Homme
67 ans
Sang-mêlé
Français
Identité
-
- Diplômé·e
- Surnoms :
- Nationalité : Français
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 06/11/2025 à 11:37
La silhouette longiligne se fige dans son mouvement, et les yeux d'Horace avisent la carrure massive d'Owen Carter derrière les grilles. D'abord, un éclat joyeux, un sourire qui s'étire sur des lèvres habituées à l'exercice. Mais la figure du géant n'est ni jovial, pas plus que son ton, ou sa posture, et le concierge fronce immédiatement les sourcils. L'homme est clairement remonté comme une pendule, pressé et assuré dans une démarche de véritable manifestant politique.
La dernière fois qu'Horace l'a vu ainsi, c'était dans les jours suivant la disparition de Kate Carter, alors qu'Owen se montrait paré à soulever les foules pour tâcher la retrouver le plus rapidement possible.
- Owen...
Déjà affairé à lever un à un les sortilèges de sécurité de la grille de l'école, Horace pousse un soupir. Nul doute qu'il aurait du le voir venir. L'ancien poursuiveur n'avait jamais semblé très enthousiaste à l'idée que sa fille participe au tournoi des Trois-Sorciers, alors même que sa potentielle inscription lui avait été martelée depuis son prodigieux retour. Il l'avait d'abord su par le biais de Charlie, puis il en avait eu la confirmation de vive voix, lorsqu'il avait rendu visite à son ami.
Dans un grincement sonore s'ouvrent la haute structure métallique, laissant le géant pénétrer le domaine sans hésitation aucune. Derrière lui se referment les grilles, dont le claquement des verrous résonnent tour à tour à travers le parc. Les sortilèges sont remis en place dans la foulée, par la force du réflexe et de l'habitude. Horace serre brièvement une main sur le bras d'Owen en seule guise de salutation, et l'entraine à sa suite sur les sentiers humides du parc.
- Son nom a été tiré, il énonce d'abord, et ne se laisse guère couper par le géant. Alison a pris sa décision l'année dernière Owen, elle a participé à tous les cours de soutien et... des documents ont été envoyés par courrier à tous les foyers dont les enfants seraient susceptibles de mettre leur nom...
Il ne poursuit pas, trouvant cela parfaitement inutile. Il n'avait guère besoin de schématiser les choses. L'absence d'Owen avait laissé Freya en charge de bien des choses. La maison. La boutique. Ses deux plus jeunes sœurs. Horace n'était pas sans savoir qu'il y avait eu de nombreuses disputes entre Alison et elle à ce sujet, et si l'aînée avait fini par capituler, c'est sans doute que la cadette avait eu de très bons arguments.
En ce qui le concernait, il était fier de la progression d'Alison, et du travail qu'elle avait fourni en vu de sa participation au tournoi.
- Le directeur te dira la même chose.
Au-delà de ça, Horace ne pouvait s'empêcher d'imaginer la réaction d'Alison, si son père parvenait à ses fins. Son pas s'aligne sur celui, bien trop rapide, d'Owen, et il semble presque le courser à travers le parc.
- Je t'assure qu'elle s'est préparée pour tout ça, et que l'évènement est tout à fait sécurisé ! Ils n'auraient jamais ouverts les inscriptions aux élèves plus jeunes si ce n'était pas le cas, il continue.
La petite Carter et son géant de père
Message publié le 27/10/2025 à 15:09
- Quelle belle initiative.
Owen ne semble guère se remémorer l'épopée de Pinpin, aussi Horace recouvre t-il son sérieux tandis qu'il rebondit à ce que lui annonce fièrement Charlie. Marly, lui, l'ausculte du regard dès lors qu'il n'est plus focalisé sur ce que dit son père, ou sa sœur. Il parait clair que l'anglais n'est pas sa langue maternelle, ce qui ne manque pas surprendre le concierge. Où ce garçon a-t-il grandi ? Visiblement pas auprès de Kate, ni auprès de quelconque civilisation moderne de ce pays.
Tant de questions, si peu de réponses.
Le silence qui s'installe n'a rien de particulièrement pesant, mais il n'est pas non plus parmi les plus légers. Désarçonné par la présence d'un garçon dont il n'aurait clairement jamais pu imaginer l'existence, Horace se contente de manger. Le plat concocté par Fenella est, sans surprise, extrêmement goûteux, et savamment épicé, et c'est par réflexe qu'il se lève pour récupérer le pichet d'eau situé sur les plans de travail.
