Femme
17 ans
Sang pur
Britannique
Identité
-
- Sixième année
- Surnoms : Cass
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
Manipulation et coeurs troublés
Message publié le 20/01/2026 à 21:48
Cassie eut l’impression de voir la Serdaigle se rapetisser sur elle-même alors qu’elle lui faisait une description plus qu’approximative du garçon qu’elle cherchait. Comme si elle avait eu l’occasion de faire attention aux autres binômes pendant le cours de botanique où elle avait du endurer les petites crises existentielles de son propre partenaire imposé.
La réserve et cette timidité dont elle faisait preuve provoquèrent une grimace d’exaspération chez la brune qu’elle eut à peine le temps de dissimuler sous une moue incertaine. Oui, voilà, faire mine de réfléchir et ne pas laisser paraître à quel point sa seule présence l’irritait.
- Attends, l’interrompit-il peut-être un peu brusquement alors qu’elle s’éloignait. Oui, ça me revient, celui qui a fait la toilette du prof à force de lui lécher les fesses pendant le cours. Je l’ai vu passer.
Plus que l’avoir vu passé, elle savait exactement où il se trouvait puisqu’elle l’y avait elle-même envoyé. Et si elle n’avait pas été interrompue dans la vérification de sa mise en beauté, elle serait probablement déjà en train de prendre le chemin de Pré-au-Lard pour aller constater par elle-même l’humiliation auquel il se prêtait.
Mais la volonté soudaine de sa camarade de trouver le fayot l’intrigua plus que de raison. Aussi, alors qu’elle recommençait à l’analyser attentivement en plissant légèrement les yeux, un petit sourire malicieux vint prendre place sur sa bouche rouge vif.
- Pourquoi tu le cherches au juste ? demanda-t-elle presque innocemment.
Non seulement elle était sur le point de voir sa blague se concrétiser auprès du septième année, mais le destin venait de mettre sur son chemin une manière d’enrichir encore davantage l’expérience. Une miss parfaite comme celle qui se tenait devant elle ne se mettait pas à chercher un garçon juste pour lui poser une question sur un devoir ou pour faire la causette. Il y avait forcément une raison et elle était bien décidée à la découvrir, pour pouvoir s’en servir.
Une rencontre qui fait des étincelles
Message publié le 20/01/2026 à 20:50
Avant même qu’elle n’ait eu le temps de détailler davantage le courrier chapardé, Cassie se le vit arracher par le sort de la vipère. Au moins avait-elle obtenu ce qu’elle avait cherché jusque-là : une réaction. Particulièrement décevante, car la brune s’était attendue à un peu plus d’éclat de sa part. Mais une réaction tout de même.
C’était donc là que se posait la limite de l’égyptienne ? La lecture de son courrier ? Car l’empressement dont elle avait preuve pour faire disparaître le concerné n’avait pas échappé à la Gryffondor.
À présent qu’elle daignait lui adresser la parole et reconnaître sa présence, autrement qu’en lui jetant des sorts, la brune se retrouvait bloquée dans un mutisme boudeur. Encore une fois, elle aurait préféré que la fille s’énerve, s’emporte et fasse du boucan, quitte à réduire la salle en cendres.
Au lieu de ça, elle se retrouvait avec une étrangère qui lui servait un comportement bien plus mature que le sien. Le genre de réaction qu’elle aurait aimé avoir et une image qu’elle voulait aussi renvoyer aux autres. Non, vraiment, cette attitude la mettait face à son propre comportement et elle détestait cela. Cela ne faisait que renforcer son envie de s’enfermer seule ici et de vider le fond de ses poches jusqu’à ne plus en pouvoir.
Évidemment, elle aurait pu s’excuser et faire en sorte de passer à autre chose. Il y avait d’autres salles vides à cette heure-ci dans le château. Autant se rouler dans la fange. Plutôt mourir que de renoncer et s'avouer vaincue. Et puisque Plaplaherpès n’avait pas voulu lui adresser la parole, jusque-là, pourquoi prendrait-elle la peine de lui répondre à son tour ?
Non. Cassie préféra venir tirer une des chaises en la faisant grincer contre le sol en pierre, avant de se laisser tomber dessus. D’un geste désinvolte, elle vint poser ses pieds à même le bureau qui se trouvait à côté, et ne quitta pas du regard l’intruse.
Le silence qui s’installait ne fut perturbé que par le bruit agaçant de ses ongles, parfaitement manucurés en rouge, qui tapaient en rythme sur la table à côté d’elle. Le geste anodin était le seul témoin visible de l’énervement qui grondait en elle. Il marquait son impatience et surtout le souhait que la Serpentard se barre. Et vite.
Message publié le 20/01/2026 à 20:13
Il fallut un moment au garçon pour se mettre en marche, à croire qu’il était plus arrangé qu’elle ne l’avait pensé. L’intelligence de galet se confirmait donc. Mais lui, au moins, avait le mérite de savoir où trouver les choses dans la cuisine. Cassie entreprit de le suivre alors qu’il se mettait en route vers l’endroit qui l’intéressait, sans prêter un instant attention aux commentaires de la créature qui n’avait pas su répondre à sa simple demande. La mention d’un cousin qui s’appelait Tribor arracha, malgré elle, un petit pouffement de rire à la Gryffondor.
