Femme
17 ans
Sang pur
Égyptienne
Identité
-
- Sixième année
- Surnoms : --
- Nationalité : Égyptienne
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 27/01/2026 à 20:45
L’intérêt de la jeune femme pour la réponse de son interlocuteur était particulièrement exacerbé, ainsi s’employait-elle à lutter pour conserver sur son visage une expression neutre alors que la curiosité la piquait de plus en plus. Manius Fawley paraissait être quelqu’un de tout à fait convenable, mais n’aurait-elle pas elle-même donné toute son estime à Bulstrode lors de leur fête de fiançailles ? Les sangs purs savaient se tenir en public pour mieux mordre en privé, elle l’avait appris bien rapidement malgré elle.
Cela dit, si elle en croyait la photographie, Monsieur Fawley avait été réparti à Poufsouffle. Ce système de division en maison évoquait peu de choses à la jeune Égyptienne, mais cela signifiait sans doute que l’ancien préfet en chef possédait un caractère loyal, à l’inverse d’un certain fiancé autrefois placé sous la bannière des verts et argents.
Les paroles de l’étranger à l’égard de Quintus Bulstrode n’étonnèrent pas la Ptahchepsès, qui aurait été surprise de l’entendre invectiver son ancien camarade devant une inconnue, aussi illustre soit son nom. Elle ne s’attendait néanmoins sans doute pas à tant d’éloges. Son futur mari devait posséder une grande dextérité dans l’art de la tromperie, ou bien il partageait peut-être les opinions de Fawley. Neith devait-elle tourner les talons rapidement ?
Effectivement, elle avait pu remarquer la tendance de Bulstrode à souhaiter, comment avait-il dit ? bouleverser le statu quo. Elle retint un soupir exaspéré. Son fiancé semblait particulièrement prompt à bouleverser tout ce qui avait eu le malheur d’un peu trop s’établir, elle y compris. La sorcière se demandait d’ailleurs bien ce que pouvait respecter Quintus et si, dans sa folie destructrice, il parviendrait à renverser quelques conventions ou simplement à s’enterrer lui-même dans ses rêves délirants, et elle avec, pensait-elle amèrement.
Le mari de Caecilia lui retourna quelques questions. Il n’était donc pas au courant. L’Égyptienne réfléchit quelques secondes avant de consentir à lui délivrer une information qu’il apprendrait surement bien assez tôt. Il lui semblait même étrange que le sorcier n’ait pas été mis au courant de la situation par sa propre épouse, après tout, cela faisait plus d’un mois qu’elle s’était malencontreusement retrouvée dans le salon de la demeure des Fawley.
Monsieur Bulstrode et moi sommes fiancés depuis plusieurs années, expliqua-t-elle, j’ai eu l’occasion de le rencontrer récemment sur le sol britannique. Elle évita d’évoquer leur tête-à-tête désastreux. Mais il est vrai qu’il est difficile de se faire une opinion sur un homme dans des circonstances aussi… officielles. Elle choisissait soigneusement ses mots, cherchant à éviter que sa voix ne trahisse le dégoût qu’elle ressentait pour l’homme en question. Mais s’il compte parmi vos amis et ceux de madame Fawley, je ne doute pas qu’il s’agisse d’un homme on ne peut plus charmant, sourit-elle sans grande conviction. Neith Ptahchepsès aurait donné beaucoup pour échanger son fou furieux de fiancé contre le mari de Caecilia Fawley en cet instant.
Message publié le 24/01/2026 à 21:05
Jamais, depuis son arrivée en Angleterre, Neith n’avait reçu un accueil aussi distingué que celui que lui servit cet homme égaré dans la salle des trophées. Le doux souvenir de sa terre natale lui revint en mémoire, tandis qu’elle détailla plus précisément celui qui venait de la saluer. Était-il sûr de ne pas la confondre avec Nephtys pour lui témoigner tant d’égards ? S’il savait comme son visage et son nom ne semblaient résonner pour personne entre ces murs de pierres grises.
Étrangement, sa politesse maniérée, presque exagérée pour le cadre dans lequel elle prenait forme, fit un grand bien à l’Égyptienne. Elle se rappela brusquement qui elle était, d’où elle venait et particulièrement pourquoi le Bulstrode devait payer pour l’affront qu’il lui avait fait subir.
Neith se sentit soudainement ridiculement vêtue de son uniforme d’écolière britannique qui la confondait parmi tant d’autres. Elle ne s’en préoccupa cependant pas bien longtemps, captant dans les propos de l’étranger un nom qui lui était familier Fawley, comme… Caecilia ? Non, il n’y avait pas de toute, pensa l’Égyptienne en suivant du regard les mains de Manius qui pointaient une photographie sur laquelle se découpaient non seulement le visage de son hôtesse d’un soir, mais également celui de… Neith retint un haut-le-cœur dans un sourire forcé.
Oh, je ne voulais pas vous chasser, indiqua la jeune élève que la présence du sorcier n’indisposait pas le moins du monde. Manius Fawley… répéta-t-elle légèrement songeuse. Il me semble avoir rencontré votre femme, Caecilia n’est-ce pas ? J’ignorai qu’elle avait été préfète, tout comme vous, ajouta-t-elle en détaillant la photographie.
Cet homme distingué était donc le mari de Caecilia, elle ne s’en serait jamais doutée à entendre l’amertume avec laquelle la jeune femme l’avait évoqué, mais peut-être, pour certaines, Quintus Bulstrode paraissait-il être un homme charmant ? C’était sans doute une bonne occasion de le vérifier. Vous connaissez donc également Quintus Bulstrode n’est-ce pas ?, interrogea-t-elle naïvement.