Alors qu'il sert les uns et les autres, il répond à la question de Charlie, une pointe d'excitation dans le fond de l'œil :
- Bien sûr ! Il sera même guéri bien avant. Quant aux délégations, elles devraient arriver comme prévu dans deux semaines : je n'ai jamais eu l'honneur de rencontrer la directrice de Beauxbâtons, Madame Delaurier, mais sa réputation la précède. Une sorcière brillante, sans aucun doute. Samwiri Nsimbi en revanche, je l'ai déjà rencontré ! Une seule et unique fois. Un rassemblement au sujet de l'animagie qui se tenait au ministère sud-africain. Un homme très charismatique.
Hors de question bien sûr de révéler quoi que ce soit au sujet des épreuves. Horace se réinstalle, laissant la carafe au centre de la table, et glisse un regard complice vers Charlie :
- Je pense que tu vas adorer l'évènement. Une occasion unique de rencontrer des sorciers qui étudient dans des écoles étrangères. Tu sais qu'à Uagadou, ils n'utilisent pas de baguette magique ! Je crois qu'Alison a participé à tous les cours de soutien en vue de ce tournoi, il poursuit, sur le ton de la conversation, en croisant le regard d'Owen. On ne peut pas dire qu'elle ne soit pas décidée.
La petite Carter et son géant de père
Message publié le 12/10/2025 à 19:30
Horace a vu le domicile Carter dans bien des états. Rangé, soigné, organisé ? Jamais. Pas même du temps de Kate Carter. C'était allé de mal en pis, bien sûr. Owen n'étant tourné que sur les recherches de sa femme disparue, et Freya devant jongler entre Poudlard, l'éducation de ses deux jeunes sœurs, et plus tard une boutique qu'elle tiendrait à bout de bras. Le foyer demeurait propre et chaleureux, mais la vie tumultueuse qui y était menée ne manquait guère s'étaler sous les yeux de n'importe quel visiteur y posant le pied.
Des vêtements étalés ici et là ; des papiers en tous genre, marqués de sceaux officiels ; des devoirs inachevés raturés ou agrémentés de dessins enchantés ; de la vaisselle attendant d'être lavée ; des jeux ; des plumes de hiboux qui trainaient au sol, ou s'infiltrait entre les photos et décorations perchés sur des meubles pour certains branlants.
Le tout rendait l'endroit vivant, bien qu'il nécessite clairement que quelqu'un s'occupe davantage de certaines tâches ménagères simples dont Horace se chargeait quotidiennement au château - avec son armée de chiffons et de balais enchantés. Il avait appris à Freya certains de ces sortilèges facilitant le travail au sein d'une maison - à sa demande -, et son absence singulière démontrait des lacunes de son père dans le domaine. Owen demeurait l'homme qu'il avait toujours été. Loin de juger le chaos des lieux, Horace donne un coup de main au géant de quelques coups de baguette bien placés.
- Oh. Je vois.
Il semblerait que la malchance perdure, au cœur de ce foyer déjà meurtri, et le concierge ne manque pas adresser un regard désolé à son ami. La vie de Marley commence durement, et elle n'ira sûrement pas en s'arrangeant, au sein de ce village entièrement composé de sorciers. Son attention se reporte sur le garçon, qui lui apporte sa collection de billes, et Horace, affaissé sur ses jambes, en saisit une entre le pouce et l'index, l'observant avec un air fasciné.
- J'adore celle-ci. Elle me rappelle la France. Quelle superbe collection !
Il la replace délicatement entre les autres en souriant pleinement au garçon. Il tarde à se tourner vers la petite Charlie, et doit réprimer un sourire devant la réaction d'Owen. Il n'est pas sans connaitre la situation d'Alison Carter et de la jeune star des Catapultes, qui semblent s'être trouvée une passion pour les placards à balais. Il n'y voit pas vraiment de mal - c'est après tout de son âge, et le jeune Ryder ne semble pas un mauvais garçon. Mais il peut imaginer sans peine qu'un père puisse voir tout cela d'un très mauvais œil.
- C'est même un excellent joueur, il approuve avec un tintement joyeux dans les yeux.
