Harry Potter RPG

Liste des messages de Bartholomew Beckett

Bartholomew Beckett

Homme

67 ans

Sang-mêlé

Britannique

L'Aigle et la Panthère

Message publié le 23/02/2026 à 14:24

La surprise de la panthère ne manqua pas d'amuser le bibliothécaire, qui se contenta de sourire un peu plus encore lorsque la panthère se mua en un adolescent qui lâchait son nom comme s'il s'agissait là de la chose la plus étrange à dire dans ces circonstances. Ce qui pouvait l'être, Lord Beckett en convenait parfaitement.

 

- Quelle perspicacité, Sasha, répondit-il avec un clin d'oeil amusé et bienveillant.

 

A la question suivant du garçon, un rire léger s'échappa de sa poitrine, alors même que lui ne bougeait pas d'un pouce, se contentant d'observer son interlocuteur tenter de trouver une position un peu plus confortable sur sa branche. Il se tenait évidemment prêt à intervenir au moindre signe de début de chute, sans pour autant le laisser paraître. Il ne voulait surtout pas laisser croire à Sasha qu'il ne le pensait pas capable de se débrouiller tout seul : c'était bien là ce que détestaient le plus les adolescents du monde entier.

 

- Tu ne croyais tout de même pas qu'on te laissait te balader dans la Forêt Interdite sans surveillance ? C'est dangereux par ici, même pour une panthère. Le nom aurait dû te donner un indice !

 

Lui-même ne semblait pas le moins du monde se soucier du danger. Mais il pouvait s'envoler à tout moment, et sa puissance magique était bien supérieure à celle de l'adolescent qui lui faisait face. En revanche, il savait que Sasha était bien plus débrouillard que la majorité des élèves de Poudlard, et pour cause : son passé l'avait forgé. Il serait stupide de ne pas prendre cela en compte. Voilà pourquoi personne n'était jamais intervenu jusqu'à présent. 

 

- Effectivement... Plus on prend de l'âge et moins on dort, j'en ai bien peur. Allons continuer cette discussion en bas, tu veux bien ? proposa-t-il, davantage pour mettre l'adolescent plus à l'aise que par réelle volonté de descendre.

 

Il se transforma alors aussitôt pour descendre en quelques cercles maîtrisés, et reprendre forme humaine une fois au sol. 


L'Aigle et la Panthère

Message publié le 06/02/2026 à 11:38

La réaction de la panthère ne se fit pas attendre. N'importe quel aigle ayant u minimum d'instinct de survie se serait envolé devant la scène, mais Bartholomew Beckett ne se transformait pas en n'importe quel aigle. Alors il se contenta de pencher la tête d'un côté, puis de l'autre, comme pour mieux observer le félin, avant de pousser un nouveau cri en étendant ses ailes de chaque côté. Son envergure était assez impressionnante, mais il ne faisait là que s'étendre, pour montre à quel point il était à son aise sur cette branche. 

 

Son corps se secoua, dans un bruissement de plumes, avant qu'il ne reprenne son observation comme si de rien n'était. Il avait la patience nécessaire pour faire cela toute la nuit, mais il doutait que cela ne suffise à combler la solitude et la tristesses évidentes du jeune Shevchen. Aussi finit-il par simplement reprendre forme humaine, laissant un homme d'un âge bien trop avancé pour resté assis sur une branche ainsi, les jambes pendantes dans le vide, se balançant légèrement.

 

- Bonsoir, Sasha. Il me semblait que tu pouvais avoir besoin de compagnie. Peut-être me suis-je trompé, commença-t-il avec son habituel sourire bienveillant.

 

Il ne se trompait pas. En revanche, il était bien placé pour savoir que les adolescents géraient le plus souvent leurs émotions grâce au merveilleux pouvoir du déni, ce qui rendait toute tentative de leur venir en aide bien plus complexe qu'il ne le faudrait. Il en allait sans doute de même à leur âge, et Bartholomew appréciait bien trop ces petits adultes en construction pour s'autoriser à juger ce que certains appelleraient leur plus gros défaut. 


L'Aigle et la Panthère

Message publié le 24/01/2026 à 11:51

En cette soirée, Lord Beckett était préposé à la surveillance extérieure du château. Comme à chaque fois que c'était le cas, il survolait le parc de l'école sous sa forme Animagus, appréciant pleinement de voler ainsi en quelques cercles concentriques au-dessus de ce château, qu'il trouvait toujours aussi magnifique malgré les années qui passaient. L'habitude ne saurait ternir cette vision qui était pour lui la plus belle qui soit, malgré tous les voyages extraordinaires qu'il avait pu faire autour du globe en compagnie de Horace. Poudlard ne prenait pas la moindre ride au fil des années, contrairement à lui.

