Harry Potter RPG

Liste des messages de Basil Banks

Basil Banks

Homme

14 ans

Sang-mêlé

Britannique

Ne pas confondre vitesse et précipitation !

Message publié le 21/02/2026 à 18:29

Tout de Luciana Visconti lui semble parfaitement inattendu. Soudain conscient d'avoir aussi mal jugé la Serpentard comme beaucoup pouvaient le méjuger au quotidien, Basil ressent une aigre culpabilité. Non seulement elle n'avait pas cherché à se moquer de lui, ni ne lui en avait voulu, mais en prime elle avait insisté pour lui payer son chocolat chaud, et tâchait visiblement d'apprendre à le connaitre vraiment.

 

Rougissant, Basil secoue légèrement la tête de haut en bas pour toute réponse à sa nouvelle questions.

 

Enfant, ils avaient rendu souvent visite à son oncle Rayan, qui vivait alors à Londres. Désormais sur la côte est des États-Unis, ils y passent certains Noël, et parfois même quelques semaines en été. Surtout, le travail de sa mère l'a toujours poussé à quitter les frontières des Royaumes-Unis pour explorer le monde, embarquant dès qu'elle le peut son fils. Basil avait déjà mis les pieds dans plusieurs pays différents, principalement de l'autre côté de l'Atlantique, mais aussi une fois en Australie.

 

- Un peu ouais.

Peu habitué à parler de lui, Basil n'évoque aucune des aventures vécues avec sa mère, qu'il considère parfois comme sa seule confidence, à l'instar de ses nombreux carnets écornés.

 

- Jamais tout seul, il ajoute pourtant, se sentant en confiance, admettant à demi-mot que son rêve serait finalement d'être un aventurier solitaire.

 

La solitude avait cela de bien qu'elle ne vous demandait jamais des comptes, ou ne vous regardait pas de travers dès que vous répondiez à des questions qu'on ne vous avait pas encore posé, ou cédé à des réflexes idiots lorsque les circonstances ne s'y prêtaient pas.

 

- Ma mère est photographe, il évoque. C'est elle qui m'a montré comment me servir d'un appareil, et c'est elle qui m'a offert mon Mekapteur. Autant de raisons pour lui de trouver le présent idéal pour Noël prochain. J'pourrais te montrer comment on s'en sert si tu veux, c'est pas si compliqué.

 

Basil boit son chocolat, passe sa langue sur ses lèvres pour éviter d'avoir l'air d'un idiot avec une barre de lait plaquée sur le visage.

 

- T'as encore plus d'un an pour savoir ce que tu veux faire, il ajoute avec assurance. C'est vraiment très long, un an, il peut se passer tout un tas de choses !


En rouge et... noir ?

Message publié le 17/02/2026 à 18:30

- De... quoi, maintenant ? Basil s'affole un peu en ouvrant des yeux ronds. Mais l'couvre-feu... !

 

L'couvre-feu rien du tout, il faut croire, car Zuey supplie et supplie encore, tant et si bien que Basil ne parvient plus vraiment à l'empêcher de l'entrainer avec elle. 

 

- J'imagine que si c'est pour parler du journal... 

 

La tour d'astronomie ne se trouvait pas si loin par rapport à leur Salle Commune, et ce n'est pas comme s'il essayait d'éviter les professeurs puisqu'ils allaient à la rencontre de l'un d'eux. Autant d'arguments intérieurs qui cherchaient à le convaincre de trouver son courage, et de ne pas décevoir sa camarade. C'est qu'elle avait un enthousiasme assez contagieux, voyez. Basil ne s'était jamais imaginé autre chose que photographe pour le journal de Poudlard, mais si Zuey l'y poussait assez fort, peut-être saurait-il évoluer dans une autre direction. Écrire, pourquoi pas, au-delà de ces carnets personnels qui ne trouvaient jamais lecteurs.

 

- On va éviter d'faire trop d'bruits quand même, Basil insiste malgré tout tandis qu'ils passent le portrait de la Grosse Dame, et se propulse dans les couloirs éclairés par de simples torches.

 

Si ça se trouve, le professeur Wickerson ne serait même pas disponible. À moins qu'il n'ait cours ? Par tous les diables, cette idée était une très mauvaise idée. Ils pourraient écoper d'une retenue. Zuey ne se démonte pas pourtant, continue de le pousser à avancer entre les parois de pierre sur lesquelles se projettent leurs ombres soit trop immenses, soit trop minuscules.

 

- Ça s'trouve il a cours, prévient Basil à voix basse, alors qu'ils parviennent bientôt au pied de la tour d'astronomie.

 

Peu au fait du planning des professeurs en dehors de celui qui le concernait directement, Basil se fige en entendant la voix du professeur Wickerson qui résonne dès lors qu'ils commencent à grimper les escaliers.

 

- Jupiter ! Bien sûr Monsieur Anderson. Au moins un qui aura révisé. Jupiter est une excellente réponse. Trente points pour Serdaigle. Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi Jupiter, et non Mercure ? Mh ? Non, non pas vous Monsieur Anderson. Laissez moi croire que d'autres ont ouverts leur manuel dans les derniers jours, je vous pries.
- Merde. Nan bah on r'viendra l'voir demain, au p'tit déjeuner ok ?

