Homme
26 ans
Né-moldu
Britannique
Identité
-
- Diplômé·e
- Surnoms : --
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 24/01/2026 à 09:53
- Freya, faut de l'électricité pour charger ton tel. Et personne de civilisé r'garde la télé sur un écran aussi p'tit ! Il s'insurge. T'faut un groupe électro ou un délire du genre. On va trouver un truc, il assure en récupérant un bout d'fromage. Et on dit forfait, Freya : for-fait.
Il dégage légèrement le téléphone à la mention de l'heure.
- Back off, lad.
Les écossais font jamais rien comme tout l'monde, il a décidé quand il était môme, peu de temps après sa rencontre avec Freya Carter. Il a bien mis trois semaines à déchiffrer son accent, savez, preuve qu'il était motivé. La mention des quatre minutes le fait tirer un sourire, et, la bouche pleine, il lui montre huit doigts qu'il fout juste devant son visage pour bien lui rappeler qu'lui en a l'double.
- Groupe électro, j'insiste. T'peux pas écouter ACDC sur un putain d'téléphone, t'entends ?
Sans déconner. Faut tout revoir. Le calme s'installe un peu alors qu'ils s'font face, leur position similaire, la bouffe entre eux.
- Ben ouais. T'viens quand tu veux, il annonce tranquillement. C'est pas comme si tu connaissais pas l'appart.
Gamins, ça aurait été hors de question. Principalement parce qu'une Freya Carter au milieu de la tribu Blackburn n'avait rien de concevable. Mais aujourd'hui, Elliot vit seul et gagne assez bien sa vie pour pas avoir à se soucier de pouvoir sortir sa copine au cinéma, ou au resto, ou n'importe où qui ne comprenne pas un membre de sa famille.
- Kay vient dej souvent la semaine, mais ça la gênera pas, il ajoute sur le ton de la conversation. J'crois qu'elle a décidé qu'mon appart était sa planque.
Ça a pas l'air de l'gêner plus que ça. En fait, il lui a laissé des clés, et il sait pertinemment qu'elle déboule même quand il est en déplacement.
- Donc t'as l'droit d't'en servir de planque aussi. On voit plein d'animaux par les f'nêtres, ça grouille en bas de l'immeuble, pis dans celui d'en fasse. J'ai vu mes voisins niquer plus d'une fois, un vrai documentaire live.
Doivent pas connaitre le concept de rideaux. Les vitres du batteur, elles, sont ensorcelées pour briser la vue de l'intérieur de son appartement, comme un miroir sans tain. Pendant qu'il parle, Elliot mange. Les bonbons ont clairement pas suffit à lui remplir l'estomac, mais les œufs combinés au fromage aident grandement à le rassasier.
- Mais k'vois ichi ch'est bien, y a pas d'geournalichtes. Vont faire chier t'chais.
Message publié le 23/01/2026 à 23:56
- Ben ouais j'osais pas dire, c'est miséreux chez toi Freya.
L'foutage de gueule toujours au rendez-vous, Elliot mate la sorcière sortir un attirail un peu pêle-mêle sans trop comprendre. Pis d'rebondir comme un crétin en ouvrant grand les yeux devant les métamorphoses, prétendant avoir onze piges de nouveau : à découvrir l'existence même de la magie.
- Mais non mais quoi ? Mais putain mais c'est dingue, personne m'a rien dit !
Nan c'est vrai quoi, délire ! N'empêche. Y a un foutu lit. Elle a vraiment prévu qu'ils dorment là. Il espérait un peu ok ? Mais il s'imaginait pas que c'était du domaine du possible. Parce qu'on parle de Freya Carter, et qu'Freya Carter sait vraiment s'faire désirer, savez ? Alors il ose même pas commenter, même pas pour faire une vanne. À part une :
- Nah mais moi j'fais qu'les hôtels avec cinq étoiles ça va pas l'faire m'dame Carter, c'est trop si y en a plus d'mille voyez ?
La vérité c'est que c'est clairement l'meilleur hôtel de sa vie, mais qu'c'est peut-être bien l'meilleur hôtel de sa vie quand même. Rien que parce qu'il date Freya Carter en fait. Alors ils peuvent passer la soirée à bouffer qu'des putains d'bonbons et coucher sur un vieux matelas à même le sol que ça changera rien à sa gueule joyeuse presque gamine.
- Manger autre chose que des bonbons ? Ça existe pas Yaya, parait qu'ça rend adulte et tout, ça peut être dangereux., il énonce en sortant une perle explosive du fond de sa poche pour la balancer dans sa bouche.
Elle pétarade en dizaine de saveurs fruitées. Puis Freya lui sort du fromage, du soda et des œufs écossais, et son rire se mêle au vacarme explosif qu'il a en bouche.
- Oh waw. Nan mais là on parle. T'vois ça c'est du pique-nique. Haut d'gamme et tout.
C'est ridicule, et en même temps c'est un peu parfait. Il s'laisse tomber sur le matelas sans grâce aucune, et retire son manteau dans l'même mouvement. Il le balance négligemment sur le côté tout en s'affalant un peu pour juste poster sa tête contre sa main, le coude en appui contre le lit improvisé.
- C'est pas une mauvaise idée pour ton frangin, il commente, pensif, hoche la tête à la question d'Freya.
D'une main il récupère le soda pour boire à même le goulot - z'ont pas d'verre, et il connait pas la magie ok ? Ou alors il a la flemme et il s'en tape, choisissez.
- Mais tu d'vrais. Vivre ici. Fin avoir ton chez toi t'vois ? C'important t'sais. Comme ça j'pourrais v'nir squatter et t'montrer des films de batman. D'ailleurs tu d'vrais installer la télé juste là. Il pointe du doigt un coin aléatoire. Même ton frère il s'ra content ! Il viendra jouer à la play chez sa sœur et tout.
