Harry Potter RPG

[Terminé]
Bulstrode a des amis ?! Salle des trophées, vendredi 18 janvier 2126

Accueil Poudlard Le Château Bulstrode a des amis ?!
Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

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Maren

Maître du Jeu

Message publié le 20/01/2026 à 09:18

En dépit de tout l'entrain qu'y avait déployé le sorcier, le directeur Woodcraft lui avait tout aussi courtoisement que fermement fait savoir qu'il ne pouvait pourvoir à Manius le poste de professeur d'histoire de la magie. Pas même en guise de stagiaire. Les circonstances y étaient pour beaucoup.

 

Pour le moins déconfit, Manius s'éloigna du bureau où il avait été accueilli d'un pas lent. Moitié à cause de la réflexion que nécessitaient les propos entendus quelque instant plus tôt moitié parce qu'il profitait du sentiment nostalgique d'arpenter, si longtemps après lui sembla-t-il, les dalles familière du château riche en souvenirs. Sentimental, il se laissa égarer par ses pensées et atterrit, sans vraiment savoir comment ni pourquoi son subconscient l'avait amené là, dans la salle des trophées. Il consulta sa montre : il était encore tôt en ce début de soirée. Pourquoi ne pas s'attarder ? À Llandeilo, son épouse ne se languissait pas de lui. Autant lui rendre ce service de ne pas rentrer trop tôt et défait que le poste de professeur brigué lui fût refusé.

 

Était-il incongru dans cette pièce chargée d'histoire et de souvenirs où la pierre elle-même semblait empreinte de vie ? Peut-être. Mais pour empêcher Manius Fawley de déterrer le passé, il fallait le contraindre. D'abord il s'intéressa naturellement à la période de sa propre scolarité. La photo d'un fringuant Poufsouffle fier comme un paon de porter l'insigne de préfet en chef. Et non loin, celles des préfets qu'il avait chaperonnés. Quintus, le plus extravagant des Bulstrode. Caecilia figurait malgré sa rapide déchéance du poste parmi les élèves illustrés là, lui arrachant un sourire doux-amer. Poudlard n'oubliait rien, jamais. Et puis tous les autres.

 

Transporté par tout ce que racontaient les plaques, les badges, les commémorations de l'endroit, l'historien devint une humble feuille dérivant paisiblement en aval de la rivière, emportée par le courant. Cette salle avait tant de choses à dire et à montrer. Plus encore qu'elle taisait, secrets dissimulés là à l'insu de tous sauf ceux qui en possédaient la clef. Lui-même en était un exemple. Qui savait que son sourire sur sa photo de préfet en chef était moins dû à l'insigne qu'à la jeune fille qu'il regardait amoureusement au moment où la photographie fut prise ? Personne d'autre.

 

À son insu, son errance s'éternisait. Il n'entendit même pas le bruit des pas qui se rapprochaient.

Horace Milbourne

Homme

67 ans

Sang-mêlé

Français

Concierge de Poudlard
Vif de Cœur 2025

Message publié le 20/01/2026 à 14:26

- Tout homme s'enrichit quand abonde l'esprit ! Cite Horace en pointant un index contre sa tempe, le sourire large et les yeux brillants. Allez, va. Par Merlin. J'en ai oublié Monsieur Fawley. Il a bien du terminer son entretien maintenant !

Oliver détale tandis qu'Horace extirpe sa montre à gousset de sa poche pour en observer les mouvements d'aiguilles. Certes. C'était même certain. Voilà plus d'une heure qu'Horace avait récupéré Manius devant les grilles de Poudlard pour l'escorter jusqu'au bureau du directeur. Il avait été amusant de revoir l'homme, qu'il avait connu gamin - pas plus haut qu'Oliver finalement. Le pas souple et les lèvres sifflotantes, Horace grimpe les étages afin de se rendre à l'entrée marquée par une gargouille, qu'il trouve vide.

 

- Mh. Peut-être pas, alors.

 

La gargouille, pourtant, s'ouvre, sur nul autre que Harrison Woodcraft. Définitivement seul.

 

- Qu'en est-il du jeune Fawley, il n'est pas avec vous ?

- Comment ça Horace, bien sûr que non, nous avons fini l'entretien il y a bien quinze minutes, je pensais que vous l'aviez escorté jusque la sortie !

- Oh. Je vois. J'ai été... le devoir m'a appelé, mais certainement qu'il ne doit pas être loin.