 

Franchement rassuré de pas devoir toquer à la porte de l'astronome alors que le couvre-feu était passé, Basil entraine Zuey dans les couloirs pour qu'ils rejoignent la sécurité de leur Salle Commune. Peu habitué à désobéir aux règles, le Gryffondor se sentait aussi nerveux qu'impressionné par le simple fait d'être debout dans les couloirs à cette heure : une sensation qu'il ne devait finalement qu'à Zuey Lindberg. Est-ce qu'elle était tout le temps comme ça ?


En rouge et... noir ?

Message publié le 14/02/2026 à 09:27

- Oh non non, mais j'crois que les escaliers vont juste pas l'laisser monter, avait-il répondu.

 

À moins que Sasha ne connaissent des sortilèges capables de dévier la magie ancestral du château ? Aurait-il appris ça en Ukraine ? À la guerre ? Qu'apprenait-on, à la guerre ? À tuer, probablement. Parfois, Basil était saisi de cauchemars dans lesquels il voyait des garçons pas beaucoup plus âgés que Sasha, qui se rendaient au front pour ne jamais en revenir. Parfois, il entendait distinctement le vacarme d'explosions qui le voyait se réveiller en sueur entre ses draps. Ces cauchemars avaient participé à sa fascination de l'époque, à laquelle il se sentait presque appartenir.

 

L'engouement de Zuey pour le journal est immédiat. Ses yeux cernés de noir s'écarquillent tandis qu'elle énonce de multiples idées de rubriques qui semblent lui tenir à cœur. Des idées qui résonnent dans la salle commune comme autant d'éclairs de génies. Du moins, c'est ce qu'il semble à Basil tant la quatrième année les déclare avec passion. Lui-même n'a jamais démontré d'un grand intérêt pour le sujet de l'amour, mais la poésie ça lui parle. Assez pour qu'il se demande s'il aurait le courage de participer à un tel projet, si elle venait à le lancer.

 

Zuey Lindberg, à l'instar de Charlie Carter, est une sorcière très tactile, et lorsque ses mains s'accrochent subitement aux siennes, Basil ne sait pas vraiment comment réagir. Une chaleur indéniable se répand sous sa peau, fait rougir une fois encore son cou, et ses pommettes, tandis qu'il hoche la tête sans raison. Initialement, il avait imaginé que Zuey ferait des reportages photographiques dans tout Poudlard, mais la sorcière semblait davantage animée par la perspective de faire échanger les élèves entre eux, pour résoudre leurs problèmes.

 

- C'est euh... chaque mois, annonce Basil. T'as vraiment plein d'idées cool.

 

Il aurait sans doute pu bénéficier d'un endroit pour poser ses questions, à l'époque où ses seules interactions avec les élèves consistaient à les fuir dans les couloirs pour éviter qu'on ne jette ses affaires au sol, ou dans les toilettes, ou qu'on ne lui lance un quelconque maléfice.

 

- J'aime bien l'espace poésie, il conclut en détachant ses mains, se sentant idiot dans cette position, bien qu'un sourire reste lui étirer les lèvres. J'pense que tu peux tout proposer, le professeur Wickerson nous dira si c'est possible de tout intégrer ou non.


Ne pas confondre vitesse et précipitation !

Message publié le 13/02/2026 à 20:15

Plus que surpris par l'insistance de Luciana, et la gentillesse avec laquelle elle essaie de le rassurer, Basil se met subitement à douter. Serait-ce une farce ? Il suit, cependant, trop poli pour refuser une invitation claire. S'engouffre à la suite de la sorcière à l'intérieur du bar, s'installe face à elle avec quelques rougeurs qui se répandent de son cou vers ses joues, et jusque la pointe de ses deux oreilles. Ses yeux guettent les autres clients, davantage pour se donner quelque chose à faire que par réelle curiosité. Son attention s'arrête cependant sur un homme au teint gris et aux yeux sombres qui semble les observer en retour.

 

Un frisson lui parcourt l'échine.

 

- Ha. Non, je sais, enfin j'm'en doute quoi... qu'elle mord pas. Le rire de Basil est nerveux. De sa poche, il extirpe une paire de mornilles qu'il fait glisser sur la table. C'est pour mon chocolat ok ?

Chocolat qui ne tarde pas, par ailleurs, à être déposé devant lui. Aussitôt, les doigts de Basil encerclent la tasse pour en récupérer la chaleur. Un index se met à tiquer contre la porcelaine. Les questionnements de Luciana le prennent de court. Personne ne lui a jamais demandé une telle chose. Personne qui ne soit pas le nouveau petit-ami de sa mère, ou cette femme qui devait l'examiner pour l'orientation de son avenir. Il s'était imaginé que Luciana voudrait parler de la vision qu'il avait eu, ou même du fait qu'il ait la capacité de voir des choses que personne d'autre ne semble voir.