C’est qu’il était drôle, le blaireau. Et visiblement très à l’aise en ces lieux. Pas si étonnant que cela si on considérait qu’il finirait probablement sa vie et sa carrière dans un endroit semblable. Car l’adolescente peinait à le visualiser faire autre chose de ses deux mains. Cela dit, elle ne le connaissait pas assez pour se faire un avis définitif sur le sujet. Et il n’avait pas rechigné à l’aider, créant tout au fond d’elle (si on cherchait bien) un vague sentiment de reconnaissance.
Elle baissa juste à temps la tête pour éviter la fourche qui lui passait au-dessus du crâne, quand il lui signala. Non sans avoir regardé de travers l’elfe qui, occupé à travailler, n’avait pas jugé utile de faire attention. Vraiment, ces bestioles manquaient de manières.
Enfin, ils arrivèrent à l’endroit que Stone lui présenta comme le coin sucré. Un endroit qu’elle n’aurait jamais du découvrir, si elle devait être tout à fait honnête avec elle-même. Elle dut s’humecter les lèvres qu’elle trouva tout à coup trop sèches à la vue de toutes les victuailles dissimulées. Un véritable trésor.
Cassie saisit la tablette que lui tendait son camarade, découvrant enfin ce qui se rapprochait de ce qu’elle avait demandé. Force était d’admettre qu’il n’avait pas tort en disant que ce chocolat était dégueu et beaucoup trop amer. Mais il n’était pas là pour son plaisir…
- Y a pas du 90 % ? demanda-t-elle, toujours insatisfaite, mais moins sèche qu’avant.
Son regard continuait de courir sur les étalages qu’elle venait de découvrir. À la simple idée du goût que pouvait avoir le chocolat que le Poufsouffle lui agitait sous le nez, elle se sentit presque saliver. Elle ne devait pas rester ici, sinon elle finirait pas craquer. Et puis les geignements de l'autre en haut des marches commençaient à l'irriter.
Manipulation et coeurs troublés
Message publié le 20/01/2026 à 19:19
En se levant ce matin-là, Cassie s’était sentie d’une humeur particulièrement joviale. Et cela se ressentait à la simple vue de sa tenue, plus colorée qu’à l’habitude mais non pas moins… ajustée. Son décolleté était à la limite de ce que lui permettait le règlement, mais elle ne se privait pas de remonter outrageusement le matériel à la minute où les adultes tournaient le dos.
C’était vraiment dommage qu’elle doive cacher tout cela avec son manteau. Mais une pneumonie ne la ferait probablement pas se sentir plus belle, alors tant pis. Tout comme ses camarades qui prévoyaient de sortir, elle s’était rendue à son tour dans le hall d’entrée.
Avant de partir, elle prit le temps de sortir son petit miroir de poche pour s’assurer que le maquillage sur lequel elle avait passé une bonne demi-heure était toujours intact. Elle était encore en train de remettre en place à l’aide de son petit doigt le rouge vibrant sur ses lèvres, quand une voix l’interpella.
C’est alors qu’elle reconnut une des Serdaigle avec qui elle partageait certains cours. Instinctivement, elle se mit à la détailler de la tête aux pieds sans faire l’effort d’être discrète. Une fille plutôt jolie, fine, douce. Bref, tout ce que la brune détestait. Elle avait tout ce que Cassie n’avait pas et cette idée venait mettre une ombre sur sa bonne humeur du jour. Du moins, jusqu’à ce qu’elle prononce le mot magique, à savoir le nom du nul.
- Salut, répondit-elle en refermant d’un petit mouvement sec le miroir avant de le glisser dans son minuscule sac-à-main.
Donc le blond poisseux de la dernière fois trainait avec Miss Parfaite ? Étonnant. Cassie n’en montra rien pour autant. Au contraire, elle fit mine de ne pas avoir compris de qui parlait sa camarade en lui demandant :
- Qui ?
Message publié le 20/01/2026 à 18:40
Plus les mots sortaient de la bouche du blond, et plus Cassie se réjouissait de voir son malaise croître. Le coup de grâce avait été assené avec la mention du célèbre salon de thé, allant jusqu’à faire perdre un instant l’équilibre à la limace dégoulinante face à elle.
Elle écouta calmement les explications et la tentative d’esquive qu’il essayait de lui servir, bien prête à ne pas l’empêcher de se retirer du pétrin où elle était en train de le pousser. Maintenant qu’il semblait évident qu’il ne voulait absolument pas se rendre là-bas, il ne faisait aucun doute qu’elle ferait tout pour l’y envoyer.
- Ce qui serait inadéquat, c’est que tu refuses l’invitation d’une jeune fille comme Sarah. Ça lui briserait le cœur. Le salon de thé de Madame Piedoddu sera parfait, je t’assure. Elle a besoin de temps pour se sentir prête, de toute façon. dit-elle, comme si c’était d’une évidence absolue.
Il avait l’air du genre à ne pas vouloir blesser les gens. En insistant ainsi sur la peine que cela causerait à cette prétendue compagne de chambre, Cassie était quasi certaine de parvenir à le convaincre d’accepter. Quoi qu’il n’ait pas vraiment le choix, de toute façon. Puis, il se mit à parler. Trop. Et de choses tout à fait inintéressantes, qu’elle fit mine d’écouter, sans en comprendre un mot. Évidemment, quand il demanda si c’était clair, elle se contenta de sourire et de confirmer :
- Très clair.
Se désintéressant aussi rapidement de ce qu’il venait de dire, Cassie se mit à se frotter les bras à travers sa fourrure. L’air de rien, l’air se rafraichissait. Il était temps de rentrer pour trouver une autre occupation.