 

Son regard sous sa forme de Pygargue restait cependant parfaitement acéré. Et il n'eut aucun mal à reconnaître le jeune Shevchen  qui partait profiter de l'air de la nuit. Transformé, comme à son habitude. Jusqu'ici, aucun membre du personnel n'avait jugé utile de l'en empêcher. Après tout, l'adolescent avait suffisamment de peine à s'intégrer dans l'école pour aller lui dire qu'il n'avait même pas le droit de relâcher la pression comme bon lui semblait. Et à part quelques branches, il n'y avait aucun blessé. 

 

Cependant, la solitude et la tristesse qui émanait de cette panthère pouvait être ressentie jusqu'à l'autre bout de la forêt interdite. Bartholomew n'eut guère le coeur à laisser ce gamin seul, aussi indépendant puisse-t-il être. Il voulait qu'il se sente bien. Qu'il en vienne à considérer ce château comme son chez lui, exactement comme il l'était pour lui. Et il ferait tout ce qui était en son possible pour que ce soit le cas.

 

Il amorça alors une descente, en piqué, le vent s'engouffrant dans ses ailes sous la vitesse qu'il prenait avant de ralentir in extremis afin de se poser sur une branche, pile en face de la panthère. Ses serres s'agrippèrent au bois avec puissance, tandis que son oeil, aussi vif et malicieux sous forme animale que sous forme humaine, se posait sur ce gros chat qui avait l'air d'avoir besoin de se faire les dents. Un cri s'échappa du bec de l'aigle, comme une salutation.


Templum Maledictum

Message publié le 15/01/2026 à 12:21

Le sourire qui éclairait le visage de Bartholomew se fit plus compréhensif encore lorsque le gamin assura que lui ne volait pas. Il le savait pertinemment, mais refusait de lui dire de but-en-blanc qu'il savait pour sa condition. Etant donné son vécu, il ne doutait pas une seule seconde que ce serait pour lui un pas énorme vers le monde britannique que de l'admettre. Alors le bibliothécaire décida de lui laisser le temps, de lui accorder ou non cette confiance qu'il ne semblait pas vouloir donner à qui que ce soit par ici. Mais Lord Beckett était patient.

 

Il hocha donc la tête avec bonhommie. Oui, oui, c'était bien plus naturel. Non non, il ne pouvait pas savoir la sensation que cela faisait. Il pouvait cependant se dire que courir sous forme d'une panthère devait être relativement similaire en terme de liberté ressentie. Mais oui, oui, il ne faisait que prendre l'air. Jamais au grand jamais Bartholomew ne se permettrait de remettre en doute tout cela. 

 

Sasha venait d'ailleurs naturellement vers lui. Sa dernière question manqua de faire pouffer de rire l'homme qui se retint, se contentant de se redresser en croisant les bras avec une malice évidente dans le regard.

 

- Их высоко ценят? О да! Их даже считают особенно одаренными волшебниками. (Biens vus ? Oh oui ! Ils sont même considérés comme des sorciers particulièrement doués.) 

 

Le sourire de l'homme ne faiblissait pas tandis qu'il commençait à expliquer.

 

- Анимаги — это волшебники, которые благодаря обучению научились исключительной самодисциплине. Они приобрели знания о себе и окружающей среде, намного превосходящие знания других. Здесь они не представляют опасности, потому что обладают внутренней силой, позволяющей противостоять своим инстинктам; иначе они не смогли бы превратиться. (Les Animagus sont des sorciers qui, de par leur formation, ont appris à se maîtriser particulièrement bien. A acquérir une connaissance d'eux-mêmes et de leur environnement bien supérieure aux autres. Ils ne sont pas un danger ici. Parce qu'ils ont la force intérieure de résister à leurs instincts, sinon ils ne pourraient pas se transformer.) 

 

Le regard de l'homme se fit plus insistant lorsqu'il affirma cela, comme pour s'assurer que Sasha s'imprègne bien de ses mots et de leur portée. Ici, il n'avait plus besoin de se cacher. Il lui suffisait de se faire suffisamment confiance pour ne pas être le loup, mais juste Sasha. 


Templum Maledictum

Message publié le 25/08/2025 à 13:09

Effectivement, Lord Beckett parlait vraiment bien le russe. Tout comme il parlait couramment d'autres langues. Au cours de sa vie, il n'avait eu de cesse de s'enrichir de cultures qui n'étaient pas les siennes afin d'avoir le sentiment d'être partout chez lui même en étant loin de l'Angleterre. Et cela passait bien souvent par l'apprentissage de langues étrangères, afin de pouvoir communiquer au mieux avec les résidents des pays qu'il visitait. Il avait toujours eu une facilité étonnante concernant les langues, et pouvait se targuer de parler couramment le Russe, le Danois, l'Espagnol, le Portugais et l'Allemand en plus de l'Anglais qui était sa langue maternelle. Cela sans compter toutes les langues dont il connaissait quelques bases. 

 

- Некоторые из них — просто хобби, как и любое другое. (Quelques unes, c'est un hobby comme un autre.) répondit-il avec un clin d'oeil complice pour l'adolescent.