Quelle était donc la probabilité que la salle des Trophées lui offre un témoin vivant d’une époque passée qu’elle avait aujourd’hui tenté de venir remuer ? Les Fawley ressemblaient beaucoup à des anges tombés du ciel sur son chemin ces derniers temps.
Message publié le 24/01/2026 à 20:33
Neith atterrit dans le salon d’une demeure inconnue, la première chose qu’elle distingua fut une baguette pointée vers elle, au bout, une jeune femme brune, sans doute la dame dont avait parlé Quintus. Elle aurait pu se douter, imaginer qu’à son image, les amis du sociopathe ne devaient pas être très nets non plus. L’Égyptienne n’avait plus la force de lutter, le Portoloin avait achevé de lui retourner l’estomac, elle tomba à genoux, s’expliqua vaguement : présentation sommaire, l’étiquette, objet de la visite et pitié qu’elle détournât cette arme de son visage.
La nouvellement nommée Caecilia la releva, pas d’excuse, pas d’accueil ou, peut-être si, à sa façon, puisqu’elle lui versa un verre d’alcool après un bref acquiescement de Neith. La Serpentard revit, dans sa manière de se tenir, la nonchalance de son promis, la nausée la prit à la gorge. Elle s’assit, avala son verre d’une traite, ne savait pas ce qu’elle faisait là, où elle se trouvait exactement, comment elle allait pouvoir rentrer et surtout ce qu’elle dirait à Nephtys.
Une question, la dame s’inquiétait, elle aussi avait l’air mal à l’aise, ou peut-être pas, négligente, elle pourrait la casser. Ce soir Neith était en verre, elle avait déjà trop usé ses défenses contre le Bulstrode. Elle se sentait flancher, se détestait de ne pas parvenir à se contrôler. Non, je et ça ne lui arrivait pas, de bégayer, de ne pas savoir, ne pas allez droit au but, mais si elle était là ce soir, c’était purement dû à son échec : elle n’avait pas réussi à fixer les termes d’un accord avec son fiancé. Elle avait été une enfant, avait tenu tête, riposté, puis s’était finalement enfuie. Mais après ? Elle le reverrait forcément, ne serait-ce que le jour de ses propres noces. Elle repoussait l’inéluctable : c’était en observant la folie s’amplifier dans ses yeux de jour en jour qu’elle finirait par s’endormir tous les soirs.
Puis la jeune femme sentit de lourdes perles salées rouler sur ses joues, elle enfouit sa tête dans ses mains comme une gosse qui chercherait à se cacher. Neith n’était pas en sécurité ici, elle se serait giflée pour ce craquage inopportun en face d’une parfaite inconnue, un danger potentiel, était-elle en train de ruiner sa propre famille ? De dévoiler à cette étrangère que la grande faille du clan Ptahchepsès résidait dans sa benjamine ? C’était injuste, elle avait tant lutté pour ne pas céder face à Bulstrode.
Une main contre son dos, maladroite. Les doigts de Caecilia caressèrent l’élève, presque distraitement. Allez, petite biche, c’est pas facile d’être fiancée hein. Neith releva les yeux, comme prise sur le fait. Elle se redressa, plongea son regard sombre dans les yeux clairs de son hôtesse, qui, un peu embarrassée, lui tendait deux bras, l’air étonné d’elle-même. Un câlin ? La jeune femme ne savait plus à quand remontait le dernier qu’elle ait jamais reçu. Tant pis, elle se glissa dans les bras. Caecilia sentait l’alcool fort et le tabac froid.
Message publié le 24/01/2026 à 19:00
C’était aujourd’hui, le grand jour, celui où, peut-être, tout basculerait pour la jeune sorcière. Neith avait peur, seul un fou n’aurait pas ressenti la moindre frayeur, mais il s’agissait d’une crainte qu’elle jugeait saine, maîtrisable, tout juste assez forte pour la maintenir en alerte, lui signifier qu’elle jouait avec le feu. Et que le feu brûlait.
Le deuxième battement de cœur dans sa poitrine n’avait jamais été aussi puissant. Ce matin-là, lorsqu’elle avait répété la formule – Amato Animo Animato Animagus – baguette pointée contre son cœur, elle s’était rendu compte qu’il était tout à fait possible qu’il s’agisse d’une de ses dernières prononciations du sortilège. L’idée la grisait : elle était prête.
Nephtys l’avait accueillie dans son manoir britannique. En en passant la porte, l’Égyptienne s’était instantanément sentie chez elle, mieux que partout ailleurs sur ce continent, et cette douceur d’exister ne l’avait plus quittée. Elle avait obtenu une autorisation de sortie pour le week-end, l’orage se profilait, elle ne devait pas le manquer. Aussi, attendait-elle, le regard collé à la vitre que le moindre éclair ne se déclare.
La présence de sa cousine représentait à la fois un soulagement et une pression supplémentaire : ce soir, elle n’aurait pas droit à l’échec. Elle se demandait quel serait son animal, avait hâte d’écrire à Ahmès pour lui raconter sa propre transformation. L’heure, cependant, était encore à la patience. Alors, Neith, assise sagement sur l’un des coussins du salon, faisait semblant de lire sans réellement pouvoir détacher son regard de l’extérieur. Rien ne devenait venir gâcher ce qui s’apprêtait à devenir un anniversaire particulier pour elle.
Le mépris est un début, pas une fatalité
Message publié le 24/01/2026 à 16:20
Bien que la jeune Égyptienne se reconnût volontiers toutes une série de défauts, la peur de l’échec n’en faisait pas partie. Non qu’elle fût trop sûre d’elle pour envisager cette possibilité, mais bien parce qu’avant tout, échouer permettait d’apprendre, c’était même l’opération fondamentale de la connaissance : confronter ses préconceptions à de nouveaux stimulus pour les faire évoluer. C’était dans cette optique que Neith avait choisi de suivre le cours de monsieur Bramblethorn bien qu’elle n’ait jamais auparavant étudié ni même eu connaissance de l’existence de ce système linguistique si particulier. La nouveauté lui plaisait : à Uagadou, il était évident qu’apprendre l’alphabet des langues protogermaniques ne faisait pas partie des priorités. Cependant, c’était après tout aussi pour découvrir de nouveaux apprentissages que la Serpentard avait migré vers la Grande-Bretagne, ça, échapper à Sethi et rencontrer son fiancé, tout un programme.