- Allez, on fait comme ça, c’est super. Je vais lui dire que t’as accepté. En plus, la prochaine sortie sera pas loin de la St-Valentin. Tu vas adorer les décorations du salon à cette période. annonça-t-elle avec enthousiasme.
Mais sa joie n’avait rien à voir avec lesdites décorations. Satisfaite de sa petite blague toute innocente, Cassie se détourna de lui pour commencer à s’éloigner.
- À la prochaine, Meditus. le salua-t-elle en partant, non sans penser à nouveau que c’était un nom de chiotte. Au fait, tu feras gaffe, t'as un trou sur la manche.
Au moins il ne pouvait plus voir la grimace de dégoût qui avait accompagné ce commentaire.
Message publié le 20/01/2026 à 18:13
Monsieur débarquait comme un grand seigneur et s’attendait, sous prétexte qu’il était dans la même maison qu’elle, à recevoir les honneurs ou une ola de joie. C’était très mal la connaître, d’autant qu’elle était là pour s’entraîner et prendre de l’avance. Sa présence l’emmerdait plus qu’autre chose mais, dans son immense mansuétude, elle s’abstint de le lui préciser. Et puis l’expérience lui avait appris que partager la même maison ne signifiait pas forcément faire équipe.
- Youpie, un camarade. dit-elle de manière exagérément peu motivée.
Pour le coup, elle n’était pas vraiment en position de l’envoyer voir ailleurs si elle y était, puisqu’il semblait déterminé, tout comme elle, à s’entraîner. À la mention de sa beauté irrésistible pour attirer la bête, elle fit passer une de ses mèches de cheveux derrière son épaule d’un geste vif et gracieux, comme si le vent lui avait soufflé l’idée. Puis, elle planta son regard sur le Gryffondor, en une invitation silencieuse à ne pas la prendre pour une idiote finie.
- Ça fonctionnera probablement mieux que si je te pousse dans l’eau pour lui donner envie, répondit-elle doucement.
Mais force fut de constater qu’il savait visiblement ce qu’il faisait, car après avoir lancé un sort sur la surface du lac, il ne fallut pas longtemps pour qu’une masse informe semble se rapprocher de l’endroit où ils se trouvaient. Alors que la créature s’approchait lentement, Cassie sentit un léger frisson lui parcourir la nuque.
En l’entendant dire qu’elle l’avait traité de pervers, la brune ne put s’empêcher d’afficher une moue d’incompréhension. Ce mec avait décidément un problème d’ego.
- Tes mots. Pas les miens. J’ai dit que tu te rinçais l’œil, pas que t’étais forcément un pervers. Le premier est légitime quand il y a quelque chose de joli à regarder. Le second… C’est un aveu de ta part ? J’aurais du entendre parler de toi ? demanda-t-elle innocemment.
Évidemment qu’elle avait entendu parler d’histoires le concernant. Qu’il s’agisse des rumeurs sur ses excès de violence, sa prétendue relation avec l’autre peste, ou simplement le fait que ce soit genre… un réfugié ? Mais c’était beaucoup plus amusant de tenter de l’énerver un peu.
Elle n’en perdait toutefois pas de vue la raison de sa venue. Puisque le fangieux était proche, elle se tenait prête à intervenir pour lancer un premier sort.
Cassie lança un "Wingardium Leviosa" ferme, un peu trop sûre d'elle, sur la créature. Cette dernière ne s'éleva qu'à peine de l'eau, avant de retomber lourdement, prête à foncer sur celle qui venait de l'attaquer.
Cassie Dunn a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Apophis !
- Sortilège
- Sortilège de Propulsion
- Difficulté
- 4
- Résultat D20
- 2
- Interprétation
- Échec
- XP gagnée
- 10
Cassie lança un "Ascencio" ferme, un peu trop sûre d'elle, sur la créature. Cette dernière ne s'éleva qu'à peine de l'eau, avant de retomber lourdement, prête à foncer sur celle qui venait de l'attaquer.
Autres résultats possibles
Visant du bout de sa baguette la créature, Cassie prononça un ferme "Ascencio" qui propulsa la chose à plusieurs mètres en hauteur, comme elle l'aurait fait en soufflant sur une plume. Le tout avant de se tourner vers le jeune homme dans un air le défiant de faire mieux.
Du bout de sa baguette, Cassie visa la bête et prononça "Ascencio". Malgré la lourdeur de la créature, celle-ci quitta l'eau pour s'élever dans les airs et fut propulsée un peu plus loin.
Prise d'un excès de confiance, Cassie lança un "Ascencio" puissant qui n'eut pour seul effet que d'énerver souverainement la créature visée. Surprise par la réaction du fangieux, elle voulut reculer et ne put que se heurter à un caillou qui la fit glisser et tomber les fesses droit dans l'eau de la berge.
Message publié le 20/01/2026 à 17:32
Cassie restait immobile, tout bonnement écœurée de voir le Poufsouffle ainsi se baffrer avec le chocolat, et ne même pas prendre la peine d’avaler avant de parler. Ou même seulement de ne pas le faire la bouche pleine. Il en rajouta même en couche en allant chercher ce pourquoi il était là et en émettant des gargouillis qui faillirent lui arracher un petit haut le cœur.
Son attention fut toutefois détournée de ce désagréable moment pour se poser sur l’insignifiante créature qui revenait vers elle les mains vides. Bien que cela ne fut pas une surprise, la Gryffondor se mit à pester intérieurement contre l’elfe qui avait fait preuve d’une inutilité remarquable.