- Vous pensez ?

 

L'air circonspect du directeur fait légèrement rire Horace.

 

- Allons, allons, Manius ne représente pas un danger pour cette école. Mais j'admets que j'aurais du faire preuve de davantage de vigilance. Je vais le trouver très rapidement, je vous assure. Il doit avoir été pris d'un élan de nostalgie !

- Vous lui signifierez qu'un tel élan n'est pas forcément bienvenue s'il n'y a pas été invité, Horace. Nous avons des délégations étrangères au château, et suffisamment de journalistes qui n'attendent que nous pondre un article sur d'éventuelles défaillances de sécurité, dois-je vous le rappeler ?

- Non, non je sais bien, Harrison. Je vais le trouver d'accord ?

 

Les vêtements criards jurent terriblement avec l'uniforme sobre et élégant du directeur. Aussitôt, le concierge se met en marche, en quête de Fawley, questionnant les tableaux sur son passage, qui lui pointe la bonne direction les uns après les autres.

Horace Milbourne débarquera bientôt pour escorter Manius Fawley vers la sortie (mais il tapera probablement la discute). Je laisse toutefois un laps de temps d'une vingtaine de minutes RP avant qu'il n'arrive afin de vous permettre d'échanger un peu ! Au vu des circonstances, les membres du personnel ne laisseraient pas un sorcier adulte sans surveillance errer dans le collège :p

Neith Ptahchepsès

Femme

17 ans

Sang pur

Égyptienne

Moissonneur en herbe

Message publié le 21/01/2026 à 20:39

Un peu secouée par les derniers évènements, Neith arpentait les couloirs du château d’un pas décidé. Ses mouvements réguliers tendaient à lui donner une impression de contrôle dans une situation qui semblait tout bonnement lui échapper à mesure qu’elle essayait de la cadenasser. Tac, tac, tac. Le bruit des talons contre le sol dur et humide, implacable, précis, rythme mesuré au son duquel ses pensées tournoyaient, passant d’une idée à l’autre sans rien creuser. Elles papillonnaient.

 

L’Égyptienne avait décidé de mener ses petites recherches sur Bulstrode, ce qu’il était, mais surtout ce qu’il avait été. La désagréable sensation qu’il avait lui-même traversé ces couloirs, ces salles de classe, jusqu’à la salle commune de Serpentard lui donnait la nausée. Il lui fallait récupérer le gouvernail de cette relation bancale et rapidement. C’est sur cette pensée qu’elle se dirigea vers la salle des trophées, espérant y dénicher quelques traces de ce qui pouvait aujourd’hui hanter le jeune sorcier.

 

La jeune femme fut étonnée de constater la présence d’un adulte qu’elle ne connaissait pas, seul, au beau milieu de la salle des trophées,  devant l’endroit qui, selon ses estimations approximatives, correspondait à la période qui l’intéressait. Neith s’approcha en direction de l’étranger en ralentissant le pas pour ne pas le gêner dans son observation. S’agissait-il d’un nouveau membre du personnel ? Sa silhouette ne lui disait pas grand-chose, mais, après tout, l’Égyptienne ne fréquentait l’école de magie britannique que depuis quelques mois. Bonjour Monsieur ?, articula-t-elle à destination de celui qui lui semblait être un visiteur. Les délégations des différentes écoles arrivées pour le tournoi des trois sorciers avaient également apporté leur lot de personnalités inconnues. Peut-être cet homme s’était-il simplement égaré ? Neith Ptahchepsès, s’annonça-t-elle en tendant une main à l’inconnu, auriez-vous besoin d’aide ?

 

La stratégie était claire : permettre à ce charmant monsieur de retrouver son chemin avant de prendre rapidement sa place devant les vitrines chargées de souvenirs plus ou moins douloureux, sans toutefois avoir l’air trop suspect. Plan sans faille donc.

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

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Maren

Maître du Jeu

Message publié le 21/01/2026 à 23:01

La voix le tira de ses songes éveillés. Manius comprit tout de suite au port altier de l'élève qui l'abordait qu'elle était née dans l'aristocratie sans la reconnaître toutefois. Pas étonnant avec tous ces gens venus d'ailleurs que la Grande-Bretagne qui fréquentaient Poudlard en ce moment. La demoiselle le devança dans les présentations et...

