Homme
17 ans
Sang-mêlé
Britannique
Identité
-
- Sixième année
- Surnoms : Fergus, Gus
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 25/02/2026 à 20:37
... une étoile de taille modeste, comme notre Soleil, enfle, devient géante rouge, engloutit potentiellement ce qui a eu le mauvais goût d’orbiter trop près… puis rejette ses couches externes avec une élégance tragique pour finir en naine blanche. Un cœur dense. Compact. Qui refroidira lentement pendant des milliards d’années. Une fin calme. Presque digne. Une étoile massive ? Ah. Une étoile massive refuse la dignité. Elle s’effondre sur elle-même, explose en supernova. Elle brille alors plus fort qu’une galaxie entière ! À travers sa mort, elle forge les éléments lourds. Le fer. L’or. Le calcium. Vous.
Oui, vous.
Le calcium de vos os, le fer de votre sang, ont été créés dans le cadavre incandescent d’une étoile morte il y a des milliards d’années. Vous êtes littéralement des débris stellaires organisés de façon temporairement cohérente. Ne prenez pas ça mal, c’est un compliment... Je vous demande de regarder le ciel ce soir - sans carte, sans instrument - et de choisir une étoile. Une seule. Souvenez vous de ce que vous voyez, car c'est peut-être une lumière datée d'avant la fondation de Poudlard. Avant la formation de cette île elle-même. L’astronomie n’est pas l’étude du ciel mais celle du temps !
Théâtral, Wickerson l'était certes profusément, si tant est que ce mot fasse partie du vocabulaire de Ferguson Decker. Pas qu'il ait capté grand chose du sujet du jour, Ferguson Decker. Happé par la présence d'Alison, plusieurs mètres plus loin, le discours du professeur Wickerson lui fait l'effet d'un fond sonore tandis que son regard balaie la silhouette qu'il a ravagé pas plus tard que la semaine dernière. Il est rare que leurs regards se croisent, mais parfois l'adolescente lui offre un sourire qui en dit long. Un sourire qui lui fait comprendre qu'elle serait pas contre recommencer.
- Miss Carter, merci de faire équipe avec Monsieur Decker. Il semble que vous ayez une excellente influence sur lui. Meilleure que celle de Miss Chadwick, qui ne semble pas avoir saisi un traitre mot de ce que je peux bien raconter. Par Merlin, Sam, je vous ai connu meilleure élève. On s'éveille, on s'éveille.
Quel est le projet ? Ferguson en a pas la moindre idée. En revanche, il a bien capté que la suite des évènements se déroulerait au plus près d'Alison Carter, et ne s'est pas fait prier pour rejoindre, ignorant le regard de sa meilleur pote, moins d'un mètre plus loin. Pas bien certain de savoir à quoi s'en tenir avec la Serpentard, Fergus s'est contenté dans les derniers jours de la chercher des yeux, sans obtenir toujours des réponses. Sans obtenir jamais de réponse. Alison Carter a toujours été compliqué à comprendre, savez.
- Salut, il s'annonce inutilement en s'installant non loin. J'crois t'es ma nouvelle tutrice en astronomie, d'puis l'devoir de l'autre fois.
La surprise du type devant son devoir parfaitement exécuté avait été inratable.
Message publié le 25/02/2026 à 12:22
Descriptions érotiques
Est-ce qu'il aurait imaginé qu'sa première fois s'ferait contre un putain d'mur de pierre de Poudlard, entre les cuisses d'Alison fucking Carter, encore tous les deux sapés d'leurs uniformes de Poudlard ? Dans certains rêves peut-être bien. Pantelant, Ferguson s'accroche à elle saturé par des émotions qu'il peine à contrôler. Pourtant quand la main d'la sorcière descend contre son entrejambe, sa respiration s'arrête complètement. Les yeux clos, le front contre l'épaule d'Alison, il ignore la sensation oppressante qui le pousse à tout arrêter, pour mieux secouer la tête à la négative.
Focalisé sur elle et rien que sur elle, Fergus refuse de laisser une seconde opportunité s'envoler.
Son parfum est tout autour de lui. La chaleur de sa peau, pâle, constellée de tâches de rousseur qu'il peut imaginer sans même avoir à regarder. Il tarde pas à redresser la tête pour regarder, d'ailleurs, désireux de s'imprégner de chaque seconde tandis qu'il s'apprête à sauter l'pas. Avec Alison fucking Carter. Sa façon de faire diffère peu de sa façon d'exister, d'embrasser. Guidé par son instinct seul, Fergus s'enfonce entre les cuisses de la sorcière dans un râle, réalise rapidement qu'il pourra jamais s'en passer. Ses lèvres embrassent chaque parcelle de peau qu'il trouve tandis qu'il accélère encore et encore.
Ses mains s'agrippent aux vêtements d'Alison, puis à ses cuisses même. Il se force au silence, jusqu'à ce que ça devienne impossible. Vidé et tremblant, il la laisse se décrocher sans parvenir à faire autre chose qu'essayer de retrouver son souffle, raccorder ses neurones explosés. Un froid étrange s'immisce tandis qu'elle s'écarte, et qu'il se laisse choir contre le mur en restant la regarder. Il a un air béat et stupide sans doute, devant le sourire mutin de l'adolescente, qu'annonce partir se doucher. Qu'elle pensera à lui en finissant. Il a pas la moindre réplique à lui renvoyer. Rien. Juste un regard qu'en dit long.
Il est officiellement niqué.
Message publié le 24/02/2026 à 10:17
Propos adultes
C'est parti tout seul, sans qu'il ait vraiment l'occasion d'réfléchir. Exactement comme son poing dans la gueule d'Alexandre Morel ce matin là, finalement. Z'ont ripostés. Suffisamment pour que ses oreilles sonnent, et qu'sa lèvre se fende un peu. Sauf qu'ils connaissent pas vraiment le dégénéré qu'est Ferguson Decker, voyez. Plus ça répond, plus il s'lâche, et c'est jamais très beau à voir. Foncer dans l'tas s'rait probablement la meilleure façon d'décrire ce qui s'est finalement passé.