Nephtys avait commencé à lui enseigner le décodage des hiéroglyphes afin qu’elle soit capable de lire l’ancien égyptien et ses avancées dans le domaine la ravissaient particulièrement. Ainsi avait-elle naïvement pensé que l’étude des runes lui procurerait le même plaisir, mais il était évident que descendre de la lignée des Ptahchepsès n’offrait pas des facilités identiques dans toutes les matières. Malgré un été mis à profit pour espérer rattraper ses presque deux ans de retard, la jeune femme n’avait pu décrocher qu’un Acceptable lors de l’examen préliminaire du professeur Bramblethorn et, même si elle savait au fond d’elle qu’une évaluation proposée hors du cadre d’une séquence de cours n’avait pas réellement de vertu pédagogique, elle se sentit le devoir de trouver rapidement une manière de répondre aux exigences de son nouveau professeur. Après tout, c’était lui qui fixait les règles.
L’exigence ne lui faisait pas peur, Neith appréciait tout cadre, même sévère, qui pouvait la tirer vers le haut. La jeune femme nota ainsi consciencieusement le devoir demandé par le professeur pour la semaine suivante avant de ranger ses affaires. Elle attendit quelques instants avant de s’approcher de l’enseignant, espérant qu’il n’ait pas eu suffisamment le temps de se replonger trop profondément dans d’autres occupations qu’elle aurait alors importunées.
Excusez-moi de vous déranger, professeur Bramblethorn, commença-t-elle pour mesurer la réceptivité de l’enseignant. Votre évaluation diagnostique n’a pas manqué de mettre en lumière mes lacunes dans votre matière. Un léger accent transparaissait dans l’anglais scolaire qu’elle ne pratiquait à temps plein que depuis quelques semaines. Auriez-vous quelques ouvrages ou conseils à m’offrir pour l’étude des runes ? Elle ne lui indiqua pas son statut de nouvelle élève, peut-être trop fière, ou pas assez sûre que cette donnée change quelque chose au jugement impitoyable dont semblait faire preuve le professeur. Après tout, c’est elle qui avait choisi cette matière.
Première étape : établir les règles du jeu
Message publié le 22/01/2026 à 18:55
La jeune sorcière pensait être débarrassée de son hôte, au moins pour quelques bonnes semaines, qui s’annonçaient tout à coup bien sereines en comparaison de la soirée qu’elle venait de vivre. Même la morsure de la nuit froide lui faisait presque l’effet d’une douce caresse à côté. Neith recommençait à respirer, lentement. Il fallait qu’elle redescende un peu, ne laisse pas le tourbillon de pensées qui l’assaillait avoir raison d’elle. L’Égyptienne devait rester digne. Mais voilà, il était à prévoir qu’on ne se débarrassait pas si facilement de Quintus Bulstrode. Bruits de pas, elle se retourna, aux aguets, prête à mordre cette fois si nécessaire. Qu’il cesse de la tourmenter, avec son air suffisant, faussement bienveillant, réellement exaspérant. Comment faire passer un message assez clair pour qu’il la laisse tranquille ?
Jeu de regard, il lui tendit une… chevalière ? Incompréhension. Puis il parla, encore. Elle n’en pouvait plus de sa voix, de ses inflexions insupportables, de son timbre si sûr de lui, de ses manières de demi sauveur, de dieu vivant, d’égoïste profond et sans saveur qui se permettait de la rejeter parce que... parce que quoi ? Elle ne savait même plus, ne trouvait pas, ce qu’elle aurait pu faire de plus, dû faire de moins. Il avait voulu de l’honnêteté, mais vivait dans un doux mensonge. C’était de la folie, pure folie.
Et son devoir à présent ? Quel était-il ? Venait-elle d’échouer dans sa mission ? Il ne voulait pas d’elle : aurait-elle dû renier les siens ? Choix cornélien, dilemme impossible. La solution miracle semblait, en réalité, ne pas exister. C’est là mon seul désir, murmura-t-elle en réponse au sorcier qui avait pris la plus sage décision de la soirée en cherchant à l’éloigner de lui. Sans plus de réflexion, elle saisit la bague en évitant une grimace supplémentaire : voici qu’ils échangeaient un anneau, quel beau symbole de fiançailles, pensa-t-elle en se volatilisant dans la nuit.
Message publié le 21/01/2026 à 20:39
Un peu secouée par les derniers évènements, Neith arpentait les couloirs du château d’un pas décidé. Ses mouvements réguliers tendaient à lui donner une impression de contrôle dans une situation qui semblait tout bonnement lui échapper à mesure qu’elle essayait de la cadenasser. Tac, tac, tac. Le bruit des talons contre le sol dur et humide, implacable, précis, rythme mesuré au son duquel ses pensées tournoyaient, passant d’une idée à l’autre sans rien creuser. Elles papillonnaient.
L’Égyptienne avait décidé de mener ses petites recherches sur Bulstrode, ce qu’il était, mais surtout ce qu’il avait été. La désagréable sensation qu’il avait lui-même traversé ces couloirs, ces salles de classe, jusqu’à la salle commune de Serpentard lui donnait la nausée. Il lui fallait récupérer le gouvernail de cette relation bancale et rapidement. C’est sur cette pensée qu’elle se dirigea vers la salle des trophées, espérant y dénicher quelques traces de ce qui pouvait aujourd’hui hanter le jeune sorcier.
