 00:30
Le problème avec les rendez-vous, c'était l'étiquette ambiguë qui en régissait les convenances. Bien sûr, interdiction formelle d'être en retard. Jusque là c'était facile ; pas de quoi s'interroger. Mais se pointer à l'avance pouvait, paraissait-il, avoir des implications tacites plus ou moins négatives. Trop tôt ? Potentiellement malpoli voire pire. Pile à l'heure, cela demandait une organisation méticuleuse et ne laissait aucune marge à l'imprévu. Et puis Mellitus trouvait cela un peu rigide. Pour ne pas dire psychopathique. Mais quand y aller alors ?
L'esprit vagabond revint à l'objet de la réflexion qui avait dérivée. Il fallait opter pour le manteau dont il se couvrirait pour braver la rudesse de l'hiver écossais. La cape en laine jurait avec sa tenue mais avec la veste rembourrée... "avoue, t'as l'air d'une dinde de Noël mal farcie là-dedans". À quoi bon tergiverser, il n'y avait rien de formel à aller prendre l'air avec une camarade de classe alors autant couper court aux élucubrations stylistiques et se rendre service en optant pour la praticité. La dinde allait être servie.
Emmitouflé en bon moldu, le jeune homme emporta deux petites gourdes isothermes avant de gagner les portes du château d'un pas décidé en consultant sa montre. Il aurait un peu d'avance. Bien. Et quand il parvint à celles-ci, soudainement tout n'allait plus bien. Nellie était déjà là à faire le piquet et alors que Mellitus commençait à distinguer la morsure rougeâtre du froid sur le bout de son nez, il se demanda depuis combien de temps elle l'attendait et quelle était l'ampleur du retard qu'il avait pris. Sa montre était-elle déréglée ? Paniqué, il pressa le pas et héla la demoiselle autour de laquelle dansaient les premiers flocons de cet hiver.
— Hey, Nellie ! Ça fait longtemps que tu attends ? Je te prie d'accepter mes excuses, je croyais être à l'heure. T'as l'air frigorifiée. Attends...
Ce qui lui avait plus tôt semblé être superflu allait finalement peut-être se révéler une prévoyance providentielle. Mel extirpa de ses profondes poches les deux gourdes qu'il tendit à sa congénère avec un sourire contrit et des yeux de biche qui suppliaient l'absolution.
— Chocolat chaud. Bien sucré, pas trop sucré, précisa-t-il en soulevant légèrement les contenants respectifs l'un après l'autre.
tl;dr : Mellitus se pose trop de questions inutiles avant de rejoindre Nellie, croit être en retard et profère des excuses maladroites avant de lui proposer du chocolat chaud.
Message publié le 12/01/2026 à 21:18
Enfin le week-end ! Nombre d'élèves partageaient la joie de cette pause bienvenue entre deux semaines de cours bien remplies mais concernant Mellitus, la raison divergeait peut-être un peu de ses congénères. Il adorait les cours, chaque infime détail du monde magique l'émerveillait comme un enfant. Non, ce qu'il appréciait vraiment pendant le week-end, c'était de pouvoir laisser son uniforme traîner en boule au pied de son lit et de se prélasser dans ses fringues moldues.
Quoique prélasser n'était pas tout à fait le terme de circonstance. Malgré les températures basses de la saison, l'adolescent avait profité d'un temps dégagé pour se vider l'esprit le temps d'un bon footing revigorant et de quelques exercices de musculation. Mel goûtait la sagesse de Juvénal et se faisait un devoir d'entretenir son corps et son esprit à égale mesure, ce qui impliquait une pratique régulière du cardio pour rivaliser avec son investissement académique.
Le prix à payer quant à lui était pour le moins désagréable : dégoulinant de sueur, il reprenait son souffle dans la cour de l'horloge avant d'attaquer sa prochaine série, le vent mordant le harcelant de ses assauts glacés contre la chaleur moite de l'effort fourni. Le contraste était fort déplaisant en termes de sensations mais Mellitus s'en accommodait sans sourciller. La douche qui ne manquerait pas de suivre n'en serait que plus délicieuse encore.
