Harry Potter RPG

Liste des messages de Neith Ptahchepsès

Neith Ptahchepsès

Femme

17 ans

Sang pur

Égyptienne

Une rencontre qui fait des étincelles

Message publié le 16/01/2026 à 22:29

D’aucuns auraient pu croire que l’attitude de Neith Ptahchepsès aurait suffi à faire disparaitre de cette celle de classe la Gryffondor qui avait décidé d’y élire domicile. Outre le sortilège envoyé sur la rouge et or d’entrée de jeu, la sorcière avait l’impression d’avoir plutôt fait preuve de tolérance et de patience envers sa camarade. Disons qu’elle avait au moins la sensation de s’être rattrapée en évitant d’étriper violemment celle qui avait décidé que l’Égyptienne ne serait pas tranquille aujourd’hui. Ainsi, quand Cassie, loin de tourner les talons, décida de s’asseoir sur le bureau qu’occupait la Serpentard, de lire à voix haute le début de sa missive avant de la subtiliser, non sans lui avoir auparavant offert un petit ballet d’insultes légèrement racistes, Neith se sentit en droit d’être plutôt étonnée, énervée et même furieuse en vérité.

 

Bien qu’elle ne soit pas encore rentrée dans le vif du sujet, la missive contenait des informations déjà trop délicates pour se retrouver sous les yeux de n’importe quelle adolescente de Poudlard, ne serait-ce que pour la protéger elle-même. En un instant, Neith fut perchée sur ses deux jambes et son premier réflexe fut de faire disparaitre la dangereuse missive : Evanesco, énonça-t-elle avec fermeté. La lettre s'évanouit de la main de Cassie pour rejoindre le néant.

 

Le moment de crise passé, Neith plongea son regard sombre dans les yeux de la jeune femme comme pour tenter de sonder dans son âme la raison de tels agissements. Cassie, c’est ça ?, interrogea-t-elle. Il était manifeste que la jeune fille manquait d’attention, autrement pourquoi aurait-elle soigneusement cherché à attirer celle de l’Égyptienne ? Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?, soupira-t-elle sans malveillance, persuadée de se retrouver face à une jeune adolescente en pleine tempête émotionnelle. Il y a assez de place pour deux ici, continua Neith, dans l’incompréhension la plus totale, mais si tu en as vraiment besoin, je peux te laisser la salle. Ton neutre, regard interrogateur. La Serpentard avait définitivement abandonné l’idée de travailler pour aujourd’hui. Tout ce qu’elle désirait à présent, c’était prendre une bonne douche chaude. Elle était lasse de ces gamineries, il lui suffisait d’un fiancé égoïste à gérer pour le moment.

Neith Ptahchepsès a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Sortilège de Disparition
Difficulté
6
Résultat D20
17
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

La lettre s'évanouit de la main de Cassie pour rejoindre le néant.

Autres résultats possibles

Immédiatement, la lettre s'évanouit de la main de Cassie pour rejoindre le néant.

La lettre s'évanouit à moitié de la main de Cassie, les informations compromettantes avaient néanmoins disparu.

Cependant, la lettre ne bougea pas d'un pouce. La sorcière profita néanmoins de cette petite diversion pour l'arracher des mains de Cassie.


Première étape : établir les règles du jeu

Message publié le 16/01/2026 à 21:58

Les nuits de décembre possédaient pour beaucoup un côté chaleureux qui semblaient avoir aussi peu atteint le cœur de Neith que la demeure de son promis. Tout dans le faste de la salle à manger où l’avait conduit le jeune homme lui donnait la nausée. L’Égyptienne n’était clairement pas une adepte du mode de vie britannique et se réjouissait de rentrer vers les parfums délicats de sa terre natale. En cela, le poste qu’occupait Bulstrode était un avantage certain. Il ne rechignerait probablement pas à faire une croix sur son continent pour s’établir ailleurs, du moins, c’était l’un des espoirs que nourrissait la jeune femme.

 

La sorcière s’assit à la place que lui avait élégamment désignée son fiancé. Cet homme n’était donc pas totalement dépourvu de manières. Elle attendait qu’il réponde à ses questions, ce qu’il ne manqua pas de faire en empruntant des chemins plus tortueux que tous ceux que Neith aurait été capable d’imaginer. Un frisson de dégoût la parcourut quand elle comprit les raisons qui rebutaient son futur époux à se satisfaire de l’union qui lui avait été accordée. Ou plutôt, comment avait-il dit déjà ? Les principes.

 

C’était donc lui, Bulstrode, l’enfant gâté, rebelle, le benjamin avide de liberté, capable de mépriser ce qu’il possédait, ce qui lui avait été offert par caprice. Neith eut à cet instant besoin de mobiliser l’ensemble de ses capacités de contrôle d’elle-même pour garder un visage apathique face à son hôte. Il était le maillon faible de son clan. Cette vérité cinglante claqua dans l’esprit de l’Égyptienne comme une insulte. Du mépris, voilà ce que lui inspirait l’homme occupé à se servir un verre de vin. Sethi savait très bien ce qu’il faisait. Neith imaginait sans peine le patriarche se gausser sur ses terres brûlantes en pensant à cette union. Que l’on me donne la force de ne pas craquer, suppliait-elle intérieurement.

 

L’Égyptienne ne pouvait s’empêcher de s’interroger sur l’identité de l’adolescent dans cette pièce. L’esprit de contradiction, pitié. Elle ne pouvait pas y croire. À quel âge cessaient donc les jérémiades chez les Britanniques ? Jamais son fiancé n’aurait été reconnu par le clan Ptahchepsès. La seule chose qui séparait Bulstrode du reste des manants en définitive, c’était la chance d’être bien né. Cette pensée lui retournait le cœur. Monsieur Bulstrode, commença-t-elle calmement, savez-vous ce qui vous attend si, vous et moi, menons ces fiançailles à terme ? La sorcière laissa s’échapper quelques secondes de silence. Elle avait beau connaître le penchant individualiste des Occidentaux, il lui semblait rencontrer en la personne de Quintus Bulstrode un égoïsme tel qu’elle n’en avait jamais imaginé. Vous deviendrez un Ptahchepsès. Nos enfants pourraient bien, selon la conjoncture actuelle, devenir les héritiers d’une lignée de sang royal, de l’une des plus anciennes familles de sorciers que la terre ait portées, continua une Neith placide.

 

Peu m’importe ce que vous pensez de vos parents ou de moi, ajouta-t-elle, j’ai seulement besoin de savoir si vous êtes en mesure d’œuvrer à quelque chose qui dépasserait votre individualité. L’Égyptienne en doutait sérieusement, mais après tout, son promis avait laissé miroiter l’idée que Neith avait également le droit de poser ses conditions. Si tel est le cas, conclut-elle néanmoins, je m’engagerai avec sérieux à… mériter votre confiance. Neith leva son verre de vin en direction de Bulstrode avant de planter son regard déterminé dans le sien. Serait-il prêt à accepter cet accord ?