La jeune femme fut étonnée de constater la présence d’un adulte qu’elle ne connaissait pas, seul, au beau milieu de la salle des trophées, devant l’endroit qui, selon ses estimations approximatives, correspondait à la période qui l’intéressait. Neith s’approcha en direction de l’étranger en ralentissant le pas pour ne pas le gêner dans son observation. S’agissait-il d’un nouveau membre du personnel ? Sa silhouette ne lui disait pas grand-chose, mais, après tout, l’Égyptienne ne fréquentait l’école de magie britannique que depuis quelques mois. Bonjour Monsieur ?, articula-t-elle à destination de celui qui lui semblait être un visiteur. Les délégations des différentes écoles arrivées pour le tournoi des trois sorciers avaient également apporté leur lot de personnalités inconnues. Peut-être cet homme s’était-il simplement égaré ? Neith Ptahchepsès, s’annonça-t-elle en tendant une main à l’inconnu, auriez-vous besoin d’aide ?
La stratégie était claire : permettre à ce charmant monsieur de retrouver son chemin avant de prendre rapidement sa place devant les vitrines chargées de souvenirs plus ou moins douloureux, sans toutefois avoir l’air trop suspect. Plan sans faille donc.
Une rencontre qui fait des étincelles
Message publié le 21/01/2026 à 14:34
Neith retint un sourire en observant l’attitude de la jeune rouge et or, qui ne semblait pas le moins du monde disposée à répondre à ses interrogations. Cassie avait raison en somme, l’Égyptienne l’avait bien cherché et puis elle avait eu ce qu’elle voulait : sa petite personne était redevenue le centre de l’attention pour quelques secondes. Il eût été étrange cependant que la Gryffondor lui ait servi ce cirque pour le simple plaisir de se donner en spectacle, mais, a priori, elle ne souhaitait pas partager avec Neith l’origine de son comportement.
La Serpentard haussa mentalement les épaules en détaillant le comportement de la jeune élève qui, si elle avait décidé – enfin ! – de se taire, ne semblait pas prête à cesser son vacarme. Lui faire entendre raison semblait être peine perdue. La jeune femme pinça les lèvres dans une expression entre le sourire et la grimace face au regard fixe de la Britannique. Sans doute seule l’impression d’avoir triomphé permettrait-elle à son interlocutrice de lâcher l’affaire. C’est en tout cas la pensée qui effleura alors l’esprit de Neith. Ainsi, elle tourna les talons pour aller ranger ses affaires.
Ce n’était malheureusement pas aujourd’hui qu’elle parviendrait à trouver le temps de vider son sac auprès d’Ahmès, mais c’était peut-être mieux comme ça. Cette correspondance les aurait, quoiqu’il arrive, mis tous les deux en danger. En venant l’énerver dans un moment de faiblesse, Cassie avait sans doute beaucoup apporté à l’Égyptienne. N’importe quelle paire d’yeux mal avisés pouvait trainer dans ses affaires, surgir dans son dos ou encore poser ses gros doigts sur une missive compromettante. Il fallait qu’elle résiste à la tentation, qu’elle se montre plus forte, plus fière que cela. Ainsi seulement, sans doute, serait-elle digne de Nephtys.
Sans un regard pour la Gryffondor, Neith libéra la salle, son sac en travers d’une épaule. En définitive, tout le monde serait content : l’Égyptienne aurait bien mérité sa douche brûlante et Cassie… se retrouverait dans une salle vide rien que pour elle. Quelle ambition ! L’élève verte et argent sourit légèrement : voilà une gamine qui savait obtenir ce qu’elle voulait, malgré des moyens… légèrement discutables, c’est qu’elle était attachante cette fille.
Première étape : établir les règles du jeu
Message publié le 21/01/2026 à 14:10
En passant la porte de sa demeure ce soir-là, Neith ne savait pas encore que le nom de Bulstrode lui donnerait la nausée près d’un mois encore après leur première véritable rencontre. Était-ce la naïveté de son jeune âge ou son esprit d’enfant sage qui l’avait conduite à espérer voir en son fiancé le gentleman que son rang aurait mérité ? Quintus en était loin et Neith n’avait plus de raison de continuer à sourire, mener une conversation qui continueraient probablement de se balancer de droite à gauche selon un mouvement dévastateur qui frappait la jeune Égyptienne en plein fouet à chaque retournement de veste. Elle aurait aimé être lasse, indifférente, amusée même de l’attitude de l’ancien Serpentard, mais sa faiblesse était désormais leur lot commun. Contrairement à Bulstrode : Neith était incapable de penser individualité. Ses problèmes de déséquilibré mental étaient désormais son problème, une affreuse complication qu’elle devrait résoudre avec ou plutôt malgré ce fiancé de malheur.
L’heure n’était cependant pas à la réflexion. Le corps tout entier de la jeune Égyptienne criait grâce comme si cette rencontre n’avait été que la goutte de trop dans sa coupe d’amertume bien trop remplie par les derniers évènements. Ses nombreux reproches filaient droit vers Neith comme autant de flèches prêtes à la blesser. Elle n’écoutait plus qu’à moitié, une demi-oreille ouverte, tous ses sens occupés à tenter de se raccrocher au réel pour survivre à la folie imaginaire de son promis. Elle releva la tête au mot honnêteté alors que le mobilier cessait tout juste de tanguer autour d’elle. Regard fixe, moitié surpris, moitié outré. Qu’il ne veuille pas croire à sa vérité n’en faisait pas un mensonge. Pour qui se prenait donc ce manant qui, d’aussi bas qu’il prétendait venir, ne parvenait à se satisfaire de son sort. Quel drame que d’épouser une future princesse ! Elle le plaignait, qu’il devait être dur d’être à sa place, de devoir renoncer à un béguin d’adolescent. Nulle femme n’aurait pu être séduite par ses élucubrations de fou. Il fallait qu’il se soigne et Neith n’était pas l’infirmière dont il avait besoin.
