Harry Potter RPG

Liste des messages de Adaline McBride

Adaline McBride

Femme

32 ans

Sang-mêlé

Britannique

Check-up de routine

Message publié le 04/03/2025 à 12:19

D’accord, d’accord, concédé, pas de « je te l’avais bien dit », je promets solennellement, je réponds en levant les mains dans un geste pacificateur.

 

Je pourrais en rire, et en un sens, je le fais, mais doucement. Juste assez pour alléger l’atmosphère sans l’étouffer. Il est doué pour ça, Aldebert. Tout faire passer pour une plaisanterie, s’entourer d’un jeu de mimiques et de bravades qui laisse croire que rien ne l’atteint vraiment. Bien qu'on ne soit pas spécialement proche, je le connais assez pour savoir que ça fait partie du personnage. Mais je le connais aussi suffisamment pour voir ce qui dépasse de son masque.

 

C'est un élément que je mets un point d'honneur à maîtriser : l'observation. Il n’est pas nécessaire de connaître quelqu’un intimement pour en apprendre beaucoup sur lui. À Poudlard, les visages finissent toujours par devenir familiers, même ceux avec qui l’on échange peu. Il suffit de les voir évoluer dans les couloirs, de noter leurs habitudes, leur démarche, la façon dont ils interagissent avec les autres ou dont ils occupent l’espace. Un élève qui baisse la tête en traversant la Grande Salle mais s’anime dès qu’il rejoint ses amis, un professeur dont les pas résonnent avec assurance sauf lorsqu’il pense être seul, un regard qui s’attarde un peu trop sur une porte avant de s’engouffrer à l’intérieur… Chaque détail est une pièce du puzzle. Je ne prétends pas tout comprendre, mais en tendant l’oreille aux silences et en prêtant attention aux gestes, il est souvent possible de voir ce que les mots ne disent pas.

 

Il ne veut pas être ici. Personne n’aime les bilans médicaux, bien sûr, mais il y a une différence entre l’agacement qu’on peut ressentir face à une formalité ennuyeuse et cette tension sourde qui s’installe sous la peau quand on redoute ce qu’on pourrait découvrir. Il a beau s’installer avec toute la désinvolture du monde, bras négligemment jetés sur les accoudoirs, jambes croisées comme s’il assistait à un spectacle, je vois son regard qui accroche une fraction de seconde de trop sur le bureau, les fioles bien alignées sur l’étagère, la lumière qui filtre à travers les rideaux immaculés. Comme si chaque détail devenait une échappatoire potentielle à ce qui l’attend.

 

Alors, je garde mon ton léger, le plus neutre possible, pour lui laisser une porte de sortie s’il veut en faire une simple formalité.

 

Ça se passe simplement, je dis en m’installant face à lui. D’abord, quelques questions. Ensuite, un ou deux tests, rien d’envahissant. Pas d’éclats de lumière dans les yeux, pas de sortilèges étranges.

 

Les adultes ont une manière bien particulière d’aborder ces consultations. Ils pensent être plus rationnels que les élèves, mais en réalité, ils se comportent souvent de la même façon. Les enfants entrent ici en cherchant déjà la sentence dans mes yeux. Certains exagèrent leur douleur pour se donner un peu plus d’importance, d’autres minimisent leurs blessures en espérant qu’un simple « ça ira » suffira à leur éviter une potion au goût douteux. Ils ont peur de l’inconnu, peur du verdict, peur que quelque chose d’insignifiant se transforme en catastrophe sous mes mots.

 

Les adultes, eux, ont simplement perfectionné l’art du déni. Ils plaisantent, roulent des yeux, minimisent tout. Comme si en riant assez fort, ils pouvaient rendre une vérité gênante inexistante. Comme si ne pas nommer un problème lui ôtait toute son importance.

 

Aldebert est de ceux-là. Je ne lui en veux pas. Mais je ne le laisserai pas esquiver non plus.

 

Tu dors bien ?

 

La question est posée avec légèreté, presque comme si elle m’intéressait à peine. Mais je sais que la fatigue est souvent à la racine de ces petits dysfonctionnements magiques, surtout chez ceux qui passent trop de temps à ressasser les choses.

 

Des migraines ? Des vertiges ? Des sensations étranges quand tu fais de la magie ? Des fourmillements au bout des doigts ?

 

J’observe sa réaction. Certains froncent les sourcils, d’autres répondent trop vite pour être honnêtes. Il y a ceux qui hochent la tête, ceux qui prétendent que tout va bien avant d’ajouter un détail « anodin » qui en dit long sur le reste.

 

Je croise les bras, un sourire au coin des lèvres, et je lui laisse une dernière porte de sortie.

 

Et en dehors de tes petits soucis de baguette, tu as remarqué autre chose ? Ou alors tu veux me dire que tu te portes comme un hippogriffe en pleine santé et qu’il ne faut pas que je m’inquiète ?