 

Il haussa un sourcil, surpris lorsque Sasha lui indiqua ne pas être sûr de ce qu'il aimait faire. Voilà une bien étrange affirmation pour un garçon de son âge qui devrait, au contraire, ne penser qu'à ce qu'il aimait, et désirait faire. Il était évident que la guerre dont il avait été victime l'avait marqué, l'éloignant de la vie qu'il aurait dû avoir à son âge. Cela serrait le coeur du bibliothécaire, qui lui adressa un sourire emprunt de bienveillance pour l'encourager à s'exprimer en toute sécurité. 

 

Sasha finit tout de même par répondre quelque chose. Une information on ne peut plus vague, comme si divulguer quoi que ce soit le concernant lui coûtait et lui demandait un effort qu'il n'avait pas l'habitude de fournir. 

 

- Быть на улице хорошо (Être dehors, c'est bien), acquiesça-t-il tout envoyant les cartes virevolter un peu plus loin, pour rejoindre un petit tas qu'il laissait à disposition des collectionneurs. 

 

- Раньше я исследовал. Теперь я просто брожу и наслаждаюсь ощущением ветра в своих крыльях. Гораздо лучше, чем летать на метле, если хотите знать. (Avant j'explorais. Maintenant je me contente de me balader et de profiter de la sensation du vent dans mes ailes. Bien mieux qu'un balai volant, si tu veux mon avis.)

 

Avec l'expérience des transformations, Bartholomew avait fini par trouver un véritable équilibre entre les instincts de l'aigle et ceux de l'homme. Il se laissait porter par le vent tout en ressentant les vibrations. Il voyait les rongeurs s'affoler en contrebas sans même penser à les saisir entre ses puissantes serres. Il ne recherchait qu'une chose : la liberté totale qu'un corps humain ne saurait procurer. 

 

- А ты что делаешь на улице? Исследуешь окрестности? (Et toi, que fais-tu dehors ? Tu explores ?) demanda-t-il avec cette malice toujours bien présente.

 

Les adultes du château étaient bien entendu au courant des escapades du jeune homme. Il n'était pas très discret dans ses transformations, mais ils se contentaient de l'observer de loin, afin de le laisser essayer de s'épanouir dans cette nouvelle vie qui était désormais la sienne. Ils n'interviendraient donc qu'en cas de réel danger. 


Templum Maledictum

Message publié le 05/07/2025 à 22:10

La gêne du garçon était palpable pour Bartholomew, qui essayait pourtant de tout faire pour qu'il se sente à l'aise. C'était pour lui une chose des plus importantes : dès lors qu'il était en présence de quelqu'un, il voulait que cette personne se sente bien. Il trouvait cela plutôt facile, et ça évitait un nombre de conflits inutiles assez incroyables. Cependant, Sasha n'avait pas l'air de se détendre tant que ça en sa compagnie. C'était bien dommage, mais le bibliothécaire ne comptait pas s'avouer vaincu aussi facilement. Si le jus de citrouille et la petite discussion en russe ne suffisaient pas, il avait d'autres cartes dans sa manche.

 

Comme par exemple ces chocogrenouilles qu'il fit venir à eux sans même donner l'impression d'y penser, pour en tendre une au jeune homme avant d'ouvrir la sienne qu'il grignota avec tout le flegme anglais dont seul un lord était capable.

 

-  У меня нет русской семьи, нет, я просто неисправимо любопытный человек с постоянной потребностью учиться... Бремя, которое я несу с радостью. (Je n'ai pas de famille russe, non, je suis simplement un incorrigible curieux avec un besoin d'apprentissage permanent... Un fardeau que je porte avec joie), répondit-il en souriant, la malice toujours bien présente dans son regard, le rendant plus jeune qu'il ne l'était réellement.

 

Il devait cependant admettre qu'il y avait dans la réponse de Sasha quelque chose qui le contrariait quelque peu : il était évident qu'il n'était pas heureux au château, et maintenant qu'il le savait, il refusait de laisser les choses dans cet état. Bartholomew avait tendance à se sentir investi de ce genre de mission, d'autant plus lorsque cela touchait aux élèves qu'il côtoyait tant, et qu'il aimait comme s'ils étaient ses propres enfants.

 

- Могло быть и хуже... Но ведь может быть и лучше, не так ли? Скажи мне, Саша, что могло бы сделать твою жизнь здесь счастливее? Чем ты любишь заниматься в свободное время ? (Ce pourrait être pire... Mais ce pourrait être mieux, n'est-ce pas ? Dis-moi, Sasha, qu'est-ce qui pourrait rendre ta vie ici plus joyeuse ? Qu'est-ce que tu aimes faire sur ton temps libre ?) demanda-t-il, se sentant réellement concerné. 

 

Il venait de terminer sa chocogrenouille, qu'il fit passer d'une gorgée de jus de citrouille avant d'en observer la carte et de la tendre au jeune homme. A son âge, il était évident qu'il devait en faire la collection, non ?