Les odeurs du plat cuisiné par Fenella se répandent dans toute la pièce, et il ne peut s'empêcher d'émettre un son approbateur. Ça sent terriblement bon. Il n'est pas surpris pour autant de la réaction de Charlie, mais davantage de celle d'Owen. Un rire lui échappe, nuancé de gêne :
- Bien sûr que je le savais. Owen, ta fille n'a plus mangé de viande depuis ses sept ans. L'incident de Pinpin le lièvre fou n'est-ce pas ? Son visage se tordit tandis que ses dents venaient se porter vers l'avant dans une imitation grotesque de l'animal.
Il était difficile pour Horace de constater la distance évidente qu'Owen avait bâti avec ses trois filles dans les dernières années, et tous ces évènements qu'il semblait avoir manqué, ou simplement oublié. Il voulait espérer que Marley serait plus chanceux. Il n'en voulait certes pas à son ami, après tout ce qu'il avait traversé, mais il trouvait ça terriblement dur pour les filles.
- Ça en fera plus pour nous ! Pas vrai Marley ?
La petite Carter et son géant de père
Message publié le 07/10/2025 à 12:10
Le garçon le dévisage sans l'approcher pour autant. Un instant, Horace est convaincu de le voir renifler l'air avec la même curiosité qu'un jeune chiot. La curiosité ne fait que s'accentuer alors que Charlie vient traduire le mot ami en gaélique, comme si l'enfant ne parlait finalement pas si bien anglais.
- Ce n'est rien, il affirme à destination d'Owen. C'est même tout à fait normal à cet âge que de se méfier de grands inconnus comme moi !
Un inconnu en costume trois-pièces de couleur si criardes qu'elles en jurent avec le soleil, qui plus est. Redressé sur ses longues jambes malingres, Horace se tourne vers Fenella, qui vient de passer sa tête par la porte de la boutique. À l'instar de Bartholomew et lui-même, elle continue de veiller sur la famille Carter, en partageant notamment les repas qu'elle aura cuisiné dans sa ferme.
- Bien sûr, il assure en réponse à Charlie, comme à son père. J'ai tout le temps du monde !
D'autant plus maintenant qu'un mystère d'un mètre-vingt se balance entre les pattes du géant. Horace glisse mécaniquement ses mains dans les poches de son veston, dardant d'un œil la petite famille, et le fameux vrai petit frère d'une Charlie visiblement ravie de cette nouvelle situation. Il a tôt fait pourtant de ressortir l'une de ces mains pour presser un bras d'Owen - si l'homme ne mesurait pas plus de deux mètres, il lui aurait sans doute passé un bras par-dessus les épaules, mais c'est bien sûr impossible.
- Ça pour une surprise. Ça reste quelque chose de positif à tirer de tout ça, il énonce, moins fort que tout ce qu'il a pu dire précédemment. Tu dois en avoir, des choses à raconter.
Une manière comme une autre pour lui de lui rappeler combien il est navré de la disparition définitive de Kate. Il faisait plaisir de voir Charlie s'occuper ainsi de Marley, avec une joie qu'il ne lui avait plus connu depuis longtemps, et une bienveillance similaire à celle de sa maman.
- Par Merlin Owen, ça fait bien trop longtemps. Bart ne pouvait pas venir, mais je suis sûr qu'il se rattrapera bientôt. Comment te sens-tu ?
Horace se doutait bien qu'Owen ne parlerait pas vraiment de la provenance de Marley tant qu'il serait dans les parages, et il était tout à fait prêt à prendre son mal en patience. Sa main de nouveau enfoncée dans l'autre poche de son veston, il s'était calé sur le rythme du géant pour rentrer à l'intérieur de leur domicile, dont l'atmosphère chaleureuse manquait peut-être de quelque chose. Il était curieux pour Horace de voir la maison sans Freya à l'intérieur.
La petite Carter et son géant de père
Message publié le 29/09/2025 à 16:18
Rien moins qu'exalté d'écouter Charlie Carter lui dévoiler les secrets de ses présents pour son père, Horace hoche la tête à plusieurs reprises au souvenir de la benjamine réclamant son avis sur ses diverses trouvailles au sein de sa propre maison. Il y avait quelque chose de terriblement touchant et tragique dans la manière qu'avait la sorcière de gérer l'absence de Kate Carter. Pour sûr, elle ne manquait jamais raviver le souvenir de sa flamboyante mère auprès de qui voulait l'entendre, et au détriment de celles et ceux qui auraient préféré oublier.