 

Il s'était imaginé qu'elle chercherait un moyen de l'utiliser, ou peut-être de l'évincer, au cas où il éventerait son secret. Il s'était imaginé qu'elle se moquerait finalement de lui, ou même qu'elle le menacerait. Pas qu'elle lui demanderait de parler de sa vie, de sa famille, de ses passions. Était-elle vraiment intéressé par ce que Basil Banks pouvait bien avoir à raconter de sa courte existence ? Incertain, Basil fait rouler sa cuillère entre ses doigts, et l'agite tranquillement dans sa tasse de chocolat chaud. Son regard se perd tantôt sur la mousse formée sur le dessus de sa boisson, tantôt sur les traits irréguliers de la table.

 

- Bah... j'sais pas j'aime... la photographie ? J'fais partie du journal de Poudlard, tu sais, Basil annonce en haussant les épaules, offrant ce qui n'est finalement que ce que chacun peut aisément savoir au château. J'suppose que j'aimerais bien être reporter plus tard. Vivre des aventures. Tout ça. Sur d'immenses zeppelins, par exemple. Toi tu sais ce que tu vas faire après Poudlard ? Il demande dans l'espoir de s'extirper du centre de l'attention de Luciana.


Ne pas confondre vitesse et précipitation !

Message publié le 13/02/2026 à 16:45

- Ok... Basil se contente de souffler, presque soulagé.

 

Rien dire ? Facile. Sa vie de tous les jours ça. Rien dire, c'est seconde nature. D'ailleurs, il aurait pas parlé de sa vision à propos d'elle, si ce n'était pas elle qui l'y avait poussé. Voilà bien des mois et des mois que Basil avait cessé d'évoquer ses visions de manière générale, car elles ne lui apportaient jamais que des ennuis. La dernière qu'il avait partagé remontait à la première épreuve du tournoi, à la demande de Charlie Carter. Ça avait tout aussi mal tourné que pour toutes les autres.

 

- Je euh ouais... ok.

 

Demander une faveur à Luciana Victonti ? Pas sa vie de tous les jours ça. Sa vie de jamais d'ailleurs. Oserait-il même l'approcher à Poudlard ? Sans doute pas. D'autant moins à présent qu'il savait conserver un secret à son sujet, un secret à ne surtout pas éventer. Quel genre de secret cela pouvait-il bien être ? Qu'avait de particulier cette vision, cet arbre, ce serpent ? Basil ne risquait pas de vendre la mèche : il ne comprenait rien à ce secret qu'on lui demandait subitement de garder.

 

Luciana est déjà partie. Son pas rapide et déterminé la portant visiblement dans la direction du Chaudron Baveur pour une bièraubeurre donc. Basil Banks allait boire une bièraubeurre avec Luciana Visconti. Soudain, le garçon était heureux qu'ils ne soient pas à Pré-Au-Lard, où ils auraient risqué de croiser d'autres élèves du collège. D'autres élèves qui se seraient demandé la raison derrière cette bièraubeurre, et qui se seraient peut-être imaginé des choses.

 

Des choses qui, fatalement, lui seraient toutes retombées dessus.

 

- T'es sûre pour la bièraubeurre hein ? Tu sais j'garderais ton secret même si on boit pas un verre hein, j'en parlerais jamais à personne. J'sais très bien garder les secrets. Même ceux qu'il ne comprend pas. Surtout ceux qu'il ne comprend pas. J'veux dire t'as ton livre à acheter, alors moi j'veux pas t'embêter.

Il trottine derrière elle, puis à côté d'elle, puis ils pénètrent le bar dont l'atmosphère un peu lourde les soustraie brutalement à la fraîcheur du Chemin. Aussitôt, Basil ouvre son manteau histoire de ne pas laisser la chaleur l'engourdir. Tu auras froid dehors si tu gardes tous tes vêtements dedans, répétait constamment sa mère. Un bézoard dans le fond de l'estomac, Basil s'avance, incertain. Il n'est jamais rentré dans un bar aussi adulte

Il n'est jamais entré dans un bar aussi adulte avec une fille, et encore moins avec une fille de sixième année au nom aussi important

 

- J'vais plutôt prendre un chocolat chaud, il annonce d'une petite voix, en retrait, avisant les prix des bièraubeurres sur le mur. Comme il fait vachement froid dehors.


En rouge et... noir ?

Message publié le 13/02/2026 à 15:33

Flash. Le visage de Basil se tourne et il avise Zuey, planquée derrière sa machine. Plus acclimaté à se trouver derrière l'objectif de l'appareil plutôt que devant, il ne peut s'empêcher de grimacer. Sans doute aura t-il l'air complètement ahuri.

 

- Ouais, Kalina a besoin d'un coup d'main pour sa métamorphose, introduit Basil au retour de la Gryffondor. La rédac à propos des focifères, tu sais ?

 

Son attention de nouveau déviée sur l'ukrainienne, il ne s'attend guère à l'énumération qu'elle commence à lui faire de tous les mots d'anglais qu'elle a appris jusque là. D'ailleurs, il ne sait pas bien quoi faire pour l'arrêter, car la récitation semble sans fin. C'est son grand frère qui vient mettre un terme au monologue de la petite fille, l'agrippant purement et simplement pour l'emporter sous son bras.

 

- Euh...