Première étape : établir les règles du jeu

Message publié le 15/01/2026 à 18:33

Neith ne savait pas réellement à quoi s’attendre de la part de son fiancé. S’il l’avait invitée ce soir, c’était sans doute que leurs premières entrevues, et particulièrement la fête qui avait eu lieu il y a quelques semaines de cela, ne l’avaient pas réellement satisfait. Elle gardait le souvenir d’un homme élégant et distant tel qu’elle aurait pu se l’inventer elle-même. Tout le monde jouait son rôle à la perfection et c’était bien ainsi. Ce soir encore, l’Égyptienne avait revêtu son masque de princesse fiancée. Elle ne pouvait en effet décemment pas se présenter sous les traits d’une jeune fille encore mineure et terrifiée à l’idée de passer l’intégralité de ses jours mariée à un homme de six ans son aîné, qui ne semblait éprouver à son égard que de lointains sentiments cordiaux.

 

Un sourire, une poignée de main que la jeune femme s’empressa de serrer assez fermement pour montrer sa franchise, pas trop pour éviter la douleur. Neith avait beau être jeune, elle n’aurait pas obtenu le statut d’héritière d'Islem si elle avait pris l’habitude de se comporter en rebelle farouche. Chez les Ptahchepsès, être bien né ne suffisait pas, encore fallait-il mériter sa place et la sorcière n’était clairement pas arrivée jusque-là pour tout gâcher face au Britannique. Bonjour. Merci pour votre accueil, répondit la jeune fille aux salutations cordiales de son aîné. L’absence d’un compliment quelconque sur sa toilette l’étonna quelque peu et annonça la couleur de l’entrevue. Il n’était pas question de se perdre dans les futilités mondaines. Neith épargna donc sa salive. L’homme devait certainement se moquer du déroulement de son voyage.

 

La suite de la soirée sembla lui donner raison, puisqu’après une petite question sur sa préférence quant au déroulé des évènements, Quintus Bulstrode se lança soudainement et d’entrée de jeu dans deux longues tirades. Neith, plus qu’attentive, le regard dur, l’écouta patiemment tout en enlevant son manteau, largement superflus au vu de la chaleur de la pièce. Aucune affection. La jeune Égyptienne ne cilla pas. Elle cherchait à comprendre pour quelle raison son fiancé avait jugé bon de s’épancher de la sorte d’entrée de jeu. Comme si la jeune Égyptienne allait subitement tourner les talons au milieu du repas en apprenant que, oh malheur, l’homme à qui elle était promise depuis qu’elle avait huit ans n’était pas disposé à développer des sentiments affectueux à son égard. De quoi avait-il peur ?

 

Neith laissa son futur époux continuer à déblatérer, attendant qu’il finisse de lui exprimer le fond de sa pensée. Détendus. Cela semblait être un terme qu’il ne connaissait pas. Une fois certaine que Bulstrode n’allait pas se remettre à parler, elle hocha légèrement la tête. Entendu, articula-t-elle avec un sourire avant de lui tendre son manteau. C’est qu’il avait de drôles de manières ce Britannique. Je pense qu’il est en effet important de mettre les choses au clair, mais si cela ne vous ennuie pas, je préfère en discuter autour d’un repas, ajouta-t-elle en se laissant guider. La Serpentard n’était pas capricieuse, elle savait se plier aux règles les plus stupides. Qu’on lui permette d’en définir quelques-unes relevait du privilège, mais elle devait reconnaitre qu’une vie sans affection à son égard semblait être une bien sombre perspective pour une jeune femme de son âge. C’est donc sur ce point qu’elle prit le parti de l’interroger, après tout, c’était par là qu’il avait commencé. Vous choisissez de me mettre en garde parce que vous n’éprouvez nulle tendresse à mon égard ? Ou parce que vous envisagez de faire de cette absence de sentiment une règle morale entre vous et moi ?, interrogea-t-elle en reprenant la formule du sorcier.


Première étape : établir les règles du jeu

Message publié le 15/01/2026 à 13:17

Les températures avaient brutalement chuté ces derniers jours, ce qui ne se reflétait pas dans le cœur des Londoniens, qui semblaient attendre les fêtes de fin d’année comme le messie. Constat qui, après réflexion, n’était pas forcément contradictoire. Pour Neith, cette effervescence incarnée en guirlandes lumineuses ne parvenait cependant pas à inhiber le douloureux mal du pays qui la prenait à la gorge lorsque les températures glissaient sous la barre des zéros. Quel pays cauchemardesque ! Elle peinait toujours à comprendre ce qui avait attiré Nephtys sur ce continent froid et humide.

 

La jeune Serpentard s’était tout juste remise de sa récente transformation et de la réception qui avait été donnée en l’honneur de ses fiançailles qu’elle se trouvait déjà à affronter un nouveau défi en la personne de son fiancé : Quintus Bulstrode. Le cinquième, comme sa place dans la fratrie, si elle avait bien suivi les indications de sa cousine. Neith avait du mal à comprendre le choix de Sethi. Était-ce un moyen de garder de bonnes relations diplomatiques entre l’Égypte et la Grande-Bretagne ? Il lui semblait en effet que le jeune homme était d’une extraction tout à fait inférieure à la sienne. À moins qu’il ne s’agisse tout bonnement d’une nouvelle punition à destination de celle qui n’avait jamais caché son admiration pour l’héritière légitime. Des erreurs, sa naïveté en avait commis assez.

 

Cinq enfants, ces nobles occidentaux avaient une drôle de conception de l’élite. Islem n’aurait jamais reconnu autant de mioches, c’était évident. Les talons de Neith claquaient sur le sol pavé qui menait de la voiture qui l’avait conduite en ces lieux jusqu’à la demeure de son promis. Discrétion, mesure, absence de magie. Elle voulait à tout prix éviter de se faire repérer en train de braver toutes les convenances. Peut-être s’agissait-il d’un piège tendu par Bulstrode, – quel nom affreux ! – qu’elle regretterait bientôt amèrement, mais Neith avait pris sa décision. Nephtys voulait une femme indépendante, capable de faire des choix, de se montrer actrice de son destin ? Elle allait être servie.

 

Comme tous les membres du clan Ptahchepsès, Neith avait hérité d’un don certain pour la diplomatie. Ce soir, elle affrontait néanmoins un homme dont c’était véritablement le métier. L’idée l’amusait beaucoup. Après tout, ce mariage aussi pouvait avoir l’air d’une affaire d’État. La jeune sang pur n’avait pas encore véritablement eu l’occasion de discuter franchement avec le Bulstrode. Les fêtes de fiançailles semblaient servir à tout, sauf à permettre aux deux futurs époux d’échanger. Elle avait donc répondu favorablement à sa proposition qui défiait l’étiquette. Neith avait besoin de savoir si l’homme qui allait partager sa vie serait pour elle un allié ou un ennemi.