 

Instinctivement, d'un geste souple et maîtrisé, l'historien se fendit de sa plus respectueuse révérence avant de serrer la main qui lui était tendue avec le sourire d'un homme qui vient de se voir exaucer un souhait.

 

— Votre Grâce, c'est un honneur sans pareil que de vous rencontrer. Je vous prie d'excuser mon manque d'étiquette : je ne suis pas aussi familier que je le devrais avec les titres de noblesse égyptiens. Manius Fawley, votre humble serviteur s'il vous agrée.

 

Elle portait l'uniforme de Serpentard. La maison vert et argent avait là de quoi s'enorgueillir que de compter parmi ses étudiants une personnalité aussi importante qu'une descendante de la très ancienne lignée Ptahchepsès, une famille qui n'avait cessé de marquer l'Histoire. Manius s'imposa d'importuner le moins possible la noble Dame et d'essayer de se contenter de répondre à sa question. Juste répondre. Ne pas lui poser toutes celles qui déjà se disputaient pour être la première à s'échapper de sa bouche.

 

— Merci pour votre aimable proposition, je me suis simplement égaré. Dans les dangereux méandres du dédale des souvenirs en vérité. J'ai été élève ici, ajouta-t-il en désignant la photographie de lui comme preuve matérielle.

 

Soudainement, il réalisa que la situation avait quelque chose d'extrêmement incongru. Voilà qu'il était seul avec une élève, et pas des moindre, dans cette pièce. Cela n'aurait jamais dû arriver. Si le directeur Woodcraft l'apprenait, c'est légitimement qu'il pourrait interdire à Manius d'approcher encore ne serait-ce que de Pré-au-Lard. L'urgence de partir était évidente. L'envie en revanche...

 

— Je n'en reviens pas que Poudlard accueille parmi ses élèves une personnalité de votre dignité. Je ne peux qu'espérer que l'hospitalité britannique trouve grâce à vos yeux. Le contraste avec votre belle patrie doit être dépaysant.

 

Il fallait se ranger à la raison. Sa présence en ce lieux n'aurait jamais dû advenir et il ne risquait que de déranger Mademoiselle Ptahchepsès. À regret, Manius s'inclina de nouveau.

 

— Avec votre permission, je devrais me retirer car ma présence ici est inconvenante. Soyez assurée que je chérirai la chance de vous avoir rencontrée, Votre Grâce.

Neith Ptahchepsès

Femme

17 ans

Sang pur

Égyptienne

Moissonneur en herbe

Message publié le 24/01/2026 à 21:05

Jamais, depuis son arrivée en Angleterre, Neith n’avait reçu un accueil aussi distingué que celui que lui servit cet homme égaré dans la salle des trophées. Le doux souvenir de sa terre natale lui revint en mémoire, tandis qu’elle détailla plus précisément celui qui venait de la saluer. Était-il sûr de ne pas la confondre avec Nephtys pour lui témoigner tant d’égards ? S’il savait comme son visage et son nom ne semblaient résonner pour personne entre ces murs de pierres grises.

 

Étrangement, sa politesse maniérée, presque exagérée pour le cadre dans lequel elle prenait forme, fit un grand bien à l’Égyptienne. Elle se rappela brusquement qui elle était, d’où elle venait et particulièrement pourquoi le Bulstrode devait payer pour l’affront qu’il lui avait fait subir.

 

Neith se sentit soudainement ridiculement vêtue de son uniforme d’écolière britannique qui la confondait parmi tant d’autres. Elle ne s’en préoccupa cependant pas bien longtemps, captant dans les propos de l’étranger un nom qui lui était familier Fawley, comme… Caecilia ? Non, il n’y avait pas de toute, pensa l’Égyptienne en suivant du regard les mains de Manius qui pointaient une photographie sur laquelle se découpaient non seulement le visage de son hôtesse d’un soir, mais également celui de… Neith retint un haut-le-cœur dans un sourire forcé.

 

Oh, je ne voulais pas vous chasser, indiqua la jeune élève que la présence du sorcier n’indisposait pas le moins du monde. Manius Fawley… répéta-t-elle légèrement songeuse. Il me semble avoir rencontré votre femme, Caecilia n’est-ce pas ? J’ignorai qu’elle avait été préfète, tout comme vous, ajouta-t-elle en détaillant la photographie.