 

Voyez-vous, Basil n'a jamais eu ni frère ni sœur, et il ne s'est jamais suffisamment entendu avec ses camarades de dortoir pour avoir une quelconque relation approchante. Alors le spectacle qu'offrent Sasha et Kalina le laisse un peu con. Ça a l'air visiblement, car personne autour d'eux ne réagit tandis qu'ils s'éloignent en continuant de se disputer, les bras et les jambes de Kalina agités en tous sens.

 

- Tu crois qu'il va la porter comme ça jusque son lit ? Les garçons sont pas sensés monter dans les dortoirs des filles...

 

Les ukrainiens disparaissent finalement tout à fait, et Basil pousse un soupir en récupérant son parchemin, pour se remettre au travail. Cette fois, pour de bon. Ses yeux coulissent vers le titre que vient d'inscrire Zuey sur le sien. L'Amour.

 

Ce n'était guère le sujet du devoir, mais Zuey ne semblait vraiment pas se soucier ni des sujets, ni des devoirs, ni de grand chose d'ailleurs.

 

Intimidé par la présence de la sorcière qu'il trouve aussi fascinante qu'étrange, Basil n'ouvre pas son manuel, ni ne récupère sa plume entre ses doigts tâchés d'encre. Il désigne plutôt son sac, plus loin, dans lequel elle a rangé son appareil plus tôt.

 

- Tu prends des photos tout l'temps, il remarque. Pourquoi tu r'joins pas le journal de l'école ? On est pas bien nombreux, mais l'professeur Wickerson est plus cool qu'en astronomie, et il nous laisse faire un peu ce qu'on veut.


La fin de l'épreuve

Message publié le 11/02/2026 à 20:26

Basil se décolle de son Mekapteur pour lever une main timide en direction de la grande sœur de Charlie, qu'il ne connait qu'au travers des nombreuses anecdotes racontées par son amie - et des journaux qu'il prend toujours le temps de lire avec régularité. Le flash de son appareil reprend aussitôt du service alors qu'il essaie de capturer la liesse générale, et le visage sévère de leur directeur d'école annonçant la fin officielle de la première épreuve.

 

Pas une parole ou un sourire à l'égard de la championne de Poudlard, qui vient de sortir vainqueur de la première épreuve du tournoi des Trois-Sorciers : en tant qu'hôte de cet évènement d'une envergure unique, sans doute se doit-il d'être impartial ?

 

Demeuré à bonne distance afin de laisser la famille Carter festoyer, Basil ne peut s'empêcher d'être curieux de la présence de Charli Blackburn au milieu des rouquins, ou encore de Sasha, qui semble s'y trouver comme chez lui. Mais après tout, ne sortait-il pas avec Alison l'année dernière ? Charli, cependant, n'a pas de lien avec les Carter de ce qu'il sache... à moins qu'il ne se soit lié d'amitié avec Marley ? Comment avait-il été mis au courant du petit frère Carter alors même que c'était un secret ?

 

Basil n'a guère l'occasion d'y réfléchir plus avant, car Charlie lui réclame une photo. Une photo comprenant Charli, d'ailleurs, avec le géant Owen Carter. Oh. Sans doute est-ce là l'explication. Charli Blackburn est venu jusqu'ici rencontrer l'ancien joueur. Basil acquiesce alors qu'il s'avance sans oser vraiment regarder le père de Charlie dans les yeux, ni qui que ce soit d'autre que Charlie d'ailleurs. Son appareil est remonté pour encadrer le deuxième année aux côtés du gigantesque ex-capitaine de l'équipe nationale d'Écosse. Flash.

- Merci ! Tu m'la refileras hein ? Lui réclame immédiatement le Gryffondor avec excitation.
- Évidemment, assure Basil tout en reportant son attention sur Charlie Carter.

 

La famille entière semble sur le départ, tout comme le reste des gradins. Le directeur a invité tout le monde à rejoindre les champions sur le terrain. Mais plutôt que de suivre le mouvement, Basil compte bien rester dans les hauteurs pour capturer la scène sous cet angle aérien.

 

- Vas-y j'descends après, il annonce à son amie désormais bien entourée.

Ce n'est qu'une bonne quinzaine de minutes plus tard que Basil vient fouler le gazon du terrain. Il ne se mêle pas à la foule cependant, et se voit bientôt rejoint par Charlie. Aux côtés de Flora et Nellie, qui ont brandie une banderole d'encouragement pour Alison pendant toute la durée de l'épreuve ou presque, ils sont à l'abri des bousculades et des questions incessantes des journalistes.

 

- J'ai pris une photo d'vous avec la banderole, confie Basil, j'espère que ça vous va si ça termine dans le journal de l'école !


En rouge et... noir ?

Message publié le 11/02/2026 à 20:00

Heureux d'avoir pu venir en aide à Kalina, Basil s'apprête à reprendre son devoir - voilà plusieurs longues minutes qu'il a perdu le fil de ses lectures, et que sa rédaction n'a plus avancé d'une seule ligne. Il ne s'attend guère à ce que la première année se rapproche soudain, déposant un ouvrage énorme sur la table avant de l'ouvrir pour se mettre à le feuilleter à ses côtés. Son regard dévie du côté de son grand frère, occupé avec Zuey, en vain.