Non seulement elle allait devoir perdre son temps pour faire comprendre à la bestiole pleurnicharde comment son boulot devait être fait, mais en prime elle devrait même s’adresser à un autre de son espèce pour qu’enfin on lui amène ce qu'elle était venue chercher. Ce qu'il ne fallait pas faire pour parvenir à s'exercer...
Le toisant de toute sa hauteur – et ce n’était pas difficile compte tenu de la différence de taille entre le commis de cuisine et elle -, Cassie fronçait les sourcils prête à s’emporter. Elle ne s’interrompit qu’en entendant l’autre énergumène prétendre que, lui, savait où trouver l’aliment convoité.
Son regard darda vers le concerné qui était encore occupé à mâchonner du chocolat. Se faisant violence pour ne pas laisser paraître son dégoût, Cassie se détourna totalement de l’être inutile pour s’approcher de celui qui l’était visiblement un peu moins s’il disait vrai.
Après un soupir qui traduisait l’effort que cela lui demandait, la sixième année finit par adresser un petit sourire à son camarade.
- Tu pourrais me montrer ? demanda-t-elle avant d’ajouter, comme si cela lui coûtait beaucoup : S’il te plaît.
Heureusement qu’il n’y avait personne pour voir ça.
Pommier et statue de sel [cours]
Message publié le 20/01/2026 à 15:05
Ainsi donc, les rumeurs n’étaient pas totalement infondées. Bien sûr elle avait entendu parler des petits excès de violence de son camarade de maison, mais là, elle était carrément témoin d’une véritable tempête d’émotions.
Si elle se sentit directement outrée qu’il ose lui intimer de descendre de l’escabeau comme il l’aurait fait avec un vulgaire croup, elle n’en laissa pour autant rien paraître, se contentant de croiser les bras sur la poitrine pendant qu’il vidait son sac – qui avait visiblement eu le temps de bien se remplir. Et puisqu’il avait demandé qu’elle descende, il était évident qu’elle ne ferait pas l’ombre d’un mouvement en ce sens. Personne ne lui donnait d’ordre.
Il avait du toupet de suggérer qu’elle avait été répartie dans la mauvaise maison alors que lui-même s’était fait dessus à cause d’une pomme, quelques minutes plus tôt. Cassie plissait légèrement les yeux en continuant de l’écouter, sans l’interrompre alors qu’il continuait sa tirade. Elle ne lui avait pas parlé comme à un débile, elle s’était juste adressée à lui en se mettant à son niveau. Les déductions qu’il en tirait ne regardaient que lui à partir de là. Bon à la rigueur, il n’avait pas fondamentalement tort sur ce point, mais cela n’avait rien de personnel. Tout le monde était stupide à ses yeux, jusqu’à preuve du contraire.
Elle ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel en l’entendant évoquer le prétexte de la nationalité pour se victimiser davantage. D’accord, sa tolérance à l’égard des étrangers était peut-être un poil limitée (et encore), mais elle n’avait jamais rien dit en ce sens le concernant. Probablement parce que son petit accent sexy arrivait à la détourner de ses aprioris.
Visiblement, il en avait gros sur le cœur car le volume de sa voix ne faisait qu’augmenter, jusqu’au moment où il l’apostropha d’un « greluche », surprenant mais pas vexant. Un petit nom de plus à ajouter à la longue liste qu’on lui avait déjà adressée. Elle le ressortirait probablement à Alison quand elle la verrait, celui-là. Il sonnait bien.
Dans un petit mouvement du regard, Cassie détailla le slave des pieds à la tête, avant de s’arrêter pour se planter dans le sien. Le petit coup d’œil noir qu’il avait adressé aux autres ne l’avait, pour une raison étrange, pas laissée indifférente. Sous ses airs de paysan perdu et ronchon, il avait en fait du mordant. Bien.
- Tu as fini ton caca nerveux ? demanda-t-elle doucement, après un instant de silence sensé le mettre mal à l’aise.
Elle descendit de l’escabeau – de sa propre initiative et non pas parce qu’on lui avait ordonné – et se plaça à côté de lui pour le toiser innocemment, comme si elle n’avait pas été une seconde responsable de cet éclat chez son partenaire. Le prof n'aurait absolument rien à lui reprocher, à elle.
- Je crois que t’as un petit problème de gestion de la colère. glissa-t-elle sur le ton de la conversation, sans répondre à une seule des choses qu’il avait avancées. Si tu veux aller près de la vipère ou le lèche-cul, tu sais où aller. Sinon, on peut continuer.
Sa phrase ne fut ponctuée que par un petit sourire condescendant, alors qu’elle gardait une attitude calme, en contradiction totale avec la petite esclandre qu’elle avait provoquée.
Pommier et statue de sel [cours]
Message publié le 20/01/2026 à 12:59
Perchée sur l’escabeau, Cassie pouvait à présent regarder de haut celui qui faisait équipe avec elle (même si elle ne s’en privait déjà pas lorsqu’elle était à même le sol). De là où elle était, elle avait une encore meilleure vue sur la tronche qu’il tirait. Et à croire sa propension à froncer les sourcils comme le vieux ronchonchon qu’il était, elle était certaine qu’il finirait plus fripé qu’un pruneau avant la cinquantaine. Ce qui serait vaguement dommage, pensa-t-elle furtivement.
- T’essaies de t’en convaincre, Monsieur Sourire ? surenchérit-elle ironique.