 

Cet homme distingué était donc le mari de Caecilia, elle ne s’en serait jamais doutée à entendre l’amertume avec laquelle la jeune femme l’avait évoqué, mais peut-être, pour certaines, Quintus Bulstrode paraissait-il être un homme charmant ? C’était sans doute une bonne occasion de le vérifier. Vous connaissez donc également Quintus Bulstrode n’est-ce pas ?, interrogea-t-elle naïvement.

 

Quelle était donc la probabilité que la salle des Trophées lui offre un témoin vivant d’une époque passée qu’elle avait aujourd’hui tenté de venir remuer ? Les Fawley ressemblaient beaucoup à des anges tombés du ciel sur son chemin ces derniers temps.

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

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Maren

Maître du Jeu

Message publié le 25/01/2026 à 03:20

S'il y avait un nom capable d'interrompre Manius dans n'importe quel élan, c'était celui de sa femme. Comment ces deux Dames-là avaient pu se rencontrer ? Caecilia ne fréquentait pas Poudlard  pourtant. Difficilement, le sorcier ravala toutes ces fichues questions qui semblaient se reproduire comme des lapins sur le bout de sa langue.

 

— Caecilia, tout à fait. Elle a du être charmée. C''est une sorcière exceptionnelle et un peu trop modeste. Elle aura voulu éviter de vous ennuyer avec ses anecdotes scolaires.

 

L'historien dissimulait mal son trouble. La seule évocation de son épouse suffisait à le déstabiliser et à le plonger dans les pires affres des pensées qu'il essayait de ne pas avoir la concernant sous peine de ne pas pouvoir fermer l'œil de la nuit. Heureusement, Neith changea rapidement de sujet et offrit à Manius quelque chose à quoi se raccrocher. Et surtout un prétexte pour s'attarder encore un peu. Woodcraft ne pourrait tout de même pas lui en vouloir d'avoir obligeamment répondu aux questions d'une quasi-princesse.

 

— Bien entendu, un homme tout à fait brillant. Et courageux compte-tenu des luttes qu'il a menées malgré sa famille... 

 

Ô combien devait-il bien choisir ses mots. Les Pthachepsès étaient indubitablement du genre à être "très attachés aux vieilles idées ou aux anciennes tradition".

 

— ...moins prompte que lui à bouleverser le statu quo je dirais. Il m'a d'ailleurs invité à une élocution qu'il donne demain. Quelqu'un de si admirable, je me demande quelle surprise il nous réserve.

 

Non. Non. Non non non non non NON ! Trop tard, la curiosité l'emporta sur la raison. Manius avait un peu trop l'habitude de laisser sa raison se taire quand elle devait sonner l'alarme et l'empêcher de mettre les deux pieds dans les pires situations possibles.

 

— Si je puis me permettre, Votre grâce, pourquoi cette question ? Auriez-vous eu le bon plaisir de rencontrer Monsieur Bulstrode ?

Neith Ptahchepsès

Femme

17 ans

Sang pur

Égyptienne

Moissonneur en herbe

Message publié le 27/01/2026 à 20:45

L’intérêt de la jeune femme pour la réponse de son interlocuteur était particulièrement exacerbé, ainsi s’employait-elle à lutter pour conserver sur son visage une expression neutre alors que la curiosité la piquait de plus en plus. Manius Fawley paraissait être quelqu’un de tout à fait convenable, mais n’aurait-elle pas elle-même donné toute son estime à Bulstrode lors de leur fête de fiançailles ? Les sangs purs savaient se tenir en public pour mieux mordre en privé, elle l’avait appris bien rapidement malgré elle.

Cela dit, si elle en croyait la photographie, Monsieur Fawley avait été réparti à Poufsouffle. Ce système de division en maison évoquait peu de choses à la jeune Égyptienne, mais cela signifiait sans doute que l’ancien préfet en chef possédait un caractère loyal, à l’inverse d’un certain fiancé autrefois placé sous la bannière des verts et argents.

 

Les paroles de l’étranger à l’égard de Quintus Bulstrode n’étonnèrent pas la Ptahchepsès, qui aurait été surprise de l’entendre invectiver son ancien camarade devant une inconnue, aussi illustre soit son nom. Elle ne s’attendait néanmoins sans doute pas à tant d’éloges. Son futur mari devait posséder une grande dextérité dans l’art de la tromperie, ou bien il partageait peut-être les opinions de Fawley. Neith devait-elle tourner les talons rapidement ?