Comme Kay qui venait squatter tous les midi à son appart. Il récupère un œuf pour l'observer un peu sous toutes les coutures :
- J'crois j'ai pas bouffé un truc comme ça d'puis... il réalise.
Les derniers r'montent à Freya Carter, treize ans, qui lui maintient qu'une omelette sont pas l'unique et meilleur moyen d'bouffer des œufs, avant d'lui en refiler de chez elle sur une heure de déjeuner. C'est moi qui les ai cuisiné Elliot, ils sont pas empoisonnés ok ? Parce qu'il tirait la grimace, et qu'il a commencé par juste lécher l'tour.
- Toi qui les a fait ? Il d'mande pour la forme avant d'croquer, et d'faire une grimace. Ouais. Koi qui leja fait. Il déconne bien sûr. Parce que c'est bon cette merde. Même qu'il le termine en quelques secondes peine. Azy ch'est bon.
Il s'laisse tomber sur le dos, fait face au dôme vitré qui, pour l'instant, se contente de braquer sur eux leur reflet sous les lueurs des lanternes et du feu. Paisible, l'endroit l'calme un peu, pour la première fois d'puis quelques heures. Il tarde pas à se retourner pour mater Freya.
- Tu d'vrais installer un gramophone aussi. Pour écouter d'la musique.
Message publié le 23/01/2026 à 17:15
Sûr qu'il lui a r'fait le topo. Parce que c'est méga important d'savoir faire la différence entre Tarzan et fucking Spiderman, selon Elliot. L'problème c'est que Freya retient jamais grand chose de ce qu'il raconte. L'mieux s'rait d'lui faire mater les films. Ils en avaient pas la possibilité quand ils étaient gamins : Poudlard comme Pré-Au-Lard étaient pas franchement pourvu d'télévision ou d'cinéma, et Elliot a jamais passé l'pas de l'inviter jusque Cardiff pendant l'été. Mais sans doute que ça s'rait possible aujourd'hui. D'lui faire rattraper toute son absence de culture. C'est clairement noté dans un coin d'son esprit.
- Ça va aller ouais. Tous les films d'horreur commencent comme ça. À tout moment y a un type avec une tronçonneuse qui nous attends derrière un putain d'arbre.
C'est d'la merde et il le sait très bien. Même qu'il se r'trouve à expliquer l'concept d'une tronçonneuse. Toute sa culture est à refaire on vous dit ! Puis Freya les fait entrer dans un espèce de tunnel étroit planqué sous les racines d'un arbre, et s'joue les vilain qui déballe son plan machiavélique. Il peut pas s'empêcher de se marrer avant d'la pousser gentiment et d'secouer la tête. Bien évidemment que ça lui prend pas cinq secondes pour surenchérir encore plus connement à ce qu'elle raconte.
- D'puis l'temps que j'voulais la pénétrer... mouhahahaAHA !
Mettez ça sur l'dos du sucre, ils continuent d'avoir l'énergie d'putain d'adolescents prépubères. L'trajet dure pas bien longtemps, et les voit déboucher dans le fameux Observatoire. L'bordel tient bien son nom. Y a clairement d'quoi observer. La forêt, l'ciel. La nature. C'est grave à l'abandon, et l'odeur du bois se mêle celle de renfermé. L'espace est poussiéreux, dépourvu d'mobilier. Freya allume quelques lanternes qui permettent à Elliot de percevoir une mezzanine, plus loin. Le lieu entier pourrait faire office de planque secrète de super héros.
Elliot pousse un sifflement qui résonne sous le verre, s'avance tranquillement pour zieuter la vue par les quelques alcôves taillées à-même la roche. La nuit n'aide pas à distinguer grand chose de l'extérieur, mais le batteur ne doute pas que le spectacle en journée doit être assez cool. Il est surpris par le départ précipité de Freya vers l'échelle qui grimpe dans la mezzanine, dont elle redescend presque aussi sec. Il rêve ou il a entendu un piaillement ?
- Y a quoi là-haut ? Il demande.
Pourquoi Horace s'rait d'jà venu d'abord ?
- Ça claque comme planque, il annonce en approuvant d'un mouvement d'tête. Ça manque de meubles et tout mais j'trouve ça stylé. Genre on est sensé dormir où ?
Parce qu'il a pas rêvé, elle a bien dit qu'il verrait demain pour les animaux, la vue sur la vallée. Genre elle a vraiment prévu de l'enfermer dans sa grotte et tout.
- T'as des accès magiques ? Genre une zone de transplanage ? Ou alors elle compte s'taper ce tunnel au quotidien, même pour rentrer ses courses ou quoi. T'aménage quand d'abord ? Faut t'y mettre. Pis faire l'ménage, il commence puérilement en passant un doigt le long d'une vitre.
Message publié le 20/01/2026 à 12:16
Quelques minutes suffisent à les voir prendre congé de la confiserie, pour affronter le froid extérieur. Les températures ont drastiquement chutées dans la dernière heure, mais ça ne gêne pas vraiment ni Elliot ni Freya. Tous deux sont équipés de lourds manteaux suffisamment épais pour pallier ce genre de météo récurrente dans la région. La mention du téléphone fait se figer le batteur, lui rappelant la fin abrupte de leur dernière conversation.
- En parlant d'smartphone. Faut qu'on arrange ton histoire de forfait là, ça craint. Et personne dit on se smartphone ok ? On s'appelle, il corrige. Et là on peut plus s'appeler parce que t'as plus d'forfait. J'vais t'arranger ça.
Nan parce que les hiboux ça va bien cinq minutes, mais c'est quand même relativement plus lent qu'un texto. Ils grimpent, éclairés seulement par la baguette de Freya, sans qu'Elliot ait la moindre idée d'où elle peut bien l'emmener.