Horace, lui, se faisait toujours un plaisir de ressasser les mémoires d'une femme qu'il avait toujours trouvé flamboyante et inspirante, et il refusait de décourager la jeune Charlie alors qu'elle cherchait à retracer le cours de son existence, ou à lui en inventer une nouvelle à présent qu'elle n'était plus. Il ne savait guère si Owen était de cet avis - sans doute ces piqûres de rappel ne faisaient-elles pas toujours grand bien au pauvre homme, mais il osait imaginer que ce dernier comprenait l'innocence de la démarche de Charlie, et sa volonté de perdurer une présence maternelle dorénavant inatteignable.
- Oh je m'en souviens très bien. C'était un déguisement on-ne-peut-plus réussi !
À l'instar d'un certain Monsieur Banks, se souvient-il, étonnement similaire à celui de Charlie dans le choix des accessoires et des coloris, et qu'il avait retrouvé dans un couloir du septième étage - le garçon ne s'était pas montré à la fête, et s'était retranché dans sa salle commune malgré les encouragements d'Horace à rejoindre le reste de ses camarades malgré ses mésaventures avec l'esprit frappeur de Poudlard. Bien sûr, il avait su trop tard que Peeves n'avait rien eu à voir avec l'incident, puisqu'il était occupé ce soir là à saupoudrer l'ensemble des salles de classes de poil à gratter magique.
Au sein de l'OCQ, la fraîcheur de flagrances dignes de la Zéphyrine - la potion qui te donne l'haleine aussi fraiche qu'un vent d'ouest ! - qu'il incorpore religieusement à sa toilette du matin. Il salue Fenella d'un sourire large, et d'une révérence à la Milbourne, toujours heureux de revoir les visages d'élèves qu'il a si maintes fois croisés au château pendant leur scolarité. Impatient de retrouver son ami de longue date, qu'il n'a plus revu depuis de trop nombreux mois, Horace ne s'attarde guère sur la chaleur d'un décor qu'il connait évidemment par cœur.
- Oh, ça, Freya a depuis longtemps besoin de se reposer. J'espère qu'elle profitera bien de ce congé on-ne-peut-plus mérité ! Depuis le temps que je lui dis qu'elle doit lever le pied.
Une chose qui n'était qu'impossible alors qu'elle devait porter à bout de bras la boutique de son père, en plus de ses deux sœurs encore scolarisées, et en demande constante d'attention. Il échange un regard entendu avec Fenella, presse une main rassurante sur l'épaule de Charlie, et suit la benjamine vers l'extérieur. Plutôt intrigué de savoir de qui est au jardin avec Owen, si ni Freya ni Alison ne sont à la maison, il est loin, très loin de s'attendre à la surprise évoquée plus tôt. Une surprise d'un mètre vingt, au visage nimbé de tâches de rousseur, et aux mèches flamboyantes éparpillées sur le sommet du crâne.
Étreint avec force par un colosse aux traits à la fois familiers et presque méconnaissables, Horace se fend tout de même d'un sourire large, et son cœur s'essouffle à l'intérieur de sa poitrine. Il rend la pareille à Owen, profondément heureux de le revoir après tout ce temps, et désireux de lui faire passer le message de ses condoléances par le geste davantage que par la parole.
- Owen.
Son seul prénom s'échappe d'entre ses lèvres, nargué d'un sentiment d'un soulagement brutal, avant qu'il ne s'éloigne d'un seul pas. Son regard, inévitablement, se dirige sur le garçon, que Charlie prend dans ses bras avec tendresse. Marley est un mélange saisissant de Kate et d'Owen, aisément identifiable à la sororité qu'Horace côtoie depuis leurs plus tendres années. Estomaqué, il s'affaisse complètement pour saluer le bonhomme d'un sourire, avec un mouvement de tête bienveillant :
- Salut, Marley. Ses yeux, interrogateurs, se hissent sur le colosse, ses sourcils arqués par une surprise muette.
La petite Carter et son géant de père
Message publié le 18/09/2025 à 14:02
- Rien de mal à se poser des questions, Charlie, Horace rétorque avec bienveillance. Mais ce qu'il faut, c'est apprendre à lâcher prise.
Loin d'imaginer que chacun puisse être aussi aérien que sa propre personne, le sorcier reconnait en la jeune Carter les mêmes réflexions profondes qu'un certain Lord Beckett. Enfant, Bartholomew était tout à fait incapable de ne pas réfléchir constamment, aux mille-et-une manières dont fonctionnent les choses. De façon obsessionnelle. Cela frustrait grandement Horace, qui préférait l'improvisation aux planifications, et qui avait de nombreuses fois souligné à son ami l'importance de se laisser aller et simplement profiter, plutôt que de chercher à tout comprendre et tout analyser.