 

Effectivement, elle avait pu remarquer la tendance de Bulstrode à souhaiter, comment avait-il dit ? bouleverser le statu quo. Elle retint un soupir exaspéré. Son fiancé semblait particulièrement prompt à bouleverser tout ce qui avait eu le malheur d’un peu trop s’établir, elle y compris. La sorcière se demandait d’ailleurs bien ce que pouvait respecter Quintus et si, dans sa folie destructrice, il parviendrait à renverser quelques conventions ou simplement à s’enterrer lui-même dans ses rêves délirants, et elle avec, pensait-elle amèrement.

 

Le mari de Caecilia lui retourna quelques questions. Il n’était donc pas au courant. L’Égyptienne réfléchit quelques secondes avant de consentir à lui délivrer une information qu’il apprendrait surement bien assez tôt. Il lui semblait même étrange que le sorcier n’ait pas été mis au courant de la situation par sa propre épouse, après tout, cela faisait plus d’un mois qu’elle s’était malencontreusement retrouvée dans le salon de la demeure des Fawley.

 

Monsieur Bulstrode et moi sommes fiancés depuis plusieurs années, expliqua-t-elle, j’ai eu l’occasion de le rencontrer récemment sur le sol britannique. Elle évita d’évoquer leur tête-à-tête désastreux. Mais il est vrai qu’il est difficile de se faire une opinion sur un homme dans des circonstances aussi… officielles. Elle choisissait soigneusement ses mots, cherchant à éviter que sa voix ne trahisse le dégoût qu’elle ressentait pour l’homme en question. Mais s’il compte parmi vos amis et ceux de madame Fawley, je ne doute pas qu’il s’agisse d’un homme on ne peut plus charmant, sourit-elle sans grande conviction. Neith Ptahchepsès aurait donné beaucoup pour échanger son fou furieux de fiancé contre le mari de Caecilia Fawley en cet instant.

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

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Maren

Maître du Jeu

Message publié le 28/01/2026 à 07:59

En réalisant qu'il n'était vraiment pas à jour du tout dans les relations entre les grandes familles de sang-purs car les mondanités n'étaient pas l'aspect de sa vie qu'il appréciait le plus, Manius retomba très vite dans son travers de s'excuser profusément. Mais surtout, il éprouva la plus sincère compassion pour Neith en l'entendant parler de ses fiançailles très précoces avec un homme qu'elle ne connaissait forcément pas bien et seulement dans un contexte très codifié. Un instant, il vit Ptahchepsès non pas comme une fière héritière mais telle la jeune fille qu'elle était et eut envie de la serrer dans ses bras paternellement et de lui assurer que tout irait bien. Sans aucune certitude de dire la vérité cependant.

 

— Je vous présente mes excuses, je ne suis pas très au fait des... alliances actuelles entre les familles nobles. Monsieur Bulstrode me paraît un bon parti et je le connais en tant qu'homme fiable. J'espère qu'il vous sera agréable dans votre vie privée. Veuillez me pardonner de ne pas vous féliciter pour vos fiançailles, je n'ai pas le goût de ces choses-là dans notre société. Vous avez dû être promise si jeune à Monsieur Bulstrode. Ces arrangements peuvent avoir un goût très amer, je... je vous parle d'expérience. Les jeunes femmes comme vous ne devraient pas se voir infliger ces chaînes. Désolé, Votre Grâce, je n'aurais pas dû m'épancher de la sorte. Je vous souhaite le meilleur dans cette union, nous ne pouvons que l'espérer.

 

Manius détourna le regard. Personne ne méritait le sort qu'il avait lui-même imposé à Caecilia. Encore moins une Dame de la qualité de Neith Ptahchepsès. Ses propres compliments concernant Bulstrode sonnaient creux même à ses oreilles. Il était trop bien placé pour savoir qu'un homme apparemment bien sous tout rapport et à la réputation immaculée pouvait cacher un monstre en son sein. Il en était la preuve. Son regard se perdit dans la contemplation de ses photos de classe, celle de Caecilia surtout. Souriante avec son badge sur son uniforme. Quand avait-il vu ce sourire pour la dernière fois ? Avant de l'assassiner de ses propres mains. Des mains qui irradiaient de la brûlure insoutenable que semblait constamment lui infliger son alliance et qui se crispaient à son insu, gravant la chair de sa paume avec ses ongles.