L’Égyptienne se leva lentement, toisant celui auquel elle avait semblé être prête à s’ouvrir quelques instants plus tôt. Ne plus le voir sans masque ? Elle aurait aimé le croire. Cet homme était tout bonnement incapable de se maîtriser et il venait encore de lui en faire la démonstration à l’instant. Non, articula-t-elle lentement, vous n’êtes un danger que pour vous, mais voix glaciale, vague de haine pure à présent que la pitié s’en était envolée, vous pourriez m’entraîner dans votre chute. Je ne le permettrai pas. Qu’il s’étouffe avec sa verdure, Neith avait autre chose à faire. Il ne servait à rien de converser avec ce serpent qui n’avait aucune idée de ce à quoi il s’exposait. L’homme allait exploser en vol tôt ou tard et ce ne serait pas l’Égyptienne qui prendrait le rôle de dommage collatéral. C’était hors de question. Je pense que ma présence ne vous est donc plus strictement nécessaire, ajouta-t-elle en quittant la table, puisqu'il faisait fi des convenances, elle ne voyait pas de raison de rester plus longtemps, j’éprouve bien de la pitié pour vous Quintus, mais pas assez pour vous laisser me manquer ouvertement de respect. Elle tourna les talons, repartant comme elle était venue. Nous nous reverrons quand vous serrez prêt à honorer vos droits et vos devoirs, d’ici là… Bonne soirée. La Serpentard récupéra son manteau dans l’entrée avant de faire claquer la porte derrière elle. Dehors, le froid de l’hiver la fit frissonner sous sa robe dorée trop légère pour la saison. La claque fraiche de la météo lui permit de retrouver tout à fait ses esprits. Comment allait-elle rentrer à présent ?
Message publié le 20/01/2026 à 20:46
Des semaines hautes en couleur lui filaient entre les doigts. L’Égyptienne voulait, pensait, cherchait à garder un contrôle chimérique sur son existence. Drôle de quotidien à valdinguer entre les cours, les obligations de sang bleu, immonde couleur, non du sang ocre, sable, chaud, précieux qu’il ne fallait pas gaspiller en mésalliance. Trop tard. Il fallait parler à Nephtys et la décevoir, mais elle n’avait pas le choix, elle ne pourrait pas affronter seule son fiancé psychopathe, changeant, danger immense pour elle, pour le clan. Il faisait déjà sombre, il faisait toujours sombre dans cette école, sur cette terre sorcière, mais surtout macabre, brunâtre, ça la dégoutait.
Pas le moindre rayon de soleil à l’horizon : fallait-il qu’elle fuie ? Peut-être, ou non, pas encore. Le dehors, le chez elle, était peut-être pire, sous le joug de Sethi, en était-elle ici plus prisonnière que libérée ? Elle ne voulait pas savoir, ne cherchait pas la réponse. La diplomatie, quel drôle d’art, pas disponible sous forme de savoir brut dans les livres, des connaissances qu’il lui aurait suffi de couler doucement dans son cerveau bien fait, bien pensé, jolie tête sous cheveux tressés qui ne parvenait cependant pas à faire tourner celle du Bulstrode pour l’aider, juste un peu de beauty privilege, ce n’était pas trop demander ?
Petite chatte des sables qui errait dans les couloirs alors qu’approchait déjà l’heure du couvre-feu, était-ce vrai ce que l’on disait : Poudlard serait donc dangereux, en danger, ce n’était pas pareil ou plutôt si. Pensées sans sens, fatiguées puis comme un bruit léger à sa droite. Elle se tourna vers un pan de mur et, tiens, il y avait une porte ici. Bâtiment abandonné et pourtant, elle en était sûre, comme un bruit continu, mince filet d’eau. Neith ouvrit la porte délicatement, oui, il y avait bien un évier, un peu bouché qui, petit à petit, se remplissait et, pourtant aux alentours, personne. Soucieuse, consciencieuse, bonne élève ou peut-être alliée importune qui fourrait son nez dans les affaires des autres, elle coupa le robinet, pensant ainsi éviter l’inondation.
Cependant, le murmure de l’eau, Cheval de Troie, laissa soudain entendre la supercherie. Écoulement douloureux, intense, violent. Neith grimaça, s’approcha de la source comme pour vérifier que personne n’avait besoin d’être sauvé avant d’articuler à l’inconnu·e d’une voix douce : ça va ? Tu as besoin d’aide ? L’infirmerie n’était pas si loin, l’Égyptienne refit le chemin mentalement. Je peux t’emmener près de Madame McBride si tu as besoin, ajouta-t-elle légèrement inquiète.
Première étape : établir les règles du jeu
Message publié le 19/01/2026 à 21:40
Un pas en avant, trois pas en arrière. C’était bien résumer le déroulé des évènements. Un mot pour caractériser Quintus Bulstrode : instable. Le sorcier était en roue libre, une girouette en pleine tempête n’aurait pas changé plus rapidement d’attitude. Désespérée, Neith contemplait le triste spectacle que semblait donner son fou à lier de fiancé. Il n’en avait rien à foutre, comme c’était charmant. L’Égyptienne ne put retenir un mouvement de recul en voyant la vaisselle se briser. Que faisait-elle là ? Pourquoi s’était-elle déplacée jusqu’ici, seule ? Une sombre inquiétude commença lentement à se déployer dans son cœur. Il faudrait qu’elle en parle à Nephtys, à présent, elle n’avait plus d’autre choix que de paraître devant elle honteuse et coupable de son geste qui l’avait conduite auprès de ce forcené.