 

- Euh, d'accord ?

 

Toute son attention rapatriée sur la petite ukrainienne, Basil rabat sa plume sur son parchemin. S'il en avait la volonté - et le courage -, sans doute expliquerait-il à Kalina qu'il a lui-même tout un parchemin à remplir pour le lendemain, mais voilà. Basil n'a ni le courage, ni la volonté, et il ne sait pas dire non. Encore moins à une petite fille aussi décidée. D'ailleurs, il repousse déjà sa rédaction et son manuel pour se rapprocher à son tour, histoire de lire avec elle les quelques mots qu'elle souligne du bout de l'index.

 

- Le foyer, Basil corrige d'abord en exagérant sa prononciation. Le foyer magique, c'est la... base magique d'une créature ? Son essence. Ce qui en fait une créature magique si tu préfères. Genre le focifère c'est une créature magique, tu vois...

 

Sans grand étonnement, Basil fait preuve d'une patience rare alors qu'il explique chaque élément couvert par le paragraphe que vient de lui lire Kalina, oublie ses rougeurs et sa timidité tandis qu'il évoque les lois inaliénables de la métamorphose et leurs limites, les spécificités du plumage du focifère, la façon de stabiliser un foyer magique. Oublié son propre devoir alors qu'il demande à Kalina des précisions quant à l'intitulé du devoir donné par le professeur Pope, se remémorant sa propre rédaction de l'époque.

- Il faut structurer ta réponse. Il trouve ça super important, annonce Basil. Tu t'en sors avec les termes anglais ? J'peux t'aider si tu veux, il propose. Relire et tout quoi. T'as appris quand la langue ? Moi j'sais parler rien d'autre, il poursuit, assez impressionné malgré lui.


Dans les gradins

Message publié le 06/02/2026 à 18:58

Les yeux de Basil déviaient régulièrement vers les écrans géants alors qu'ils évoluaient parmi la foule. Plusieurs minutes passèrent pendant lesquelles la sœur de Charlie semblait en très mauvaise posture, puis, enfin, elle sembla parvenir au centre des ruines. Les autres champions semblaient toujours en être loin, puisqu'on les voyaient marcher au milieu des pierres d'un côté comme de l'autre. Elle était la première. 

 

- Elle a réussi ! Basil s'entend prononcer, éberlué, derrière les deux silhouettes qu'il arrête momentanément de suivre. Bien joué Alison.

Profondément soulagé, le Gryffondor ferme brièvement les yeux et pousse un soupir. Tout est bien qui fini bien. Charlie n'aurait pas supporté qu'il arrive quelque chose à sa grande sœur. Tout Poudlard fête la victoire alors que la championne de l'école rebrousse chemin pour s'extirper du labyrinthe, et que Basil se remet en mouvement. 

 

Rapidement, il se sent oppressé par les mouvements de foule, la liesse générale, et la cacophonie de la famille Carter tout autour de lui. Lorsque Charlie l'étreint brusquement, Basil oublie la gêne, l'anxiété, échappe un rire inévitable pour accompagner son amie, visiblement pleinement de retour. Rien ne saura effacer ce qui s'est tramé tout à l'heure devant leurs yeux à tous, mais c'est la joie, pour l'instant, qui prend le pas sur tout le reste.

 

- Elle a gagné ! Il annonce à Charlie comme pour ancrer cette réalité devant les illusions terribles auxquelles la championne a du faire face pour y arriver. Elle a gagné Charlie Carter !

 

Ses deux mains empoignent les épaules de la Serdaigle, puis il la laisse s'échapper dans le giron de sa famille tandis qu'il extirpe son Mekapteur de son sac. De tous les instants de cette première épreuve, c'est sans doute celui qui vaut le plus un souvenir.


En rouge et... noir ?

Message publié le 06/02/2026 à 17:45

Mortifié par la réponse de Cassie, Basil sent son cœur s'emballer tout seul dans sa poitrine. Irait-elle jusque lui lancer un sort pour l'humilier ? Peut-être bien. D'autres l'auront fait avant elle. Il aimerait avoir suffisamment appris du courage de Nikolaï pour se lever de sa chaise et lui faire face, à la place de quoi il demeure parfaitement silencieux. Les yeux rivés au sol, les lèvres sèches, il n'a pas la moindre réplique à offrir en réponse aux propos injurieux de la septième année, pas plus qu'il n'ose la regarder.

D'ailleurs, il n'ose plus regarder personne alors même que Cassie s'éloigne, et qu'il ne reste plus que Zuey et lui. Il sursaute alors que des lèvres viennent soudain embrasser sa joue déjà cramoisie, et ses yeux se dressent d'eux-même vers sa camarade, écarquillés d'étonnement. Elle a trouvé qu'il avait de la répartie ? Vraiment ? Lui s'était trouvé proprement ridicule. Cassie aussi, l'avait trouvé ridicule, et elle n'avait pas manqué de le faire savoir ! Incapable de répondre dans la seconde, il se contente d'ouvrir et fermer la bouche comme un idiot.

- Huh. J... Bah...