L'âge avait participé à l'œuvre qui faisait aujourd'hui de Bartholomew Beckett l'homme le plus exceptionnel qu'il connaisse. Toujours aussi boulimique de l'apprentissage bien sûr, mais davantage relaxé quant aux actions spontanées. Il ne faisait aucun doute à ses yeux que Charlie apprendrait elle aussi, en grandissant, que la vie ne se mesurait pas aux réponses que l'on pouvait en obtenir, mais aux émotions qu'elle permettait de nous procurer. Horace, lui aussi, avait du procéder à un travail gargantuesque pour tirer son épingle du jeu, et devenir le sorcier flamboyant d'aujourd'hui.
Sourcils froncés, il accueille les propos de Charlie avec une amertume étrange, qui le fait sourire d'un air attristé.
S'il comprenait la déchirure d'Owen à la disparition de Kate, et l'obsession grandissante qui en avait découlé, on ne pouvait dire qu'il approuvait son départ soudain du cocon familial, et son absence brutale dans la vie de ses filles. Horace avait été témoin, avec Bartholomew, des conséquences directes que cela avait eu sur le quotidien de Freya : résolue à récupérer le business familial en plus de gérer ses deux sœurs, il n'avait pas manqué lui ramener régulièrement de la nourriture, mais aussi quelque aide que ce soit dès lors qu'il l'estimait nécessaire.
Il avait été témoin du déclin des relations entre Alison et l'aînée Carter, et du moral de la petite Charlie qui continuait d'attendre désespérément le retour d'un père qui ne donnait pratiquement aucune nouvelle. Noël avait été un coup dur, car s'ils s'étaient rendus sur place pour tenter d'égayer le moral des troupes, tout le monde s'était attendu à voir Owen Carter en personne débarquer, en vain. Il n'était pas surprenant que Charlie redoute finalement cet évènement autant qu'elle l'attendait, mais il se rassurait en se disant qu'Owen était forcément revenu pour de bon.
Une main pressée sur l'épaule de Charlie, il la serre très légèrement contre lui.
- Les choses vont s'arranger, tu sais. Comme l'orage qui laisse planer les rayons du soleil au petit matin, les mauvaises choses de la vie ne durent jamais. D'ailleurs, on ne les appelleraient pas mauvaises s'il n'en existait pas de bonnes pour compenser, pas vrai ?
Il tapote un index sur son nom, les yeux malicieux.
- Qu'est-ce que tu lui offres, dis moi ? Toi qui as toujours mille-et-une idées extraordinaires.
La petite Carter et son géant de père
Message publié le 16/09/2025 à 13:26
Alors que Charlie fait du grand Charlie, Horace se contente de lui faire les gros yeux, plus insistant que jamais. Les sourcils arqués, très peu impressionné, jusqu'obtenir au moins quelques informations. Lesdites informations restent maigres, et ne tardent pas à dévier vers des questions existentielles qui tendent à faire oublier le fond de ce qu'Horace attendait vraiment. Un instant, son regard balaie les inscriptions dorées du panneau qui les mène tout droit vers le village, et il opte pour la réponse la plus simple et la plus sincère qui soit.
- Lorsque l'on est heureux, Charlie, on ne se demande pas pourquoi on l'est, ni combien de temps cela va durer. On l'est, tout simplement, et tout le reste est chassé de notre esprit, comme un mauvais souvenir.
Le ton sérieux contraste probablement avec la tenue excentrique dans laquelle il est enveloppée, mais qui lui colle si bien à la peau. Horace s'arrête finalement, alors que l'entrée n'est plus qu'à quelques mètres, et se tourne complètement vers Charlie.
- On ressent toujours tout un tas d'émotions en même temps, c'est vrai. Mais ce qui importe c'est que celle qui reste au-dessus des autres soit assez légère pour qu'on puisse être porté vers l'avant, au lieu d'être tiré en arrière.
Ses gestes alimentaient ses paroles, qui n'auraient probablement pas autant de sens pour la jeune Carter qu'elles devraient en avoir. Légèrement penché vers l'avant, il plaça ses deux mains sur les épaules de la fillette, et lui accorda :
- Alors d'accord, tu ne peux pas dire comment tu vas. Mais tu peux au moins me dire si tu vas quelque part, et si tu y vas avec le sourire. Pas un sourire de théâtre, mais un vrai sourire où tu n'es pas en train de réfléchir au fait d'être heureuse, juste d'être heureuse.