Quand il se décida enfin à tendre le linge pour récupérer la pomme, Cassie ignora ostensiblement les manières exagérées de son voisin et attrapa sa baguette pour lancer un sort de découpe sur la branche. Elle eut juste le temps de s’interrompre au moment où son partenaire du jour semblait pris d’un doute. Si elle fut d’abord excédée par cette perte de temps, le sentiment fut rapidement remplacé par de l’amusement (et un peu de moquerie) en le voyant devenir si incertain quant au déroulé de l’exercice.
Elle se contenta de le couvrir d’un regard mêlé d’incompréhension et de jugement, une main posée sur la hanche, alors qu’il se préparait à utiliser sa baguette. Est-ce qu’il était vraiment en train d’essayer de se… Quoi ? Défendre contre une pomme ? Wow. Il était beau le courage des Gryffondor.
Cassie attendit qu’il ait terminé son petit cirque, pour enfin réagir. En fléchissant un peu les genoux et en posant les mains sur ces derniers, elle se mit dans la position d’un adulte qui s’adresse à un enfant en regardant Sasha.
- C’est bon ? Il a fini sa petite tempête d’émotions ? La pomme ne va pas te manger. Elle va juste tomber sur le linge. commença-t-elle à lui dire d’une voix douce et extrêmement infantilisante.
Voyant qu’il semblait enfin prêt, elle profita qu’il soit les mains prises avec le tissu pour venir lui tapoter gentiment la jouer du bout des doigts, toujours comme l’aurait fait quelqu’un avec un gosse. Elle devrait de toute façon se laver les mains après le cours. Puis, se redressant sur l’escabeau, elle trouva tout de même quelque chose à ajouter :
- T’es trop loin, approche-toi. lui fit-elle remarquer, en le tirant doucement par son pull pour qu’il vienne plus près. Voilà, je vais pas te mordre, mon grand.
Pas tout de suite et sans bonne raison, du moins. Il ne fallait jamais dire jamais.
Cassie pointa le bout de sa baguette vers l'une des branches où pendait une des pommes. Elle murmura distinctement un "Diffindo". Sans surprise, la découpe se fit nettement pour laisser tomber le fruit délicatement sur le linge tendu par son binôme. Heureusement qu'elle était là pour faire tout le boulot...
Cassie Dunn a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Apophis !
- Sortilège
- Sortilège de Découpe
- Difficulté
- 4
- Résultat D20
- 20
- Interprétation
- Réussite Critique
- XP gagnée
- 20
Cassie pointa le bout de sa baguette vers l'une des branches où pendait une des pommes. Elle murmura distinctement un "Diffindo". Sans surprise, la découpe se fit nettement pour laisser tomber le fruit délicatement sur le linge tendu par son binôme. Heureusement qu'elle était là pour faire tout le boulot...
Autres résultats possibles
Cassie pointa le bout de sa baguette vers l'une des branches où pendait une des pommes. Elle murmura distinctement un "Diffindo" et vit la branche se couper. Le fruit tomba alors dans le linge tendu, laissant la jeune fille avec le sentiment d'avoir fait tout le boulot.
Cassie pointa le bout de sa baguette vers l'une des branches où pendait une des pommes. Elle murmura distinctement un "Diffindo" et... la résultat ne fut pas aussi probant qu'escompté. Le bois semblait à peine effleuré. À ce rythme-là, elle avait autant de chance de tenter de scier le tout avec un gant, cela eusse eut le même résultat.
- L'escabeau n'est pas stable, trouva-t-elle comme seule excuse. Tu l'as fait bougé ?!
Cassie pointa le bout de sa baguette vers l'une des branches où pendait une des pommes. Elle murmura distinctement un "Diffindo" qui brilla par son inefficacité la plus totale. Non seulement la branche était toujours parfaitement intacte, mais en plus elle se retrouvait dans une situation plus que gênante à côté du garçon qu'elle venait de charrier. Évidemment, son premier réflexe fut de lui jeter un regard mauvais. C'était forcément sa faute : il l'avait distraite avec ses bêtises !
Pommier et statue de sel [cours]
Message publié le 19/01/2026 à 22:41
Le regard hagard de son partenaire la laissa penser un instant qu’elle avait probablement du aller trop vite pour son petit cerveau. Elle ne détourna son attention de lui que pour faire une grimace de dégoût en entendant un Serdaigle faire de la lèche à Ravental en jouant les élèves exemplaires. Serait-il en mesure de récupérer sa langue après l’avoir enfoncée si profondément dans le fondement du professeur ? Tel était le mystère. Sa grimace laissa cependant place à un petit sourire satisfait lorsque Sasha l’appela cheffe. Bien, il commençait à comprendre.
La sensation du linge qui se réchauffait doucement dans ses mains n’était pas désagréable et fit concéder à Cassie qu’il savait au moins se servir un peu de sa baguette, tout n’était pas perdu. Sans surprise, il lui demanda comment procéder pour la suite, tout en lui donnant un nom qu’elle ne comprit pas. Sûrement un terme issu de sa langue de barbare, mais qu’elle ne jugea pas nécessaire d’approfondir.
La brune fourra le linge enchanté dans les mains du Gryffondor grommelant avant de se tenir à lui sans scrupule aucun pour monter sur l’escabeau. Une fine idée qu’il avait eu, aussi étonnant cela fut de sa part.
- Tiens le bien tendu en dessous de la pomme, et ne la laisse pas tomber. disait-elle pour le guider, toujours avec un poil d’autorité.