Neith Ptahchepsès

Femme

17 ans

Sang pur

Égyptienne

Moissonneur en herbe

Message publié le 29/01/2026 à 18:56

La question des fiançailles semblait être un sujet tout particulièrement sensible pour Monsieur Fawley et sa réponse aux propos de Neith lui sembla confirmer la première intuition de la sorcière : cet homme-là était à la fois profondément compréhensif et parfaitement lucide sur les implications plus ou moins négatives de ces alliances arrangées. L’Égyptienne avait de plus en plus de mal à concevoir le malheur de Caecilia et cet état de fait avait la désagréable faculté de l’irriter un peu plus qu’elle ne l’aurait souhaité.

 

Pour sa part, la jeune femme n’avait pas de problème particulier avec l’idée des fiançailles. Si elle pouvait être un atout pour son clan et le renforcer par un mariage solide autant qu’utile, elle était prête à s’engager corps et âme dans la mission qui lui était confiée. Non, l’arrangement ne lui posait aucun souci. La seule épine plantée dans son pied à ce jour, c’était Bulstrode. Cet homme qui la méprisait autant qu’il exécrait sa propre famille, un véritable gâchis qui ne pouvait sonner aux oreilles de la Serpentard que comme un aveu de faiblesse. Par ailleurs, elle avait l’intime conviction, au vu du statut de son futur mari, que cette alliance ne servait rien d’autre que la volonté de Sethi en punissant la fille unique d’Islem, bien trop enthousiasmée par la figure de Nephtys. Cet exil, elle ne l’avait en définitive pas réellement choisi.

 

Ne me plaignez pas, Monsieur Fawley, répondit-elle avec un léger sourire, je suis fiancée depuis mes huit ans à Monsieur Bulstrode, si bien que je n’ai jamais envisagé mon avenir autrement. Jusqu’à très récemment du moins, pensa-t-elle avec une pointe d’amertume. Je n’attends de cette union qu’un mari fiable qui saura servir nos intérêts communs. Cette fois, elle ne mentait pas, hélas, la réalité était bien différente. Neith se rendit compte en tenant ce discours à quel point elle éprouvait du dégoût pour son promis, incapable de répondre à des attentes aussi peu élevées que les siennes.

 

Madame Fawley a bien de la chance de vous avoir été confiée, ajouta-t-elle avec une voix un peu plus douce qu’à l’accoutumée. Neith jeta un dernier coup d’œil à la photographie. Quintus Bulstrode n’avait pas tant changé : il était toujours cet adolescent aussi égoïste que propre sur lui. Un Serpent capable donc de tromper de proches amis pendant près d’une décennie, voilà qui était intéressant.

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

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Maren

Maître du Jeu

Message publié le 30/01/2026 à 03:41

En faisant de nouveau face à Neith Ptahchepsès, Manius lui dédia un sourire encourageant. L'attitude et la sagesse de cette Dame honorait la réputation de son clan et achevait de convaincre l'érudit de s'intéresser très bientôt à l'histoire de cette noble famille. Celle-ci avait compté parmi ses membres quelques mages noirs notables dignes d'un grand intérêt. Ce qui ne nuisait en rien à l'image des Ptahchepsès, certainement pas pour Manius Fawley qui comptait lui-même dans ses aïeux quelques ancêtres qui avaient notamment servi la mauvaise cause lors de la Deuxième Guerre des Sorciers. 

 

— Dans ce cas, je ne vous plains pas, vous. Je plains Monsieur Bulstrode d'avoir à se montrer à la hauteur de votre illustre famille et de vous rendre hommage comme il se doit. Puisse-t-il s'en montrer digne.

 

Cette Duchesse, faute d'un titre plus adéquat qu'eût pu lui connaître Manius,  semblait définitivement déterminée à parler de Caecilia, un peu comme si elle avait été fascinée par la jeune femme qui l'avait accueillie dans la résidence de Dinefrw. Ce qui n'avait au fond rien d'étonnant du tout. L'épouse Fawley était une sorcière tout à fait remarquable. Comme il eut été indélicat de contredire Mademoiselle Ptahchepsès et encore plus de se plaindre de son propre mariage, celui qu'il avait voulu avec la femme qu'il avait voulue, il éluda vaguement le sujet.

 

— Je vous remercie, ces mots sont pour moi un grand compliment.