 

Je ne le force pas. Il répondra ce qu’il veut, de la façon qu’il veut. Mais je suis là pour écouter.


Check-up de routine

Message publié le 02/03/2025 à 10:16

Je l’observe prendre place avec sa prestance habituelle, ses gestes mesurés et sa théâtralité qui ne le quitte jamais, même dans une situation qui lui est manifestement inconfortable. Il a cette manière de s’installer comme s’il se préparait à jouer un rôle, et pourtant, il n’a jamais semblé aussi vulnérable que maintenant, sous le poids d’un silence qu’il redoute autant que l’examen lui-même.

 

J’esquisse un sourire à sa boutade. Oh, je veux bien le croire, qu’il monte et descend ces escaliers sans jamais s’essouffler. Mais ça ne veut rien dire, pas vraiment. La fatigue, l’usure, ce sont des choses plus subtiles que cela. Elles s’insinuent dans les détails, dans les hésitations imperceptibles, dans ces aveux qui sortent plus bas qu’ils ne devraient, comme s’ils risquaient de prendre trop de place s’ils étaient dits à voix haute.

 

Et voilà qu’il me parle de sa baguette.

 

Je relève aussitôt la tête, mon regard accrochant le sien un bref instant avant qu’il ne l’esquive. Un problème de concentration, il dit. Je pourrais le croire, s’il n’avait pas cet air-là, celui de quelqu’un qui essaie de minimiser quelque chose qui le ronge plus qu’il ne veut bien l’admettre.

 

Des sortilèges qui ratent, je répète doucement, m’accordant quelques secondes pour réfléchir.

 

Je n’aime pas ce genre de choses. Pas parce que c’est alarmant en soi – ça pourrait être mille choses anodines, un simple contrecoup du stress, de la fatigue – mais parce qu’Aldebert n’est pas du genre à parler de ses propres faiblesses à la légère. S’il en parle, c’est qu’il y pense. S’il y pense, c’est que ça l’inquiète. Et si ça l’inquiète, je ne peux pas juste balayer ça d’un revers de main.

 

Je prends une inspiration, croise les bras, et d’un ton plus sérieux, je réponds :

 

Ce n’est peut-être qu’un manque de concentration, en effet. Tu as eu un été… chargé.  Mais si tu es là, c’est aussi pour s’assurer que ce n’est rien de plus, n’est-ce pas ?

 

Je m’approche, avec cette douceur calculée que j’adopte avec ceux qui n’aiment pas qu’on prenne trop soin d’eux. Je sais reconnaître quand il faut pousser, et quand il faut laisser l’autre arriver de lui-même à la conclusion qu’il a besoin d’aide.

 

Ce que je te propose, c’est qu’on vérifie tout ça en douceur. Pas de grande cérémonie, pas d’examen intrusif. Juste quelques tests simples pour voir où tu en es. Ensuite, on en reparle, et si c’est vraiment une histoire de concentration, tu pourras me dire « je te l’avais bien dit » et je serai ravie de l’entendre.

 

Un sourire, léger, sans pression. Juste une invitation à me laisser faire.

 

Ça te va ?


Fidèle patientèle

Message publié le 28/02/2025 à 07:46

Je ne relève pas son sarcasme à la dernière seconde. Pas besoin, il s’est arrêté de lui-même et s’est aussitôt repris. Cette soudaine prise de conscience, ce soupir las, cette excuse qui glisse entre ses lèvres sans forcer… Voilà bien la preuve qu’il n’est pas seulement épuisé physiquement. Son agacement ne m’est pas réellement destiné. Ce n’est pas contre moi qu’il se bat, mais contre cette réalité qu’il n’a jamais voulu.

 

Je l’observe un instant, puis incline légèrement la tête en réponse à son excuse.

 

Ce n’est pas un problème, Daryl.

 

Pas besoin d’en rajouter. Pas besoin de lui faire comprendre ce qu’il sait déjà. Il est intelligent, bien trop pour que je le prenne par la main et lui explique l’évidence. Je note cependant un détail : il m’a appelée par mon prénom. Pas de "Miss McBride" cette fois. Un relâchement inconscient, peut-être. Ou bien un simple signe qu’il commence, malgré lui, à me voir autrement que comme une bureaucrate venue lui imposer des règles absurdes.

 

Je repose les yeux sur mes notes, prenant le temps de bien tout enregistrer. Sa fatigue, son rythme de récupération, les potions qu’il prend. Tout est méthodique, structuré, organisé. Aucune faille apparente dans sa gestion de la chose. Mais ce n’est pas là que se trouve le vrai problème, et il le sait.

 

Je ne vous poserai pas plus de questions. Vous êtes un adulte responsable, et vous avez pris toutes les précautions nécessaires. Tant que vous me confirmez que cette organisation vous convient et que vous pouvez la tenir sur le long terme, cela me convient aussi.

 

Je relève enfin les yeux vers lui.

