Harry Potter RPG

Liste des messages de Ren Hawkins

Ren Hawkins

Homme

24 ans

Sang-mêlé

Britannique

Redoutable novembre

Message publié le 23/02/2026 à 15:13

Le fameux détraqueur, Ren en a entendu parler plus d'une fois déjà, de même que l'épouvantard qui a pris la forme d'Owen Carter, sa femme morte entre les bras. L'tournoi n'est visiblement pas un putain d'pique-nique. Est-ce que Ren a découpé l'article de gazette pour s'choper une photo claire de l'ancien joueur de Quidditch avec le reste de sa famille ? Peut-être bien qu'oui. Juste pour voir. Pas qu'il y voit grand chose. Sont foutrement roux tous ces Carter, voilà bien tout ce qu'il en est.

 

S'contente d'acquiescer, imaginant sans peine la fierté qu'ils peuvent ressentir après cette première victoire. La fierté, et l'soulagement. Deux notions inexistantes au sein du foyer Hawkins, mais qu'il a pu apercevoir en long en large et en travers dans un certain clan d'gitans, y a de ça plusieurs années. Les yeux rivés sur Freya Carter, Ren patiente, et s'impatiente sous son œil instigateur. Elle botte en touche bien sûr. R'tourne sa question pour une autre. Deux autres. Trois, même. Et cinq, si on sait compter.

 

Il la mate ranger ses petites affaires, soudain penché sur le comptoir, puis de nouveau dressé de toute sa hauteur pour pianoter de nouveau contre l'bois.

 

- Me vendre ? J'suis pas comme ça Freya, pour qui tu m'prends ! Il fait mine de s'insurger, gagne du temps, lève deux mains en l'air en guise de reddition. Ok, ok ! J'me vends. J'me rends ! J'sais faire masse de trucs. Vraiment, je jure. J'ai d'jà fait d'la vente, par exemple. Il oscille du regard en s'donnant des airs mystérieux. S'il a zappé d'répondre à la question numéro un, et aussi à la numéro deux, et même à la numéro trois. Qui compte ? Boutique de mon oncle, quand j'étais môme. Il vendait des planches de surf mais dans l'fond c'est quasi pareil pas vrai ? Des planches de surf et des barres de shit. Polyvalent aussi, son oncle, l'héritage est assuré. J'te proposerais bien d'jouer d'la gratte dans l'fond du magasin pour animer ta tête de gondole, mais j'suis pas certain d'l'accoustique au milieu d'ton bordel. Il poursuit, l'air de vraiment analyser l'accoustique en zieutant le bordel en question. Pis nettoyer, balayer, astiquer, j'ai fait mon quota d'retenues à Poudlard, et j'ai fait quelques services aux Trois-Balais à l'époque. J'm'y connais grave en Recurvite. Clin d'œil.

Ren s'est pas arrêté de bouger pendant tout ce temps, comme acteur d'une scène de théâtre complètement invisible. La chute le voit s'planter au milieu de la boutique pour hausser les épaules en triturant un manche de balai parfaitement banal :

 

- M'suis fait recale un peu partout parce que c'est pas la période pour l'embauche, parait. Fallait v'nir en août Monsieur Hawkins, ou alors début septembre ! Il imite en dodelinant de la tête. Comprenne pas la vie d'un troubadour ces gens là. Mais toi j'sais que j'peux compter sur toi ! T'as toujours eu la vibe troubadour. Il sourit largement en lui prêtant finalement toute son attention.


Redoutable novembre

Message publié le 21/02/2026 à 18:00

Mort de rire de voir Freya tomber directement dans le panneau, Ren écoute presque distraitement les explications de la sorcière au sujet des affiches, acquiesce avec l'air d'un type impressionné.

 

- J'ai cru comprendre que ça marchait pas mal comme balai, il glisse.

 

Poudlard a bougé bien sûr, comme tous les élèves qu'il a connu du temps d'ses études et dont il entend aujourd'hui plus jamais parler. Loin d'ressentir de la nostalgie pour une école qu'il considérait pourtant comme une maison, Ren hoche la tête régulièrement et s'contente d'encaisser les informations sans y prêter franchement d'attention. Il a su pour l'tournoi des Trois-Sorciers, à travers la presse et la radio, tout comme il a appris pour Alison Carter la championne de Poudlard.