 

La jeune femme vérifia un instant l’état de ses cheveux coiffés en une longue tresse et défroissa sa longue robe dorée d’un geste de la main. Devoir de représentation obligeait, elle s’était correctement apprêtée pour le rendez-vous. Elle respira un grand coup avant de diriger ses doigts vers la sonnette de la demeure. À présent, elle n’avait plus droit à l’erreur.


Retrouvailles entre scorpion et mygale

Message publié le 14/01/2026 à 23:15

Nephtys avait beau adopter un ton calme, ses propos étaient toujours tranchants. Il s’agissait d’une habitude à prendre lorsque l’on s’aventurait à dialoguer avec l’héritière. Un être humain moins aguerri se serait sans doute déjà senti découpé en morceau par les syllabes abruptes de l’Égyptienne, mais Neith, qui avait grandi autour de ce type de lame de rasoir, s’en sortait plutôt bien. Peu importaient les dires de sa cousine, elle restait persuadée de n’être qu’un pion plus ou moins important sur les échiquiers des divers membres de sa famille. Seul Ahmès avait toute sa confiance, mais d’Ahmès, il n’y avait point sur le sol britannique. Face à sa cousine, elle se sentait scrutée et évaluée en permanence, comme si Nephtys tentait de jauger son utilité potentielle. Neith commençait à être fatiguée de ce petit jeu dans lequel elle avait l’impression d’être plus souris que chat. Elle sentait sa volonté commencer à faiblir sous le regard inquisiteur de son aînée. Or, de place pour la faiblesse, il n’y avait pas.

 

Très bien, commença l’Égyptienne comme un aveu, alors il y a sans doute plus de chance que je déclare. Neith tenta de garder un ton neutre, comme si elle ne venait pas d’expliciter clairement à Nephtys qu’elle avait tenté de faire un énième choix pour obtenir son approbation. Elle commençait décidément à se couvrir de ridicule. La jeune femme se sentait un peu dépassée. La fatigue accumulée ces derniers jours et le mal du pays ne lui permettaient pas de garder une attitude ferme et détachée face à la pression morale qu’exerçait, sans doute en partie malgré elle, la figure de Nephtys. Un bref, merci, accompagna les propos de sa cousine. Elle prendrait sur elle une grosse partie de la charge mentale qui reposait alors sur les épaules de sa jeune parente. C’était toujours ça de pris sur l’ennemi, pensa Neith en finissant un thé qui avait fini par refroidir dans le fond de sa tasse. Malgré le regard inquisiteur de Nephtys, la Serpentard se sentit soulagée de savoir que, contre vent et marée, son aînée était déterminée à la soutenir durant l’épreuve de sa transformation. C’était une perspective qui parvenait à provoquer chez la future Animagus légèrement plus de soulagement que de terreur. Elle mesurait l’engagement de taille pris par son interlocutrice.

 

Le détachement avec lequel la fille de Sethi évoqua la future fête de fiançailles qui devait bientôt mettre sa cousine à l’honneur tordit le ventre de Neith. Même lorsque la jeune femme tentait de se réapproprier un pan de sa vie, celui-ci semblait avoir été organisé à l’avance, et cette fois par nulle autre que celle qu’elle considérait comme sa première alliée dans ce pays hostile. Neith se sentit brusquement bien seule tandis qu’un goût amer en fin de bouche lui rappelait que Nephtys était loin d’être là pour rompre avec toutes les traditions insensées du clan. Le retard que semblait avoir pris son propre mariage n’était donc pas un indicateur de sa rébellion contre ce pan de l’ordre établi. Merci de t’en charger, énonça-t-elle sans trouble dans la voix. Les Ptahchepsès avaient tous un don particulier pour la démocratie dont il pouvait être utile par moment de se servir contre les membres de sa propre famille. Ce sera fait, ajouta-t-elle en référence au courrier à envoyer à son fiancé.

 

Dans d’autres situations, les dernières paroles de Nephtys auraient sonné comme une mélodie rassurante aux oreilles de Neith, mais elle ne se sentait plus capable de s’entendre féliciter pour des éléments qu’elle tentait de conquérir au quotidien. L’éloge quelque peu ironique arrivait trop tard. La jeune femme, trop heureuse de retrouver le reflet du sable chaud sur le visage de sa parente, frôlait l’overdose, et même l’attitude de sa cousine, qu’elle ne pouvait s’empêcher d’admirer, lui rappela pourquoi elle s’était éloignée si brusquement de sa terre natale. Le destin ne lui avait jamais paru aussi hors de contrôle. Merci pour tout Nephtys, s’entendit-elle prononcer, je ne vais pas te déranger plus longtemps, je sais que tu as beaucoup à faire. Et moi de même, pensa la jeune Égyptienne devant le vaste programme qui semblait l’attendre ces prochaines semaines.


Une rencontre qui fait des étincelles

Message publié le 14/01/2026 à 22:22

Neith se félicita mentalement de la réussite de son Sortilège de Mutisme. Au vu de la faible concentration avec laquelle elle l’avait lancé, elle se doutait que le charme prendrait rapidement fin et savoura avec délectation les quelques secondes de calme que lui apportait l’enchantement. Qu’avait-on idée de crier comme ça dans les pauvres oreilles d’honnêtes étudiants qui n’avaient rien demandé ? L’apport de la magie qui avait permis à l’Égyptienne d’échapper à la pénible voix de l’intruse n’empêcha néanmoins pas les pas, de ce qu’elle imaginait être un élève, de claquer fermement contre le sol et Neith du retenir son énième soupir de la journée. Après un traitement pareil, elle aurait au moins espéré dissuader la personne, quelle qu’elle soit, de s’aventurer plus loin dans sa salle de classe. Après tout, on pouvait difficilement faire plus clair comme message. Mais son interlocutrice ne semblait pas prête à en rester là.

 

La Serpentard, qui, jusqu’alors s’était contentée de nier la malvenue en restant concentrée sur sa missive, fut bien obligée de tourner la tête vers cette dernière tandis qu’elle retrouvait, bien trop rapidement au goût de la jeune femme, la parole. On peut savoir c’est quoi ton putain de problème ? Neith arqua un sourcil, mi-amusée, mi-exaspérée par un visage qu’elle était sûre d’avoir déjà croisé en cours. Était-elle sérieuse ? Peut-être que tu beugles un peu trop près de mes tympans, ma jolie. Je crois que t’as besoin de te rafraichir un peu les idées. La jeune Ptahchepsès avait affiché un air narquois qui disparut bien rapidement de son visage lorsqu’un jet d’eau trouva bon de s’y loger. Une fois la petite douche passée, Neith émit un léger claquement de langue. Aguamenti, si ce n’était pas un sortilège de sorcière néophyte ça. La Gryffondor semblait vraiment avoir besoin d’aide pour se laisser emporter par ses émotions aussi facilement et de manière aussi pitoyable, mais Neith ne serait pas cette main tendue aujourd’hui. Elle avait autre chose à faire que de laisser une gamine instable passer ses nerfs sur une femme d’un rang qu’elle n’atteindrait jamais.