Sa main toujours sur l’avant-bras du garçon ne se desserra que quand elle fut à portée de l’un des fruits, prête à couper la tige qui le raccrochait à l'arbre.
- N’en profite pas pour te rincer l’œil, lui souffla-t-elle en le taquinant, se rappelant l’irritation qu’il avait ressenti d’être traité de pervers. C’est bon pour toi ?
Message publié le 19/01/2026 à 22:16
TCA
L’air lui manquait. Une fois encore, son reflet avait eu le dessus et l’avait laissée plonger dans ses pires revers. Même alors qu’elle avait bien senti ses limites atteintes, elle n’avait pu se contrôler. S’arrêter. La poubelle cachait à présent son méfait, et la simple vue du carton coloré lui rappelait que ça avait été celui de trop. Une lourdeur immense l’habitait et lui donnait l’impression d’être en plomb. Disparue l’armure qu’elle se fabriquait au quotidien. Là, ne lui restaient que la honte et le besoin irrépressible de se délester d’un poids au cœur. Au corps.
Les couloirs du château étaient vides, ou peu fréquentés. L’heure avancée n’y était probablement pas pour rien. Bientôt, elle devrait se rendre dans son dortoir car le couvre-feu approchait. Non pas que cela ait une quelconque importance pour elle, dans le fond... Mais quoi qu'il en fut, elle ne rentrerait pas avant d’avoir expié. Impossible pour elle de retourner voir ces idiotes qui lui servaient de camarades de chambre dans cet état. Se montrer vulnérable représentait un risque auquel elle se refusait fermement.
Cassie n’entendait que le bruit de ses chaussures contre la pierre et son souffle entrecoupé par l’émotion. Ses pas la guidèrent, comme par habitude, vers les toilettes qu’elle savait souvent inoccupées. Un instant, elle s’arrêta devant l’évier qui se trouvait au centre de la pièce. De l’eau, pour se rafraichir. Elle avait besoin d'eau. Alors qu’elle faisait tourner le robinet qui trainait trop selon elle à faire crachoter un filet d’eau correct, son regard sombre croisa le reflet qu’elle avait jusque-là tenté d’éviter.
La vue qu’elle eut ne fit que confirmer son besoin urgent. Sans même avoir touché l’eau ni coupé le robinet, elle se dégagea de là pour aller s’enfermer dans l’une des cabines non loin. Le bruit du jet couvrirait un peu le bruit de son expiation, de sa libération. C’est nécessaire, continuait de lui marteler son cerveau. C’était tout ce qu’elle méritait. Et peut-être un jour, cela finirait par payer.
Pommier et statue de sel [cours]
Message publié le 19/01/2026 à 20:25
Toute occupée qu’elle était à regarder d’un mauvais œil les françaises présentes, Cassie n’écouta que d’une oreille l’histoire soporifique racontée par leur enseignant. Elle n’avait pas soigneusement évité l’option inutile d’Étude des moldus pour se retrouver à entendre parler de leurs contes pour enfants dans d’autres cours. Mais Ravental n’avait pas tort sur un point : le savoir ne devait jamais être négligé.
Le vieil homme annonça ensuite les binômes et avant qu’elle n’ait eu seulement l’idée de râler, le garçon au nom de famille imprononçable était déjà à côté d’elle à lui sourire. À défaut de mieux, elle se retrouvait au moins avec quelqu’un de sa maison.
- Tu as l’air un peu trop content de devoir cueillir le fruit défendu avec moi, lui chuchota-t-elle sur le ton de l’ironie.
Sans même la consulter, le Gryffondor se mit à rapporter le matériel dont ils pourraient avoir besoin pour procéder à l’exercice. La brune ne prétendit pas bouger de là où elle était alors qu’elle l’observait faire (se rinçant potentiellement discrètement l’œil au passage). Une petite moue indignée restait affichée sur son visage car le slave faisait preuve d’autant de délicatesse qu’un éruptif dans un magasin de boules de cristal, à chaque fois qu'il déposait quelque chose devant elle. Quand il se décida enfin à lui demander son avis pour savoir qui des deux cueillerait un fruit le premier, son regard fit plusieurs fois le trajet entre son visage et ce qu’il avait ramené.
- C’est tout ? demanda-t-elle, un poil excédée. Tu ne crois pas qu’il manque un petit quelque chose ?
Cassie vint doucement se pincer l’arête du nez, car à nouveau elle se retrouvait face à l’incompétence de l’un de ses camarades. Mais puisqu’elle devait faire équipe – et surtout laisser une bonne impression au professeur qui les regardait peut-être -, elle entreprit aussi calmement qu’elle pouvait d’expliquer à son binôme :
- Ça n’ira pas juste avec des gants. C’est pas un simple pommier… expliqua-t-elle un peu sèchement. On doit les faire tomber sur un linge enchanté, sinon pffffiou… Plus de pomme, que de la cendre.
Et c’est aussi comme ça que tu finiras si j’ai une mauvaise note de ta faute, s’abstint-elle d’ajouter.
- Accio linge, prononça-t-elle en tendant la main en direction de la table où se trouvaient ceux à leur disposition. Le morceau de tissu se souleva pour venir atterrir directement dans la main de Cassie. - Voilà. Maintenant t'as qu'à lancer un Calidum sur le linge et on pourra faire tomber la pomme dessus, dit-elle d'un ton un poil autoritaire.
Cassie Dunn a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !
- Sortilège
- Sortilège d'Attraction
- Difficulté
- 4
- Résultat D20
- 14
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 10
- Accio linge, prononça-t-elle en tendant la main en direction de la table où se trouvaient ceux à leur disposition.