 

Mais permettez-moi une dernière chose. Vous êtes en droit de considérer ce suivi comme une contrainte. Vous êtes en droit d’y voir une simple formalité. Mais si un jour, votre plan bien huilé commence à montrer des fissures, si un jour vous sentez que vous perdez pied… Sachez que vous n’êtes pas seul.

 

Ma voix n’a pas changé de ton, toujours calme, professionnelle, mais cette fois, il y a autre chose. Une promesse silencieuse, sans condescendance, sans pitié. Juste un fait.

Je referme doucement le dossier devant moi et me redresse légèrement, signifiant que pour aujourd’hui, la conversation touche à sa fin.

 

Je n’ai pas besoin de vous mesurer ou de vous peser, ajoutai-je finalement avec un demi-sourire. Je crois que j’ai déjà bien cerné qui vous êtes.

 

Un silence s’installe une seconde. Puis, comme pour alléger l’atmosphère, je conclus :

 

Mais si un jour vous avez un doute, je garde une balance sous mon bureau, juste au cas où.


Check-up de routine

Message publié le 19/02/2025 à 16:27

Je redresse la tête en entendant mon nom résonner dans l'infirmerie. Une voix grave, profonde, un brin rauque. Il n'y a pas trente-six personnes capables de donner à un simple « Miss McBride » des allures de citation dramatique. Aldebert Wickerson, professeur d'astronomie, venait enfin honorer l'injonction médicale qu'il avait ignorée avec un talent certain depuis des mois.

 

Je ne peux retenir un sourire en le voyant s'avancer prudemment entre les lits impeccablement rangés. Il a l'air d'un enfant pris en faute, ce qui ne manque pas d'ajouter une touche d'ironie à la situation. Lui qui surplombe ses élèves du haut de sa prestance se retrouve soudain minuscule au milieu des draps d'un blanc clinique.

 

Professeur Wickerson, entrez donc, je ne mords pas, dis-je d’un ton léger en fermant le registre sur lequel je travaillais.

 

J'approche, les mains croisées devant moi, dans une posture ouverte et dénuée de toute forme de jugement. Je sais bien qu'il préférerait être n'importe où ailleurs. Que cet examen de routine lui semble une contrainte absurde, un rappel inconfortable de ce fameux cap de la cinquantaine que certains vivent comme une agression personnelle.

 

Vous avez bien fait de venir, je sais que cela ne vous enchante pas, mais je vous promets que ce sera rapide. Pas de piqûre, pas de potion au goût douteux, juste quelques vérifications d'usage.

 

 Cinq ans. Cinq ans qu’il aurait dû passer ce fichu contrôle, et il se pointait maintenant avec l’air de quelqu’un qui s’attend à une corvée dont il ne pourrait réchapper. Je lui montre une chaise près de mon bureau, un espace délibérément dégagé pour que cette consultation ne prenne pas des allures de consultation médicale formelle. Je veux qu'il se sente à l'aise, ou du moins, le moins mal à l'aise possible.

 

Comment vous sentez-vous ? Physiquement, mais aussi moralement. On vous sollicite beaucoup en ce moment ?

 

Je préfère commencer doucement. S'il faut tâter le terrain avant de passer aux questions plus précises, je suis prête à prendre le temps nécessaire. Après tout, la santé de ceux qui veillent sur les élèves est tout aussi importante que celle des élèves eux-mêmes. L’infirmerie a ce talent étrange de rendre les adultes aussi nerveux que les élèves qui y débarquent pour une simple égratignure.


Fidèle patientèle

Message publié le 13/02/2025 à 18:23

Je soutiens son regard sans ciller. Il me balance des faits, froids, précis, presque mécaniques. Il veut expédier cette entrevue, comme on signerait un formulaire sans le lire. Je croise les bras, prenant le temps de réfléchir avant de répondre. Ce n’est pas mon rôle de le convaincre de quoi que ce soit, encore moins de jouer les psymages improvisés. Mais il faut qu’il comprenne une chose : ce suivi n’est pas une punition, ni un poids qu’on lui impose par pur plaisir bureaucratique.

 

Je vous crois, dis-je simplement. Vous savez ce que vous faites, comme je le disais : vous connaissez votre condition mieux que personne. Et je ne doute pas non plus que vous ayez pris toutes les précautions nécessaires.

 

Un instant, je marque une pause, le laisse digérer mes mots.

 

Mais ce n’est pas le problème, Daryl. Ce n’est pas vous que je remets en question. C’est ce que votre condition implique, indépendamment de votre maîtrise, indépendamment de vos choix. Vous êtes un homme intelligent, vous savez aussi bien que moi qu’il ne suffit pas toujours de contrôler une situation pour éviter les risques.

 

Je m’adosse contre mon bureau, croisant les chevilles avec calme.

 

Ce que je veux savoir, c’est comment vous encaissez. Comment vous vous en relevez, mois après mois. Ce n’est pas la potion qui m’intéresse, mais ce qu’il reste de vous avant et après la pleine lune. Combien de temps il vous faut pour récupérer. Comment vous luttez contre la fatigue. Comment vous gérez l’impact nerveux que ces transformations ont sur vous.