 

Qu'à cela ne tienne, Zuey était déjà installée à côté de lui. Pas forcément pour longtemps, car elle file aussitôt rejoindre les deux ukrainiens attablés plus loin. Le temps pour Basil de calmer les battements de son cœur. Les choses n'étaient pas allé plus loin, et Cassie n'était sans doute pas prête de revenir, pas vrai ? Difficilement, Basil retrouve les pages de son parchemin, et tente de retrouver où il en était. C'est sans compter sur l'arrivée soudaine de la petite sœur de Sasha, dont la question le prend de court.

- Oh. Oui, oui bien sûr !

Tout heureux de se trouver soudain une utilité, une vraie, Basil étire un sourire vers la petite fille avant de réciter :

- C'est un oiseau dont le cri rend fou. Enfin le cri. Il chante en fait, et c'est pas forcément désagréable ou quoi, mais à la longue ça rend fou. Si on l'écoute trop longtemps ! Son nom vient de là d'ailleurs. Faut s'y faire. Il faut s'y faire... il s'arrête, réalisant que Kalina n'a sans doute pas le vocabulaire approprié pour saisir toute la subtilité du nom accordé à la créatures par ses congénères britanniques. Pensif, il avance : il a p't-être un autre nom en ukrainien.


Dans les gradins

Message publié le 03/02/2026 à 09:33

Si Basil reste assez surpris de l'étreinte de Sasha envers Charlie, il n'en montre rien. Pour cause. Inquiet à l'égard de son amie, il se contente de maintenir sa prise sur elle tout en défiant du regard les curieux alentours. Ça commence à chuchoter, et plusieurs élèves semblent se questionner quant à l'arrivée soudaine de l'ukrainien. Soulagé par la décision prise par ce dernier, Basil hoche gravement la tête en se redressant pour suivre les deux autres, sa main toujours emprisonnée dans celle de Charlie.

J'veux pas voir ça, j'voulais pas voir, se plaint-elle en sanglotant dans le dos de l'autre garçon. Les lèvres de Basil se tordent, et son autre main gagne l'épaule de son amie pour serrer légèrement. Il ne connait que trop bien ce sentiment, lui qui a vécu l'accident de son père en boucle avant même que celui-ci ne se produise, et il trouve parfaitement injuste que Charlie ait eu à témoigner d'un tel moment.

 

Il n'existe aucun mot qui puisse effacer la peine engendrée par ce genre d'instant. Sa mère avait eu beau passer des nuits entières serrée contre lui à le bercer que ça n'y avait rien changé. Il n'oublierait jamais ni le vacarme du bris de verre, ni la sensation oppressante, ni le goût du sang. Basil avait souvant pensé que ses visions n'existaient que pour lui montrer les pires horreurs, quand elles ne restaient pas étonnement incompréhensibles.

 

L'existence des épouvantards semblaient finalement dédiée à faire vivre ces mêmes horreurs à celles et ceux qui ne l'avaient pas mérité. Comme Charlie Carter. Ils parviennent finalement en bas, et on les autorise à grimper dans le gradin occupé par le père de Charlie - et les familles des autres champions. Hésitant, Basil se demande s'il ne sera pas de trop, tout là haut. S'il a sa place au milieu de tous les Carter, alors qu'il ne connait que Charlie.

 

Complètement intimidé, ses lèvres se verrouillent tandis que sa main demeure dans celle de son amis.


Dans les gradins

Message publié le 30/01/2026 à 21:37

Frustré de ne pas pouvoir rassurer Charlie davantage, Basil se contente de faire office de pilier de soutien tandis qu'Alison évolue entre les ruines, cernée de cette même brume qui semble harceler tous les champions. Focalisé sur les écrans, il espère une seconde vision plus précise que la première pour être en mesure d'alléger l'appréhension de son amie, en vain. Son Mekapteur demeure à ses côtés, presque oublié, ses rouages tournant dans le vide à l'infini. La priorité du garçon n'est pas vers son article pour le journal de Poudlard, pour l'instant.

 

La première rencontre de la sœur de Charlie saisit la foule presque autant que celle du champion français, qui échappe à l'attention des deux adolescents. L'apparition est personnelle. Horrifiante. Le père de Charlie, tenant sa femme décédée entre ses bras, son corps déchiquetée par des morsures et griffures bestiales. Basil appose sa main sur celle de son amie, le visage blanc et le cœur battant dans sa poitrine. Par Merlin. Il n'imagine pas ce que cela lui ferait de voir son propre père étalé sur la pelouse après son accident de voiture. Plutôt, il imagine très bien.

Incapable de trouver les mots, Basil se contente d'être là et de vivre les choses avec Charlie, conscient qu'il ne pourra guère lui apporter plus de réconfort que cela.

- C'est un épouvantard, il informe simplement la Serdaigle alors qu'elle semble complètement perdue, engluée dans sa propre stupeur. Elle l'a vaincu Charlie, elle avance, regarde.