Fergus s'est jamais battu qu'avec tout c'qu'il a.
L'sang bouillonnant, il a pas fait gaffe ni aux potentiels tableaux, armures, ou autres conneries qui pourraient avoir été témoin de l'altercation. Par chance, l'corridor en est complètement dépourvu. Tiré sans demander son reste après qu'les deux types aient eu leur compte, il s'attend pas à la voix d'Alison Carter qui lui résonne derrière le crâne, alors qu'il dévale les marches des escaliers les poings encore serrés. Immobile, pas franchement certain d'vouloir se retourner, il l'entend descendre pour l'rejoindre.
Il mate ailleurs, soudain conscient du sang et d'la sueur sur sa peau écarlate, mais fatalement ses yeux finissent par s'accrocher à ceux, inquisiteurs, d'Alison. Il hausse une épaule, prétextant une nonchalance à laquelle personne ne croit : ses veines témoignent de l'état dont il est pas vraiment sorti encore. Un état que tous dans cette école assimile à d'la folie furieuse. Un état qui lui vaut sans doute sa réputation de putain de dégénéré, en plus de lui valoir des tas d'retenues.
L'regard encore furieux s'imprègne des traits de la sorcière qui lui réclame soudain de l'embrasser.
L'silence s'étire peut-être deux secondes avant qu'il s'accroche aux lèvres d'Alison sans demander son reste, une main derrière sa nuque, et l'autre collée au mur de pierre. Brutal, plus que les autres fois sans doute, Ferguson la plaque là pour la dévorer sans gêne aucune. Il a encore l'cœur en branle de l'altercation avec les deux français, et l'vertige qui suit toujours quand il se lâche de cette manière. La proximité d'Alison s'contente de mettre de l'huile sur un feu déjà brûlant, qu'il saurait pas éteindre même s'il le voulait.
Son autre main vient rejoindre la première, et dans la pénombre des escaliers de Poudlard, Ferguson oublierait presque que bientôt, elle le repoussera encore et voudra plus rien avoir affaire avec lui. Il s'contente de prendre ce qu'elle donne, et de le prendre avec une telle voracité qu'on pourrait s'demander jusqu'où il est prêt à aller, au juste. Sa jambe glisse entre celles de la Serpentard, volontaire, mais incontrôlée. Alison a pas l'air gênée ni par la façon qu'il a de la maintenir à sa merci, ni par la façon dont sa jupe se soulève seconde après seconde.
- Mf.
Il se décroche, un instant, pour la chercher du regard, comme subitement conscient de ce qu'il est en train d'faire. Sa main quitte la nuque d'Alison pour cheminer contre sa cuisse, et monter sous sa chemise d'uniforme. Rapidement, ses doigts viennent s'imprégner des formes rondes de ses seins, auxquels sont accrochés deux piercings qu'il peut qu'imaginer, tandis qu'il revient fondre sur ses lèvres, plus collé encore que tout à l'heure, et visiblement désireux d'poursuivre quoi qu'elle soit prête à le laisser poursuivre.
Message publié le 23/02/2026 à 19:36
Y en a tant qu'ça ? Il d'mande pas, bien que sa gueule semble poser la question d'elle-même alors qu'elle se fronce brutalement. C'est-à-dire que Ferguson a pas franchement peur de passer pour un dégénéré. Il passe déjà pour un dégénéré. Sauf qu'à la différence d'Alison, il s'en branle comme pas permis d'c'que peuvent bien penser les gens. Il a appris à vivre avec.
Ça l'emmerde d'imaginer qu'Alison soit forcée d'vivre avec, par contre.
Silencieux, Ferguson reste zieuter la Serpentard sans trop savoir ce qu'il attend, lui non plus. Il sait juste qu'il a pas franchement l'impression d'perdre son temps. Pas avec la proximité qu'ils ont actuellement planqués entre l'épais rideau et la fenêtre, à l'abri des regards et des gens. Finalement, elle l'a pris à part pour rien lui dire. alors lui non plus décide de rien dire tandis qu'elle s'met à dessiner sur la buée du carreau.
- Horace l'aura gardé t'crois ?
- Nah, j'paries qu'il fume dans l'parc.
- Il va réussir à arriver en r'tard.
- Oui ben c'est Gus.
- Il est chiant.
- J'vais le couvrir histoire qu'il perde pas des points.
- Comment ?
- J'en sais rien j'vais trouver.
- Sinon on l'laisse se démerder pour une fois.
Les pas s'éloignent, et Ferguson a pas bougé, bien que son regard ait suivi la conversation au travers du morceau de tissu opaque. C'est officiel, il est en retard, et en prime il aura pas l'temps de graille quoi que ce soit. Plutôt que d'se morfondre, Ferguson s'contente d'enfin répondre à la question que n'a pas posé Alison, les yeux braqués sur elle, foutrement sérieux malgré son apparente nonchalance.
- Moi j'le pense pas. Que t'es une pétasse. Ça vaut c'que ça vaut d'la part d'un dégénéré, j'sais. Mais tu vois j'm'y connais.
Sa mère était une pute, et il a jamais imaginé que c'était une pétasse, voyez. Juste une meuf paumée qui s'faisait rouler dessus par des types incapables de la respecter. Mais Alison ? Alison est juste trop forte pour s'laisser rouler d'ssus par des mecs pareils. Alison elle tient tête à tout ce qui l'emmerde. Elle a pas b'soin de lui pour la défendre et il le sait très bien. Mais s'il a envie quand même, rien pourra l'en empêcher pas vrai ?
- Pis j'sais j't'ai mal parlé aussi, il admet brutalement en détournant le regard. Mais j'ai jamais pensé ça, Ali, ok ? Jamais j'penserais ça.
C'était un jeu. Un jeu débile. Un jeu auquel y a que lui qui jouait, sans même s'en rendre compte. Fergus hausse les épaules, écarte le rideau pour se tirer. Il va s'faire tuer, c'est certain, sauf si Ambrose a vraiment trouvé une bonne excuse pour l'couvrir.