 

Je poursuis, gardant mon ton mesuré. Peu de gens doivent lui poser ce genre de questions, du moins pas sous cet angle.

 

Et surtout… où vous vous transformez.

 

Je marque une pause avant de poursuivre, plus posée :

 

Poudlard est un environnement particulier. Ce n’est pas un poste isolé au fin fond d’un bureau du Ministère. Vous serez entouré d’élèves, d’autres professeurs, de personnel. Vous avez prévu un endroit sûr ? Un lieu où vous ne risquez pas de croiser qui que ce soit ?

 

Mon regard ne le quitte pas. Ce n’est pas une accusation, simplement une nécessité. Un loup-garou doit penser à tout. Lui le sait, et moi aussi.


Ce qui nous échappe

Message publié le 11/02/2025 à 14:35

L’odeur de chair brûlée et de désinfectant s’accroche à mes vêtements, imprégnant chaque fibre de ma blouse. Ici, au service des blessures par créatures magiques, il y a toujours quelque chose à cautériser, à nettoyer, à rafistoler. Un sorcier qui a voulu domestiquer un hippogriffe et s’est fait ouvrir l’avant-bras, un apprenti dragonologue qui a sous-estimé la portée d’un jet de flammes… Et puis, il y avait lui.

 

Le garçon.

 

Celui qui prétendait s’être fait mordre par une accromentule. Celui dont la blessure ne guérissait pas. Celui dont j’ai suivi l’évolution jour après jour, essayant des potions, testant des antidotes, ajustant des traitements… et qui, il y a deux jours, est mort.

 

L’annonce a été brève, impersonnelle. « Arrêt cardiaque en fin de nuit, incapacité à stabiliser la température corporelle. »Voilà comment on résume une vie en quelques mots froids et détachés. On ne sait pas ce qui l’a tué. Et on ne le saura sans doute jamais. Un échec. Un de plus.

 

J’ai entendu les murmures des médicomages en chef. « Elle est jeune. Trop impliquée. » J’ai ravalé ma colère, serré les dents. Ils ne savent pas. Ils ne l’ont pas vu, lui, lutter.

 

Moi, je l’ai vu s’agripper à ses draps quand la fièvre le prenait. Je l’ai entendu tenter une blague alors que son souffle se faisait court. Je l’ai regardé dans les yeux, ce matin-là, et j’ai su. Il savait qu’il allait mourir. Et il était terrifié.

 

Depuis, son ombre plane sur moi. Chaque patient que je soigne porte un peu de son souvenir. J’aurais dû faire plus. Chercher plus loin. Contester le diagnostic. Insister. Ne pas le laisser mourir sans comprendre.

 

La porte s’ouvre brusquement.

 

McBride, vous avez un cas sur les bras. Encore un crétin qui a voulu dresser un manticore miniature.

 

Je me lève sans un mot, attrape ma baguette, un baume cicatrisant et me dirige vers la salle de soins. Avant de sortir, mon regard glisse sur son lit vide. Il est parti. Mais le mystère, lui, reste.

 

Et je compte bien trouver les réponses qu’on me refuse.


Fidèle patientèle

Message publié le 09/02/2025 à 19:44

Lorsque la porte s’ouvre sur une silhouette massive, je ne suis pas surprise par son attitude. Je devine immédiatement l’inconfort sous-jacent, la lassitude dans sa posture, la résignation dans son regard. Il tend la main et se présente d’un ton direct, mais sans agressivité. 

 

Bonjour, Miss McBride. Daryl Brook. Je vous dirais bien que c’est un plaisir, mais je n’ai guère pour habitude de mentir. 

 

Je serre sa main avec assurance et referme la porte derrière lui. 

J’apprécie l’honnêteté, répondis-je simplement, sans me démonter.

 

Il enchaîne rapidement, désireux d’en finir au plus vite, visiblement peu enclin à s’étendre sur le sujet. Son ton sec ne m’ébranle pas. J’ai l’habitude de ce genre de comportement. Beaucoup d’individus rejetés par la société développent cette carapace, et je ne peux pas leur en vouloir. 

 

Ne perdons pas de temps, nous avons sans aucun doute mieux à faire l’un comme l’autre. Que devez-vous savoir pour votre dossier ? 

 

Je m’installe derrière mon bureau et croise les bras sur la table avant de répondre posément : 

 

D’abord, que vous soyez ici n’a rien d’un caprice administratif. Mon travail n’est pas de vous surveiller ou de vous juger, mais de m’assurer que vous puissiez exercer sans risquer votre santé ou celle des autres. Ce que je veux savoir, c’est ce que vous prenez actuellement comme traitement, si vous en prenez, et comment vous gérez vos transformations. 

 

Il me fixe un instant, puis prend une légère inspiration avant de répondre. Je note son hésitation. Il est intelligent, et il sait que ce n’est pas un combat à mener contre moi. 