 

Magnanime, l’élève se concentra sur son visage et ses cheveux trempés qui dégoulinaient à présent sur son uniforme scolaire et prononça fermement : tergeo pour aspirer l’eau dont la nouvelle venue avait trouvé bon de la souiller.Le sortilège sécha la jeune femme relativement rapidement. Elle ne souhaitait pas faire de mal à la jeune rouge et or, la seule chose à laquelle elle aspirait en réalité, c’était un peu de tranquillité. Et puis, on répondait aux imbéciles par le silence non ? C’est sur cette pensée que Neith se remit consciencieusement à l’écriture de sa lettre qui, heureusement, n’avait pas été touchée par le minable sortilège.

 

Neith Ptahchepsès a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Sortilège Détergent
Difficulté
6
Résultat D20
12
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Le sortilège sécha la jeune femme relativement rapidement.

Autres résultats possibles

Le sortilège agit immédiatement, séchant la jeune femme de la tête aux pieds comme si rien ne s'était jamais produit.

Le sortilège sécha partiellement la jeune femme qui se promit de s'octroyer une bonne douche brûlante avant la fin de cette journée.

Le sortilège ne fit cependant pas le moindre effet, laissant la jeune femme tout aussi trempée qu'avant sa formule.


Une rencontre qui fait des étincelles

Message publié le 14/01/2026 à 13:36

Neith réfléchissait avec application à choisir les bons mots pour contacter Ahmès. Ce n’était pas chose aisée et la jeune sorcière se rendit compte qu’elle serrait un peu trop violemment la plume qu’elle tenait entre ses doigts. Dépitée, elle lâcha l’instrument qui laissa tomber une petite goutte d’encre sur la table qu’elle occupait. La sorcière étouffa un juron avant de se laisser basculer sur les deux pieds arrière de sa chaise. Quelque chose clochait aujourd’hui. La jeune femme se trouvait dans une impasse mentale. Peut-être la meilleure solution était-elle d’aller dormir du sommeil du juste dans la salle commune verdâtre, qui lui servait maintenant de nid. Mais Neith était têtue et la notion d’échec lui paraissait un impossible écueil.

 

La nuque renversée, le regard fixé sur le plafond de la salle de cours, elle tentait de remettre de l’ordre dans ses idées. Nephtys, la transformation, son fiancé, la visite chez les Ravental… son quotidien n’avait plus aucun sens. Et sa cousine, qui lui demandait de s’appliquer, d’apprendre, d’évoluer, car, c’est bien à cela que sert une école après tout. La Serpentard se sentait à la fois inutile et utilisée. Tant pis, elle décida qu’elle lancerait un enchantement de chiffrement sur sa missive avant de l’envoyer. Ahmès et elle utilisaient le même code entre eux depuis des années, elle pourrait ainsi s’épancher librement sur son quotidien sans crainte de censure.

 

Cependant, au moment même où l’Égyptienne, mue d’un élan soudain d’inspiration, s’apprêtait à recommencer sa missive, une voix retentit dans son dos : qu’est-ce que tu fous là ? Ton désagréable, voix abrupte, Neith commençait à en avoir plein le dos de ces petits trolls d’élèves qui surgissaient de n’importe où pour la déconcentrer. C’était fou de ne pas voir qu’elle était occupée. Des salles, il y en avait plein le château après tout, il n’était pas marqué… marqué quoi d’ailleurs ? Peu importe, la sorcière ne prit même pas la peine de se retourner et se saisissant d’Hésat, elle pointa sa baguette derrière elle en direction de la source des paroles désagréables : silencio, articula-t-elle d’un ton agacé. Le sortilège de Mutisme lancé avec nonchalance par Neith frappa son interlocutrice, la privant du même coup de parole pour quelques dizaines de secondes.

 

Neith Ptahchepsès a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Hésat !

Sortilège
Sortilège de Mutisme
Difficulté
10
Résultat D20
18
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Le sortilège de Mutisme lancé avec nonchalance par Neith frappa son interlocutrice, la privant du même coup de parole pour quelques dizaines de secondes.

Autres résultats possibles

Malgré la nonchalance de Neith, le sortilège de Mutisme frappa de plein fouet son interlocutrice, la privant du même coup de parole pour quelques minutes.

Neith, qui n'avait cependant pas d'yeux dans le dos, rata tout bonnement sa cible. Au moins, le message était passé. 

Cependant, non seulement le sortilège de Neith rata sa cible, mais il ricocha dans sa direction, la privant de parole pour quelques dizaines de secondes. Définitivement, perdre le contrôle ne lui allait pas au teint. 


Retrouvailles entre scorpion et mygale

Message publié le 14/01/2026 à 11:57

Neith avait réussi à arracher un sourire à son ainée, ce n’était pas peu de chose pour la sorcière qui eut soudainement la douce impression d’une validation maternelle. Elle avait du mal à savoir sur quel pied danser avec Nepthys. De manière générale, au sein du clan Ptahchepsès, les sous-entendus régnaient en maître et c’était aux membres de décoder les attendus. Sachant à quel point un faux pas pouvait leur être fatal, cette règle tacite aurait donné des angoisses à plus d’un adolescent et Neith, malgré tout, ne faisait pas vraiment exception. Au fond, elle ne connaissait pas les véritables intentions de sa cousine et ne pouvait savoir avec certitude quel rapport elle entretenait avec son tyran de père. Aussi, la jeune serpentard évitait de trop s’avancer dans ses propositions. Après tout, jurer allégeance à l’héritière légitime du clan, toute tuée qu’ait été sa mère par la main de son patriarche, ne faisait pas d’elle une traitresse, si ?

 

La jeune sorcière regrettait amèrement l’absence de son frère dans ces moments où le trouble la gagnait. C’est avec lui, en vérité, qu’elle aurait aimé effectuer sa première transformation. Son frangin avait, bien plus rapidement qu’elle, trouvé sa forme animale à l’école et elle manquait cruellement de ses conseils à présent. Face à Nephtys, l’échec était inenvisageable, du moins c’est ce que se répétait la jeune fille. Si place n’était pas faite à l’incompétence, peut-être que la réussite serait la seule option ? Une fois le sujet de ses tourments actuels révélés, Neith ne pouvait plus faire marche arrière. L’héritière était à présent au courant et lui demanderait sûrement des comptes. Elle ne répondit par ailleurs pas franchement à la jeune élève, se contentant de deux questions. Encore des sous-entendus ininterprétables.