L’homme ne s’arrêta pas là, ses gestes d’enfant mal élevé se multiplièrent face à une Neith de marbre, figée, un peu trop raidie en réalité pour feindre l’indolence. Elle ne comprenait pas ce qui se jouait sous ses yeux, ce Bulstrode qui, brutalement se muait, se mouvait, amer, indigeste même. Il revenait sur ses paroles, bougeait, s’exprimait trop rapidement trop brutalement pour que la jeune femme se rendît compte de ce qui se jouait sous ses yeux. La folie brute.
Alors c’était… l’amour ? Son explication, une passion d’enfance, d’adolescence qui le retenait prisonnier dans des gamineries déplacées ? Neith ne connaissait pas ce sentiment, mais, face à son futur époux ravagé, elle se fit peut-être la promesse de ne jamais y goûter, pas même une bouchée au risque de ressembler à ce déchet humain qui se pavanait devant elle, étalait sa réalité, mensonge poisseux sur tout ce qu’il touchait. Il déformait, s’acharnait et s’appliquait à détruire consciencieusement le peu de sympathie que la sorcière avait jusque-là pu éprouver pour lui.
La jeune femme ne voulait pas entendre parler de ce type qui lui promettait à nouveau d’être son allié. Elle n’avait pas le recul nécessaire pour en rire, tant il lui aurait inspiré de la pitié. Non : elle était tout bonnement effrayée, tétanisée, parce qu’autour d’elle, il n’y avait plus de normes, plus de règles, plus de cadres. Elle ne savait pas s’il allait se lever pour la frapper, l’étrangler en voyant en elle le présent de ses parents. Elle ne pouvait pas prévoir s’il retrouverait un ton calme, s’il s’énerverait à nouveau contre ses paroles, lui promettrait elle ne savait quoi et elle s’en fichait. Neith voulait pouvoir s’enfuir, avoir son permis de transplanage et repartir sans demander son reste. Elle ne savait plus pourquoi elle avait un instant pensé qu’ils pourraient former une équipe, non, elle se sentait seule, perdue, esseulée, une si jeune femme avec déjà un si gros fardeau sur les épaules. Pour survivre, il lui fallait éprouver quelque chose d’un tant soit peu positif, une émotion qu’elle pourrait gérer pour excuser le comportement de celui qui allait partager sa vie, son lit, sa famille et elle ne trouvait pas, puis soudain : la pitié, mordante et douloureuse.
La fiancée releva la tête, serra dans ses deux mains la paume que le sorcier lui tendait et plongea ses yeux sombres dans les siens. Quintus, vous êtes fou, articula l’Égyptienne, de chagrin ou de colère, peu m’importe : vous n’allez pas bien. Leurs enfants seraient-ils aussi perturbés ? La vision de Neith se mit à tanguer, elle porta une main à son front en grimaçant. Qu’allait-elle faire à présent ? Comment concilier ce qui était attendu d’elle avec l’énergumène auquel Sethi avait décidé de la confier ? Il faut… vous maitriser, dit-elle en serrant de plus belle la main de Bulstrode dans celle qu’elle lui avait laissée. Neith était encore jeune, elle n’avait pas fini de faire ses preuves, elle devait encore montrer tellement, il ne pouvait pas tout gâcher. Autrement, vous ne serez pas un allié, seulement… un danger. Les couleurs étaient floues autour de la jeune femme, plus rien n’avait de consistance, plus rien n’avait de sens. E-excusez-moi, murmura-t-elle en se rasseyant, le visage dans ses mains. Sethi avait voulu l’éloigner, en faire une petite chatte domestique et, sans le savoir, Bulstrode remplissait pour lui le rôle du parfait toutou. Tout était noir, elle avait la nausée.
Pommier et statue de sel [cours]
Message publié le 19/01/2026 à 14:53
HRP : j'me débat avec ma Neith coincée en 5e année ahahaha
Le linge était tiède, trop froid pour que les fruits puissent éviter de se consumer une fois cueillis. Mmh ça ne suffira pas, indiqua l’Égyptienne comme pour elle-même avant de se reconcentrer sur le carré de lin. Était-elle plus fatiguée qu’elle ne l’avait imaginé pour ce cours nocturne ? Autour d’elle, les élèves présents semblaient utiliser des techniques diverses et variées pour s’adonner à la cueillette. Existait-il d’autres manières de procéder dont elle ignorait l’existence ?
Neith décida de ne pas s’en préoccuper, elle perdait déjà bien assez de temps à devoir recommencer son enchantement réchauffant pour permettre à Liam de procéder à la découpe. Impassible, la jeune femme se concentra une nouvelle fois sur le tissu. Calidum, articula-t-elle distinctement. Le sortilège fut une nouvelle fois hésitant, mais après deux tentatives, le lin sembla néanmoins assez chaud pour que le duo puisse passer à l'étape suivante. Je le tiens pendant que tu découpes les pommes ? Regard interrogateur à destination de Liam.
Neith Ptahchepsès a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !
- Sortilège
- Enchantement Réchauffant
- Difficulté
- 6
- Résultat D20
- 5
- Interprétation
- Échec
- XP gagnée
- 3
Le sortilège fut une nouvelle fois hésitant, mais après deux tentatives, le lin sembla néanmoins assez chaud pour que le duo puisse passer à l'étape suivante. Je le tiens pendant que tu découpes les pommes ? Regard interrogateur à destination de Liam.
Autres résultats possibles
Le lin se réchauffa instantanément sous les doigts de Neith. Je le tiens pendant que tu découpes les pommes ? Regard interrogateur à destination de Liam.
Le lin se réchauffa sous les doigts de Neith. Je le tiens pendant que tu découpes les pommes ? Regard interrogateur à destination de Liam.
Le lin resta cependant tristement tiède tandis que Neith réfléchissait sérieusement à quitter le cours pour aller se coucher: il y avait des jours comme ça...