 

- J'ai su ouais. J'ai croisé quelques têtes. Entendu quelques répliques françaises qu'ont pas manqué lui rappeler l'existence de Rose Anderson, tirée quelque part de l'autre côté de l'océan Atlantique depuis déjà plusieurs années. C'est ouf pour ta sœur. Elle a gagné la première épreuve en plus j'ai cru comprendre ? 

L'peu de conversations qu'il a surpris ou auxquelles il a pu s'mêler lors de ses quelques passages au village lui ont valu nombre d'anecdotes au sujet du tournoi, évènement numéro un du moment. À son époque aussi, un tournoi était resté sur toutes les bouches plusieurs semaines de rang, bien qu'il n'ait rien à envier à l'évènement mondial que représente celui de cette année. Un tournoi qu'il avait remporté, et qui lui avait permis d'empêcher une somme suffisamment coquette pour palier à la précarité post-diplôme.

 

Ren se redresse, ses doigts frappant le comptoir brièvement sur un rythme inexistant tandis qu'il cherche la meilleure réponse à offrir à Freya Carter, quant à la raison de sa présence ici. Habitué de broder sur des vérités qui ne sont jamais que des demi-mensonges, le musicien braque son sourire le plus charmeur à destination de la commerçante :

 

- Tu vois l'talent je l'ai, j'persiste, pour toujours et à jamais, maaaaaaais... comme j't'ai dit j'galère un peu quand même quoi. L'admission n'est pas franchement réelle. S'il le voulait, Ren pourrait s'contenter de ce qu'il a, et de très loin. J'ai décroché des concerts ici et là mais j'suis pas sûr encore de c'que ça va m'rapporter, et j'crache sur aucune opportunité. J'sais faire plein trucs. Alors j'fais un peu l'tour des commerces du coin histoire de proposer mes services. D'artiste, ou d'autre chose. Il tape son meilleur clin d'œil. J'suis polyvalent t'vois ?


Redoutable novembre

Message publié le 19/02/2026 à 19:05

Le magasin déborde de l'intérieur dans un bordel somme toute parfaitement organisé. Impossible pour un client de louper les offres savamment disposées, qui semblent propulser des articles qu'elles concernent, dans une écriture joyeuse et explosive. L'odeur du bois prévaut sur tout le reste, à l'instar d'Ollivanders, ou de l'échope Harrisounds qui s'en est venu pousser plusieurs mètres plus loin. L'œil de Ren traine sur des manches de balais flambants neufs qui côtoient des rangements dédiés à l'entretien de ces derniers.

 

Sur plusieurs étagères s'entassent des maillots et goodies à l'effigie des Catapultes, avec laquelle la boutique forme un partenariat plus important que les autres. Les articles de Quidditch ne l'attirent pourtant pas plus que ça, ni les cartes à collectionner qui ornent le devant du comptoir. Son visage se relève des étalages pour accrocher le regard d'un employé tiré de l'arrière boutique. Surpris de ne pas trouver un visage constellé de tâches de rousseur, Ren salue l'homme un peu distraitement tout en zieutant le rideau qui les sépare des réserves, et de l'atelier.

 

- Hello. J'passais juste dans l'coin histoire d...

 

L'entrée de Freya Carter attire immédiatement son attention, et ses lèvres s'étirent par réflexe pour lui offrir un sourire amical, couplé d'un geste sec de la main :

 

- Salut !

 

Sans le vouloir, Ren se met en quête de similitudes quelconques, qu'il ne trouve évidemment pas.

 

- Ouais ouais, toujours et à jamais, Ren affirme en jouant avec un fanion du bout de l'index, davantage pour s'occuper les doigts qu'autre chose.

L'employé se barre, et Ren le suit du regard avec amusement. L'a l'air grave coincé. Rapidement cependant, Freya enchaine, et le sorcier jette un regard alentour comme s'il découvrait les lieux une seconde fois.

 

- C'est toujours grave stylé, il affirme, puis, s'appuie contre le comptoir. J'me balade. J'suis en van. J'fais des concerts à droite à gauche mais j'gagne pas assez pour m'faire un loyer. Il hausse les épaules, visiblement peu préoccupé par la précarité de son existence. J'fais quelques boulots à côté parfois, mais j'ai pas perdu l'objectif de vue !

 

Sa gueule est fendue d'un sourire large avant qu'il n'ajoute, se redressant pour désigner du bras la direction générale du dehors :

 

- M'suis posée dans un village voisin pour quelques temps. J'avais quelques trucs à régler. Du coup c'était l'occasion d'visiter voir c'qu'à bouger.