 

Ne le prenez pas personnellement, Miss McBride, je ne doute pas un seul instant de vos compétences, simplement de l’utilité de tout ce cirque, dont je sais que vous n’êtes pas à l’origine. 

 

Un sourire en coin m’échappe. 

 

Et pourtant, vous êtes là. Ce qui signifie que vous avez accepté, ne serait-ce que pour éviter de vous retrouver avec un emploi suspendu avant même d’avoir pu commencer. Un silence plane un instant, avant que je n’ajoute, plus doucement. Vous connaissez votre condition mieux que quiconque, c’est une évidence. Mon rôle ici n’est pas de vous apprendre quoi que ce soit. Mais si un jour vous avez besoin d’un filet de sécurité, je préfère être celle qui s’en assure plutôt que de devoir gérer une situation après coup. 

 

Je laisse flotter mes mots, attendant sa réaction. Après tout, ce suivi est censé être un travail d’équipe, qu’il le veuille ou non.


Fidèle patientèle

Message publié le 08/02/2025 à 01:17

Mon regard s’attarde sur le dossier posé devant moi. Daryl Brook. Nouveau professeur à Poudlard. Un détail, cependant, retient toute mon attention : loup-garou.

 

Je soupire doucement et me laisse retomber dans mon fauteuil, le poids du dossier me semblant tout à coup bien plus lourd. Il n’est pas question de défiance, encore moins de peur, mais ce suivi médical ne sera pas à prendre à la légère. La pleine lune ne pardonne pas, et je refuse de laisser quelqu’un affronter cela seul.

 

Je jette un œil à l’horloge accrochée au mur. Il ne devrait pas tarder. Pour l’instant, il ne s’agit que d’un premier entretien, une prise de contact. Une manière pour lui de comprendre ce que ce suivi impliquera, et pour moi d’évaluer ses besoins. Je ne sais pas encore quel genre d’homme il est, mais ce qui est certain, c’est qu’il vient d’entrer dans un environnement où le regard des autres peut être un fardeau aussi pesant qu’une malédiction.

 

Je repense aux précédents cas que j’ai eu à gérer. Aucun n’était simple. Entre le manque de confiance de certains et la défiance des autres, les loups-garous n’ont jamais eu une place aisée dans notre société. Il devra affronter cela, comme tous les autres avant lui. Mais peut-être que cette fois, ce sera différent. 

 

Peut-être qu’avec un soutien médical adéquat, un suivi attentif, et des aménagements adaptés, il pourra trouver un équilibre dans sa nouvelle vie à Poudlard.

Je prends une inspiration et range quelques notes dans mon dossier. Prévoir des potions tue-loup, anticiper les phases lunaires, assurer sa sécurité et celle des élèves… Chaque détail compte. Mais avant tout, il faut voir comment il perçoit sa condition, et jusqu’où il est prêt à accepter de l’aide.

 

J’ajuste ma blouse et me lève, prête à accueillir ce nouveau professeur dont la présence à Poudlard risque de faire parler. Je me dirige vers la porte et l’ouvre doucement, m’attendant à croiser un regard méfiant, ou peut-être curieux. Quelle que soit son attitude, une chose est certaine : cet entretien marquera le début d’un suivi long et méticuleux.


Ajustements nécessaires

Message publié le 07/02/2025 à 21:42

Les ruelles pavées du Chemin de Traverse résonnent sous mes pas. Ce n’est pas une visite que j’ai l’habitude de faire, mais après plusieurs semaines à Sainte-Mangouste, il m’a bien fallu admettre l’évidence : ma baguette a besoin d’une mise à jour.

 

Lorsque j’étais élève, elle m’avait semblé parfaite : souple, précise, d’une légèreté qui me permettait d’exécuter des sortilèges sans trop y penser. Mais en pratique, lorsqu’il s’agit de maintenir un sort de stabilisation ou une incantation de régénération durant plusieurs minutes, son manche finit par me glisser des doigts. Ce n’est pas une question de transpiration ni d’un mauvais maintien, c’est juste une réalité que je n’avais pas anticipée : certaines baguettes sont conçues pour le duel, d’autres pour la transformation, et la mienne, bien que d’excellente facture, n’est pas adaptée à un usage prolongé.

 

J’inspire doucement avant de pousser la porte de la boutique. Une clochette tinte. L’air y est toujours le même, chargé de cette odeur de bois ancien et de magie statique. Les murs sont encombrés de boîtes de baguettes empilées jusqu’au plafond, comme figées dans un équilibre précaire que seul Ollivander sait maîtriser.

 

Je me dirige lentement vers l’établi. Du bout des doigts, je caresse mon manche en bois d’aubépine. Je me suis attachée à elle, bien sûr. Il n’est pas question d’en changer, simplement de l’améliorer. Il me faudrait une prise plus confortable, peut-être une texture permettant un meilleur maintien, quelque chose qui respecte l’équilibre de la baguette sans l’alourdir.