Première étape : établir les règles du jeu
Message publié le 18/01/2026 à 22:31
Neith Ptahchepsès, déesse à la couronne rouge, jeune femme, jeune fille, encore une enfant, déjà une épouse, ou presque. La situation était délicate, insécurisante : il n’y avait pas de filet, pas de Nephtys pour vérifier, avec ses yeux d’aiglonne, ce qu’il se tramait dans la demeure, un peu sombre, labyrinthique tout comme les tortueux méandres du cerveau de Bulstrode qui dit la pluie, puis fit le beau temps. Et la jeune Égyptienne ne savait alors plus sur quel pied il était en réalité le plus sûr de danser : honnêteté… mensonge. Droite, gauche, demi-tour, c’est qu’il faisait des cabrioles, entrechats, un, deux puis trois.
Qui était-il ? Ce drôle d’homme. À peine majeur, rempli d’aigreur. Lui ressemblait-il ? Comme le pile au face. Masque neutre, sourcils à peine froncés, pour ne pas monter mille et une insécurités, alors qu’il parlait. Neith évitait de boire, elle avait peur de manquer une nuance, de poser le pied dans un piège si savamment tendu. Il en était capable, il avait dit ne rien ressentir. La jeune femme gardait des yeux attentifs, mais non suspicieux. Le regard sombre sur la peau claire d’un interlocuteur aux belles manières. Il fallait qu’elle puisse lui faire croire, au moins un peu, qu’elle n’était pas que passagère, dans ce train à toute vitesse qu’il leur fallait conduire à deux, au risque de s’écraser, pour de bon. Car s’ils n’étaient pas à la hauteur, c’était bien ensemble qu’ils risquaient tout bonnement de se faire déshériter. Neith avait peu de choses, mais beaucoup d’honneur.
Suspect, pourquoi retournait-il ainsi sa veste ? Et ses promesses d’allégeances, que faisaient-elles dans cette bouche ouvertement égoïste quelques secondes plus tôt ? Était-il simplement à mille lieues d’imaginer la dévotion de Neith pour son clan possible ? Ou ne parlait-il, en réalité, que pour lui faire plaisir, pour la séduire, aurait-elle pu penser s’il avait semblé y être disposé. Mais non, en rien et Neith se demandait si cela n’aurait pas finalement été plus facile. Un atout sans doute perdu, au fond de sa propre manche, tout au fond. Son corps sculpté, brûlé par le soleil, le port altier, un regard de chatte sauvage, non. Il était impassible, froid, calculateur. Quelle déception d’avoir perdu ces quelques minutes de vie face à un miroir trop grand pour un si jeune visage encore. Il la manipulait, mais la bienséance ne lui permettait pas de le lui crier au visage comme le roublard l’aurait mérité.
Ne m’en veuillez pas, Monsieur Bulstrode, mais votre changement soudain de discours me trouble un peu : ce mariage vous blesse-t-il ?, interrogea la jeune Égyptienne. Pari risqué, mais avant d’échanger leurs vœux, peut-être était-il bon de mettre d’abord leur cœur sur la table. Nous sommes fiancés depuis mes huit ans, je puis tout à fait comprendre que l’annonce ait été plus difficile à entendre pour vous que pour moi qui me suis construite dans cette perspective. Bulstrode avait fait des bonds en avant, Neith ne pouvait sciemment pas rester en arrière, aussi faux puisse-t-il sembler.
Il est vrai que Serpentard possède une histoire d’une grandeur assez… particulière, rebondit Neith, qui n’éprouvait qu’un vague mépris pour une grande partie de ses membres, donc le principal intéressé. Ne tentez pas de me flatter Monsi… Quintus, je ne pourrais pas y croire, sourit-elle néanmoins faiblement. L’Égyptienne, troublée par la question, eut un moment d’égarement, le visage dans le vide, le cœur trop petit pour une poitrine trop large. Qui était-elle ? Question sournoise : elle ne savait pas, ne s’était jamais pensée, en dehors du clan, de l’Égypte ou de la Lignée. Elle naviguait entre des informations politiques trop connues et d’autres trop privées, qu’elle ne pouvait pour le moment pas divulguer. Quels étaient donc ses propres désirs, hors de ceux du clan, des siens, du lien ?
Il me semble être une personne plutôt persévérante et loyale. J’ai besoin de peu de compagnie bien que celle des miens me manque en ce moment. Celle d’Ahmès, aurait-elle voulu dire, mais elle se retint d’exposer ainsi une faiblesse trop évidente. Mes aspirations sont celles de mon clan et si, comme vous le dites, vous choisissez de vous engager à en faire votre priorité, elles seront aussi les vôtres, expliqua-t-elle. Je ne cherche pas le conflit Quintus, seulement un allié.
Pommier et statue de sel [cours]
Message publié le 18/01/2026 à 17:14
Dispersée entre les salutations diverses et variées et soucieuse de préserver le peu d’énergie qui lui restait, Neith ne s’était pas encore réellement intéressée à l’arbre qui trônait au centre de la serre. Quand le cours du professeur Ravental débuta enfin, elle releva le visage, toisant l’arbuste en écoutant l’enseignant attentivement. Celui dernier aimait manifestement capter l’attention de manière magistrale et peut-être également s’écouter parler. Sans un mot, Neith rejoint Liam, le partenaire qu’elle s’était vue attribuer pour ce cours particulier. La jeune femme ne le connaissait pas personnellement, néanmoins, il lui semblait déjà avoir croisé le Serpentard à quelques reprises au sein de leur salle commune. En réalité, peu lui importait l’identité de son binôme tant que le duo savait se montrer efficace.