 

Pas qu'il irait raconter la vraie raison d'sa présence audit village voisin, ou même la raison de son séjour prolongé. Il se marre brièvement en croisant le regard d'Elliot Blackburn en géant dans son poster, avant d'afficher une moue circonspecte à destination d'Freya, un pouce vers le type :

 

- C'est qui ?

 

C'est-à-dire que y a des gens qui s'en sont pas trop mal sortis. Il s'comprend dans l'lot. Il a peut-être pasencore  accompli tous ses rêves de rockstar, mais il a l'pied dans la porte, au minimum. Mais y a aussi Elliot Blackburn, dont il est visiblement impossible d'ignorer l'existence même dans un village aussi paumé qu'Pré-Au-Lard.

 

- J't'ai vu sur les photos dehors. J'savais pas qu'tu faisais mannequin en plus de t'nir la boutique. Très fort. Tu vas jouer pour les Catapultes aussi c'te année ou c'était juste pour les posters ? Vrai question, en fait, parce qu'on sait pas. Freya Carter a toujours été plutôt brillante sur un balai, et beaucoup la prédisait grande joueuse à l'époque de Poudlard.


Redoutable novembre

Message publié le 18/02/2026 à 19:12

Il était pas sensé rester, savez. Mais voilà. Si l'existence de Ren devait bien s'résumer à une chose, c'est bien la manière imprévue qu'avait l'existence de chambouler tous ses plans. Pas que Ren ait jamais vraiment le moindre plan, à proprement parlé. Plutôt des genres de directions à prendre, éventuellement, un mardi ou un autre. L'avait plus pris grande direction que ce soit depuis des jours. Un mois, et dix jours, si on quelqu'un veut compter. Depuis Lyra.

 

45, Impasse des Bunyips, Larmont. C'est là qu'elle vit, Lyra. Seule au milieu d'une baraque insalubre, au mobilier usé mais fonctionnel. Ren a zoné tout autour plusieurs jours de rang avant de se décider à se parquer dans son allée pour arrêter d'prétendre être désintéressé. Le voisinage est purement moldu, bien que certaines rues portent clairement les stigmates d'une population sorcière qu'a du déménager non loin. Du côté de Pré-Au-Lard, à n'en pas douter.

Des semaines  de discussions superficielles suffisent pas à rattraper les années d'absence et de manque et d'incompréhension, mais ça lui rapporte assez pour qu'il s'agrippe à ce qu'il peut, et qu'il essaie pas d'se tirer. Elle reste con d'apprendre la mort des deux frères Hawkins, et d'reconnaitre sa bague de mariage au doigt d'son fils. Il reste con d'savoir qu'elle a pu envisager une autre vie qu'au bras d'son taré de père, et qu'elle aurait pu si elle avait pas été terrifié d'réaliser qu'elle attendait un putain d'bébé

 

C'est qu'à demi-mot, entre deux verres de rhum, que Ren calcule la douille, et réalise que les certitudes de vingt-quatre ans d'existence sont en train de s'écrouler sur la moquette de son foutu salon mal décoré.

- Tu t'fous d'ma gueule ?

Tel fut sa première et seule réaction, précédent une cogitation de plusieurs heures, de plusieurs jours, et même d'une semaine entière avant qu'il ne se décide à bouger. Le van se gare à proximité des Trois-Balais, en vue de la boutique Owen Carter Quidditch devant laquelle s'animent des photographies géantes d'Elliot Blackburn, mais aussi de Freya Carter sur de nouveaux modèles de balai sortis pendant l'année. Il est allé à Poudlard en même temps que ces deux là. Extirpé de son véhicule, Ren plante une cigarette entre ses lèvres.

Il reste zieuter l'endroit bien plus de temps qu'il ne devrait, et plusieurs mégots seraient témoins du crime s'il ne les faisait pas systématiquement disparaitre par magie. Puis, Ren s'avance, les mains enfoncées dans les poches de son jean, son tee-shirt, à l'effigie d'un obscur groupe sorcier sévissant dans l'Allée des Embrumes, déchiré au niveau des manches. C'est pour le style : il se pèle. Y a rien d'prêt dans ce qu'il pourrait dire, prétexter, alors qu'il pénètre l'endroit avec une fausse nonchalance, l'estomac retourné.