 

Je sors un carnet de ma poche et déplie une page sur laquelle j’ai griffonné quelques idées. Un enrobage en cuir de dragon, fin et résistant, offrirait une bonne prise sans interagir avec la magie de l’aubépine. Peut-être aussi un léger renforcement au niveau du point d’équilibre, pour que mes doigts trouvent naturellement leur place. J’avais envisagé de la réduire en taille, mais ce serait perturber son cœur, et je n’ai pas envie de voir ses capacités modifiées.

 

Je dépose ma baguette sur le comptoir. Son bois lisse capte la lumière tamisée de la boutique, révélant ses fines nervures. Pendant un instant, je ressens cette connexion silencieuse qui me lie à elle depuis tant d’années. Elle a vu mes échecs, mes réussites, elle a partagé chaque instant de ma carrière. Il ne s’agit pas seulement d’un objet, mais d’une extension de moi-même.

 

Je sais que les artisans de chez Ollivanders sauront quoi faire. Ils comprendront. Ici, les baguettes ne sont pas de simples instruments, elles sont des compagnes de vie. Il ne me reste plus qu’à attendre que la magie opère.


[Évent] Finale de la Coupe du Monde de Quidditch

Message publié le 17/10/2024 à 09:47

Pour un vieillard, le patron de la tête de sanglier a gardé de la ressource c'est indéniable. C'est même un peu frustrant à vrai dire, on est tous là à agiter nos baguettes sans que ça ne semble donner grand chose, et lui il se pavane et se permet même le luxe de me sauver les miches. Quel toupet... La cavalerie arrive, je remercie d'un signe de tête le vieux Mitch pour son aide et observe quelques instants le déroulement des choses. On le dira pas fort, mais en réalité ça me permet surtout de reprendre mon souffle. J'vous jure, être talonné par des bestioles en flammes ça vous retourne un peu.

 

Quelque part, voir que le directeur de Poudlard en personne ne parvienne pas à obtenir de résultat avec son sortilège me rassure... et accroit encore un peu plus mon ressentiment à l'égard du vieillard. Ça ne m'étonnerai pas que, dans quelques jours, tout pré-au-lard pense que c'est grâce à lui que le Feudeymon a été maitrisé. Le connaissant un peu, il serait même foutu de s'attribuer le mérite des duels contre ces abrutis encapuchonnés. Pas question de lui laisser la vedette, et encore moi de lui laisser le temps de relancer un sortilège, le fin mot de l'histoire : c'est toi qui l'aura !

 

- #[Finite Terribilis] !

 

 

Et bah voilà ! Ça c'est de l'efficacité ! Les animaux enflammés se dissipent dans le vent en quelques secondes seulement... on va enfin pouvoir passer aux choses sérieuses.

 

Adaline McBride a lancé un sortilège !

Sortilège
Contre-Sort Noir
Difficulté
Résultat D20
20
Interprétation
Réussite Critique
XP gagnée
20

Et bah voilà ! Ça c'est de l'efficacité ! Les animaux enflammés se dissipent dans le vent en quelques secondes seulement... on va enfin pouvoir passer aux choses sérieuses.

Autres résultats possibles

Visiblement, le vieux a déjà pas mal mâché le travail. Les bestioles commencent doucement à s'estomper, dans quelques secondes : s'en sera finit d'elles et on va pouvoir passé aux capuchons.
Ouais, bon bah je vais aller m'occuper des blessés finalement hein.
Mais pourquoi, pourquoi j'me suis lancé là-dedans moi ?! Ma course folle reprends tandis qu'un aigle de flammes me plante ses serres dans l'épaule gauche.

[Évent] Finale de la Coupe du Monde de Quidditch

Message publié le 14/10/2024 à 20:55

Les choses prennent une tournure compliquée pour les membres du ministère de la magie. Aucune idée de ce qui peut bien les préoccuper à ce point, mais en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire - le stade est bouclé et c'est de justesse que je me glisse au travers du cordon de sécurité afin de me joindre à la mêlée. Enfin la mêlée, encore faudrait-il que je puisse l'atteindre. Il y a bien ces quelques éclairs de sortilèges qui fusent là-bas au loin, mais avec la lumière générée par le Feudeymon qui ravage le camp j'suis pas sûre de bien y voir. Moi qui pensait m'ennuyer en venant ici...

 

Prodiguant à celles et ceux qui croisent mon chemin les premiers soins - sans manquer pour autant de maudire leur imprudence (jugez par vous même du culot) - je tente tant bien que mal de rejoindre la zone où les corps sont les plus nombreux au sol, mais les éclairs des sortilèges forment un barrage assez convainquant pour m'empêcher d'aller plus en avant. Grommelant que les aurors pourraient quand même se sortir les doigts histoire que les secours médicaux puissent intervenir, je me décide finalement à apporter mon aide à celles et ceux qui tentent tant bien que mal de contenir le Feudeymon.