 

Ce qui n'était pas un mensonge. C'était un détail que son incapacité à apprécier ledit compliment. Caecilia l'aurait probablement même vomi si elle avait été là pour l'entendre. Mais tout à coup, Manius n'en pouvait plus de se tenir sagement en retrait, de taire sa curiosité à propos de l'exceptionnelle sorcière qui lui faisait la conversation. 

 

— Au risque de vous paraître bien cavalier, je serais votre obligé si vous acceptiez de passez à Llandeilo de nouveau. Plus formellement, en tant que l'invitée d'exception que vous méritez d'être. Madame Fawley sera également, à n'en point douter, ravie de vous revoir. Et tout suivant qui vous accompagnerait sera bienvenu également, il va de soi.

 

Il ne faut qu'un court instant afin que Manius partage son adresse à son interlocutrice. Il en faut un autre un peu plus long pour qu'il avoue comme un enfant qui confesse une bêtise :

 

— Je serais malhonnête de ne pas vous dire que j'espère y trouver l'occasion d'en apprendre davantage sur vous et votre famille. Je suis historien, voyez-vous, et les origines de votre clan sont rien moins que passionnantes. Mais au fait, j'accapare la discussion. Êtes-vous bien installée en Grande-Bretagne ? Si je puis faire quoi que ce soit pour favoriser votre confort, ce sera mon plaisir. Le thé d'ici doit vous paraître bien fade comparé aux saveurs subtiles de vos mélanges méditerranéens.

 

La machine était lancée. Disparu le gentleman réservé qui observait protocolairement l'étiquette. La curiosité marquait un point de plus contre Manius Fawley qui totalisait un score nul.

Neith Ptahchepsès

Femme

17 ans

Sang pur

Égyptienne

Moissonneur en herbe

Message publié le 31/01/2026 à 16:04

Monsieur Fawley pouvait effectivement bien plaindre le promis de la Ptahchepsès qui, selon ses propres dires, avait tout bonnement été anéanti d’apprendre ses fiançailles. Il allait falloir à ce couple mal assorti une véritable révolution pour parvenir à un quelconque accord. Or, Neith, contrairement à ce qu’elle avait pu observer chez Quintus Bulstrode, était loin d’avoir hérité d’une âme rebelle. Non, cette relation ne pouvait mener qu’à une impasse. Elle se fendit néanmoins d’un nouveau léger sourire à destination du Fawley.

 

Malgré elle, l’attitude de cet homme qui lui proposait une invitation toucha l’Égyptienne. Ces paroles renforcèrent l’impression de sincérité qui semblait se dégager de l’historien. Les manières dont usaient les membres de la noblesse entre eux pouvaient avoir une saveur tout à fait exquise qui ne cachait rien d’autre qu’un plat ennui, mais Monsieur Fawley semblait réellement prendre du plaisir à se trouver en sa compagnie. Cet homme devrait donner des cours à l’une de ses connaissances, pensa-t-elle.

 

La jeune femme n’était pas une spécialiste de l’histoire de sa propre famille. Elle comprenait bien l’intérêt de l’étranger, mais craignait néanmoins d’avoir du mal à y répondre. Quelle que soit sa place dans ce monde – et Isis savait qu’elle ne l’avait pas encore trouvée – l’Égyptienne restait persuadée que ce ne serait pas dans les livres d’histoire qu’elle trouverait sa voie. Pour les leçons du passé, après tout, Nephtys était là pour la guider, même si la jeune femme s’était récemment mise en tête de lui apprendre l’ancien égyptien afin de parfaire son éducation.

 

Ce serait avec plaisir, répondit-elle sincèrement. Elle avait par ailleurs dû faire une bien piètre impression à Caecilia Fawley et se devait de corriger celle-ci avant que Nephtys n’apprenne de quelle façon elle avait pu faire rayonner le nom de leur clan. Mais j’ai bien peur d’être une piètre ambassadrice de l’histoire des Ptahchepsès, avoua-t-elle avec une légère gêne, ma cousine, Nephtys saura sans doute bien mieux vous renseigner. Elle hésita un instant, se demandant si son aînée lui en voudrait d’avoir prononcé cette phrase : contactez-la donc de ma part s’il vous sied.