 

Qu’en penses-tu ?, répondit-elle pour éviter de démontrer qu’elle n’avait pas réellement réfléchi à la question. D’un côté, il pouvait être utile à sa cousine de voir ce secret bien gardé, d’un autre, que ferait-elle d’une alliée coincée derrière les barreaux par la justice magique ? Neith retint une grimace à cette idée, sa cousine avait peut-être raison en fin de compte, elle était loin d’être prête à tous les sacrifices, mais il fallait tout de même reconnaitre que la jeune femme n’était pas non plus du genre à se soustraire à ses responsabilités. Chacun avait sa part de tolérance, après tout, Nepthys n’avait, de son côté, toujours pas épousé son promis. C’est difficile de le prévoir, avoua l’Égyptienne, j’ai cru plusieurs fois que l’orage allait se lever, mais le ciel est plus doué pour lancer des trombes d’eau que des éclairs par ici.

 

L’été était définitivement derrière elle avec ses journées brûlantes suivies tout à coup de puissants coups de tonnerre. J’ai un peu d’espoir pour le week-end prochain, mais j’ai peur d’être à nouveau déçue, continua-t-elle, pourrais-tu demander une autorisation de sortie si la météo est favorable ? Neith dialoguait d’un ton neutre, comme si elle n’était pas mortifiée à l’intérieur par la potentielle transformation qui l’attendait. Mais la peur n’était pas une option dans ce type de processus. Si la jeune femme n’avait pas les épaules pour supporter la pression, son instinct animal risquait de prendre le dessus et alors… Mieux valait ne pas y penser. Depuis plusieurs jours déjà, le second battement de cœur qu’elle sentait dans sa poitrine avait tendance à la déconcentrer, la libération était proche, elle le sentait.

 

Nombreux étaient les sujets délicats que Neith avait à aborder avec son ainée aujourd’hui. Il était évident que tout n’aurait pas pu tenir dans une lettre. Par rapport à mon fiancé, commença-t-elle en tentant à nouveau de rester de marbre, je sais qu’il serait bon d’organiser une entrevue, après tout c’est aussi pour apprendre sa culture que l’on m’a permis de te suivre jusqu’ici. Neith n’avait qu’un vague souvenir de cet homme de quelques années de plus qu’elle qui ne lui avait alors pas fait forte impression. Lui-même se souvenait-il de la gamine qu’il avait autrefois aperçue, sans peut-être même se rendre compte que c’était à elle qu’il était en réalité destiné ? Je ne voudrais pas que mes activités ici paraissent… suspectes, conclut-elle avant de prendre une énième gorgée de thé. Son propre détachement l’interrogeait, où était donc passée la jeune femme qui voulait, quelques minutes plus tôt, comment avait-elle dit déjà ?, être actrice de son destin.


Une rencontre qui fait des étincelles

Message publié le 13/01/2026 à 18:13

w/ Cassie Dunn

 

La fatigue, cette drôle d’ennemie qu’on ne pouvait pas ignorer bien longtemps avait décidé d’assaillir Neith en ce début janvier morose. La mal du pays lui trouait l’estomac et les derniers évènements l’avaient mise dans un demi état d’alerte qu’elle peinait à enrayer. La sorcière avait des standards élevés et nombreuses commençaient à être les personnes qu’elle ne souhaitait pas décevoir. D’habitude si calme et posée, la serpentarde commençait sérieusement à être à cran. Le moindre bruit de plume ou de papier lui faisait serrer les dents et elle avait ainsi décidé de quitter la bibliothèque en quête d’une salle de cours dans laquelle travailler en paix.

 

Peu d’élève déambulait à cette heure tardive dans les couloirs glacés du château qui faisaient regretter à l’Égyptienne la morsure du sable chaud de son pays natal. Comment Nepthys avait-elle pu s’exiler dans ce trou à rat britannique ? Décidément, elle ne comprenait pas les choix de son aînée. L’élève finit par trouver un local entr’ouvert et choisi d’y élire domicile. Elle n’avait pas pour habitude de veiller tard, étant plutôt une adapte de l’aurore que du crépuscule, mais si elle voulait réussir son cours d’Histoire de la magie, il allait falloir mettre les bouchées doubles. Neith savait que sa cousine n’attendrait pas d’elle autre chose que l’excellence. Bonjour la pression. Elle savait très bien que tout ce cirque de la souffrance qui doit vous renforcer et autres stupidités n’avaient absolu aucun sens, mais même si elle restait lucide sur ce qu’elle considérait comme des failles monumentales de la culture de son clan, il était très difficile d’échapper à des injonctions millénaires qui pourrissaient votre inconscient. Neith ne se montrerait pas faible, jamais, quand bien même la définition de faiblesse qui lui avait été enseignée ne rimait à rien.

 

Rapidement, son esprit se détourna pourtant de son cours pour s’échapper vers son faux jumeau de frère, Ahmès. Le garçon lui manquait comme une moitié d’elle-même restée sur la terre des Pharaons et elle se sentait étrangement vide. Neith soupira en saisissant une bout de parchemin sur lequel elle commença à griffonner une lettre à destination de son frangin. Même dans ces circonstances, elle savait qu’elle ne pouvait pas s’exprimer librement. Il était pratiquement certain que Sethi avait un droit de regard sur l’entièreté du courrier à destination de sa maisonnée, mais son frère saurait lire derrière ses lignes. Cher Ahmès.


Retrouvailles entre scorpion et mygale

Message publié le 11/01/2026 à 15:28

Nephtys ne plaisantait pas, Neith aurait dû le savoir. Son ton était presque sec quand elle lui répondit et la jeune femme qui s’était laissée aller à deux secondes de sérénité en sa présence, sembla se redresser aussi sûrement que si son ainée lui avait envoyé une petite décharge électrique. Elle ne savait pas si elle se sentait puérile d’avoir si promptement fait vœu d’allégeance à l’héritière légitime des Ptahchepsès malgré les tensions qui régnaient actuellement au sein du clan ou si elle en voulait à Nephtys de ne la prendre qu’à demi au sérieux. Par ailleurs, et ce n’était sans doute aucunement le but de la jeune femme, Neith se sentait comme défiée par les paroles de l’Égyptienne. Sans doute son âge encore tendre lui faisait-il recevoir ces mots comme une provocation.