Message publié le 22/02/2026 à 23:48
L'a pas lâché l'affaire, Milbourne. Pas plus qu'Ferguson, qui s'est pas décidé à lâcher l'moindre mot. Il a fait l'travail, parce qu'il a appris d'puis longtemps que c'est à peu près l'seul moyen de s'en tirer proprement. Alors seulement, il s'est fait relâcher, avec quelques minutes seulement pour troquer ses affaires avant l'début des cours de l'après-midi, s'en griller une s'il y parvient. Les restes, il espère les récupérer avec les copains. Z'ont l'habitude de gérer pour lui dès lors qu'il se fout dans les emmerdes, savez. Une vraie putain d'famille.
Le batteur laisse derrière lui des odeurs de tabac froid alors qu'il grimpe dans les étages avec un sac allégé de certains manuels, pour se diriger vers son prochain cours. Il imagine déjà la gueule d'un sandwich triple étages que lui aura concocté Balthazar : un vrai génie le gars, dès qu'il s'agit de bouffe. Mais voilà. Son regard s'accroche à la silhouette familière d'Alison Carter, et il suffit qu'la fille lui touche le bras pour qu'il obtempère. Sa gueule cherche ses potes sans vraiment les chercher alors qu'il suit la Serpentard derrière un épais rideau, et s'retrouve bientôt planqué avec elle.
- Hein ? Il comprend pas de suite. Ce matin, c'était ce matin, voyez. D'quoi ?
L'uniforme en vrac, sa gueule froncée, Ferguson raccroche rapidement les wagons, et réprime un juron.
- J'ai pas l'droit d'foutre des poings sur des gueules de con sans ta permission ? Il avance sèchement.
Son regard reste pas vraiment sur le visage d'Alison. Il a l'air de zieuter des alentours qui leur sont pourtant invisibles, de là où ils sont. Il sait plus vraiment à quoi s'en tenir avec elle, et leur simple proximité l'empêche de pas s'rappeler de la dernière fois qu'ils se sont trouvés tous les deux tout seul quelque part. Sa demande, en revanche, fait tout pour lui rappeler qu'il peut toujours rêver.
- Ça va causer encore plus s'tu m'chope dans un couloir comme tu fais, il remarque en la défiant cette fois, ses yeux s'affaissant volontairement sur ses lèvres avant de remonter affronter son regard.
Il a rien à dire pour sa défense. Il a pas aimé la manière qu'a eu Alexandre de lui parler. Il a pas aimé la manière qu'ont eu tous ces gars d'lui parler d'ailleurs. Pourtant on peut pas dire qu'il soit tout blanc au sujet d'Alison Carter.
- J'vais pas m'excuser d'lui avoir pété la gueule si c'est ça qu't'attends, il termine. T'as qu'à dire aux gens qu'j'suis qu'un dégénéré qui cogne des gens pour l'plaisir.
Personne ira s'imaginer qu'c'est faux. Tout l'monde le croit déjà plus ou moins. Z'ont p't-être raison d'ailleurs.
Message publié le 21/02/2026 à 15:36
Les mois étaient passés depuis l'arrivée des délégations franco-africaines, et certains groupes habituels parmi les élèves de Poudlard se flanquaient désormais de plusieurs camarades étrangers partageant leur dortoir. Les Poufsouffles avaient hérités d'une poignée de français, et d'au moins autant de sorcier et sorcières issus du continent Africain. Sam s'était naturellement rapprochée de Mirembe Kato, une ougandaise de seize ans avec laquelle ils partageaient pratiquement toutes leurs heures de classe.
Celle-ci leur avait présenté Issa et Fatouma, qui parlaient bien moins l'anglais que leur camarade, mais compensaient par une bonne humeur enthousiaste, et il n'était pas rare que tous les trois s'asseyent non loin d'eux lors des cours ou des heures de repas. Les français avaient eu davatange tendance à rester entre eux, en dehors de quelques rapprochements significatifs avec les élèves de Uagadou capables de discuter avec eux dans leur langue maternelle, dont ils semblaient avoir beaucoup de mal à se détacher.
- C'est quand l'alchimie Sam ?
- Potions, c'est potions ici. Mais c'est que demain ça, Fatouma, on a méta là.
- Tsk, po-tions.
Ferguson, légèrement en retrait avec Jimmy, lui refile une poignée de fizbizwiz en essayant de pas en foutre la moitié à côté. Une opération délicate avec la foule qui leur passe autour, et le manque de coordination dont ils peuvent tous les deux faire preuve de manière générale. Plus loin, quelques répliques fusent, quelques rires aussi, sans que personne dans le groupe n'y prête une grande attention. En dehors peut-être de Mirembe, qui semble carrément choquée de ce qu'elle vient d'entendre :
- Ils sont tous impolis les garçons français, elle commente avec une grimace.
- Les garçons anglais aussi va, rebondit Sam en réajustant la lanière de son sac, visiblement loin d'avoir calculé la scène devant eux. Hein Ferguson ?
- Huh ?
Tête dressée, Fergus essaie vaguement de capter ce qui se raconte, mais il est perturbé par la réplique grasse d'un Serpentard à quelques mètres.
- Mais il est sérieux lui ? Quelle bande de dégénérés.
- C'est qui qu'a une MST ?
- Wi ave eunozer song for guirls like you in France you nau : je je suis libertine...
- ... je suis une catin !
Y a pas franchement besoin de comprendre ce que raconte le type pour savoir précisément d'quoi il retourne, étant donné les gestes de toute sa bande de potes autour de lui. Ferguson prend pas franchement le temps de réfléchir avant de se jeter vers l'avant pour foutre un pain dans la gueule d'Alexandre Morel, avec une violence brute. Vaguement, il entend plusieurs voix beugler son nom, ou celui du français, mais c'est celle de Milbourne qui prévaut sur tout le reste, à l'autre bout du couloir.
- En classe, tous autant que vous êtes. Sauf vous deux, messieurs Decker et Morel. Merci de rester précisément à l'endroit où vous êtes !
Le français, qui venait de saisir le col de Fergus, le relâche sèchement en dardant sur lui un regard noir, une injure aux bords des lèvres. Leurs potes respectifs les cernent, mais ne tardent pas à se faire dégager par un concierge qui n'en est ni à sa première, ni à sa dernière altercation collégiale.