Templum Maledictum

Message publié le 27/04/2025 à 14:54

Décidément, ce pauvre garçon n'avait pas l'air de beaucoup s'amuser dans sa vie. Ni même de savoir accepter les compliments lorsqu'on lui en faisait. Cela attristait quelque peu Bartholomew qui se doutait que la vie de ces enfants réfugiés n'avait pas été très clémente avec eux jusqu'ici. Il espérait cependant que Poudlard et son environnement sécuritaire finirait par leur permettre de goûter un peu aux joies de l'adolescence normale à laquelle ils auraient dû avoir eu droit bien plus tôt. Le bal de Noël devrait leur offrir un aperçu des petits bonheurs qu'ils pouvaient grapiller ici et là si seulement ils le voulaient. Aussi, lorsque le garçon lui demanda ce qu'il devait faire de ses bras, Bartholomew lui sourit avec son éternelle bienveillance.

 

- Tu les balances en rythme. Mais le mieux, c'est encore de ne pas y penser. Tu réfléchis trop, laisse la musique te porter, ton corps réagira tout seul ! Regarde, tu commences déjà à retenir parfaitement les pas, bientôt, ce sera naturel pour toi, et dès que tu arrêteras de réfléchir, ça deviendra plus fluide, lui expliqua-t-il patiemment.

 

C'était sûrement bien plus facile à dire qu'à faire pour un adolescent qui désirait tout contrôler. Mais l'art avait besoin de plus de spontanéité et de moins de maîtrise. A choisir, le bibliothécaire préférait amplement que Sasha invente quelques pas bien à lui et s'amuse, plutôt qu'il ne suive parfaitement une chorégraphie en stressant inutilement. 

 

- Si tu es plus à l'aise derrière aucun souci. Mais je peux aussi te donner quelques entraînements supplémentaires pour que tu aies le même nombre de séances que les autres, proposa-t-il l'air de rien.

 

Il ne s'agissait pas là d'une punition, mais bien d'une invitation. Si Daryl l'avait envoyé pour une retenue, Bartholomew n'était guère adepte des punitions, et bien plus de l'accompagnement. Adapté et personnalisé, cela allait de soi. Ses collègues professeurs n'avaient pas toujours le temps pour cela, mais lui faisait partie de l'équipe éducative, et était prêt à accorder son aide à tous ceux qui la désiraient. Un nouveau rire s'échappa cependant de l'homme à la dernière question du gamin.

 

- Non, pas de premières années. Aucun n'a été suffisamment courageux ! Il y a un septième année, trois troisième, un quatrième, un cinquième, et avec toi ça fait deux sixième ! Tu les rencontreras lors de la prochaine répétition de groupe, ce samedi. 

 

Il n'allait tout de même pas lui gâcher la surprise de découvrir ses camarades. Et puis, il se rendrait vite compte que ces entraînements de groupe n'étaient ni plus ni moins qu'un grand amusement orchestré par les deux plus vieux enfants de l'école : Horace et lui-même. Il espérait que cela le détendrait un petit peu. 

 

- Allez, on recommence, dit-il en relançant le disque du début afin qu'ils puissent reprendre les pas en rythme de la chanson.

 

Sasha ne se débrouillait pas si mal qu'il le pensait, notamment parce qu'il se concentrait tellement sur ses pieds qu'il ne pouvait que difficilement se tromper. Bientôt, Bartholomew lui posa la main sur l'épaule.

 

- Ce sera tout pour aujourd'hui, tu t'en sors très bien. Tu veux un jus de citrouille ? proposa-t-il tranquillement alors même que plus aucun élève ne leur prêtait attention. 

 

Et sans vraiment attendre de réponse, il fit voler deux verres vers eux, qu'une carafe enchantée avait servis dès lors qu'il avait mentionné le nom de jus de citrouille. Il en laissa un devant le garçon avant de reprendre, l'air de rien. 

 

- Как у тебя дела в Хогвартсе ? (Comment se passe ton adaptation à Poudlard ?) demanda-t-il avec un très léger accent anglais, et un petit sourire malicieux, espérant que l'usage de sa langue lui permettrait de délier un peu sa langue.

 


Templum Maledictum

Message publié le 17/03/2025 à 12:27

Le bibliothécaire regarda l'adolescent suivre enfin ses instructions à la lettre avec une satisfaction évidente : le gamin semblait enfin comprendre qu'il n'y avait là rien de ridicule, mais bien un art qu'il serait bien dommage de ne pas maîtriser. Du moins n'était-il pas aussi rebuté qu'au début de leur petite séance, ce qui sonnait comme une victoire pour Bartholomew qui se contentait toujours de peu avec les adolescents : les brusquer n'apportait jamais rien de bon. Et le simple fait que le garçon lui demandait de quelle danse il s'agissait suffisait à mettre Bartholomew en joie.