 

Malgré tout, Neith trouvait la réaction de son ainée injuste. N’avait-elle pas déjà prouvé à son échelle qu’elle était capable de prendre des décisions radicales pour suivre Nephtys ? Que faisait-elle de son départ ? L’héritière aurait mieux que quiconque dû savoir quel déchirement pouvait provoquer l’exil, l’éloignement brutal de l’entièreté des personnes en qui Neith avait pu, au fil des années, placer sa confiance et parmi elles, Ahmès, le frère jumeau aux côtés duquel il lui avait semblé écrire toutes les étapes de sa vie jusqu’à lors. Peut-être pensait-elle que sa benjamine voulait jouer, comme si elle n'était pas déjà impliquée jusqu’au cou dans les problèmes familiaux des Ptahchepsès, comme si l’idée que Sethi puisse, d’un geste de la main, faire assassiner son père, sa mère ou son frère pour le simple plaisir de la déstabiliser comme jadis avec Tzipporah ne lui avait jamais effleuré l’esprit. Les enfants du clan devaient grandir bien vite, c’était une réalité. Neith hocha longuement la tête aux déclarations de sa cousine.

 

Je comprends, indiqua-t-elle après un court moment de silence alors que le serveur revenait avec leurs boissons. L’Égyptienne posa lentement ses mains autour de sa tasse de thé brûlant. Mais je ne suis pas étrangère à ce qui se passe Nepthys, osa-t-elle ajouter avec toute la fermeté dont elle se sentait alors capable, si je ne suis pas actrice de mon destin, d’autres s’en chargeront bien assez rapidement. Neith soupira légèrement avant de prendre une gorgée de sa boisson. Elle décida qu’il ne servait à rien de s’étaler plus sur ce sujet, Nephtys avait raison sur un point : en l’état actuel, elle faisait un bien piètre outil, mais elle comptait y remédier avec tout le sérieux dont elle pouvait faire preuve.

 

Sur le plan des apprentissages, continua la jeune femme, j’aurais besoin de ton aide, enfin, de ta présence. Neith respira profondément devant l’aveu qu’elle s’apprêtait à faire à sa cousine, elle baissa lentement la voix et prononça presque dans un souffle, j’ai entamé le processus pour devenir Animagus. Cela n’avait rien d’étrange pour une élève issue de Uagadou, à vrai dire, l’école de magie incitait même plutôt ses membres à développer cette aptitude, mais de ce que Neith avait pu comprendre, cette capacité était bien moins répandue et bien considérée sur ce continent. Elle avait déjà à plusieurs reprises commencé les étapes nécessaires à sa transformation, mais à chaque cycle, quelque chose avait mal tourné, soit que, trop jeune, elle n’avait pas pu tenir un mois entier avec une feuille de mandragore dans la bouche, ou qu’à la pleine lune suivante, le ciel avait été voilé, anéantissant ainsi ses efforts. Cette fois-ci pourtant, la jeune femme touchait au but pourrais-tu m’accompagner au prochain orage ? interrogea-t-elle.


Pommier et statue de sel [cours]

Message publié le 10/01/2026 à 22:03

HRP : Je m'incruste saison 2

 

Neith avait déjà une longue journée derrière elle quand vint l’heure de se rendre au cours de botanique. Elle avait passé une bonne partie de son temps libre entre les bouquins de la bibliothèque, cherchant à travers les étagères poussiéreuses à récolter un maximum de savoir pour compléter celui qu’elle avait durement acquis à Uagadou les années précédentes. Quitte à voir du pays, autant que cela serve. La jeune Égyptienne était légèrement agacée par l’heure tardive de la leçon, elle ne faisait pas partie des animaux nocturnes de sa promotion et préférait les réveils très matinaux aux veilles tardives. Ce soir, elle craignait que son attention sollicitée depuis les petites heures du jour ne faillisse. Non pas qu’elle ait peur de se couvrir de ridicule devant des élèves qu’elle n’estimait que peu pour la plupart, après tout, les cours étaient bien là pour une raison : apprendre. Et comment construire de la connaissance sans se tromper ? Non, avoir peur de l’échec ne pouvait mener qu’à l’angoisse, la jeune sorcière en était consciente, c’était la perspective de ne pas pouvoir profiter activement des enseignements du professeur Ravental qui l’inquiétait.

 

La jeune femme se rendit dans la serre numéro trois où se pressait déjà une petite troupe d’élèves. Elle cligna quelques fois les yeux pour se réveiller avant d’entrer dans le lieu qui leur servirait ce soir de salle de classe. Assez rapidement, Neith remarqua la mini Ravental qu’elle avait eu l’occasion de rencontrer dans des circonstances plus solennelles en suivant son aînée, Nephtys. Elle commença par saluer le professeur botanique, Bonjour Lord Ravental avant d’adresser un léger signe de tête à la Serdaigle Athénaïs et aux demoiselles que l’aura de la jeune femme semblait avoir attirées dans son sillage. Neith qui ne tenait pas forcément à participer à la discussion s’éloigna légèrement du reste du groupe. Elle allait avoir besoin de tous ses neurones disponibles ce soir, inutile de gaspiller son énergie en sociabilité superflue. À sa droite, une autre élève de la maison bleu et bronze semblait au bord de la crise de panique. Neith expira doucement avant de lui glisser d’un ton calme respire ma belle, personne ne va te manger. Cette fille n’aurait pas tenu une seconde au sein du clan Ptahchepsès.


Chardon et Lotus Bleu

Message publié le 10/01/2026 à 14:43

Ce n’était pas la première fois que Neith participait à ce genre de « mission diplomatique », il lui était plusieurs fois arrivé d’accompagner tel ou tel membre du clan lors de rendez-vous plus ou moins cordiaux dans son pays natal. Aujourd’hui, les choses étaient pourtant différentes et la jeune fille se surprenait à se sentir nerveuse. Où qu’elle se rende, le sol britannique ne parvenait qu’à lui paraître hostile et la pâleur des visages qu’elle croisait semblait refléter la froideur du cœur de leur propriétaire à son égard. Peut-être devenait-elle paranoïaque à force d’interpréter les mines fermées de parfaits inconnus comme autant de déclarations de guerre ? Elle ne savait pas si ses impressions étaient fondées, mais cela ne changeait rien : mieux valait rester sur ses gardes, être vigilante et, surtout, ne sous-estimer aucun danger.

 

Nephtys avait obtenu, elle ne savait comment, que Neith puisse quitter pour quelque temps l’école de sorcellerie. L’héritière du clan avait plus d’une corde à son arc et sa jeune cousine ne pouvait que s’inspirer de l’assurance tranquille dont elle semblait faire preuve une nouvelle fois alors qu’elles se dirigeaient d’un pas ferme et décidé vers le manoir de la famille Ravental. L’air était glacé et la jeune fille espérait que son ainée considérerait que ses tremblements étaient dus au froid et non à une quelconque frayeur. Du reste, elle n’était elle-même sûre de rien. Neith avait du mal à se reconnaitre depuis son arrivée au château. Malgré les paroles galvanisantes de Nephtys, elle se rendait compte qu’elle ne disposait pas de toute l’assurance qui la caractérisait habituellement en terrain connu, lorsque son nom suffisait à évoquer une noble image aux individus qui l’entendaient prononcer. Ici, elle se sentait simplement exotique et décalée. Par chance, c’était loin d’être le cas de sa cousine.