- En classe, il répète à l'intention de celles et ceux qui restent. Quant à vous, explications ?
- Je pas comprendre l'anglais, rétorque le débile en levant les mains.
- Explications, Horace répète dans un français parfait à son intention.
Les yeux rivés au sol, les poings encore serrés contre ses flancs, Ferguson écoute l'autre commencer à bavasser dans sa langue, des conneries probablement.
- Connard de français, il souffle, encore énervé, s'attirant le regard de Milbourne.
- Monsieur Decker, trente points de moins pour Poufsouffle. Monsieur Morel, rejoignez votre salle de cours, merci. Rien d'autre à ajouter ?
Le regard de Gus vient défier celui du concierge, et il se contente d'hausser les épaules. L'autre s'est tiré, non sans lui avoir envoyé un regard équivoque du bout du couloir.
- Vous ne pouvez pas régler tous vos problèmes par la violence, Monsieur Decker, une leçon qui finira peut-être pas rentrer avec les années j'espère. Je vous récupère pour une retenue sur l'heure du déjeuner.
- Et c'type rien ?
- Vous l'avez frappé au milieu du couloir devant témoins, Monsieur Decker, et il ne me semble pas y avoir de raison valable à cela.
- C'est un connard !
L'œil appuyé d'Horace Milbourne le fait refermer sa gueule aussi sec, et ses épaules s'affaissent.
- Rendez-vous à midi, Ferguson.
- K.
C'est avec brutalité que Fergus débarque en cours, s'excusant à demi-mot devant la gueule du professeur Pope avant d'aller se laisser choir au fond de la classe.
Message publié le 20/02/2026 à 22:13
En février, Ferguson avait saisit sa chance d'embrasser Alison Carter en lui dévorant les lèvres comme s'il en aurait plus jamais l'occasion. Il en avait gardé un souvenir impérissable, qui l'tenait encore éveillé certaines nuits, ou l'réveillaient certains matin. À présent que l'opportunité se représentait, et se représentait encore, l'appétit de Ferguson semblait avoir doublé. Impossible de le rassasier de la proximité offerte, des sensations vertigineuses qui l'accompagnent alors qu'Alison lui offrait tout ce qu'il souhaitait avoir.
- Mh.
Déjà la première fois, Ferguson avait accueillit le compliment d'Alison avec un sentiment puissant de fierté, qu'il avait pensé mal placé. Elle avait réitéré quelques jours plus tôt. Encore ce soir, il semblait que la façon qu'il pouvait avoir de l'embrasser tenait à Alison, et Fergus s'en sentait plus hardi encore, plus entreprenant. La barrière de leurs vêtements tenaient à distance l'étrange nœud qui lui avait serré l'estomac des mois plus tôt, et l'aidait à ne focaliser que sur le baiser lui-même, et rien d'autre.
L'activité décrochait sans nulle doute la première place au podium de toutes les manières de passer une bonne soirée. Plus tranquille à mesure que les secondes s'écoulaient, et peut-être même les minutes, Ferguson prenait le temps de profiter d'une chose qu'il avait voulu, avant, précipiter de peur de manquer. Il caressait la mâchoire d'Alison et s'appliquait à visiter ses lèvres davantage, puis plus tard le reste de son visage, duquel il traçait la carte pour ne jamais oublier.
J'adore t'embrasser, il ne dit pas, mais pense, et ressent, et tente de faire passer au travers de ses gestes de moins en moins précipités. Serrée contre lui, la sorcière ne répond bientôt plus vraiment, puis plus du tout, mais Ferguson conserve un bras autour de sa silhouette, le nez planqué dans une masse de cheveux roux. Bercé par leurs respirations jumelles, il s'assoupit presque, ou s'assoupit peut-être, pour n'être éveillé que brutalement par un raclement de gorge soudain et familier.
- Monsieur Decker, Miss Carter.
Horace Milbourne les toise de toute sa hauteur tandis que Ferguson sursaute et resserre sa prise autour des épaules d'Alison.
- Je crains que la fête ne soit terminée, annonce le concierge d'un ton appuyé, avant de zieuter une montre à gousset directement extirpée de sa poche. Depuis déjà une heure, au moins ?
Le regard d'Horace semble davantage centré sur la Serpentard que sur son compagnon d'infortune, qui passe une main gauche sur ses yeux.
- Ouais. Nan. Déso. On s'est un peu endormi m'sieur Milbourne.
- C'est ce que je constate. Au vu des circonstances, je resterais souple. Mais je me dois de vous raccompagner dans vos dortoirs respectifs.
Tant bien que mal, Ferguson se redresse en entrainant Alison avec lui, mais sa main s'entrelace à celle de la sorcière sans qu'il n'y prenne vraiment garde, la serrant brièvement. Son autre main enfoncée dans sa poche, il se met en branle à la suite du concierge sans piper mot, son regard cherchant celui d'Alison.
- La journée a été longue et exténuante, mh ?
Message publié le 19/02/2026 à 10:38
Ferguson s'est un peu figé tandis qu'Alison s'affaissait contre lui, pour mieux se détendre dans la seconde suivante. Est-ce qu'elle va s'endormir là ? Lui le pourrait clairement, bercé par la chaleur environnante, et malgré le vacarme interminable de la vaisselle qui continue d'être manipulée par les elfes. Certains semblent discuter, mais leurs voix ne portent pas jusqu'à eux. Bientôt, ils partiront dans leurs quartiers, planqués quelque part dans l'enceinte du château.
Un lieu introuvable, malgré de nombreux enquêteurs en uniforme jaune et noir profondément motivés.
Les yeux froncés, Fergus baisse la tête pour croiser le regard de la sorcière, sa réplique en suspens, qui semble cacher une question plutôt évidente. Pourquoi ? Ferguson n'avait pas une grande expérience des filles, voyez-vous, et le peu de filles qu'il avait embrassé, ou avec lesquelles il avait vécu certains trucs finissaient toujours dans ses conversations avec ses amis, sans égard pour les oreilles alentour. Une fierté quelconque le poussait à enjoliver chaque histoire, bien sûr, peut-être pour dissimuler ses propres incertitudes et hontes.