Le morceau de tissu se souleva pour venir atterrir directement dans la main de Cassie.
- Voilà. Maintenant t'as qu'à lancer un Calidum sur le linge et on pourra faire tomber la pomme dessus, dit-elle d'un ton un poil autoritaire.
Autres résultats possibles
- Accio linge, prononça-t-elle en tendant la main en direction de la table où se trouvaient ceux à leur disposition.
Sans attendre, le morceau de tissu se souleva pour venir atterrir directement dans la main de Cassie.
- Voilà. Maintenant t'as qu'à lancer un Calidum sur le linge et on pourra faire tomber la pomme dessus, dit-elle d'un ton un poil autoritaire.
- Accio linge, prononça-t-elle en tendant la main en direction de la table où se trouvaient ceux à leur disposition.
Le morceau de tissu se souleva pour venir atterrir directement sur la tête de Mellitus qui se trouvait dans le chemin. Il ne savait pas regarder où il allait ?
Elle se dirigea donc vers ce dernier pour récupérer le morceau de lin, sans prendre la peine de s'excuser et s'adressa ensuite à Sasha :
- Voilà. Maintenant t'as qu'à lancer un Calidum sur le linge et on pourra faire tomber la pomme dessus, dit-elle d'un ton un poil autoritaire.
- Accio linge, prononça-t-elle en tendant la main en direction de la table où se trouvaient ceux à leur disposition.
Le morceau de tissu resta parfaitement immobile, laissant Cassie dans une position particulièrement gênante.
Plus gênée qu'autre chose, elle décida que l'attaque était la meilleure défense. Ne tenant pas compte de la teinte rosée que venaient de prendre ses joues, elle s'énerva un peu sur son camarade :
- Qu'est-ce que t'attends ?! Faut aller chercher un morceau de lin et lui lancer Calidum. Je vais pas tout faire à ta place...
Message publié le 16/01/2026 à 13:42
C’est lorsqu’il s’approcha d’elle que Cassie reconnut le nouvel arrivant comme l’un de ses camarades de classe. Stone. Nom qu’il portait selon elle plutôt bien, car elle le trouvait con comme un galet. Ce qu’il s’empressa de lui prouver en partant dans une imitation très fidèle du mouton qui crie, avant de rire de sa propre bêtise. Enfin, ce mouton-là avait du faire autre chose que manger de l’herbe, à en croire son regard vitreux et la légère odeur bien reconnaissable qui se dégageait de lui. Son état pouvait d’ailleurs expliquer qu’il ait préféré venir jusqu’ici pour boire, plutôt que d’aller dans sa salle commune ou la grande salle, comme le faisaient les gens civilisés.
Sa patience, déjà mise à mal par l’incompétence de l’elfe de maison, fut encore plus mise à l’épreuve lorsque le garçon l’appela par son diminutif. Surnom qu’elle n’autorisait personne à utiliser, à l’exception de ses véritables amis (autrement dit pas grand monde). Or, jusqu’à preuve du contraire, les deux n’avaient pas élevé les veaudelunes ensemble. Fallait surtout pas qu’il se gêne. Elle n’eut pas le temps de le corriger car, enfin, le serviteur revenait avec sa demande.
Alors qu’elle tendait la main pour attraper du bout des doigts le paquet violet, afin d’être sûre de ne pas toucher les horreurs fripées de la bestiole, l’autre intervint et s’en empara avant elle. Cassie allait s’emporter sur lui, mais ce qu’il dit alors l’en dissuada. Comment ça, celui qui craquait ? D’un mouvement un peu brusque, elle vint saisir le chocolat qu’il venait d’ouvrir pour lire l’emballage avant de lui fourrer à nouveau dans les mains et de se tourner vers le dénommé Babor.
- Qu’est-ce c'est que ça ? demanda-t-elle froidement en pointant du doigt la barre chocolatée. C’est quand même pas compliqué de trouver du chocolat noir. Noir. Pas avec du riz soufflé. Pas au lait. Pas avec des noisettes. Du. Chocolat. Noir.
Dans un geste tout à fait condescendant, elle s’agenouilla face à l’elfe pour se mettre à sa hauteur et le regarder bien droit dans les yeux. Quoi que cela ne fut pas nécessaire, vu la taille des globes, pensa-t-elle.
- Écoute-moi bien, machin. C’est la dernière fois que je te le demande. Après, je ne le ferai plus gentiment. Va me trouver une tablette de chocolat noir.
En voyant Babor s’éloigner rapidement pour retourner chercher ce qu’elle avait demandé, Cassie se redressa, à présent plus énervée qu’impatientée. Dans la manœuvre, elle s'était sentie contrainte d'abandonner le pourcentage du chocolat. C'était visiblement beaucoup trop demander à cet être inférieur. Elle se retourna vers Stone et l’apostropha un peu sèchement :
- T’es au courant que c’est totalement stupide de bouffer du chocolat quand on a soif ?
Ce qu’elle aurait aimé lui arracher des mains pour la dévorer, là, tout de suite.
Message publié le 16/01/2026 à 12:29
C’est qu’il était presque crédible avec ses excuses puantes de vouloir se tourner vers l’avenir et se concentrer sur ses ASPIC. La lueur qu’elle percevait pourtant dans son regard ne faisait que renforcer la jouissance qu’elle retirait de ce moment visiblement très gênant, voire pesant pour lui.