 

Il ne répondit cependant pas tout de suite, puisque les questions s'enchaînaient, prouvant qu'il venait de trouver là sa perle rare : le dernier garçon qu'il leur manquait. Il parlait déjà de l'ouverture du bal en lui-même, et si ce n'était peut-être que par résignation, c'était déjà un sacré pas en avant. L'homme ne doutait pas un seul instant que Sasha se détendrait au fil des répétitions avec ses camarades, et qu'il finirait même par s'amuser, ce qui était bien le but premier de tout cela.

 

- Un costume tout simple fera l'affaire, ne t'inquiète pas, j'ai prévu de restreindre Horace sur les tenues, lui répondit-il sur le ton de la conspiration, sachant pertinemment que si son ami demandait à un adolescent réticent de base de se transformer en arlequin les choses n'iraient pas plus loin. 

 

- Et non, tu ne seras pas le seul garçon ! Déjà, Horace et moi. Je peux t'assurer que nous sommes bien des hommes. Mais je suppose que tu veux savoir pour les garçons de ton âge plus que pour nous autres vieux fossiles, soupira-t-il avec bien trop de théâtralité pour sembler réellement affecté à cette pensée. Quatre garçons et quatre filles, les meilleurs des meilleurs, et tu en fais partie, toutes mes félicitations, s'exclama-t-il en donnant une petite tape affectueuse sur l'épaule de l'adolescent.

 

Et comme ce dernier n'avait pas l'air plus convaincu que cela, Bart insista.

 

- T'as déjà les bases, le reste c'est juste de l'entraînement. Et en ce qui concerne la danse en elle-même... C'est la carioca ! dit-il d'un geste du bras, comme s'il la présentait. Et puisque rien ne s'arrêtait jamais là avec l'homme, il se mit à refaire les pas lui-même, au bon rythme cette fois-ci, tout en chantant joyeusement. Youpi, dansons la carioca ! C'est bien, faisez tous comme moi ! Un clin d'oeil amusé s'envola vers Sasha en même temps qu'un rire. Bartholomew s'amusait comme un petit fou.


Les lamentations de Salomé Selwyn

Message publié le 17/03/2025 à 11:58

@Jenn 

 

La voix de Horace Milbourne avait pour elle une puissance certaine dès lors qu'il s'agissait de s'étendre à propos d'une révélation quelconque - et l'esprit fertile du concierge y était très régulièrement soumis, incapable d'arrêter ne serait-ce quelques secondes les rouages d'un cerveau aussi enthousiaste que celui d'un enfant, si ce n'était même plus. C'était bien là ce que Bartholomew aimait le plus chez son ami de longue date : à ses côtés, comme à ceux des étudiants, il avait l'impression de n'être toujours qu'un enfant. Alors l'ouvrage qu'il consultait fut repoussé du dos de la main pour accueillir pleinement l'arrivée du meilleur ami qu'il n'ait jamais eu. 

 

Et comme de raison, son intuition ne l'avait pas trahi. Le tonitruant "Lord Beckett" n'était qu'une introduction à l'illumination du jour qui était, il fallait bien l'admettre, une nouvelle preuve du génie de Horace Milbourne. Le sourire du bibliothécaire s'agrandit doucement, tandis qu'il voyait déjà quelques mises en scène des moments forts de cette pièce de théâtre, et, finalement, il se leva en claquant le plat de sa main sur la couverture du bouquin.

 

- Ainsi soit-il ! proclama-t-il avec une emphase qui n'avait probablement rien à faire dans une bibliothèque, mais que les élèves étaient habitués à subir dans la sienne.  Peut-être même qu'un des fantômes du château pourrait jouer le rôle du spectre... Je verrai bien le vieux Jasper nous prêter main forte s'il accepte de quitter la réserve.

 

Le vieux Jasper n'était autre que le fantôme d'un bibliothécaire d'un temps reculé. Nul ne savait de quoi il était mort, mais il continuait de hanter la réserve pour souffler sur la nuque des élèves un peu trop bruyants. Bartholomew avait eu l'occasion d'échanger un nombre incalculables de fois avec lui, bien heureux de trouver un compagnon aussi féru de livres en tous genres que lui, et surtout... Aussi fantasque. Le vieux Jasper ne se prenait pas au sérieux, et il trainait avec lui cette odeur que renfermaient les pages des vieux livres, aussi étrange que cela puisse paraître pour un fantôme.

 

- On peut déjà prévenir notre petite troupe ! J'ai hâte de me remettre à la couture, les costumes seront bien plus réussis que ceux de l'époque ! annonça-t-il, plutôt fier des progrès qu'il avait pu faire dans le domaine.

 

Il s'interrompit cependant en voyant une jeune fille les observer, comme si elle voulait leur parler de quelque chose sans oser les interrompre. 

 

- Miss Wilson ! Puis-je vous aider ? Venez, venez, n'ayez pas peur ! l'encouragea-t-il d'un sourire.


Wizard Adventure Club

Message publié le 17/02/2025 à 14:15

Tandis qu'il servait à chacun la boisson demandée, tout souriant, tout pimpant, la question de la directrice des Serpentards le fit sourire davantage encore.