Ces filles - elles se comptaient sur les doigts d'une seule main - ne manquaient pas tout nier en bloc, le dégoût visible de savoir public leur séance de bécotage avec Ferguson Decker.
Sam a pas demandé pourquoi il s'contentait d'lui souffler ça à demi-mot, l'mois dernier. Pourquoi il en avait pas parlé à tout l'monde, pourquoi il entrait pas dans les détails comme il l'avait fait pour les autres filles. Elle s'est contenté d'le regarder, d'écouter avec des yeux ronds sans rien demander du tout. Sam l'a pas cru, voyez. Ça paraissait trop improbable qu'Alison Carter se laisse embrasser par lui. Peut-être bien que personne l'aurait cru de toutes façons, voyez ?
Ou alors peut-être bien qu'il avait voulu se préserver de voir Alison Carter adopter la même posture que toutes ces filles à son égard. Peut-être bien aussi qu'il avait voulu conserver le secret pour le plaisir de conserver un secret qui leur appartiendrait à tous les deux. Peut-être bien aussi qu'il avait honte, parce qu'il n'avait pas réussi à prendre ce qu'elle lui avait offert sur un plateau d'argent. Peut-être bien aussi qu'il avait espéré lui-même qu'elle n'irait pas raconter des conneries à ses copines à propos de ce qui s'était pas passé.
- T'as rien dit toi non plus, il s'contente de rétorquer sur le même ton.
Un bras se lève pour encercler la silhouette d'Alison et la maintenir contre lui. Foutu pour foutu. Il sait pas ce qui la pousse à rester là. Pas plus qu'il sait pourquoi elle tient tellement à l'embrasser, soudain. Tu veux que j'te remarque ? J'te remarque. J'suis là, t'es là. Maintenant dis moi. Il a rien répondu, parce que y avait rien à répondre qu'elle ait envie d'entendre. Pas alors qu'elle le fusillait du regard, toute sa haine déversée sur lui parce qu'il la siffle dix fois par jours et lui manque de respect.
- Ok, il s'contente de répondre alors qu'il descend sur ses lèvres offertes.
Il s'ra jamais foutu capable de refuser de toutes façons.
Message publié le 18/02/2026 à 15:46
S'ils remontent, c'est l'assurance de croiser des gens, réalise Ferguson alors que l'écho de rires leur parvient depuis les escaliers. La dernière chose dont aurait besoin Alison finalement. Même lui peut s'en rendre compte. Alors, le batteur prend plutôt la direction inverse, pour les rapatrier vers les cuisines. Valeur sûre que les cuisines, dès lors que les elfes ne les avisaient pas. L'un deux particulièrement.
Le banquet s'étend clairement suffisamment pour tenir occuper les créatures cependant, et alors qu'ils pénètrent le sanctuaire, ils sont réconfortés par la chaleur qui y règne, et les bruits familiers d'une vaisselle ensorcelées pour déambuler d'un endroit à un autre. Il trouve rien à répondre alors qu'elle se décroche et le remercie, pour mieux s'installer contre un mur et se laisser glisser jusqu'au sol. Adossé devant elle, un peu incertain, Fergus enfonce ses deux mains dans ses poches en la matant de biais.
Son visage a repris des couleurs. Les cuisines font souvent cet effet. Aussi humides, sombres et froids qu'soient les cachots, ils contient les deux pièces préférées de Ferguson. Le terrier Poufsouffle, et la réserve la plus inépuisable de bouffe qu'il ait jamais pu imaginer.
Incapable de rester fixe bien longtemps, Ferguson se décroche du mur pour ouvrir un placard à la va-vite, les yeux brièvement accroché à l'effervescence d'elfes plusieurs mètres plus loin. Une bouteille de jus de citrouille en est extirpée, qu'il ouvre sans délicatesse pour boire à même le goulot plusieurs lampées salvatrices. Avancé vers Alison pour lui proposer de boire, elle aussi, il hausse les épaules en réponse à sa question. C'est pas comme s'il avait grand chose à faire alors : s'tu veux.
Sans réfléchir plus loin, Ferguson s'installe à côté d'Alison. Une jambe est étendue au sol tandis que l'autre demeure pliée, et il affaisse dessus un bras lâche. Son autre main a retrouvé le fond de sa poche, dans laquelle il fait tourner sans fin son briquet. Ouais. Quel enfoiré. N'empêche que la réaction d'Alison parle pour elle. Il l'a bien joué. La meuf est juste traumatisée. Sans trop savoir quoi dire ou quoi faire, Ferguson laisse le silence les envelopper tous les deux.
Un silence rompu par le battement du travail acharné des elfes, en arrière-plan, et la musique très lointaine et sourde qui provient encore de la Grande Salle. Les yeux de Gus suivent les mouvements d'Alison contre sa jupe.
Les secondes passent, puis des minutes entières, pendant lesquelles les deux adolescents se contentent de respirer l'un à côté de l'autre, sans essayer de faire la conversation. Ferguson rejoue mentalement la manière qu'elle a eu de l'embrasser. Se force à se rappeler aussi qu'elle ne l'a fait que parce qu'elle se sentait mal, et qu'elle pleurait. La posture recroquevillée d'Alison contre la pierre froide des cachots lui revient aussi, et chaque fois il ouvre la bouche pour dire quelque chose avant de la refermer.
Qu'est-ce qu'il pourrait bien dire, hein ? Alors Ferguson ne dit rien, et laisse le silence s'étirer à l'infini. Ça lui rappelle un peu les heures passées avec Jimmy, après qu'il ait parlé de son frère mort pendant l'été. Personne avait su quoi dire non plus, alors personne avait rien dit. Ils s'étaient contentés d'être là et de respirer. Pas que Jimmy ait l'air d'aller beaucoup mieux d'puis, mais des fois respirer, y a vraiment qu'ça à faire vous savez ? Parfois il s'agit juste d'être là même quand on a rien à apporter.