 

- #[Finite Terribilis] !

 

Un galop enflammé semble rediriger sa course pour venir à ma rencontre... on dirait que ma petite tentative n'est pas passée inaperçue !

Adaline McBride a lancé un sortilège !

Sortilège
Contre-Sort Noir
Difficulté
Résultat D20
1
Interprétation
Échec Critique
XP gagnée
10

- #[Finite Terribilis] !

 

Un galop enflammé semble rediriger sa course pour venir à ma rencontre... on dirait que ma petite tentative n'est pas passée inaperçue !

Autres résultats possibles

- #[Finite Terribilis] !

 

Un galop enflammé s'estompe à quelques mètres d'un groupe de sorciers - les chevaux embrasés se dissipant en fumée sous la puissance du contre-sort. Si tout le monde était aussi efficace, le Feudeymon serait déjà éteint à l'heure actuelle.

- #[Finite Terribilis] !

 

Pas plus efficace que le vieillard d'à côté, mais faut dire que le sortilège n'est pas simple à maîtriser. N'empêche que pour une infirmière, j'me défend !

- #[Finite Terribilis] !

 

C'est à peine si les flammes tressaillent sous le coup du sortilège... est-ce par manque de conviction ? Ou la chaleur peut-etre. Surement pas un problème de compétence en tous cas !


[Évent] Finale de la Coupe du Monde de Quidditch

Message publié le 09/09/2024 à 05:56

Je dois l'avouer : celle-là, je ne l'ai pas vue venir ! Travailler à Sainte-Mangouste pour entretenir et perfectionner mes compétences, c’est une chose. Mais être sélectionnée pour rejoindre l’équipe mobile de soins de la Coupe du Monde de Quidditch, c’en est une autre ! Bien évidemment, ma première réaction a été d’éclater de rire avant de refuser poliment. Il n’était pas question que je me retrouve, encore une fois, à soigner fractures, commotions et autres blessures. J'avais déjà donné bien assez à la fin de l’année scolaire. Pourtant, il faut bien l’admettre, après mûre réflexion : il faudrait être complètement folle pour refuser une telle somme pour lancer quelques sortilèges de soin.

 

Et me voilà donc, comme je m’y attendais, en plein cœur de l’action ! Enfin, si on peut parler d’action. Depuis le début de la compétition, j’ai à mon actif quatre fémurs cassés, six omoplates disloquées et douze crânes fêlés. Sans compter les sortilèges de désaoulement pour les supporters trop enthousiastes, ainsi que les furoncles et autres infections cutanées causées par les rixes. Remarquez, j’ai tout de même eu droit à un ou deux accidents magiques dans le lot ! Ça change agréablement, il faut l’avouer.

 

Le côté Quidditch en lui-même m’ennuie profondément. Par contre, voir ces athlètes musclés souffrir sous mes soins a ses avantages, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux. Et pour les mains aussi, d’ailleurs... Bah, quoi ? Il faut bien palper pour localiser précisément l’origine de la douleur ! D’ici quelques jours, je serai de retour dans mon infirmerie à Poudlard, face aux cris de mes petits braillards et leurs bobos ridicules. Alors, autant profiter des plaisirs qui s’offrent à moi tant que j’en ai encore l’occasion, non ?

 

Mais au fond, c'est amusant de voir à quel point les supporter sont imprévisibles et créatifs quand il s'agit de faire adopter leur point de vue. Un instant, vous êtes en train de lancer un simple Episkey pour soigner une petite coupure ; l’instant d’après, vous devez faire face à un supporter transformé en canari géant par un sortilège perdu. Je commence à me dire que ce travail n'est pas si ennuyeux que ça, finalement. Entre la magie qui fuse de partout, les sorts qui dérapent, et l’adrénaline de la compétition, il y a toujours de quoi s’occuper.

 

Et puis, si je suis honnête, ce petit séjour me fait du bien. C’est un peu comme des vacances, en plus mouvementé. Pas de paperasse interminable ni d'élèves pleurnichards qui se plaignent d’une simple piqûre de doxy. Ici, c’est du concret, du vif ! Bref, une pause bien méritée avant de replonger dans la routine poudlarienne.


Un job d'été comme un autre

Message publié le 23/08/2024 à 17:41

Certains diront que c'est une preuve supplémentaire que je mange à tous les râteliers. D'autres diront que, franchement, avec tout le sucre que je leur casse sur le dos, travailler là-bas pendant les vacances, c'est plutôt culotté ! Seulement voilà... premièrement, qui dirait non à quelques galions supplémentaires pour arrondir les fins de mois ? Et ensuite, lorsque le responsable du service est venu pour me débaucher à la fin de l'année scolaire, franchement, l'occasion était trop belle pour montrer à tous que : non, je ne suis pas juste bonne à réduire des fractures et apaiser les démangeaisons. Comme je ne cesse de le répéter : infirmière, c'est réducteur ! Après tout, je suis guérisseuse, moi, comme tout le monde ici !