 

Un petit être décharné avait entrepris de servir d’intermédiaire entre les deux Égyptiennes et la famille Ravental. L’annonce de Nepthys avait dû sembler convaincante, car elles furent rapidement introduites dans la somptueuse demeure. Neith reconnaissait qu’elle était entretenue avec goût, pas le sien, certes, mais beaucoup de goût tout de même. Qu’avaient donc les Britanniques avec la froideur distante des pierres grises ? La jeune femme refoula cette pensée en emboîtant le pas de l’héritière : ce n’était pas le moment de créer un incident diplomatique.

 

Les deux Égyptiennes furent accueilles avec politesse par un homme d’un certain âge et… Neith dû faire un effort particulier pour rester de marbre à la vue de la jeune femme qui l’accompagnait. Athénaïs Ravental présenta celui qui venait de se désigner comme son père, mais c’était presque chose inutile : la nouvelle Serpentard connaissait déjà ce visage, qu’elle avait croisé de loin plus d’une fois dans le château. Une fille de professeur, cela ne passait pas inaperçu. La jeune femme était pratiquement l’opposée de Neith avec son visage pâle, mais des deux jeunes femmes semblaient se dégager la même noblesse, le port altier, les manières élégantes. En réalité, toutes les familles au sang bleu de cette terre semblaient posséder un lien de parenté moins dû à leur sang qu’à une certaine étiquette. Chez Athénaïs, cependant, il semblait y avoir quelque chose de plus… enivrant et Neith pensa qu’il faudrait qu’elle interroge son ainée à ce sujet. Elle avait du mal à détourner son regard d’elle et semblait ressentir quelque chose qui lui avait jusque-là toujours été étranger : comme un petit agacement du côté du cœur.

 

Neith Ptahchepsès, se présenta-t-elle avec un bref mouvement de tête vers le bas, pardonnez mon accent, je ne découvre votre beau pays que depuis quelques mois. Elle colla un léger sourire sur ses lèvres pour cacher son trouble. Merci de nous accueillir au pied levé. Cet endroit est exquis, Lord Ravental, continua-t-elle en portant un long regard autour d’elle pour éviter de le poser sur la jeune Athénaïs, mais que lui arrivait-elle ?


Retrouvailles entre scorpion et mygale

Message publié le 09/01/2026 à 21:33

Je suis heureuse de te voir aussi. Neith se décrispa un peu en entendant les mots de son aînée. Il y avait quelque chose chez cette femme qui l’inspirait profondément, assez pour lui avoir donné l’élan de laisser les siens derrière elle et de s’engager dans l’inconnu. Nephtys s’était envolée au même âge, à l’époque, Neith n’était qu’une bambine pleurnicharde enfouie dans les jupes de sa mère, pas même encore reconnue par Islem. Elle avait grandi en entendant parler de la jeune femme comme d’une héroïne de conte, à la fois clivante et captivante. Il n’était dès lors pas étonnant qu’elle ait choisi de tenter de suivre le chemin de sa cousine, la première à avoir tracer sa route vers l’occident, chamboulant d’un même mouvement quelques traditions misogynes bien établies.

 

Nephtys savait manier les mots. Chaque phrase prononcée à destination de Neith lui rappelait avec une clarté sans équivoque ce à quoi elle échappait en faisant ce voyage. Comme la quasi-totalité des membres de son clan, elle avait été fiancée très jeune à un parfait inconnu dans une optique politique, mais l’idée de se retrouver bien trop rapidement avec des bébés dans les bras à élever en prenant le risque que leur père choisisse tout bonnement de ne pas les reconnaitre à leur sixième anniversaire la faisait grimacer. Neith gardait une image bien trop précise de ses nuits d’enfance remplie de cauchemar où Islem refusait de la prendre dans ses bras. Quel enfant ne finirait pas névrosé suite à un pareil traitement ? La jeune sorcière savait que son aînée avait connu des souffrances éminemment plus atroces. Elle n’était pas née quand Tzipporah avait brutalement été assassinée, ce qui n’avait pas empêché les gens de continuer à murmurer des choses à ce sujet bien des années plus tard.

 

Être dans le confort du sable et des épices ? Ou venir dans le froid pour devenir plus que cela ? Neith hochait la tête face à la leçon de féminisme de Nephtys qui lui rappelait des fondamentaux que le froid anglais semblait avoir fait geler dans son crâne. La nouvelle serpentarde compris subitement que son envol n’était pas à seule destination de Nephtys ou du clan, non, en réalité, elle participait activement à sauver sa peau, son corps et son esprit. Cette soudaine impression de liberté lui donna tout à coup le vertige alors qu’elle se rendait compte de ce que sa solitude impliquait, mais elle redescendit rapidement. Elle n’était pas ici pour flâner. Chacun de ses pas, chacun de ses mots étaient aussi soumis à un devoir de représentation et une fois de plus, la jeune Égyptienne sentit sur ses épaules le lourd poids de la tradition. Prends garde Neith. Je ne te laisserais pas devenir autre chose que le Scorpion. 

 

Nepthys avait le regard dur. Ses phrases, pourtant aiguisées, ne blessaient pas la jeune sorcière qui connaissait la portée et l’engagement de ses paroles. L’héritière se tiendrait à ses côtés ou plutôt était-ce l’inverse : Neith serait son ombre. Et je serai à la hauteur, conclut la jeune sorcière avec un sourire malicieux. Elle ne savait pas par quel miracle ce clan meurtri et traumatisé tenait encore debout, comme si la froide distance et la cruauté pouvaient réellement renforcer une cohésion d’ordre familial. Non, cela n’aboutissait qu’à laisser sur le trône des sociopathes comme Sethi. Neith se sermonna intérieurement de son parjure avant de reporter toute son attention sur son interlocutrice. Je te dois beaucoup, affirma-t-elle, nous sommes nombreux à croire en toi. L’adolescente attrapa une carte de l’établissement pour commander un thé. La pression semblait être retombée de deux crans à l’intérieur d’elle-même. Bien qu’impressionnante, Nephtys était une alliée et un guide, deux étiquettes qui ne pouvaient que rassurer sa cousine. Je suis aussi venue pour toi, Nepthys. Si tu as besoin d’yeux et d’oreilles à Poudlard ou si je peux t’être utile de quelque façon que ce soit… Neith y allait peut-être un peu fort avec ses affirmations, mais elle voulait que le message passe. Il était hors de questions que son empoté d’oncle prenne la place de son héroïne ; elle mettrait tout en œuvre pour permettre l’avènement du règne de Nepthys. Elle avait tout à y gagner. Je ne suis plus une enfant, ajouta-t-elle pour renforcer ses paroles précédentes. Tu bois quelque choses ?