Message publié le 17/02/2026 à 10:31
Un souffle engouffré dans les couloirs résonnent jusqu'à eux, n'alerte en rien Ferguson. Les fantômes sont légion dans Poudlard, et les cachots hébergent notamment le baron sanglant, dont les chaînes auront fait cauchemarder nombre de jeunes Serpentard. Cinq années d'expérience au château vous prémunissent de sursauter au moindre râle étrange, cliquetis d'armure, ou mouvement de portrait. Alison, cependant, se fige brusquement, les jambes tremblantes et le teint blafard.
Les yeux froncés, le batteur se contente de chercher du regard le fond du corridor, à peine éclairé par quelques torches crépitantes, mais il ne voit rien de particulier. Son attention reportée sur la Serpentard, il la voit extirper sa baguette de ses vêtements, peiner à la maintenir devant elle avant de s'affaisser sur elle-même. Enfermée entre ses propres bras, Alison n'a plus qu'un mot sur le bord des lèvres, qui se déverse comme une litanie. Nan, nan, nan, nan, nan.
- Ali, y a quoi ?
Alerté par la réaction de la sorcière davantage que par la situation dans laquelle ils se trouvent, Ferguson s'est redressé pour faire face à ce qui pourrait surgir du couloir à tout instant. Le caquètement de Peeves retentit alors, tandis que sa silhouette spectrale les survole d'un seul mouvement. Ferguson secoue la tête alors que l'esprit frappeur s'éloigne en beuglant joyeusement, sa voix résonnant dans tout le couloir et sans doute jusque dans les étages.
- Débile, jure Ferguson dans sa direction.
Très vite cependant, son regard coulisse sur une Alison toujours prostrée sur le sol. Agitée de tremblements, il peut qu'imaginer des joues inondées de larmes. Elle chiale, c'est évident à la série de hoquets qu'elle produit. Perturbé par la vision qu'elle offre, Ferguson l'approche comme on approcherait un animal blessé, tente de placer une main sur son genou. Elle a un mouvement de recul avant de le laisser la toucher, comme si elle mettait un temps à réaliser que c'était lui et qu'elle ne risquait rien.
- Ali. Ali c'était que Peeves ok ? Il déglutit, un peu paumé. C'était juste Peeves, ça va y a rien.
Bordel. Est-ce qu'ils l'ont pas complètement cassé avec leur épreuve de merde là hein ? Fergus s'approche plus directement pour la saisir entre ses bras. Il est pas franchement délicat, ni très adroit, mais l'intention est là.
- Ça va Ali. Ça va.
Il la berce un peu en essayant d'lui insuffler d'la chaleur, en vain. Il caille dans ces cachots, et l'fait qu'il porte même pas de veste commence à avoir un impact sur lui au milieu de toute cette pierre. Lui-même frissonne un peu.
- R'file ta baguette, j'vais essayer d'nous chauffer un peu là. On s'pèle, il demande en essayant de récupérer l'instrument qu'elle serre entre ses doigts avec hargne. Ou sinon on r'monte trouver un endroit avec une cheminée ok ? Faut qu'on bouge j'pense.
Message publié le 16/02/2026 à 16:13
Pour toute réponse, Alison l'embrasse, et Ferguson ne parvient pas à réfréner la pulsion qu'il a d'y répondre avec au moins deux fois plus d'ardeur que la dernière fois. Accroché au souvenir de ses lèvres, il s'emploie à lui faire honneur, les mains en coupe autour de son visage, leurs corps pressés l'un contre l'autre, leurs souffles mêlés. Comme lors de la Saint Valentin de l'année précédente, Ferguson se perd dans les sensations vertigineuses qui lui procure la proximité d'Alison.
Des larmes humides trouvent cependant refuge entre ses doigts, et Ferguson se décroche soudain pour mieux se reculer et s'essuyer les lèvres sans réfléchir. Paumé, il reste immobile et silencieux, la bouche entrouverte, ses yeux inquisiteurs cherchant des réponses dans ceux d'Alison. Des réponses qu'il ne trouve pas, encore moins alors qu'elle lui demande brusquement s'il la trouve pétasse, aguicheuse, pourrie-gâtée. Il suit du regard la main de la Serpentard qu'elle passe sur ses lèvres, humecte les siennes.
- Quoi ?
Court-circuité, Ferguson peine à aligner les wagons tandis que le silence s'étire entre eux. Son cœur tambourine dans sa poitrine, et la distance imposée entre eux le rend encore plus fébrile qu'avant. Incertain, Fergus recule encore pour s'adosser au mur, ou plutôt s'y laisser avachir. Ses mains enfoncées dans ses poches, les yeux brièvement rivés au sol avant d'en revenir à la sorcière, dont la question est demeurée en suspens.
- On s'en fout de c'que j'pense non ? Il énonce finalement.
Plus spécifiquement, Alison Carter s'en fout. Du moins, la Alison Carter qu'il connait. Celle qui l'envoie chier pendant les cours et dans les couloirs. Celle qui lui demande de lui lâcher les basques. Celle qu'aime faire la fête, surtout quand c'est à propos d'elle. Celle en face de lui par contre, il est pas bien sûr de vraiment la connaitre. Il sait juste qu'elle lui fait le même effet que l'autre, en vachement plus terrifiant. Fergus se racle la gorge, fuit de nouveau le regard d'Alison.
- Désolé pour... avoir répondu à son baiser comme un débile mental en manque ? Avoir profité d'un moment où elle se sent visiblement ni bien ni elle-même ? Merde. Fin j'espère ça va un peu mieux, il conclut en haussant les épaules.
Sa tête lui tourne un peu. Il saurait même pas dire ce dont il a besoin, à part qu'il a vraisemblablement besoin d'quelque chose. Sa flasque d'whisky, peut-être bien. Une clope. De l'air, frais. Alison. Alison. Alison. Est-ce qu'Alison est une pétasse aguicheuse pourrie-gâtée ? Lui la voit pas comme ça, c'est certain. Lui la voit comme cette fille vers laquelle il peut jamais s'empêcher d'se tourner, parce qu'elle bouffe toute la lumière. Beaucoup trop classe, et beaucoup trop jolie.