- T'veux m'pécho dans un buisson ou quoi ? Il commente. Aïe.
Le karma prend la forme d'une ronce qui lui agrippe le jean, traverse et plante ses aiguilles sur sa peau. Il grimace brièvement, et se décide à focaliser sur l'endroit où il met les pieds. Il met un temps à répondre à sa question, les épaules haussées comme si c'était pas tellement lunaire qu'ils s'retrouvent là tous les deux. En date, à randonner sous la lune. C'est plus qu'improbable, et il s'sent pas mieux qu'un gosse tout excité parce qu'on aurait avancé noël. Mais il a sa fierté.
- Nah. Grave normal comme situation. J'vois pas c'qu'est bizarre. C'est toi qu'est bizarre.
Gamin ? Peut-être bien. L'sourire écorne ses lèvres tandis qu'il attrape sa main pour l'aider à le rejoindre sur un talus plus haut qu'le reste. Il lâche plus sa main. L'décor lui dit pas grand chose, parce qu'Elliot a jamais vu beaucoup plus loin qu'Pré-Au-Lard et sa campagne environnante. Mais bientôt les lueurs d'un village qui se dessine en contrebas lui rappellent que la campagne environnante comprend quelques patelins voisins.
- Sérieux ? T'as un chez toi qu'est pas perché au-d'ssus de ton taff ?
Un chez elle loin de Jun, et d'ses sœurs, et d'son père miraculeusement réapparu avec un p'tit frère loup-garou ? L'nom intrigue, et Elliot ouvre un peu plus grand les yeux tandis qu'elle raconte. C'est pas dans l'village. C'est caché dans la putain d'forêt. Il peut pas s'empêcher d'se marrer alors qu'elle termine, ses doigts toujours emmêlés entre ceux d'Freya. C'est elle qui le lâche, pour prendre les devants sur le sentier, alors qu'il s'marre encore.
- Pardon. C'est juste que tu m'emmène vraiment voir ta cabane au milieu d'la forêt Frey, il finit par articuler. Ça c'est improbable. Hilare, il lui chope les épaules pour marcher juste derrière elle, et chuchoter. Moi Tarzan, toi Jane. Hou hou hou !
Il fait l'con. Lui frappe un peu l'épaule avec le poing tel un chimpanzé. Il s'en tape. Il peut pas plus s'en taper que quand il est avec Freya, parce qu'elle sait très bien qu'il est con, même s'il est jamais sûr d'à quel point. Quand il a terminé d'être débile et de sauter partout comme un singe, il replonge les mains dans ses poches comme si de rien n'était, et cherche l'endroit du r'gard.
- En vrai j'suis grave curieux. C'est stylé comme héritage. Ses parents lui en laisseront aucun. Sont probablement criblés d'dette dont personne est au courant, même pas Connor. Un Observatoire de créatures magiques. J'ai un peu la même à Cardiff hein, mais les créatures sont pas franchement dingues à mater.
Si en prime c'est abrité des r'gards, et notamment des fucking journalistes ? Il d'mande pas mieux.
Message publié le 18/01/2026 à 11:55
La compétition est loin d'être équilibrée. Mais puisque c'est Freya qui l'a lancé, Elliot a rien à y redire. Il multiplie plutôt les conneries histoire d'assurer une victoire complètement inévitable. Pas aussi écrasante qu'il aurait voulu l'croire, cela dit. Pour sa défense, il est vraiment tombé sur les pires en terme de mauvais goût. Il acquiesce alors qu'elle commence à mettre les bonbons de côté. Il est déjà en overdose. C'est à peu près autant une bonne idée que quand ils étaient gamins, ce genre de délire.
- J'préfèrerais un goût d'poisson qu'le fond d'une putain d'poubelle, il s'plaint en récupérant une autre mouche au caramel, qu'il suçote entre ses dents.
La réplique de Freya, perdue derrière une série d'explosions, le fait marrer tandis qu'il hausse les sourcils en vagues mystérieuses. Lui il a bien sa p'tite idée de c'qu'il pourrait faire pendant tout c'temps.
- Ah ouais ? On fait pas juste une orgie d'b... mais, une fée s’immisce entre ses mèches, et Elliot tente de la faire déguerpir d'une main. C'est pas chez toi là ! Puis en réponse à Freya : C'est ça, j'suis une superstar, qu'est-ce qu'on y peut...
La créature déguerpie dans un rire joyeux, et il la suit du regard un instant avant de revenir sur la sorcière.
- Randonnée ? Surpris, il s'plaint pourtant pas de la voir se rapprocher de lui pendant qu'elle parle, pour finir par se planter pratiquement entre ses bras.
Il s'affaisse presque par réflexe pour répondre à sa demande silencieuse. Ses lèvres sucrées l'font perdre toute volonté qu'il ait pu avoir d'la faire brève et d'répondre à la question, et il se perd juste dans l'moment comme un con. Seuls au milieu de la pièce, ils se bercent un peu sous les lumières tamisées, cernés par des dizaines de fées qui laisse derrière elles quelques trainées brillantes.
- Mh... randonnée ? Elliot essaie d'raccrocher les wagons en rouvrant les yeux pour accrocher l'regard tout aussi paumé d'Freya. Ça m'va moi, d'marcher. On va marcher où ? Sa main quitte celle de la sorcière alors qu'il commence à attraper quelques paquets pour les fourrer dans ses poches. On r'viens pas là j'imagine... ? J'fais des réserves pour ma diète sportive, m'regarde pas comme ça ! Il explique avec sérieux, insistant.
C'est pas tous les jours qu'on s'sert à l'œil dans un magasin d'bonbons. Certes, il aurait d'quoi s'acheter presque tout l'magasin, mais pour l'principe... voyez ? Faudrait pas qu'ce soit perdu.