 

- Hi, il s'annonce en se prétextant client, zieutant l'intérieur de l'endroit sans chercher quoi que ce soit de particulier.


Leaving is easy, but coming back never is

Message publié le 27/01/2026 à 12:18

Qu'est-ce qu'il peut bien foutre ici ? C'est la question que Ren se pose encore et encore tandis que son regard guette les allers et venues derrière la vitre. Le temps est maussade, le sol agrémenté d'une couche de neige laissant perler par endroit de fines couches de verglas. À l'abri dans l'auberge de Trois-Balais, le sorcier profite du feu ronflant des cheminées, mêlé au répliques étouffées des quelques clients. À ses côtés sur la banquette, son étui à guitare, usé et saturé de plusieurs stickers et graffitis en tout genre.

 

Il en est à sa deuxième bière, bien qu'il ne soit pas midi.

Contrairement à son habitude, Ren est arrivé en avance au point de rendez-vous. Pour se laisser le temps d'une performance sur la place du village, s'était-il dit. Il s'est contenté de fumer plusieurs cigarettes devant l'établissement avant d'y rentrer pour se commander à boire. La vérité, c'est qu'il se tire à tout moment. S'il est venu autant à l'avance, c'est peut-être bien pour s'laisser le temps de s'enfuir dès qu'il aura changé d'avis. Les jambes, agitées, se joignent au mouvement irrégulier de ses doigts contre la table. Mécaniquement, il passe une main dans ses mèches bordélique.

 

Puis, au travers de la fenêtre, une silhouette qu'il reconnait immédiatement. Petite. Fine. Aussi pâle que le décor qui semble presque l'engloutir. Ses cheveux blonds sont rassemblés sous un bonnet grisâtre, et elle est presque dissimulée derrière une écharpe épaisse qui fait trois fois le tour de son cou. Lyra. Soudain figé, Ren l'observe tandis qu'elle avance. S'arrête. Se retourne brusquement avant de décider de faire demi-tour de nouveau. Son cœur s'emballe un peu dans sa poitrine tandis que leurs regards se croisent. Même s'il voulait s'barrer il pourrait pas. Il pourrait plus. Pas vrai ?

 

Finalement, elle entre, se défait de son écharpe et aussi de son bonnet. Un souffle blanc s'échappe de ses lèvres alors qu'elle accroche ses affaires à l'entrée de l'auberge, et le rejoint un peu courbée sur elle-même. Ses lèvres pincées, elle semble hésiter à lui sourire, et lui se contente de la regarder sans bouger d'un seul millimètre. Il sait pas ce qu'il est venu foutre ici, et il se sent brièvement comme un grapcorne acculé dans un coin. L'envie d'se lever et d'se tirer est violente. Installée face à lui, c'est elle qui brise le silence, tout en replaçant une mèche derrière son oreille.

 

- Salut, Ren.

- Salut.

Les mots semblent un peu lointain. Écorchés par les secondes qui suivent. Ils se contentent de se regarder. Ren en chien de faïence. Lyra avec une contrition qui s'efface bientôt pour la tentative d'un sourire, simple et sincère.

 

- J'suis contente de te voir tu sais.
- Ouais.

Ouais, il sait ? Ouais, lui aussi ? Difficile à dire. Défiant, Ren attrape sa bière pour en prendre une rincée, histoire de s'occuper les mains, la gueule, le cerveau. Le contenant est reposé dans un claquement sec, presque violent.

 

- J'pensais t'viendrais pas.

- J'pensais pas que tu viendrais non plus, admets Lyra dans un souffle.
- C'était pas loin.

 

Ren étire un sourire en coin qu'il voit reflété dans le regard de sa mère, visiblement aussi amusée que lui par la situation absurde dans laquelle ils se trouvent.

 

- Raconte moi. Tu joues encore, elle fait un signe de tête vers son étui à guitare. Ça se passe bien ?

La conversation n'est sans doute pas ce qu'elle devrait être, et certaines blessures ne seront jamais refermées. Mais pour la première fois depuis toujours, Ren inspire, et se met à parler. À parler pour dire des trucs. Rien d'importants vraiment. Mais quand même des vrais trucs. Des trucs qui comptent à ses yeux, à propos de sa vie d'itinérance, de ses ambitions d'artiste. Lyra, il découvre, sait jouer de la guitare, et il trouve un certain réconfort de réaliser qu'ils ont au moins ce point là en commun. Peut-être bien d'autres, que le temps leur fera découvrir.

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