L'épouvantard, par ailleurs, semble trouver la championne de Uagadou dans les quelques minutes suivantes, prenant les traits d'une vipère immense et terrifiante. Basil prend cette fois le temps de prendre quelques photographies, davantage pour s'occuper les mains que par souci d'investissement dans la mission qui lui a été donné. Il abaisse son objectif alors que parait dans le brouillard, face à Alison, une créature similaire à sa vision. Ses deux mains décharnées, son corps flottant au-dessus du sol tel un spectre tout droit sorti des enfers.

 

- Par Merlin. C'est... oui, c'est ça. C'est lui. Qu'est-ce que c'est ? Basil n'en est pas certain. Il est sûr d'en avoir déjà vu, mais il n'en connait pas le nom.

Les yeux accrochés à la scène, sa main trouve de nouveau celle de Charlie, qui le serre si fort qu'il ne sent presque plus le sang circuler à l'intérieur. Il s'en fiche pas mal. La respiration coupée, il semble englué aux écrans tandis qu'Alison tombe au sol. Sauvée in-extremis par le sortilège d'une personne située à l'intérieur des ruines - un professeur sans doute -, la Serpentard se relève finalement pour faire face au détraqueur - son nom est sur toutes les lèvres autour d'eux. De l'autre côté des gradins, les hurlements d'Owen Carter ne parviennent pas à détacher l'attention de Basil de ce qui se passe.

 

- Elle se défend Charlie, elle se défend ! C'est bon, regarde ! Il a fuit pour de bon !

Mais Charlie, ses doigts toujours serrés autour des siens, n'a pas la moindre réaction. Pas même alors que la créature disparait dans la brume, et qu'Alison se remet à marcher. Entièrement tourné vers elle, il affiche un air concerné devant son visage presque inerte. C'est comme si elle n'était plus vraiment là. Plus vraiment elle.

 

- Charlie, Charlie ! Elle a réussie Charlie, Alison a réussi à le faire fuir t'as vu ? Il insiste tandis que la joie s'étale dans la tribune, loin de se soucier d'eux. Elle va bien ok ? Elle s'en est sortie, elle va réussir l'épreuve !

Un peu désespéré, Basil serre à son tour les doigts de Charlie Carter pour tenter de la ramener sur terre, et il n'est pas qu'un peu soulagé d'apercevoir Sasha Shevchen débarquer dans le gradin comme une furie. Lui aussi est un ami de Charlie, il le sait.

 

- Sasha ! Il lève sa seule main libre pour l'agiter dans sa direction dans une tentative de l'attirer. Y a Sasha qu'est là, j'crois qu'il te cherche, il s'adresse à Charlie rapidement.


En rouge et... noir ?

Message publié le 29/01/2026 à 17:12

Le comportement de Cassie voit Basil froncer brièvement les yeux. Les joues rougies jusque la pointe des oreilles, il se détourne vers sa lecture, comme si de rien n'était. La réplique suivante ne lui échappe pourtant guère. Son ton cassant lui rappelle celui de plusieurs autres sorciers et sorcières qui ont participé à faire de ses premières années à Poudlard un enfer. Visage de nouveau dressé, il croise les yeux d'une Zuey visiblement peu affectée par la situation, et se pince les lèvres dans une tentative vaine de répondre à son sourire.

Les doigts serrés autour de sa plume, il ne prétend plus écrire ce devoir sur lequel il planche depuis déjà près d'une heure, et se joue spectateur d'une scène qu'il n'est pas près d'oublier. Comédienne née, Zuey s'étale en poésie improvisée, grands gestes à l'appui, pas la moindre hésitation ni dans ses répliques ni dans ses mouvements, comme s'ils avaient été d'une quelconque façon répétés jusqu'à atteindre la perfection. Ébahi, Basil en lâche complètement l'accessoire pour se tourner pleinement vers elle.

Un rire le prend tandis que Zuey s'étale à ses pieds, gêné et empreint de nouvelles rougeurs, néanmoins joyeux et libéré. Un rire qui s'étrangle alors que la sorcière cherche à lui saisir les mains, son invasion pour le moins impossible à ignorer, et dont il ne parvient pas vraiment à se défendre. C'est vrai quoi, il va pas la frapper non plus ! S'il pouvait, il matcherait son jeu à coup de belles répliques, mais voilà. Basil n'est pas ce genre de garçon là. 

Ces lignes de poésie ne sont accueillies qu'entre les lignes de carnets secrets qu'il ne montrerait à personne, pas même à Charlie Carter, voyez.

- Hm, oui, heu, non hein ! Personne va mordre personne, pas vrai ?

D'autres Gryffondor se font spectateurs de la scène, Sasha Shevchen et sa petite sœur Kalina débarquée en tout début d'année. Basil ne les remarque pas, trop occupé à tenter de se dépêtrer de sa situation sans s'attirer la honte, ou les foudres de Cassie qui ne semble pas vraiment impressionnée par le déballage que vient de faire Zuey Lindberg. Cette dernière vient, par ailleurs, de le couvrir de miettes, et probablement d'étaler un peu de chocolat sur son uniforme, mais ça il n'en a pas grand chose à faire.