Message publié le 15/01/2026 à 10:32
- Quoi ? Et pourquoi c'toi qu'impose toutes les règles d'abord ? Elliot s'insurge, puéril. C'est pas toi l'maître de la situation ! Il braque un index sur elle, les yeux étrécis, accusateur.
S'il la fait marrer, c'est purement hasardeux. Loin d'lui l'idée de la déstabiliser en vue d'gagner l'jeu. Ça s'rait carrément tricher, pas vrai ? Quoi qu'ça fait pas partie des règles. Y a pas d'règles. Les yeux accrochés à Freya qui s'lèche les doigts après sa dragée, Elliot reste la mater avec intensité, histoire d'être sûr qu'elle va rien laisser échapper. Elle laisse rien échapper. Si ce n'est quelques rires, et un air profondément satisfaite d'elle-même.
- Han han, il s'contente de commenter. Par simple gourmandise ouais.
Pas franchement dupe, il la regarde un peu par en-dessous, un sourire débile qui lui pousse sur les lèvres alors qu'elle émet un couinement entre ses dents. Puis de prendre un air choqué alors qu'elle prétend pouvoir remporter haut la main leur compétition absurde. Un air qui s'efface aussitôt d'ailleurs, pour le faire rouler des yeux.
- J'ai grave peur. Tel que tu m'vois j'suis au sommet d'la terreur.
Il chope une dragée avec un air nonchalant, comme s'il se faisait particulièrement chier, décidé à garder cette même gueule tout le long d'sa dégustation. L'truc c'est qu'il s'attend pas, en plantant ses dents dans l'mini-haricot, à l'infâme saveur qui s'en dégage. La pire, peut-être bien. La pire selon lui. Il essaie d'rester complètement neutre, mais il est déjà plus nonchalant, c'qui peut donner un indice très clair de c'qui s'passe dans sa bouche. Parce que l'œuf pourri putain, faut s'le coller.
Tout l'esprit de compétition du monde suffit pas à l'faire tenir plus de cinq secondes. Son visage subitement tordu par le dégoût, il crache le bordel en réprimant un frisson, la langue dehors, sa main récupérant presque par réflexe une mouche au caramel.
- Niaaaah. Profite, ch'étais une exception, il prévient en agitant l'index, toujours dégoûté par ce qu'il vient de vivre. Putain d'bordel de merde, l'enfer. T'excites pas trop, c'est qu'une minute et c'est la seule que t'auras Carter ! La seule.
Il tousse, croque sa friandise pour en récupérer l'goût plus avidement. Baissé pour ramasser la dragée monstrueuse, il la balance dans la poubelle en grimaçant.
Message publié le 14/01/2026 à 14:54
Vachement fier de son succès, Elliot mate Freya avec insistance comme s'il attendait un genre de récompense quelconque. Il est servi. La meuf apprend pas sa leçon. Elle est presque pire que lui quand il s'agit d'compétition.
- Han han. J'vais pouvoir tout décider ? Il avance, bravache. Nan parce qu'on sait déjà qui va gagner. Aucun suspense.
Comme pour illustrer son propos, Freya, qui vient de balancer une dragée dans sa bouche, écarquille les yeux. D'un geste, elle se jette sur une mouche au caramel, clairement dégoûtée par la saveur du bonbon. Poudre de cheminette ? Poubelle ? Crotte de nez ? En tous cas, pas mieux, et c'est d'une évidence telle qu'Elliot meurt de rire.
- Wah. Une minute. Y a combien d'dragées là-dedans ? Histoire d'voir combien d'temps j'vais pouvoir rester ton maître, tout ça.
Il s'gêne pas pour s'foutre de sa gueule, récupère une nouvelle dragée qu'il balance dans sa gueule dans un geste similaire à celui de la sorcière, quelques secondes plus tôt. L'goût sucré est immédiat. Marshmallow. Même pas b'soin de poker face. Même qu'il prend son temps pour mâcher, émettant plusieurs bruits satisfaits. Il passe ensuite sa langue sur ses lèvres comme s'il venait de se becqueter un repas royal, et se lèche les doigts un à un.
- Un délice. Enfin tu sauras jamais. P't-être que c'était parfaitement immonde et qu'tu devrais m'refiler un oscar. J'me contenterais d'une minute de plus au paradis. Enchaine, Carter, et essaie un peu d'jouer le jeu parce que là c'juste trop facile ! Il la presse.
Il a pas la moindre idée de c'qu'il fera de ce temps si injustement gagné, mais il sait déjà qu'il va kiffer l'délire. Parce que ça fait aucun doute qu'il va remporter chaque mise. Freya a jamais été bien douée pour cacher qu'un truc lui plait pas. Est-ce que c'est pour ça qu'elle a proposer c'gage ? Parce qu'elle veut perdre et l'voir prendre le contrôle ? Aurait-elle des fucking kinks ?
- Poker face, Freya, poker face. Po po ker face po po po po po ker face, il chantonne sur le rythme d'un morceau moldu dont elle a probablement pas la ref, agitant une main devant sa propre gueule pour s'cacher derrière une fois sur deux.
Message publié le 13/01/2026 à 17:33
- Fucking pelouse, il a rétorqué du tac au tac. Dragée d'brouteuse.
C'était sa vanne à l'époque, et Elliot n'a pas tellement changé par rapport à l'époque. Les paquets s'faisaient trier méticuleusement par leur petit groupe de gamins, les billes vertes finissant sans débat dans les mains tendues d'Freya Carter. Les autres se battaient pour les dragées oranges et rouges qui revêtaient souvent les saveurs les plus fruités. Lui s'récoltait aussi régulièrement les bleues qu'les violettes, parce qu'elles bavaient sur la langue.
- Faut garder une poker face tout l'long. S'tu prends une mouche c'est triché ! Il annonce alors qu'elle attrape un paquet.