 

- Mais bien sûr ma chère Aingeal ! Depuis le temps que nous nous connaissons ! Il serait même grand temps de songer à me tutoyer, qu'en penses-tu ? s'exclama-t-il joyeusement, incarnant ainsi l'évidente réponse qu'il venait de lui offrir.

 

Tout comme le directeur des Poufsouffles, il les avait connus alors même qu'ils n'étaient que de simples étudiants. Pour lui, ils avaient toujours été Lesley et Aingeal, et ça ne changerait pas. Mais voilà qu'il pouvait enfin troquer son costume de bibliothécaire pour celui de collègue, et il se réjouissait de cet état de fait. Et tandis que son ami de toujours parlait de théâtre, il confirma vivement ses propos en hochant la tête avec enthousiasme. Et ce n'était pas là la seule idée fameuse qui naissait de ces cerveaux en ébullition.

 

- Du théâtre, un voyage ! Que de brillantes idées, mes amis ! Je pensais également remettre en état la salle de répétition, il est grand temps que les arts musicaux soient remis à l'honneur dans cette école, reprit-il.

 

Tout en se servant lui-même une tasse de thé, il se dirigea vers les badges mentionnés par Aingeal pour s'en saisir d'un qu'il agrafa à la veste de son costume avec fierté, avant d'en tendre un à Horace également.

 

- Peu importe ce que vous voulez faire, tant que c'est pour nos petites têtes blondes j'en suis ! L'année dernière a effectivement eu son lot de déceptions, mais il ne tient qu'à nous de redresser la barre et de leur montrer l'exemple !

 

L'enthousiasme débordant dont il faisait preuve ne laissait aucun doute quant à l'implication qu'il était prêt à mettre dans le projet. Les élèves de Poudlard avaient toujours été sa priorité, et ça ne changerait probablement jamais, grand amoureux des êtres humains qu'il était.

 

- C'est un véritable plaisir que de voir la jeune génération reprendre le flambeau ainsi, n'est-ce pas, Horace ?


Templum Maledictum

Message publié le 13/02/2025 à 13:16

Evidemment, les supplications du jeune homme ne suffisaient pas à entamer l'enthousiasme du bibliothécaire qui ne voyait là qu'une banale peur du ridicule qui s'envolerait aussitôt qu'il aurait compris tous les bienfaits de la danse sur son corps et son esprit. Aussi n'y prêta-t-il aucune attention, et en le voyant secouer mollement ses mains, Bartholomew fit un signe négatif de la tête tout en continuant de sourire.

 

- Allez mon garçon ! Mets du coeur à l'ouvrage ! Tu peux le faire ! l'encouragea-t-il avec bienveillance.

 

Et c'était visiblement là tout ce qu'il fallait pour qu'enfin il se relâche un peu. Il se secoua avec violence, sous le regard satisfait de Lord Beckett qui se mit à applaudir trois fois pour montrer son contentement, n'entendant même pas ce que marmonnait le gamin sous le bruit qu'il faisait lui-même. 

 

- Parfait ! On va pouvoir passer aux choses sérieuses ! s'exclama-t-il avec un grand geste de la main vers le gramophone.

 

Mais avant toute chose, il se tourna vers les élèves qui avaient eu l'audace de rire en assistant à la scène. S'il était bien gentil, Bartholomew refusait totalement d'accepter les moqueries en tous genres, d'autant plus lorsqu'elles ne faisaient pas rire leur cible. Et vu la tête du pauvre Sasha, il n'en menait déjà pas bien large. Il avait beau être en retenue, il n'était pas là pour se retrouver totalement humilié devant ses pairs.

 

- Le prochain que je vois à se moquer il est désigné comme danseur volontaire aussi. On est bien clairs ? Il faut un sacré courage pour faire ce qu'il fait, alors soit vous l'encouragez soit vous disparaissez.

 

Il ne faisait pas souvent preuve d'autorité. Mais lorsque c'était le cas, il était d'autant plus pris au sérieux. Les étudiants semblèrent se rendre compte qu'ils avaient autre chose à faire, puisque ceux qui avaient la fâcheuse manie de rire pour tout et rien prirent leurs affaires pour partir, tandis que d'autres se remettaient à leur lecture, ou même encourageaient Sasha de quelques pouces en l'air. 

 

- Bien, reprit-il, satisfait. Je te montre les pas principaux. En rythme lent, ça donne ça. Un, deux, trois, quatre. Tu vois ? demanda-t-il en faisant lentement lesdits pas, encore et encore, en comptant. Bien, à toi. 

 

 


Templum Maledictum

Message publié le 14/01/2025 à 18:20

Evidemment, le jeune homme ne s'attendait pas à une telle punition. Bartholomew pouvait parfaitement le comprendre. Après tout, tout le monde était persuadé qu'il n'y avait pas endroit plus ennuyeux qu'une bibliothèque, et pourtant, lui parvenait à rendre les lieux attirants pour tous les élèves de l'école sans exception. Alors que ses punitions se montraient toutes aussi divertissantes que le personnage qu'il était allait de soi. Il fallait simplement qu'il parvienne à décoincer le jeune garnement.