- On r'commence quand tu veux, il ajoute en essayant d'déconner, un sourire con sur les lèvres et les yeux qui s'redressent enfin vers la sorcière.
Si c'est ce dont elle a b'soin, lui il est prêt à donner, voyez. Pour la bonne cause. Il ignorera la façon qu'elle aura d'le jeter quand elle ira mieux, et qu'elle sera redevenue Alison, celle qui veut rien avoir à faire avec lui.
Message publié le 16/02/2026 à 13:33
Ferguson s'attend pas à ce qu'elle lui dise qu'elle pète le feu. Ça crève les yeux que l'épreuve l'a retourné. Faut dire y a d'quoi. N'empêche qu'il est surpris d'la voir s'planquer contre lui. Il reste con alors qu'elle cherche toujours plus de contact. Finit par l'étreindre de son seul bras libre, complètement gauche et incertain. La dernière fois qu'ils ont été aussi proches remonte franchement. Tout comme la dernière fois qu'la main d'Alison s'est glissé dans la sienne comme elle le fait maintenant.
Les circonstances étaient drastiquement différentes alors.
- N'importe quoi ? Il répète comme un débile, dans ses cheveux.
Beaucoup trop conscient de leur proximité, Ferguson s'retrouve sans la moindre réponse alors qu'Alison cherche vraisemblablement un lot de consolation entre ses bras. Il est sensé faire quoi hein ? Alors que tout lui rappelle cette soirée lunaire qu'il aurait imaginé voir arriver ? Sans le vouloir, Fergus la serre davantage contre lui, hume son parfum, ferme les yeux. Vole un instant qui, il le sait au fond, lui appartient pas. Puis les mots semblent enfin le faire percuter, et il s'écarte un peu, la gueule froncée.
Il voit toute la détresse sur le visage d'Alison, qu'a les yeux plein d'larmes et les lèvres un peu tremblantes.
- J'sais pas... pas quoi ? Quoi dire ? Quoi faire ? Les deux ? Qu'est-ce qui t'ferait aller mieux ?
Une assiette de cookies risquait pas d'régler ça, pas vrai ? Alors il demande ça sérieusement, près à lui ramener à peu près tout c'qu'elle demandera. Il sait juste pas quoi. Leurs mains sont toujours liées, et il se sent étrangement fébrile d'être aussi collé à elle malgré la teneur de la conversation. Il doit s'concentrer pour articuler correctement, pas perdre le fil. Il s'humecte les lèvres, nerveux, reste accroché au regard qui lui fait face, et remonte sa seule main libre pour essuyer une larme sur la joue d'Alison.
- Dis moi Ali...
Message publié le 16/02/2026 à 08:44
Contrairement à ce que Ferguson se serait attendu, Alison lui d'mande pas d'la relâcher dans la seconde. Lui demande rien d'ailleurs alors qu'elle se laisse entrainer dans les couloirs, commente brièvement la chaleur qu'émane de lui. Plusieurs remarques débiles lui viennent tandis que sa gueule se fend d'un sourire. Aucune ne sort, parce qu'Alison se ressert davantage contre son bras, comme s'il était subitement devenu son chauffage personnel.
Bien qu'elle annonce pas vouloir retourner à la fête, les deux sorciers continuent de marcher, la direction soudain plus aléatoire. C'est con parce que son excuse d'être venu rien que pour la ramener dans la Grande Salle s'effondre aussitôt que ça parait évident qu'il est prêt à l'accompagner ailleurs, si elle refuse d'y aller. Pourquoi elle refuse d'y aller d'abord ? La question reste enfermée derrière les lèvres de Ferguson, comme un truc interdit qu'il aurait pas vraiment l'droit de demander.
Alison lui racontera rien à lui.
- Huh ? Nah, il nie par réflexe à ce qu'il prend comme une accusation d'Alison.
Ses yeux s'accrochent brièvement à elle tandis qu'il se décide à prendre à gauche, davantage pour prendre une décision qu'autre chose.
- P't-être, il admet dans la foulée. J'sais pas.
Bien sûr qu'il sait, très bien même. Mais il a pas forcément envie d'en discuter avec Alison Carter, voyez.
- Toi aussi t'as changé, Fergus commente sans la regarder. Tu kiffes les fêtes normalement.
Surtout si elles sont à propos d'Alison Carter. Tout l'monde savait depuis sa première année que son anniversaire se tenait un vingt-et-un décembre, par exemple. Ferguson avait eu tôt fait de remarquer la rouquine principalement parce qu'elle cherchait si activement l'attention. Il lui en avait donné. Jusqu'à il y a quelques semaines, il s'était imaginé que c'est ce qu'elle voulait. Un peu boudeur, le batteur bifurque encore sous les lueurs des torches.
- Fin j'pensais que t'aimais ça quoi.
Il se plante subitement, réalisant comme à retardement qu'ils ne vont nulle part. Tourné vers Alison, il annonce au milieu de rien :
- C'était flippant. L'détraqueur, et tout. J'ai flippé pour toi.
Il la revoit tomber dans l'herbe, le détraqueur au-dessus d'elle. La première épreuve avait été plus rude que ce que beaucoup avaient pu imaginer, et la vision du corps déchiquetée de Kate Cater revenait dans toutes les discussions, avec la créature décharnée qui avait failli donner un baiser fatal à Alison.
- Ça va ? Il demande enfin, comme il aurait voulu l'demander après la première épreuve.
Message publié le 14/02/2026 à 10:07
Le sourire qu'elle affiche réussi à l'faire échapper un rire bref, léger, qu'a même pas l'temps de résonner contre les murs. Ils ont l'air un peu bêtes, plantés l'un devant l'autre au milieu du couloir. Alison prétend qu'elle le suivait.
- Bullshit, Ferguson peut pas s'empêcher de souffler, un sourire accroché aux lèvres, la tête un peu penchée.