Ses dernières séries complétées quelques minutes plus tard, le Serdaigle se livra aux étirements adéquats tout en haletant de grosses volutes blanches qui s'épanouissaient brièvement dans l'air avant de faner et mourir aussi vite. Leur vue insuffla à Mellitus l'irrépressible envie d'enfourcher un balai et d'embrasser la liberté des nues qui lui demeurait hélas inaccessible. Il ne disposait pas de son propre balai et déchu qu'il était de son équipe de Quidditch, les occasions d'en emprunter un ne s'offraient guère plus à lui, le clouant implacablement au sol.
Égaré dans ses songeries après avoir été concentré sur l'effort, l'accroc qu'il avait malencontreusement fait dans la veste d'un rouge tape-à-l'œil de son survêtement échappait encore à son attention. Rien qu'un reparo ne puisse résoudre, une formule que Mellitus connaissait sur le bout des doigts. Dans les faits, il peinait pourtant encore à l'exécuter fiablement.
tl;dr : Mellitus fais de l'exercice à l'extérieur et s'arrête dans la cour de l'horloge pour ses étirements sans remarquer la déchirure, petite mais ostensible, dans ses vêtements.
Pommier et statue de sel [cours]
Message publié le 11/01/2026 à 23:35
"J'ai pas signé pour ça," maugréait l'adolescent en jetant sa cape en laine par dessus ses épaules afin de braver l'hiver nocturne et de gagner les serres pour le cours de botanique. Le soir c'était fait pour s'alanguir paresseusement dans un fauteuil douillet en pyjama et en bonne compagnie : Mary Shelley, Georges Orwell, Emily Brontë... ou même Homère. C'était toujours sympa de lire une nouvelle édition de l'Odyssée et de comparer les traductions et interprétations. Surtout en cette saison où l'on pouvait ajouter au nécessaire de confort un délicieux chocolat chaud devant l'âtre.
Cependant, s'il regrettait le doux foyer de la tour des Serdaigle, sa curiosité était piquée. Le professeur Ravental ne semblait pas être homme à faire les choses par hasard ou excentricité. Quelle raison pouvait bien avoir ce dernier d'organiser son cours au clair de lune ? La plupart des plantes préféraient Hélios à Séléné, aussi cela laissait-il supposer que le cours concernerait l'une des quelques qui s'épanouissaient la nuit et Mellitus employa son trajet à essayer de deviner de laquelle il s'agirait. Son opinion n'était pas encore arrêtée quand il franchit le seuil de la serre numéro trois et découvrit la réponse à ses interrogations.
— Le Fruit du Péché... murmura-t-il audiblement en apercevant le pommier, ne pouvant s'empêcher de sourire pour lui-même. Bonsoir professeur, bonsoir tout le monde, ajouta le Serdaigle en remarquant seulement que les lieux étaient déjà bien remplis.
L'ironie de la chose l'amusait beaucoup et il était désormais ravi d'avoir été arraché au confort de son foyer scolaire pour un sujet si intrigant. Quoiqu'il n'en trouvait pas l'uniforme plus seyant pour autant et s'empressa d'ôter sa cape, résistant à peine à l'impulsion de se débarrasser dans la foulée de sa robe, défaire sa cravate et déboutonner sa chemise. L'objet du cours soulevait de nombreuses interrogation tout de même. Ravental inviterait-il les élèves à tenter l'expérience transcendante de croquer la pomme ? Cela entraînait des risques et surtout... "Succomberais-je à la tentation ?"
Le regard du blondinet balaya l'assistance. Il ne connaissait que vaguement les élèves présents mais il lui semblait reconnaître des personnes qui, selon ce qu'il avait pu entendre au détour des conversations, disposaient d'un certain statut. Lui, il n'était personne à Poudlard et cela lui convenait parfaitement. À Cambridge, il fut une époque où il était "fils de" et il abhorrait cela. Aujourd'hui, il y était plutôt persona non grata et c'était très bien ainsi. Il ne rechignait pas le moins du monde à se mêler aux autres, indépendamment des classes sociales ou des maisons qui étaient, à son grand désarroi, parfois prétexte à la ségrégation mais il ne refoulait pas pour autant un côté communautaire qui l'attirait plus facilement vers les autres Serdaigle. Deux élèves de sa maison se trouvaient là et l'une d'elle s'esbaudissait auprès des bien-nés. Autant ne pas les déranger. Il se rapprocha donc nonchalamment, un sourire avenant aux lèvres, de la seconde qu'il avait par ailleurs déjà croisée lors de la sortie à Pré-au-Lard précédant la reprise des cours.