L’Égyptienne connaissait bien cet arbre qui ne poussait pas très loin de sa terre natale et après une courte vérification dans son manuel de botanique, elle alla chercher un des carrés de lin laissés à leur intention par le professeur. Calidum, articula-t-elle pour enchanter le bout de tissu. Ce dernier se réchauffa légèrement, mais pas assez pour éviter la combustion des fruits. Neith grimaça, elle allait devoir relancer le sortilège avant de passer à la cueillette.
Neith Ptahchepsès a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !
- Sortilège
- Enchantement Réchauffant
- Difficulté
- 6
- Résultat D20
- 4
- Interprétation
- Échec
- XP gagnée
- 10
Ce dernier se réchauffa légèrement, mais pas assez pour éviter la combustion des fruits. Neith grimaça, elle allait devoir relancer le sortilège avant de passer à la cueillette.
Autres résultats possibles
Ce dernier se réchauffa instantanément sous les doigts de la jeune femme. Je le tiens pendant que tu découpes les pommes ? Regard interrogateur à destination de Liam. Un travail d’équipe, propre et efficace, que demandait le peuple ?
Ce dernier se réchauffa rapidement sous les doigts de la jeune femme. Je le tiens pendant que tu découpes les pommes ? Regard interrogateur à destination de Liam. Un travail d’équipe, propre et efficace, que demandait le peuple ?
Ce dernier resta cependant tout aussi frais qu'il ne l'était la seconde précédente. Neith grimaça, elle allait devoir relancer le sortilège avant de passer à la cueillette.
Première étape : établir les règles du jeu
Message publié le 17/01/2026 à 09:40
Gastéropodes dans son assiette, mollusque face à elle : la jeune Ptahchepsès était cernée. Elle avait l’impression que jamais auparavant ses pas n’avaient encore croisé ceux d’un tel énergumène. Évidemment, fallait-il que cet homme fût son fiancé. La Serpentard retenait donc ce soir les haut-le-cœur qui l’agressaient de toute part. Dans sa bouche, le terme égoïste semblait prendre des lettres de noblesse. Encore un mot gluant qui, malgré un savant enrobage, ne pouvait définitivement pas passer pour raffiné.
Neith laissait le jeune homme s’exprimer. Après tout, elle ne l’avait elle-même pas ménagé. Par péché d’orgueil, sans doute, ou peut-être à cause de sa naïveté, elle avait cru que son raisonnement implacable suffirait à faire comprendre au sorcier que ce qu’il entrevoyait avec mépris était peut-être la plus grande des opportunités qui ne lui seraient jamais offertes au cours de sa misérable existence de rampant. Elle s’était manifestement trompée : la sagesse et la tempérance ne semblaient pas encore avoir béni le Bulstrode, pourtant majeur et vacciné, de leurs nombreuses vertus.
Le grand enfant, fier de ses provocations de bas étage, continua sur de multiples questions. De plus vastes et nobles fins qu’intégrer l’élite de son pays, cet homme était-il fou ou simplement stupide ? Neith cherchait désespérément un terrain d’entente, quelque chose qui lui permette de survivre aux longues années de mariage qui l’attendaient avec ce noble inconséquent et vaniteux. Elle aurait aimé connaitre l’identité de ses pitoyables fins. Bulstrode ne semblait par ailleurs pas se rendre compte que la jeune Égyptienne venait tout bonnement de répondre aux questions qu’il s’acharnait à poser comme s’il était persuadé que la jeune fille s’obstinait à le mener en bateau à travers de creuses paroles.
Or, sa fiancée ne cachait aucun jeu et avait à l’inverse déjà tenté de lui faire part le plus sincèrement possible de ses attentes. Il était évident que le clan Ptahchepsès était loin du paradis idyllique que l’on pouvait attendre de sa belle-famille, mais il avait pour lui la noblesse et la puissance que le sorcier semblait rechercher. Neith n’avait quant à elle aucune envie de tracer sa route seule, à vrai dire, l’idée même de l’indépendance lui apparaissait d’une vulnérabilité mortelle. Il n’était pas possible de survivre sans clan, et, aussi fougueux qu’il fût, Bulstrode ne tiendrait pas plus d’une poignée d’années sans de solides alliés.
Très bien, commença l’Égyptienne avec la sensation de marcher sur des œufs, j’entends notre divergence d’opinions. Pour cette déclaration, après tout, il était facile de relier les deux promis par une première personne du pluriel. Mes déclarations ne sont pas que des mots, monsieur Bulstrode : la force du clan est ma force, et pourrait être la vôtre aussi. L’homme n’est pas fait pour avancer seul, peu importe les… fins que vous poursuivez. C’est une question de survie. Et de survie élémentaire si son fiancé voulait l’avis de Neith. Si vous ne souhaitez pas puiser dans ce que notre union pourrait vous apporter, soit, mais n’oubliez pas de considérer ce que ma main pourrait vous apporter. Peut-être que cela lui permettrait d'avaler la pilule plus facilement.
Neith s’était définitivement désintéressée de son assiette. Son regard ne quittait plus celui du sorcier. Elle avait compris qu’il ne serait pas un pilier, mais même un idiot saisirait l’opportunité d’intégrer une famille bien plus influente que la sienne à un poste plus que stratégique. Il remportait, en outre, d’une certaine façon, le corps de la charmante Égyptienne. Présent qui, à lui seul, aurait fait des envieux. Mais Bulstrode préférait pleurer sur sa liberté perdue dans la contrainte, quel gâchis. Je ne souhaite que perpétuer ma lignée et en rester digne, répondit la sorcière, peut-être que cette ambition, pour vous, n’en est pas une, mais les liens familiaux ne fonctionnent pas comme ici dans mon monde. Il ne m’a pas suffi de naître pour intégrer mon clan. Bulstrode voulait de la confidence, qu’elle s’ouvre, qu’elle se dévoile ? Il allait être servi.