Il récupère une poignée d'emballages de shock-au-choc qu'il ajoute au panier de Freya - parce qu'il a visiblement décidé que c'était un panier commun. Il s'marre à la réplique désarticulée d'Freya, qui vient de s'enfourner une énorme patacitrouille, acquiesce en récupérant un peu tout c'qui lui passe devant les yeux pour l'ajouter au borde. Pour une plombe ça fait une plombe. Il s'fait encore des razzias d'fiz à l'occasion, parce que y a un distributeur au Centre, mais c'est à peu près tout.
En fait, si on oublie ses achats de l'an dernier pour Charli, il a plus erré entre les rayons d'une confiserie depuis des années. La notoriété vous fait globalement passer l'envie d'vous coltiner les rayonnages de tels commerces. Les traits d'Nicolas Brutcell ont beau faire leur preuve, Elliot est pas bien fan de d'voir cacher sa gueule pour aller quelque part, et il le fait relativement peu souvent.
- C'est l'feu. On s'fait tous les commerces de Pré-Au-Lard comme ça, t'as évacué l'village pour moi ?
L'défi de Freya avait été d'passer pour une moldue sur la presque-île de Quiberon, celui d'Elliot est visiblement d'passer pour un mec normal qui s'fait pas accoster dès qu'il se rend dans un lieu public. Il a franchement rien contre.
- Genre on s'fait un pique-nique de bonbons dans l'parc et ensuite on s'réchauffe d'vant les cheminées des Trois-Balais comme à l'époque ?
Il s'doute que c'est pas du tout c'qu'elle a prévu. Il s'sent juste un peu nostalgique d'être là avec Freya après tout ce temps, comme si rien n'avait changé. Z'ont plus treize ans, et s'réchauffer prend clairement un nouveau sens au vue d'sa gueule quand il le dit, cependant. Il récupère le panier de Freya sans prévenir, pour l'vider sur le comptoir et mater l'ensemble. On croirait un début d'expertise.
- T'vois à l'époque on aurait jamais eu les tunes de s'payer tout ça. C'est cool d'être adulte pour pouvoir s'niquer les dents en paix ! T'as pas pris ça ! Ew. Il brandit un triton au gingembre, secoue la tête, et l'rejette plus loin. Quel enfer. Bon. Poker, il annonce brutalement en récupérant l'une des boîtes de dragées pour la placer debout avant de se retrousser les manches.
On croirait qu'il s'prépare pour un bras de fer. Il passe une main devant sa gueule comme un mauvais acteur de théâtre qu'essaierait d'canaliser ses émotions, à plusieurs reprises, ses mèches secouées dans des gestes dramatiques absurdes.
- J'suis prêt. T'es prête ? À l'aveugle hein, il avertit, très sérieux soudainement, malgré l'absence totale d'enjeu.
Et de renverser le paquet contre sa paume pour en faire tomber une première, qu'il gobe sans attendre. C'est immonde. Il reconnait immédiatement, pour l'avoir toujours détesté. Cire d'oreille. Mais devant Freya, il mâche, et garde un air complètement neutre, comme s'il se contentait de suçoter un bête mentos.
Message publié le 12/01/2026 à 20:33
Y a pas à dire. Ça réchauffe. L'aurait facile pu y passer la soirée. Mais fatalement qu'Freya a d'autres plans. Un sourire aussi fier que con s'étire sur sa gueule au compliment. Sûr qu'il embrasse bien. S'est entrainé d'puis leurs treize ans, savez. La sensation Freya Carter par contre.
- Nan mais ça peut, c'bien l'banc, il insiste en s'rapprochant encore. C'un bon banc.
Il fait pas tant l'enfant alors qu'elle l'entraine avec elle pourtant, pour emprunter le sentier de nouveau. D'elles-mêmes les mains s'rangent sagement dans les poches, et une grimace lui tord le visage alors qu'elle brandit devant lui un putain d'escargot. Il balance la pauvre créature dans les fourrées sans plus d'cérémonie.
- Mais qu'est-ce qui va pas chez toi hein ?
Faussement insurgé, il peine à cacher son amusement tandis qu'il la suit entre les habitations. Il a pas la moindre idée de ce qui l'attend, mais il parait évident qu'il s'en carre terriblement. Du moment qu'la compagnie reste aussi bonne, Elliot est prêt à suivre Freya n'importe où. Il est à peu près sûr d'reconnaitre l'arrière de boutique où la sorcière les a arrêté toutefois, et il secoue la tête à la négative, pas bien certain de ce qu'elle peut avoir prévu là-dedans.
- B'soir, il énonce à la tenancière des lieux, qui tarde pas à les abandonner là pour partir dans les étages en leur souhaitant un bon moment.
Resté figé presque à l'entrée de la porte, Elliot braque un regard sur son date du soir, qu'a déjà ramassé un panier comme parée à faire son shopping. Un rire bref lui échappe alors qu'il avance un peu entre les rayonnages qu'il a dévasté tout gamin, avec le peu d'argent de poche qu'il avait.
- Freya Carter, t'as privatisé une confiserie ?
Sa boutique préférée à Pré-Au-Lard, si on oublie celle d'Owen Carter Quidditch à quelques pas. Comme un gosse, il déambule d'un endroit à un autre pour zieuter les milliers de friandises de l'endroit, en libre service pour la soirée. Il chope une pâte à mâcher qu'il agite sous le nez de Freya.
- Tiens ça ça t'plaira c'sûr. Ben oui, c'est à la bave d'escargot. What else ? Il le jette dans le panier, puis s'avance vers un bocal parmi les plus colorés du magasin. Quelques coups de pelle suffisent à lui remplir un sac plein de bonbons explosifs dans lequel il plonge une main pour s'en balancer plusieurs sous la langue. Agy. Niqué ma diète schportive. Quelle brillante iguée gu'mergue, Yaya.