 

Neith tendit une nouvelle fois sa main à Monsieur Fawley. Il lui semblait avoir obtenu toutes les informations qu’elle pouvait tirer du jeune homme et avait par ailleurs à faire. Merci pour votre sollicitude, Monsieur Fawley, j’ai été ravie de faire votre connaissance. L’Égyptienne était plus que sincère. Mes salutations à madame Fawley. Neith courba légèrement la nuque avant de tourner les talons. Quelque chose ne tournait pas rond chez ces sangs purs britanniques.

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

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Maren

Maître du Jeu

Message publié le 01/02/2026 à 18:41

Et voilà. Comme souvent quand Manius se laissait déborder par ses centres d'intérêts, la conversation finit par être écourtée par Ptahchepsès. Du moins coupa-t-elle court avec élégance et en lui octroyant en plus une recommandation pour contacter une cousine sans doute plus réceptive à la curiosité invasive du sorcier britannique. Aucune place pour la moindre rancœur de sa part, la Dame avait bien le droit d'être trop occupée pour ne pas le congédier quand il lui seyait.

 

— Je ne manquerai pas de les lui transmettre, Votre Grâce. Merci de m'avoir accordé de votre temps. Je vous souhaite une excellente soirée.

 

Fendu d'une dernière révérence, l'historien patienta que Mademoiselle Ptahchepsès se fût retirée pour quitter également la salle des trophées et partir à la recherche de Monsieur Milbourne qui devait normalement l'accompagner. Ses errances avaient potentiellement mis en défaut le gentilhomme et constitué un manque d'égards pour le directeur Woodcraft. Manius Fawley ne manquerait pas, à la première occasion, de faire livrer aux deux hommes une lettre ainsi qu'un panier gourmand composé de produits du terroir en provenance de toute l'Europe pour s'excuser de son écart de conduite. 

 

Finalement, ce n'était peut-être pas plus mal d'avoir vu sa candidature au sein de l'établissement refusée. Poudlard demeurait un souvenir doux-amer dans la mémoire de Manius qui se demandait s'il cesserait un jour de regretter la lettre qu'il avait écrite comme un autre adolescent aurait pu coucher sur le papier sa flamme afin de la déclarer sans risquer de bégayer. Sauf que Manius Fawley avait adressé sa missive à la mauvaise personne et se demandait si tout serait différent aujourd'hui rien qu'en changeant un simple en-tête.

 

Cher Monsieur Rowle... 

Chère Caecilia...

Horace Milbourne

Homme

67 ans

Sang-mêlé

Français

Concierge de Poudlard
Vif de Cœur 2025

Message publié le 02/02/2026 à 10:38

La silhouette tranquille d'Horace semble presque errer dans les couloirs alors qu'il butine d'un tableau à un autre, certains lui faisant la conversation tandis qu'ils l'orientent vers le jeune Fawley. Il faut plusieurs longues minutes avant que le concierge ne trouve le concerné, à peine extirpé de la salle des trophées.

 

- Ah ! Monsieur Fawley. J'ai cru vous avoir égaré !

Harrison était homme à trop s'inquiéter, selon lui. Manius avait été élève entre ces murs, et ne représentait guère la moindre menace à se promener dans l'école qui fut la sienne. Les circonstances se prêtaient cependant à la prudence. Il va de soi que le ministère n'apprécierait pas le moindre relâchement de la part du personnel de Poudlard alors qu'ils se faisaient l'hôte d'un évènement aussi important que le tournoi des Trois-Sorciers.

 

- Un élan de nostalgie peut-être ? Horace avance, le regard complice et les lèvres étirées dans un sourire sincère. Malheureusement les règles se font plus strictes cette année, au sujet des allers et venues dans les couloirs. Même pour des visiteurs aussi agréables que vous ! Comment s'est passé votre rendez-vous avec le directeur Woodcraft ?

 

Tout en discutant, le concierge raccompagne l'ancien élève - un ancien élève de Poufsouffle qui plus est, autant vous dire qu'Horace est plutôt attristé d'apprendre qu'il n'aura pas le poste pour lequel il venait postuler. Bientôt les deux hommes atteignent le hall, passent les larges portes du château pour remonter le sentier sinuant au travers du parc. Jusqu'aux grilles, Horace poursuit la conversation avec la vigueur qu'on lui connait, enthousiasmé d'apprendre ce que devient cet élève qui, autrefois, fut tout à fait brillant.

 

- Une prochaine fois pourra être la bonne, Manius. Ne jamais désespérer ! Passez une excellente fin de journée, et passez le bonjour à votre femme !

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