— Salut ! On a un sujet des plus intéressant ce soir, pas vrai ? lança-t-il en désignant d'une œillade l'arbre qui trônait fièrement au centre de la serre. Tu penses que Monsieur Ravental a l'intention de nous faire goûter au fruit défendu ?
"Si elle te met un vent, tu prétextes une crampe d'estomac et tu t'éclipses cinq minutes avant de revenir avec un cache-nez et des lunettes de soleil," planifia Mellitus en son for intérieur. Depuis l'an dernier, il se découvrait une phobie du rejet qui gangrénait la moindre de ses interactions sociales.
tl;dr : Mellitus arrive dans la serre, sourit en découvrant l'arbre et salue à la cantonade avant d'aborder Nellie Butler.
Message publié le 03/01/2026 à 23:58
C'est d'une humeur plutôt maussade que je descendis de la tour qui abritait la salle commune des Serdaigle. Isha m'avait envoyé paître une fois de plus, la quatrième depuis le début des vacances et je commençais à me demander si cela valait encore la peine d'essayer de lui proposer quoi que ce fût. Au fond, notre relation s'était dégradée depuis l'année dernière et je le soupçonnais de m'en vouloir de m'être fâché après qu'il m'eut évincé de l'équipe de Quidditch. C'était ridiculement puéril de sa part. J'avais bien le droit de m'insurger que mon meilleur ami m'ait jeté comme un malpropre, non ?
Quoi qu'il en fût, l'heure du rassemblement avant de partir pour le village approchait et je n'allais pas laisser Isha m'empêcher de profiter de cette sortie. Certes, l'école était paisible pendant les vacances et les avantages à y demeurer ne manquaient pas mais les occasions de s'ennuyer étaient tout aussi nombreuses et visiter Pré-au-Lard me ferait le plus grand bien. J'y voyais aussi l'occasion de faire de nouvelles rencontres. Mes potes habituels étant rentrés chez eux, je n'avais personne pour m'accompagner et aucune intention de m'accommoder de la solitude.
J'arrivai dans la cour parmi les premiers. Manifestement, le professeur Ravental nous accompagnerait pour cette excursion hors du château. C'était quelqu'un d'impressionnant avec sa carrure massive et son allure austère. Le genre d'homme respectable et inspirant pour qui j'avais énormément de respect. Et surtout, auquel j'espérais ne jamais ressembler car tout chez lui m'évoquait mon cher géniteur. Je m'approchai néanmoins de lui, conscient que ma dégaine plus que décontractée ne devait pas être à son goût.
Un bonnet estampillé New Orleans Pelicans me coiffait, encadrant mon visage à moitié dissimulé par l'écharpe de ma maison qui surmontait une veste en duvet bien isolante mais achetée d'occasion et dont l'état trahissait ses années de bons et loyaux services rendus à son propriétaire original. Mes mains gantées étaient enfoncées dans les poches d'un épais training dont j'avais minutieusement calé les jambes dans mes bottines. J'avais l'air d'un ado moldu en somme.
— Bonjour professeur. Mellitus Cavell pour la sortie à Pré-au-Lard, je suis inscrit. Isha m'a demandé de vous prévenir qu'il ne se joindrait finalement pas à nous.
Ce n'était pas tout à fait vrai, celui-ci s'était contenté de marmonner dans son oreiller quelque chose d'à peine intelligible mais qui voulait dire sans équivoque qu'il n'avait aucune intention de se lever. Soit, une fois présenté à l'enseignant, je m'éloignai afin de laisser le pauvre homme tenir à jour sa liste de présence sans être cerné d'élèves grouillants dans ses guiboles. Il me semblait que les troisièmes en particulier avaient tendances à s'agglutiner auprès des accompagnants comme des canetons craignant de perdre de vue maman cane. Ou en l'occurrence plutôt papy canard.
Mon regard s'égara dans la foule naissante à la recherche de quelqu'un. N'importe qui vraiment. Une personne prête à recueillir sous son aile un chat errant, affamé de compagnie et complètement paumé, qui ne savait même plus s'il était ne serait-ce que le pote de son meilleur ami. En résumé, un déchet qu'on n'aurait pas eu la décence de déposer dans une poubelle. Tss ! c'toi le caneton, Mel, songeai-je.
tl;dr : Mellitus arrive dans la cour, se présente au professeur Ravental et cherche quelqu'un ou un groupe auquel se greffer en essayant de ne pas avoir l'air désespéré.