Femme
15 ans
Sang-mêlé
Américaine
Maître du Jeu
Identité
-
- Quatrième année
- Surnoms : Pipistrelle
- Nationalité : Américaine
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 10/02/2026 à 03:35
Ombre pâle, errance. Silhouette élancée sous plafond voûté, peau de porcelaine vagabondant dans les entrailles de pierre. Les visages sont autant de beaux secrets que son œil n'a pas encore capturés, cela ne saurait tarder. Chasseresse ténébreuse un jour, prodigueuse d'amour le lendemain. Là dans l'instant, sa quête n'est pas d'emprisonner l'essence mais de nourrir les sens. Ces cœurs auront leur heure, voici la part des regards. Mains griffées de jais tenant présent, émois contenu entre ses doigts. Dans une enveloppe, une âme à restituer.
Les iris sombres maquillés de fumée s'attardent, dévisagent, cherchent. Pas là ni ici, céans non plus et ailleurs encore moins. Forcément pas nulle part. Mais où donc ? Vaste château, large foule. Et seulement une unique élue pour recevoir le don de la noire comtesse. Inconsciente de son sort, celle-ci ne peut se cacher et est donc quelque part. À quel endroit ou quel envers, elle ne le voit mais elle espère. Alors si ses pupilles ne lui sont d'aucune aide, autant fermer les yeux et se laisser guider par le fil du destin qui la lie à sa muse.
Je suis la malice
Contemplation d'un vice
D'ego la complice
Enfin. Apparition céleste d'un ange drapé de noir, uniforme seyant qui pourtant ne rend pas grâce à ses traits. Ses pas la porte, elle ne le sait pas encore, vers une destination qu'elle n'a pas envisagée. Sur son chemin bientôt la sombre flamme lui tendra la main pour lui offrir un peu d'elles, alliage de l'œuvre et de l'artiste. Une invitation à explorer le péché de Narcisse. Quand les regards se croisent, baiser lointain des lèvres grenat, miel captivant dans la voix.
— Bonjour mademoiselle que doit envier le ciel. Ton âme m'appelle, je reconnais la belle. Approche sans rituel et cette enveloppe descelle. Dedans tu te verras telle que tu apparais au naturel.
À la façon d'une dévote devant l'objet de sa vénération, Zuey se met à genoux et tend des deux bras l'offrande. Ses dernières photographies dont le sujet est l'élève en face d'elle, prises à son insu pour capturer ce qu'elle dégage sans pouvoir le voir autrement. Le cadeau de se mirer dans un miroir dont on ignorait la présence et dans lequel on n'a donc pas projeté l'image qu'on se fait de soi-même. Une représentation pure de la personne, telle quelle.