- C’est quand même dommage de laisser tomber le sport, surtout si ça te manque. Mais bon, tu dois savoir ce que tu fais… glissa-t-elle innocemment pour asséner le coup final.
L’inconfort du grand blond sembla croître, comme elle l’avait espéré, lorsqu’elle lui mentionna le prétendu crush d’une de ses camarades de chambre. Alors que sa bouche s’ouvrait et se fermait dans une imitation parfaite du boullu hors de l’eau, la brune dut se faire violence pour ne pas pouffer de rire et risquer de mettre à mal son petit plan.
Évidemment, il lui demanda plus d’informations sur cette camarade, voulait savoir s’il la connaissait. Vu le personnage, elle ne put s’empêcher de penser qu’à part l’infirmière de l’école et les deux femmes membres de l’équipe professorale, il était fort peu probable qu’il connaisse beaucoup de filles à Poudlard… Il suffisait de voir sa dégaine pour comprendre qu’il ne devait, en vérité, pas attirer grand monde. Un visage plus ou moins correct ne faisait pas tout. Et s’il se retrouvait souvent dans l’état actuel – c’est-à-dire poisseux de transpiration -, il devait même au contraire les repousser.
Mais puisqu’elle devait jouer le jeu jusqu’au bout pour que la blague fonctionne, elle afficha un petit sourire en déballant l’histoire cousue de toute pièce :
- Oh, je ne suis pas sûre que tu la connaisses. C’est quelqu’un de très discret, même un peu timide. Elle s’appelle Sarah. Pas très grande, pas très bavarde. Pas sûre que ça te dise quelque chose.
Voilà. Un prénom tout ce qu’il y a de plus banal pourrait lui semer le doute, surtout si elle restait vague sur les détails pour la distinguer. Avant même qu’elle n’ait eu le temps de mettre les choses un peu plus en forme, le blond se mit à faire la proposition parfaite. C’en était presque moins drôle de le voir se jeter seul dans la gueule du loup, sans qu’elle ne l’y pousse elle-même d’abord. Mais puisqu’elle était si bien engagée dans la plaisanterie, elle se devait de la terminer.
- Justement, en parlant de boire un thé… Elle aimerait te donner rendez-vous au Salon de Madame Pieddodu à la prochaine sortie à Pré-au-Lard. Tu serais d’accord ?
Cassie regretta d’avoir poursuivi la conversation sur la météo et d’avoir évoqué sa préférence pour l’été. Pendant un instant, son masque d’amabilité feinte se craquela pour laisser très brièvement apparaître son exaspération et son jugement quand il prononça le mot « vespérale » et qu’il accompagna sa phrase d’un rire. Elle s’empressa de se reprendre en feignant à son tour un léger rire, mais elle n’en pensait pas moins. Par Circée, ce mec bouffait des dictionnaires pour s’amuser, ce n’était pas possible autrement. Il n’y avait aucun doute : elle était tombée sur le puceau originel. La cible idéale.
Une rencontre qui fait des étincelles
Message publié le 16/01/2026 à 11:35
Ainsi donc la mesquine vipère persistait dans son choix du traitement silencieux. Pas de chance pour elle, Cassie avait une vie entière d’expérience en la matière avec sa mère. Sans compter ses prédispositions à l’entêtement et au fait de toujours vouloir avoir le dernier mot. Même si dans ce cas de figure, cela impliquait de faire parler ou au moins réagir son interlocutrice.
Lorsqu’il était question de faire sortir les gens de leurs gonds, la Gryffondor ne manquait pas de ressources. Bien sûr, elle aurait pu sortir de là et se trouver un autre endroit pour aller enfin assouvir sa faim. Mais cela aurait été un aveux de faiblesse auquel elle se refusait fermement. Ce n’était pas ce vilain scarabée cadavérique qui allait faire régner sa loi.
Plutôt que de s’énerver, de crier ou de persévérer avec la magie, elle décida d’opter pour une autre méthode. Alors que la Serpentard reprenait son occupation, la brune décida que c’était l’endroit idéal pour venir s’asseoir. Se hissant sur la pointe des pieds, elle se laissa lourdement tomber sur le bureau, en prenant bien soin de faire trembler la main en train d’écrire.
Sans gêne aucune, elle pencha alors la tête pour ouvertement lire ce que Miss Herpès gribouillait. Dès les premiers mots, elle comprit qu’elle avait probablement interrompu l’égyptienne dans un échange épistolaire.
- Cher Ahmès… commença-t-elle à lire tout haut, d’une voix nasillarde censée imiter Neith. Alors on écrit à son amoureux ? C’est pour ça que t’es tendue ? Faut se détendre, ma grande.
Redressant sa tête pour observer la classe autour d’elle, elle se mit à balancer une de ses jambes dans le vide pour accentuer encore les tremblements de la table.
- Je savais pas qu’ils vous apprenaient à écrire avec autre chose que des hiéroglyphes dans ton pays. dit-elle sur le ton de la conversation, sans regarder la fille à qui elle envahissait l’espace personnel. Et en même temps, c'est déjà surprenant que vous saviez écrire tout court... ajouta-t-elle en lâchant un petit rire soufflé du nez.
Elle voulait du calme et de la tranquillité ? Ce serait sans compter sur la sixième année. Cassie, non contente d'avoir commencé à la lire, s'empara rapidement de la correspondance en se laissant retomber sur ses pieds pour s'éloigner de la propriétaire du document et commencer à analyser plus en profondeur le contenu de la lettre.
- Allons voir quels mots d'amour tu as écrit...