 

Enfin, comme tout le monde... certains ici semblent aussi doués qu'un babouin avec une baguette magique. Je me demande si le manque de personnel n'a pas forcé Sainte-Mangouste à revoir à la baisse ses exigences en termes de compétences. Après quelques jours seulement, j'ai obtenu du médicomage en chef la responsabilité de m'occuper seule d'une partie du service. De cette façon, les autres employés peuvent se relayer sur leurs patients sans venir contaminer les miens de leurs bêtises. Pas question que je sois associée aux erreurs de soins des autres ; j'ai bien assez à faire avec mes propres imperfections sans avoir à ajouter celles des autres.

 

Voilà maintenant un mois et demi que je soigne les plaies, surveille l'extension des poisons, recherche les antidotes les plus pertinents, régule la température des corps et nettoie les blessures jour après jour, jusqu'à ce que les patients soient suffisamment remis pour être renvoyés à la maison. Parmi mes patients, j'ai même eu la surprise de reconnaître quelques visages connus ! Un élève de Serdaigle mordu par un gnome et dont la plaie s'était infectée faute de soins suffisants. Un autre de Gryffondor, habitué de l'infirmerie du château pour ses cascades sur le terrain de quidditch, qui avait cette fois décidé d'élever un Strangulot (tu parles d'une idée de génie...).

 

Depuis quelques jours toutefois, c'est plutôt le cas de monsieur Ackwood qui me préoccupe. D'après ses dires, il aurait été mordu par une accromentule dans la forêt de Puck’s Glen, ce qui est déjà un fait étonnant en soi, mais le plus étonnant, c'est que sa blessure semble s'aggraver de jour en jour. D'abord discrète bien que douloureuse, la blessure s'étend maintenant sur l'ensemble de son mollet, et sa peau prend une jolie couleur vert émeraude teintée de violet. Quant à l'odeur...

 

Pour la troisième fois de la semaine, je vais essayer de lui appliquer un anti-venin de mon cru ! Les deux précédents n'ont eu pour effet que de diminuer la douleur ; si celui-ci ne marche pas, je serai obligée de faire appel à un spécialiste en la matière, ce qui, très franchement, me fait chier ! Je suis presque sûre que sa morsure n'est en rien due à une accromentule... mais faute de preuve, je ne vais pas cuisiner le pauvre homme. S'il préfère mourir plutôt que dire la vérité, c'est qu'il doit avoir de sacrées bonnes raisons. J'irai peut-être faire un tour du côté de Puck's Glen prochainement... histoire de voir quel genre de bestioles y rôde.


Des cognards pleins la tête

Message publié le 02/08/2024 à 16:56

"Le Quidditch est un moyen sain pour nos élèves de laisser libre cours à leur esprit de compétition, et ce, en toute sécurité."

 

Tu parles d'une idée à la con, franchement ! Je n'avais jamais vu l'infirmerie aussi pleine ! J'ai même dû installer des lits temporaires devant pour pouvoir accueillir tous les blessés. Si je mets la main sur le crétin qui a eu l'idée de génie d'ensorceler les cognards, je lui en carre un dans le... Pardon, un peu de contexte.

 

Depuis le début de l'année scolaire, les tensions entre les différentes maisons vont grandissantes. Ou pour être plus précise, les élèves de Serpentard semblent s'être lancés dans un concours pour voir qui s'attirera le plus d'ennuis, et bien souvent au détriment des autres élèves. Alors forcément, plus la finale de la coupe des quatre maisons approchait, plus les petits accidents de couloir se faisaient fréquents.

 

Enfin, enlever une fourrure ou faire disparaître des pustules, c'est une chose ; mais se retrouver avec la moitié de l'école présentant fractures et commotions, là, franchement, même pour moi, ça commence à faire beaucoup.

 

Il semblerait qu'un élève se soit introduit dans le local où sont stockés les cognards pour les différents matchs et qu'il ait tenté d'ensorceler la balle pour n'attaquer que l'équipe adverse, j'imagine... Toujours est-il que le cognard s'est montré moins coopératif que prévu et, une fois la malle ouverte pendant le match, ce ne sont pas les joueurs qui ont été visés : mais le public !

 

Une tour et deux gradins se sont effondrés avant que les professeurs ne parviennent à maîtriser la situation. J'avais pourtant fait part de mes inquiétudes quant à l'ambiance de plus en plus néfaste qui régnait, mais bon... pourquoi est-ce qu'on m'écouterait, hein ? Avec la coupe du monde de Quidditch qui approche à grands pas, forcément, on ne peut pas se permettre d'annuler une coupe locale, quel serait le message envoyé ?

 

Franchement, vous savez quoi ? Je suis bien contente de ne pas avoir à m'investir dans ce championnat stupide. Je laisse ça aux médicomages de Sainte-Mangouste. Après tout, je ne suis qu'une infirmière, moi.

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