Elle se fout de sa gueule pas vrai ? Elle aime bien faire ça. Sans doute pour garder le mystère de ce qu'elle faisait vraiment, en fait. Ferguson insiste pas. Après tout il l'a trouvé maintenant, et c'est bien tout ce qui compte. Reste à savoir pourquoi il la cherchait précisément. Question que manque pas lui poser Alison, les jambes croisées et les yeux interrogateurs. Serrée dans son gilet, elle se pèle très visiblement, mais c'est pas comme s'il avait une veste à lui refiler.
- Bah t'es pas à ta fête, il répète en haussant les épaules.
Échauffé par l'alcool, et naturellement bouillonnant, Ferguson n'est pas franchement perturbé par l'air glacial qui règne dans les cachots. L'explication qu'il donne a pas grand chose à voir avec la raison pour laquelle il la cherche vraiment, et d'ailleurs Alison a pas l'air bien convaincu par ce qu'il raconte. C'est quand de toute façon, la dernière fois qu'Alison a été convaincu par ce qu'il raconte, hein ? Fergus avance encore, et, pris d'un élan que l'on pourrait mettre sur le dos du whisky, il accroche le bras d'Alison.
- J'te ramène ok ? Y a des gens qui t'attendent. C'est toi la star t'sais.
C'est carrément l'mensonge le plus débile qu'il ait sorti, mais c'est l'seul qui lui soit venu. La vérité c'est que du peu de personne ayant réalisé le départ d'Alison, il est sans doute le seul à être parti la chercher dans le château. La fête tardera pas à se terminer, et la présence de la championne de Poudlard y changera plus grand chose. Mais lui ? Lui avait b'soin d'la voir, c'est tout. Alors tandis qu'ils marchent il commente en constatant d'lui-même maintenant qu'il est presque collé à elle.
- T'es gelée.
Message publié le 13/02/2026 à 19:55
- Fergus, Fergus, lâche ça. T'vas nous faire repérer.
- Tranquille. C'est toi qui va nous faire repérer là t'es grave suspecte.
- J't'emmerde. Donne.
À contrecœur, ou peut-être par manque de volonté, Ferguson refile la flasque à Sam tout en zieutant le reste de la pièce. Les tables ont été poussées contre les murs pour former un banquet plus ouvert dans lequel piochent allègrement professeurs comme élèves. Les délégations se sont joints aux festivités bien sûr, et si le podium est en faveur de la championne de Poudlard, les deux autres font visiblement aussi la fierté de leurs camarades et directeurs.
Légèrement imbibé, Gus se met en quête du visage familier d'Alison, qu'il n'a plus revu depuis la fin de l'épreuve. La foule a semblé la happer, puis ses amies, puis tout Poudlard alors que s'improvisaient les célébrations de sa victoire. Il se souvient de son teint livide, ses yeux hagard, de ses réponses évasives, de ses rares sourires pour les journalistes. Tenu volontairement à distance, Ferguson s'était résolu à s'inquiéter de loin. Il n'était pas le bienvenue dans le périmètre d'Alison Carter, et il le savait très bien.
L'alcool effrite ces belles résolutions tandis que ses yeux glissent en recherche de la sorcière, en vain. Il ne prévient pas vraiment alors qu'il se distance de ses amis, prétextant une envie d'pisser pour mieux évoluer dans l'immense pièce. Nulle part. Alison n'est nulle part. Elle a quitté sa propre soirée. C'est la conclusion à laquelle il arrive alors qu'il croise son groupe habituel de copines, qui chuchotent entre elles en matant les français danser. Alors, sans réfléchir plus loin, Ferguson quitte la soirée à son tour, et s'engage dans le hall.
Des agents de brigades se contentent de lui jeter une œillade distraite. Dispersés sur tout le domaine de Poudlard depuis l'arrivée des deux délégations, ils veillent à la bonne marche du tournoi principalement, bien qu'ils prêtent également main forte au corps professoral dès lors qu'il s'agit de faire respecter les couvre-feus. Circonstances obligent, les règles sont assouplies après la finalité de cette première épreuve, et si les élèves ont interdiction de passer les portes, ils sont libres d'aller et venir comme bon leur semble dans les couloirs.
Sans trop savoir par où commencer, Ferguson prend la direction des escaliers menant aux sous-sols. Peut-être Alison a t-elle décidé qu'elle était trop fatiguée pour faire la fête, et qu'elle a préféré se rapatrier dans sa Salle Commune ? En chemin cependant, le batteur se met à ouvrir des portes au hasard, incapable d'imaginer la sorcière aller se coucher à neuf heures du soir tandis qu'on célébrait ses exploits au milieu de la Grande Salle. Ses gestes sont aléatoires alors qu'il ouvre et ferme certaines portes, se contentant d'y passer une tête.
Rien ni personne, nulle part.
- Eh !
Rien ni personne, nulle part, sauf dans cette salle désaffectée que semblent avoir choisis Romain Lefèvre et Safiya El-Amin pour se bécoter. Rien ni personne dans les cuisines non plus, si l'on omet les elfes attroupés qui semblent écouter les directives de leur chef pour la soirée. Le batteur s'enfonce encore, et encore, réalise qu'il ne peut pas vérifier la Salle Commune de Serpentard de toute façon parce qu'il n'en connait pas le mot de passe. Pour autant, il ne parvient pas à arrêter de chercher, et continue de pousser des portes au hasard.
Puis.
- J'cherche Ali, qu'il répond sans réfléchir une seconde, un peu agacé. Les yeux grands ouverts, il réalise qu'Ali est justement plantée devant lui, et reste con. Toi, c'est toi j'cherche. T'es pas à ta fête.
L'ton est presque boudeur. Principalement incertain. Ses prunelles s'accrochent à la silhouette de la championne de Poudlard, qu'il s'était juré d'inviter au bal encore plusieurs heures plus tôt, si elle sortait d'cette putain d'première épreuve. Pourtant, devant elle, au milieu des cachots sombres et humides, il parvient à sortir rien d'autre. Il a laissé sa veste dans la Grande Salle, et ses couilles aussi. Les mains enfoncées dans les poches de son jean, il s'avance avec nonchalance.
- C'est là qu'tu te planquais alors, il finit par conclure comme si c'était pas évident.