Retrouvailles entre scorpion et mygale

Message publié le 08/01/2026 à 17:41

De trop nombreuses pensées tourbillonnaient dans la tête de la jeune égyptienne qui ne parvenait pas à se concentrer. La discipline, c’était pourtant son truc ; suivre les ordres, se contraindre même quand la météo, l’humeur, l’envie n’étaient pas au rendez-vous. Elle savait qu’elle existait pour quelque chose de plus grand et, aujourd’hui, il prenait les traits de sa cousine. Neith se mordit la lèvre pour tenter de s’ancrer un peu plus dans son corps. Ces réflexions ne la menaient à rien. Une tâche à la fois, son rendez-vous arriverait bien assez tôt.

 

Bien le bonjour Neith. La jeune femme se redressa un peu plus brusquement qu’elle ne l’aurait voulu tandis que Nephtys pressait un fragment de seconde sa main sur son épaule. Elle retint une furieuse envie d’enlacer sa cousine dans ses bras pour récupérer quelques brins d’une chaleur qui lui manquait sur ces terres hostiles. Elle avait passé l’âge des démonstrations et des enfantillages et tenait à le prouver : Neith n’était plus la gamine capricieuse que Nephtys avait laissée derrière elle. À tout juste seize ans, elle se voulait être un véritable pilier et une alliée sur laquelle on pouvait compter. Elle tenta ainsi de dissimuler sa nervosité en refermant délicatement l’ouvrage qu’elle avait entrepris de consulter pour patienter quelques minutes.

 

Je suis heureuse de te revoir, avoua-t-elle néanmoins. La sorcière aurait aimé s’étaler un peu, lui raconter le froid, la tristesse, la morosité des pierres grises et des collines brumeuses. La salle commune de la maison Serpentard dont elle faisait désormais partie était située près des cachots, sous un vaste lac qui lui donnait le mal des cimes de son ancienne école. Comment s’élever lorsque l’on vit comme un ver de terre ? Cet animal, le serpent, ne l’inspirait pas du tout, elle se sentait différente des sangs purs qui arpentaient les dortoirs verts et argents telle une élite héréditaire et hiérarchisée à laquelle elle restait étrangère. Contrairement à ses camarades, elle ne tirait aucune gloire d’une prétendue renommée de cette maison dont elle ne descendait pas. Chez elle, rien n’était acquis, sang pur ou non, il fallait mériter sa place.

 

Nephtys, merci d’avoir fait le déplacement, Neith choisissait soigneusement ses mots, mais elle gardait la désagréable impression de parler pour ne rien dire. Elle aurait aimé discuter dans sa langue natale, mais suivit le choix de sa cousine sans broncher. Celle-ci devait avoir ses raisons. Je ne suis pas certaine d’avoir fait le bon choix en venant ici. La jeune sorcière retint sa respiration quelques instants. Je m’efforce de puiser dans cette école ce que je peux mais… J’ai l’impression de ne pas être sur la bonne voie. Ce cruel aveu fit retenir une grimace à la jeune fille qui n’aimait pas se montrer vulnérable. Mais elle avait confiance en l’héritière du clan plus qu’en elle-même. Nephtys saurait la conseiller. Ici, la nouvelle Serpentard se sentait amputée de tout, il lui manquait quelque chose, j’ai besoin de conseils, elle avait besoin du clan, j’ai besoin de toi. Le regard intense de son aînée troublait Neith tandis qu’elle tentait de garder contenance. À nouveau face à un éminant membre du clan, la jeune sorcière se rendait compte de l’insignifiance de tous les sorcières et sorcières aux alentours. Neith aurait tué son propre père pour Nephtys.


Retrouvailles entre scorpion et mygale

Message publié le 07/01/2026 à 22:25

w/ Nepthys Ptahchepsès

 

Neith était lasse de la morosité ambiante et des paysages britanniques grisâtres. Elle se demandait parfois ce qu’elle était venue faire loin des siens, sur ce continent étrange et étranger où les élèves avaient besoin de bouts de bois pour apprendre leurs gammes et qui servait une nourriture si fade qu’elle lui retournait le cœur. La jeune sorcière grinça des dents en descendant sur la route conduisant de l’école de sorcellerie au charmant village de Pré-au-Lard. Tu parles. L’air était humide et même le soleil, ici, semblait malade. La jeune sorcière lança un regard assassin à trois élèves de Gryffondor en train de s’esclaffer un peu trop proche de ses oreilles. Leurs manières l’exaspéraient, elle préférait tracer sa route, seule.

 

Ce n’était pourtant pas la première fois que Neith quittait son Égypte natale, Uagadou non plus n’avait rien d’un foyer. Elle ne parvenait cependant pas à se départir du goût amer de se sentir déracinée au milieu de cet occident sans saveur. La jeune sorcière grimaça en accélérant le pas ; il était hors de question qu’elle arrive en retard à son rendez-vous avec celle qui l’avait attirée jusqu’ici : Nepthys Ptahchepsès. Peut-être son aînée allait elle lui confier pourquoi elle avait choisi de quitter la douceur des plaines de sable brûlant pour venir s’enterrer dans ce trou à rat.

 

Le village finit par se dessiner sous les yeux de la jeune femme. C’était la première fois qu’elle y posait les pieds. Elle sonda la zone d’un œil critique avant de s’y engouffrer d’un pas ferme. Neith était en sixième année, elle aurait pu déjà à de nombreuses reprises tenter d’explorer ce nouveau territoire, mais cet intérêt ne s’était pas déclaré. Si elle était venue jusqu’en Angleterre c’était pour apprendre, pas pour flâner. Neith jeta un coup d’œil à sa montre avant de se rendre compte qu’elle était en avance de vingt bonnes minutes. Elle serra les dents et décida tout de même de s’engouffrer dans le bar convenu, Les Trois Balais, encore un nom idiot. La jeune sorcière s’installa à une table sans un regard pour les autres clients. Elle sortit de son sac un vieux livre et le posa délicatement avant de s’y plonger avec passion. L’odeur des vieilles pages rugueuses qui glissaient sous ses doigts ornés de multiples bagues lui offrit un frisson de plaisir et calma quelque peu sa nervosité. Depuis combien de temps n’avait-elle plus vu Nepthys ? Que pouvait bien penser l’héritière du clan de sa venue ? Neith se sentit brusquement fébrile, saurait-elle se montrer à la hauteur de son aînée ?

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