Les explosions sont aussi sonores que savoureuses.
- Y a des shock-o-choc ? Ils sont où les shock-o-choc ? Il visite avec énergie.
Message publié le 09/01/2026 à 11:49
Est-ce qu'il veut vraiment parler de Jun ? Non, pas vraiment. L'truc c'est que ça reste le collègue de Freya, qui la côtoie tous les jours de la putain de semaine, en plus d'être un type qu'Elliot s'ra amené à revoir régulièrement pour des raisons professionnelles. Alors ça lui parait un peu inévitable qu'ils parlent de Jun. Sans compter qu'il a un peu b'soin de savoir comment les choses se passent. S'agirait pas de devenir Jun et d'pas voir que sa meuf se marre avec un autre, tout ça. L'truc c'est qu'ça risque sans doute pas. Parce que l'type avait même pas l'air au courant de ce qu'il était sensé faire quand il était avec Freya.
Rassuré par ce qu'il entend, Elliot hoche la tête, ravale le commentaire qui lui mord la lèvre. P't-être bien qu'Jun il est comme les Tapesouaffles de Quiberon. Trop délicat. P't-être bien qu'Freya elle a b'soin d'un bourrin. Ça l'arrange. Il est surpris par le rapprochement soudain. C'est loin d'être désagréable. Contre elle, il ferme un peu les yeux, les jambes soudain assagies et le cœur qui s'emballe dans sa poitrine. Est-ce qu'il lui en a voulu ? Ouais, ouais y a pas à chier. Mais là tout d'suite, front contre front, enivré par son parfum, il peut pas dire qu'il s'sent particulièrement rancunier.
- Viens là, il s'contente de répondre en récupérant sa nuque d'une main pour l'embrasser.
Sont comme deux gamins. À s'bécoter sur un banc public. C'est sans doute risqué, même qu'il fait nuit, même qu'ils sont au milieu d'rien. Elliot pourrait pas s'en carrer plus, alors qu'ses mains s'font un peu baladeuses, et qu'ils s'rapprochent beaucoup trop pour qu'ça reste bien innocent. C'est pas un baiser délicat. C'est un baiser d'bourrin. Il finit quand même par la r'lâcher, une chaleur absurde au creux du bide, et les yeux grands ouverts qui s'posent sur les mille-et-une tâches de rousseurs de Freya. Il étire un sourire môme, un peu insolent.
- Nah c'est bon t'es toute pardonnée.
Finalement ça lui va bien d'rester sur ce banc. Une main enfoncée contre la hanche de Freya, l'autre sur sa jambe, il reprend sa séance de bécotage sans aucune foutue hésitation.
Message publié le 08/01/2026 à 17:47
- Là ?
La surprise étalée sur son visage, Elliot zieute le banc, puis Freya, puis le banc de nouveau, sur lequel il se pose sans plus hésiter que ça. C'est-à-dire qu'il a pas l'habitude de faire du sitting sur des bancs, encore moins publics. Il s'était dit que c'était juste un lieu d'rendez-vous pour aller ailleurs ensuite en fait. Pas qu'ils allaient sy'installer et r'garder l'temps passer en espérant voir pop un dirico sur le sentier. Mais pourquoi pas hein ? D'ailleurs ça a pas l'air d'le déranger plus que ça, parce qu'il a tôt fait d'se foutre à l'aise, un bras sur l'dossier du banc, les jambes écartées.
Leurs deux regards se croisent, et pendant quelques secondes ils ont sans doute l'air un peu con. Un peu comme deux adolescents qui se seraient connement donné rendez-vous sur un putain d'banc. C'est-à-dire que c'est pas la première fois qu'ils se r'trouvent sur ce banc, en dehors de cette putain d'histoire de diricos. Est-ce qu'elle l'a choisie pour ça ? Il triture machinalement ses lèvres avec ses dents, étire un bref sourire au commentaire et sent son cœur s'emballer un peu. Putain, c'est vraiment un fucking ado. La gueule heureuse, il rétorque du tac au tac.
- C'est pas si mal hein ?
Il aime bien aussi, même qu'il s'caille les miches sur l'putain d'banc, même qu'le vent finira par leur foutre une crève, même qu'la nuit les empêche de profiter du paysage. Son pied effleure un peu celui de Freya, comme pour la bousculer. Déjà plus jeune il faisait ça, parce qu'Elliot sait pas vraiment tenir en place, aussi chill qu'il soit. Son bras se replie pour qu'il installe son menton contre sa main, et il mate Freya droit dans les yeux alors qu'il lui répond, plutôt satisfait d'sa situation actuelle.
- Tu m'étonnes. Il fait un carton l'500. L'club parle de faire venir des gamins en club amateur pour les tester au Centre l'weekend et tout. De nouveau, son pied effleure celui de Freya, le mouvement involontaire. M'suis foutu sur la gueule avec Hornette. Vite fait, il raconte en haussant les épaules. Fin pas vraiment foutu sur la gueule. L'mec est pas capable de s'foutre sur la gueule. Juste c'est un trouillard c'est un délire. J'essaie d'le pousser à tenter des trucs mais il écoute que dalle. Ça l'arrange en vrai, parce que tant qu'Hornette reste une couille molle, Oakwood hésite à l'faire entrer sur le terrain pour l'remplacer quand il merde. Mais pour une fois Quill était d'accord avec moi. Comme quoi !
Ça fait un moment qu'ça se passe mieux avec Quill, mais qu'le type vienne carrément appuyer ses propos devant l'reste des gars c'est nouveau. Ça lui a fait un peu plaisir.
- P'tain bientôt tout l'monde aura un 500 faudra inventer l'600 pour qu'on les anéantisse, Elliot balance avec nonchalance. Ça va ça s'passe bien avec Jun ? Il est vraiment curieux d'savoir. S'pince un peu les lèvres de s'dire qu'il aurait p't-être pas du demander.