- Relève toi hein, j'suis pas un chevalier moi. J'suis juste Basil. Là. Quel élan de courage et de créativité, n'est-ce pas ? Donnez lui une épée qu'il se la plante directement dans le pied ! Elle a raison quand même, t'pourrais demander gentiment hein. Il enchaine à l'intention de Cassie, se donnant un mordant dans la voix qui ne lui appartient vraiment pas. Pis si t'aimes pas l'bruit y a toujours la bibliothèque. C'est une salle commune ici.

Commune comme communauté, communiquer, parler, grailler, déclamer des conneries en vers si l'envie nous prend ! Ne dit-il pas, car - faut pas déconner - il n'est que Basil Banks, et le regard de Cassie Dunn le liquéfie presque sur place.

- Un sort et t'es propre en prime. C'est d'l'entrainement commun, il ajoute en haussant les épaules, l'insolence pêchée Merlin sait-où.


Dans les gradins

Message publié le 29/01/2026 à 15:07

L'anxiété de Charlie se communique à Basil, qui tente maladroitement de la rassurer.

- Nan. Mais c'est plutôt une bonne chose ! J'ai plus de visions de trucs qui s'passent mal que d'trucs qui s'passent bien !

Sourire étroit accroché aux lèvres, il s'agite un peu sur son banc pour essayer d'apercevoir ce qui se passe plus bas, en vain. Rien ne semble avoir commencé, et tous s'impatientent en chuchotant des pronostics quant à ce qui va se dérouler dans les prochaines minutes. Mekapteur paré à l'action, Basil se détourne du spectacle bourgeonnant d'agents du ministère et de journalistes en plein interview aux pieds des gradins, pour adresser de nouveau la parole à Charlie :

 

- T'as pu lui r'filer ton bracelet ? Ça va lui porter chance c'est sûr, tu verras.

De toutes les possessions dont Basil bénéficiait, le cadeau offert par Charlie plusieurs mois plus tôt, à l'occasion de son anniversaire, faisait partie de ses favoris. Il lui semblait que sa situation à Poudlard n'avait fait que s'améliorer depuis qu'il avait rencontré Nikolaï, mais plus encore depuis qu'il discutait régulièrement avec Charlie Carter. La preuve de leur amitié semblait s'illustrer dans l'unique bracelet qu'il avait au poignet, et qu'il voyait comme un bouclier personnel face à l'adversité.

- Oh. Ça s'allume, il annonce en repérant du mouvement sur les écrans.

Mais alors un bourdonnement le saisit, au creux du ventre, entre ses deux oreilles, derrière la nuque. Ses yeux figés sur l'image des champions pénétrant dans l'arène de ruines, il voit distinctement une main, décharnée, approchant d'un visage. Entend un râle saisissant. Ressent un froid intense qui lui mord la peau. Il a un léger hoquet de stupeur, manque lâcher le Mekapteur. L'instant ne dure pas une seconde, mais la sensation reste, vive. Une moiteur s'accroche à lui et le fait frissonner..

Il n'a pu distinguer aucun visage, mais il comprend de qui il peut s'agir, par élimination simple. Une fille. Une fille blanche. Alison, tout là haut, marche, les pieds cerclés de volutes d'une brume légère, inquiétante, et il ouvre des yeux ronds comme des billes. Doit-il en parler ? Le tournoi est encadré. Les champions étroitement surveillés par les professeurs, les directeurs des écoles, des membres du ministère de la magie... le désespoir semblait pourtant bien réel.

- J'viens d'avoir une vision, il admet finalement à destination de Charlie. J'sais pas trop c'était quoi ok ? J'ai pas bien compris. Mais y avait une créature, et elle approchait d'Alison.

Le décor était identique à celui des ruines, Basil n'avait aucun doute là-dessus. De même qu'il était certain que la créature approchait d'Alison. Pour le reste ? Pour le reste il n'était sûr de rien.

- Elle va s'en tirer y a pas d'raison, il ajoute plus fermement en apposant brièvement sa main sur celle de Charlie, encore tremblant de sa vision.


En rouge et... noir ?

Message publié le 24/01/2026 à 21:11

Assis le long de la grande table de l'armée Gryffondor, Basil décoche un regard vers Zuey, dont les paroles portent au moins jusque lui. Placée non loin de Cassie Dunn, ces dernières semblent se découvrir, après des années à partager la même salle commune. Intrigué malgré lui, Basil les guette à plusieurs mètres de distance. Une mauvaise habitude, adoptée au gré de mauvais comportements à son égards dans les dernières semaines - et les dernières années. Il ne peut s'empêcher de s'immiscer, pour une raison qui lui échappe totalement.

 

- C'est Zuey. Zuey Lindberg. Elle a rejoint Gryffondor en 2121, comme moi, il poursuit en cherchant l'approbation de Cassie, justement.

 

Tu n'aimes pas l'injustice, même lorsque celle-ci n'est pas forcément dirigé contre toi.

 

- Toi c'est Cassie pas vrai ?

 

Il ne savait pas si ce nom sonnait comme Zuey l'attendait : Zuey était on ne peut plus spécial. Mais il ne jugeait pas que Zuey soit spécial. Il appréciait que Zuey soit spécial. Aurait-il du se taire et les laisser échanger ? Par Merlin pourquoi devait-il toujours douter de qu'il avançait, à qui il l'avançait... ?

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