 

Il avait tout de même l'air sacrément perdu. Peut-être son niveau en anglais n'était-il pas si bon que ce que le reste du personnel de l'école le disait. Bartholomew maîtrisait parfaitement les quatre langues slaves principales, aussi était-il prêt à faire usage de ses talents pour être certain que le garçon comprenait ce qu'il attendait de lui. Mais visiblement, ce dernier était juste lent. Ou peut-être effrayé à l'idée de se ridiculiser ? Les adolescents avaient tendance à avoir peur du regard des autres, ce qui les empêchait d'exploiter pleinement le potentiel de la jeunesse. Jamais de la vie Bartholomew ne laisserait une quelconque peur du ridicule empêcher ce jeune homme d'accéder au bonheur de la danse !

 

Aussi lorsque l'adolescent lista ce qu'il pouvait faire à la place de danser, le bibliothécaire secoua la tête de gauche à droite avec enthousiasme, saisissant le garçon par les épaules pour qu'il cesse de reculer et qu'il prenne conscience de l'importance des mots qui allaient suivre.

 

- Non non et non ! Sûrement pas !, déclama-t-il après avoir claqué sa langue sur son palais plusieurs fois pour appuyer son désaccord.

 

Il pressa ses paumes un peu plus fort sur les épaules robustes du garçon, avant de l'entraîner vers l'avant en un mouvement enthousiaste, se retrouvant soudainement à ses côtés, un bras autour de ses épaules, l'autre ouvert au monde entier - ou plutôt à son bureau et tout le bazar s'y étant accumulé, notamment le fameux gramophone. 

 

- Le monde de l'art s'offre à toi, jeune homme, refuser n'est pas une option ! Je vais t'apprendre à danser, et lorsque le démon de la musique aura pris possession de ton corps tu te rendras compte qu'il n'y a rien de plus beau dans la vie que de suive chaque rythme qui nous entoure ! En piste, maestro !

 

Il relâcha le garçon, se mettant de nouveau face à lui pour commencer la leçon.

 

- D'abord, tu dois apprendre à te relâcher. Te détendre. Secoue-toi, laisse tout tomber, souffle un bon coup !

 

Et pour lui montrer l'exemple, il secoua ses épaules en soufflant tel un cheval, donnant véritablement l'impression à son corps de se délester de tous ses soucis. 


Templum Maledictum

Message publié le 02/12/2024 à 17:53

Malgré la bonne humeur permanente de Bartholomew Beckett et sa volonté de faire de la bibliothèque de l'école un endroit convivial des plus charmants, il se devait d'instaurer quelques horaires durant lesquels n'étaient acceptés à la bibliothèque que les travailleurs acharnés, afin d'éviter que ces derniers ne se retrouvent entassés dans la zone insonorisées du fond lorsque les examens approchaient. Et c'était l'une de ces heures. Probablement pas les heures les plus passionnantes si on lui demandait son avis, mais il savait s'en contenter, volant en aide à tous les étudiants qui avaient besoin de lui pour trouver des ouvrages bien particuliers ou un petit peu d'aide sur où ils devraient chercher tel ou tel détail précis qu'ils souhaiteraient ajouter à leurs devoirs.

 

Mais l'heure tournait, et bientôt il pourrait ressortir son vieux gramophone magique et laisser les étudiants reprendre leurs aises au mileu des fauteuils et des poufs rangés pour le moment. Ce fut d'ailleurs l'arrivée de Sasha Shevchen qui sonna la fin de cette interminable attente. Avec un sourire pour le garçon, il hocha la tête, récupéra le parchemin de Brooks, et tapa dans ses mains à la cantonade.

 

- Fin de l'heure d'étude ! Ceux qui n'ont pas fini sont invités à rester dans la zone insonorisée, les autres peuvent... Faire ce qu'ils veulent tant que vous respectez les livres. 

 

Et ainsi de nombreux étudiants se mirent à récupérer les fauteuils et les poufs pour les installer autour de tables basses, tandis que Bartholomew attira son gramophone d'un coup de baguette magique.

 

- Brooks m'a prévenu de ta venue. T'inquiète pas, mon garçon, je n'ai pas l'intention de te faire épousseter les bouquins les plus anciens du coin, on a mieux à faire !

 

Un petit brouhaha naissait déjà derrière lui sans qu'il ne s'en préoccupe, bien plus intéressé par le fait de trouver la bonne musique pour sa petite répétition.

 

- J'ai besoin de danseurs pour l'ouverture du bal. T'inquiète pas, Horace et moi gérons le plus gros du boulot, et on a trouvé une bonne petite équipe pour nous aider. Mais il nous manque un garçon. Et c'est là que tu entres en jeu ! J'vais t'apprendre les pas, et tu viendras t'entraîner toutes les semaines avec nous. Je sais, c'est super cool comme punition, tu m'diras merci plus tard. En piste l'artiste !