Message publié le 08/01/2026 à 11:31
Relax c'est mon deuxième prénom 😎 Bon courage au taff et à mercredi. Hâte aussi...
Réponse brève d'Elliot envoyée sur l'heure du déjeuner, les derniers mots effacés à plusieurs reprises avant d'être définitivement laissés dans l'message. Parce que c'est vrai qu'il a hâte ok ?
- T'écris à qui comme ça ?
- Huh ?
L'sourire de Kayla s'veut une imitation du sien, mais l'exagération l'rend beaucoup trop débile pour qu'il la bouscule pas brusquement vers l'autre côté du canapé.
- Dégage. T'as pas cours là ?
C'est d'venu un genre d'habitude étrange depuis quelques temps. Kay déjeune avec lui en s'maine. C'est d'elle que c'est venu, faut pas croire. Même qu'il s'en est plaint. C'qu'il l'empêche pas d'être là et d'lui servir à bouffer tous les midis comme si c'était parfaitement normal. L'après-midi, et malgré l'absence d'entrainement de Quidditch, Elliot rejoint l'centre. Il passe plus de temps là-dedans que dans son propre appartement. Quand c'est pas pour une séance de musculation, c'est pour une interview, ou un photoshoot, ou des réunions stratégiques avec le coach et le reste de l'équipe.
Contrairement à c'que raconte la presse, l'quotidien du batteur est loin d'la décadence, dès lors que la saison a commencé. Certains pourraient même qualifier sa routine de parfaitement ennuyeuse, ses soirées occasionnellement ponctuées de visites de potes venus lui tenir compagnie sur sa console. Des mois que y a plus eu de filles à embarquer dans les belles voitures parquées sous la résidence. L'mercredi défile, identique au mardi si on omet l'entrainement pour lequel il donne, comme toujours, tout ce qu'il a.
Sauf qu'au lieu de trainer avec le reste de l'équipe après dix-sept heures, Elliot se tire sans explication. Rentre chez lui s'doucher, se changer. Il s'prend pas vraiment la tête, juste il a pas envie d'débarquer en jogging. Alors il fout un jean large et une veste un peu plus civile que tout le bordel sportif qu'il cumule dans ses penderies. Ses doigts ornés d'bague, un bracelet au poignet, les mèches coiffées un minimum au-dessus de boucles d'oreille dépareillées, il affronte son regard trois secondes avant de décider de bouger. Relax, pas vrai ? Il peut faire relax. Sans aucun fucking problème.
Ses clés attrapées d'un geste, il quitte l'appartement et descend la floppée d'escaliers menant au hall de la résidence. Dans la ruelle adjacente, il transplane, laissant trainer dans l'air une odeur de parfum pour homme qui se mêle à celui moins élégant des bennes qui dégueulent depuis plusieurs jours. L'atterrissage se fait à l'entrée du village. Un abri est prévu à cet effet. Il marche rapidement, plus que conscient du manque d'illusions qui le laisse complètement à découvert. Il fait nuit cependant, et l'éclairage sommaire des quelques réverbères ne suffit pas à le rendre assez visible aux quelques badauds qui trainent encore dehors.
Dirigé vers la cabane hurlante, il s'humecte nerveusement les lèvres alors qu'il voit la silhouette de Freya au loin, enfonce plus encore ses mains dans ses poches alors qu'il approche. Un sourire se perche immédiatement sur ses lèvres, et il lance le menton en avant dès qu'il est assez près en guise de salutation.
- Salut. Un peu gamin, il zieute le banc, puis Freya, puis demande : on va chasser des diricos, c'est ça ton date ? De leurs bouches s'échappent des vapeurs blanchâtres, témoins du froid environnant. À présent qu'il est à sa hauteur, Elliot retire les mains de ses poches et la récupère pour l'étreindre brièvement, lui poser un baiser sur la tempe. J'voudrais pas t'décevoir, mais y a qu'des pigeons dans l'coin.
Message publié le 06/01/2026 à 10:19
Frustrée, Elliot reste la regarder sans savoir quoi rajouter. Ils s'comprennent pas, c'est évident. Parce qu'elle répond à côté. Il sait plus vraiment c'qu'il doit croire. Parce qu'elle a beau dire, c'est pas tant qu'il a l'impression qu'elle le fait marcher. C'est que c'est c'qu'elle fait. Sans même s'en rendre compte. Depuis des mois. Pis il marche pas, il court. Parce qu'il a jamais rien su faire d'autre avec elle finalement.
- Ok, il s'contente de grogner, sans vouloir montrer qu'ses mots ont un réel impact.
Il détourne spontanément les lèvres pour lui voler un baiser alors qu'elle approche enfin. La maintient contre lui comme un môme qui voudrait faire durer l'moment plus longtemps, parce qu'il sait pas quand s'ra le suivant. Front contre front, il inspire, les yeux clos, l'embrasse sur le front cette fois, et replace une mèche derrière son oreille.
- Ok.
Il a envie d'la croire. D'croire qu'il va pas s'prendre un mur la prochaine fois qu'ils s'verront. Mais dans l'fond, il est vraiment sûr de rien. Alors il s'contente de s'écarter pour la laisser filer, enfonçant de nouveau les mains dans ses poches. C'est con la vie. D'toutes les filles qu'il pourrait avoir dans son lit, celle qu'il veut vraiment reste la moins accessible. La plus compliquée. Est-ce qu'une fois qu'il l'aura eu il en voudra plus ? Impossible de l'savoir.
Ils pourront jamais rien savoir tant qu'ils auront rien essayé pas vrai ?
- On s'revoit vite, il répète comme un gland en s'éloignant à l'envers, le menton jeté vers l'avant. Charge ton tel, il ajoute encore avec insistance.
La gueule de bois est toujours aussi vénère, mais le batteur s'est adoucit avec la proximité de Freya, et les paroles qu'elle vient d'lui balancer, pleines de promesses.
Message publié le 05/01/2026 à 22:39
Waw. Y une différence entre Jun et lui. Ben putain. Il ose espérer qu'y en a plus qu'une. Il a pas vraiment envie d'être catégoriser aussi chiant qu'une putain d'poignée d'porte. Ou de devenir un dictionnaire sur pattes des meilleurs bois ensorcelés. Ou d'être ce mec qu'attend qu'sa meuf la largue pour être sûr que ça va pas marcher. N'empêche qu'il fronce les yeux parce que Freya développe, et qu'il est pas sûr ni d'capter, ni d'vouloir. Pas qu'il ait pas déjà capté. Ça fait un bail qu'il a capté c'que Jun a pas l'air d'avoir capté. Freya le date en attendant. L'utilise en joker. Comme elle l'utilise lui en joker, finalement. Il soupire.
Les doigts de Freya dans les siens le font focaliser. Il la relâche sans aucune hésitation, et s'redresse du banc.
- On en r'vient à c'que je disais hier t'vois pas ? Elle voit pas, c'évident. C'est écrit sur sa gueule. Pourquoi tu dates Jun, si tu l'kiffes pas ? Pourquoi tu lui as pas déjà parlé d'puis la dernière fois ? T'attends quoi ? C'est l'test ultime pour voir si tu t'le gardes sous l'coude ou pas ? J'vois Elliot et j'bois pas pis on voit c'qui se passe, si ça m'plait pas j'restes avec le synthétiste, au moins lui il va rester là et m'attendre parce qu'il a que ça a foutre !
Agacé, il s'agite un peu sans l'vouloir.
- J'confirme hein, tu rends ça beaucoup trop compliqué. Full compliqué. On passe des bons moments, ça va quelque part ou pas. J'sais pas pourquoi tu t'poses autant d'questions. J'm'en pose pas moi quand j'suis avec toi. J'ai pas de meuf qui m'attend chez moi. J'suis pas en train d'calculer c'que je te dis, c'que je fais, comment j'le fais j'suis juste... moi ! Ça t'laisse l'image que ça te laisse que je m'en tape.
L'image qu'il a d'elle à la fin d'chacune de ces soirées ? C'est juste l'image de Freya. Rien d'plus rien d'moins.
- Ça d'vrait pas être plus compliqué qu'ça, Freya je jure putain. J'ai pas envie d'faire plus compliqué qu'ça. J'suis pas... j'sais pas... merde. Frustré, il inspire brusquement et ferme sa gueule sans savoir quoi ajouter. Puis : la seule image que j'garde de toi c'est qu'j'voudrais bien au autre date. Aussi simple que ça. Alors t'veux ou pas ? T'vas larguer ton mec avant ? C'est quoi l'orga ?
Message publié le 05/01/2026 à 20:43
Attends. Il l'avait pas vu v'nir. Attendre c'est pas vraiment son genre. Pourtant Elliot attend. Comme un con. Comme un putain de Jun. Suspendu à c'que peut bien dire Freya, comme si ça r'présentait une nouvelle chance.
- Comment ça on fait quoi
Il sait pas pourquoi il agit comme ça. Si on lui d'mande c'est une façon d'se protéger. Avoir l'air dur même quand il s'effondre un peu à l'intérieur.
- J't'ai déjà dit c'que j'voulais Frey. Nan ? Mais toi j'crois qu'tu sais pas vraiment, alors ça dépend d'toi, il hausse les épaules comme si ça l'touchait pas. T'as dit qu't'allais parler à Jun ? Il essaie d'lui rappeler, parce qu'elle a l'air d'avoir un peu zappé. Ça peut être bien d'commencer par là. Pour la suite... tu m'appelles. T'connais mon numéro. Moi j'ai envie d'plus avec toi j'te l'ai dis, j'étais sérieux. Mais tu vois j'vais pas t'courir après éternellement si t'es pas capable de m'prendre au sérieux.
Il déconne beaucoup. Il déconne tout l'temps. Alors c'est sans doute un peu injuste de lui d'mander d'imaginer qu'il pourrait avoir envie d'se caser pour de vrai. Qu'il est pas en train d'faire le clown quand il déclare que c'est sa copine, rincé au chouchen autour d'un jeu d'fléchettes. Quelque part il s'imagine bêtement qu'elle le connait, alors qu'ils ont jamais pris l'temps. Il inspire, lève le nez vers le ciel un court instant. S'décide à se rassoir, un peu gauche. À distance, comme s'il en avait b'soin pour expliquer.
- J'ai pas envie d'être ce mec avec qui tu traînes pour oublier qu'tu te fais chier avec le tiens. J'ai envie d'être ton mec et point barre. Pas juste un soir pour déconner. J'ai envie d'voir c'qui se passe parce que c'cool quand on s'voit et qu'on passe toujours un bon moment. J'peux pas l'dire autrement ok ? La balle est dans ton camp. Elle l'est d'puis le début.
Ils tournent en rond. Ce serait pas Freya qu'il se serait tiré d'puis longtemps. Mais c'est Freya. Alors il est encore là, à poireauter comme un débile. Il sort les mains d'ses poches, croise et décroise les doigts en r'gardant le sol. Les faits sont là. Elle a toujours un mec. Lui a plus eu d'meuf depuis... vachement trop d'temps pour que ça soit normal. C'est pas à lui d'donner l'ton pour la suite. Et celui qu'elle donne depuis l'réveil augure rien d'bon.
- Alors on fait quoi ? Il répète en levant les mains, dépité. J'sais pas Freya. T'as envie d'faire quoi ?