Sais-tu danser la carioca ?

Message publié le 16/11/2024 à 11:52

Si vraiment Bartholomew devait être sincère, il dirait que, des deux, Horace était sans aucun doute celui avec le plus de charme. En tous cas, il était totalement sous ce dernier dès lors que son ami entrait dans son champ de vision. Il n'était peut-être pas le plus objectif, mais c'était quelque chose contre lequel il ne pouvait pas lutter. Partager toute sa vie avec Horace Milbourne avait fait de lui le plus heureux des hommes, bien qu'il n'eût jamais été capable de lui dire ce qu'il pouvait réellement ressentir à son égard. Le perdre serait sans aucun doute la pire chose qui pourrait lui arriver, aussi le statu quo lui convenait finalement plutôt bien. 

 

A la mention du WAC, le bibliothécaire se fendit d'un sourire bienveillant. Il aimait que les nouveaux professeurs s'investissent à ce point dans leur travail auprès des élèves. 

 

- Je me disais bien que Molière reviendrait dans l'affaire ! Mais oui, je me demande bien ce qu'on attendait pour faire un truc pareil... Faut croire que la flemme nous gagne parfois, éluda-t-il la question rapidement. Bien sûr qu'on en sera ! Après tout, c'est encore nous qui connaissons le mieux les élèves !

 

C'était effectivement une évidence. Depuis qu'ils étaient entre ces murs, ils avaient vu défilé tellement de générations qu'ils seraient bien incapables de les compter. Et pourtant, une chose demeurait : Bartholomew ne pouvait s'empêcher de s'investir au plus près avec ces petits fripons en quête de connaissances et d'idées farfelues.

 

- Miss Aisling... Je me souviens d'elle quand elle était encore élève. Y'a pas si longtemps d'ailleurs. Brillante, véritablement brillante ! 

 

Et sûrement un peu trop charmante pour son propre bien. Quoiqu'elle avait l'air de bien le vivre, de s'en servir, même, lorsque cela pouvait aller dans son sens. Elle savait se servir de son plein potentiel, voilà ce que cela disait à Bartholomew.

 

- Va pour la soirée quiz. Avec un bon vieux burger de dragon.

 

Rien ne valait les soirées Burger-quiz de l'auberge. D'autant plus, qu'encore une fois, les deux faisaient partie de la même équipe. 


Sais-tu danser la carioca ?

Message publié le 10/11/2024 à 10:59

Les corps s'agitaient dans un bazar joyeux bien loin de toute synchronisation. Mais il fallait reconnaître une chose aux élèves présents, tout comme aux deux hommes qui menaient la danse : chacun faisait de son mieux. C'était bien suffisant pour Bartholomew qui estimait que les plus sérieux viendraient à toutes les répétitions, et qu'il lui faudrait mettre en place une liste des inscrits afin que tout soit parfaitement clair pour ce qu'il se passerait le jour J. L'improvisation, c'était le travail de Horace. De son côté, Lord Beckett avait besoin que tout soit carré, bien qu'il arrondissait très souvent les angles jusqu'à en faire un cercle. Il avait simplement besoin d'une bonne base.

 

- Je dirai même plus, t'as le look qui te colle à la peau ! surenchérit le bibliothécaire tout en entraînant une jeune élève dans ses pas afin qu'elle comprenne mieux ce qu'elle devait faire.

 

De longues minutes s'écoulèrent ainsi, entre rires et pas de danse plus ou moins réussis, jusqu'à ce que tout ce petit monde ne finisse totalement à bout de souffle. Bart tapa alors dans ses mains. D'un côté pour applaudir ces petites têtes blondes décidément fort enjouées, de l'autre pour attirer l'attention de tout le monde.

 

- Merci pour votre enthousiasme, les enfants ! Je laisserai un parchemin devant la bibliothèque pour ceux qui veulent s'inscrire pour ouvrir le bal de Noël avec nous. Parlez-en à vos amis. Mais attention, tout le monde ne pourra pas être sélectionné, on ne gardera que les meilleurs !, précisa-t-il avec une lueur malicieuse dans les yeux. Alors à vos entraînements, et pour ceux qui s'inscriront, répétition toutes les semaines ! 

 

C'était le genre d'arrondissage des angles qu'il faisait. C'est-à-dire qu'il venait de décider de faire une liste d'inscription : carré. Et le voilà qui décidait en plein discours d'ajouter des répétitions hebdomadaires : arrondi. En ce qui concernait la sélection finale, on se trouvait carrément dans un polissage complet. Bref, Horace déteignait clairement sur son ami, mais c'était sans doute pour le mieux. Alors que les élèves quittaient un à un la bibliothèque afin d'aller se servir quelques rafraichissement après tout ce sport, Bartholomew adressa un immense sourire à Horace.

 

- On a du travail. Je crois que je suis encore plus excité qu'eux à l'idée de ce bal. Vraiment, Horace, des fois je me demande quel âge j'ai réellement. Soixante-six, c'est sûr que non ! 

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