Il lui pinça affectueusement une joue avant de se remettre en marche dans la direction de Pré-Au-Lard.
La petite Carter et son géant de père
Message publié le 15/09/2025 à 17:13
D'un geste, Horace soulève un peu son pantalon pour faire paraitre de manière plus exagérée ses chaussettes criardes, qu'il observe avec une pointe d'intérêt.
- Mmh...
Il reprend sa route sans avoir trouvé la moindre solution à l'énigme proposée par la benjamine Carter et sa mystérieuse quatrième couleur. Il faut dire que la seule chose qui se compte au nombre de trois dans cette famille est la sororité composée de Charlie, Alison et Freya, et qu'il doute fort que Kate ait légué un enfant mystère tout entier.
- Oh, Harrison a malheureusement développé une scrofulite aigüe. Rien de bien grave, mais c'est terriblement contagieux ! Il sera de retour bientôt, il ne faut pas t'en faire.
Beaucoup d'élèves s'inquiètent terriblement car, depuis la rentrée, le directeur n'a pas fait la moindre apparition. Alors bien sûr, Horace rassure celles et ceux qui prennent le temps de lui poser la question - après tout, ce n'est pas un grand secret, et il est important qu'ils sachent que Monsieur Woodcraft ne tardera certes pas à reparaitre sur les devants de la scène, au meilleur de sa forme. Le pas d'Horace se fait plus lent alors qu'il essaie de s'adapter aux jambes courtes de Charlie.
- Et toi alors ? Je me suis beaucoup inquiété pour toi depuis ton rendez-vous avec le professeur Brooks l'année dernière tu sais. Est-ce que tu dors mieux ? Comment te sens-tu ?
Les questions ont le mérite d'être directes. Il faut dire que le concierge sait y faire avec la demoiselle Carter, qui a cette fâcheuse tendance à répondre à côté, ou à toujours dévier sur d'autres sujets. Ses yeux sont tantôt posés sur l'horizon, tantôt sur le visage à demi-dissimulé de Charlie, derrière une barrière de cheveux toujours plus long, et plus flamboyants.
La petite Carter et son géant de père
Message publié le 13/09/2025 à 12:16
Aujourd'hui, Horace avait opté pour la sobriété. La sobriété à la Milbourne, consistait au port d'un costume chic aux couleurs flamboyantes, évidemment. Le pantalon turquoise retombait sur une paire de chaussettes hautes d'un jaune solaire, strié de noir. De la poche de sa veste rose fuschia dépassait par ailleurs un mouchoir également jaune et noir, comme un discret rappel. Quant au col de sa chemise, il était surmonté d'un nœud papillon assortit au pantalon.
- Je veux voir ton père aussi, il affirme en souriant à Charlie, appuyant le dernier mot.
Le retour d'Owen Carter avait fait grand bruit, bien que ses apparitions aient été aussi rares que fugaces. Il restait cerné d'un certain mystère, qu'Horace imaginait pouvoir désépaissir bientôt. Ce n'était pourtant pas son premier but de la journée ; il était tout à fait heureux de profiter de la compagnie de la jeune sorcière en dehors de l'enceinte de l'école. Il faisait plaisir de voir qu'elle avait retrouvé, pendant l'été, son si joli sourire.
La révélation qu'elle lui fait subitement provoque la courbe de deux sourcils noirs. Des filles Carter, Charlie est sans doute celle qui parle le plus régulièrement de sa mère, aussi n'est-il pas étonné qu'elle l'évoque - encore moins avec le retour d'Owen à la maison. La surprise, cependant, est une grande nouveauté. La possible chance que le géant ne soit pas parti pour rien à la recherche de Kate, mais qu'il ait effectivement trouvé quelque chose.
La Gazette n'en avait rien dit.
Elle s'était contenté d'admettre le décès officiel de Kate Carter, sans détail, et le retour d'Owen au bercail. Horace avait bien sûr envoyé une lettre de condoléances, signé également par Bart, alors qu'ils traversaient les frontières de l'Europe. À la rentrée, ces condoléances avaient été répétées de vive voix, agrémentées d'une fleur qu'il avait épinglé sur l'uniforme de Charlie - Alison s'était contenté de récupérer la sienne entre ses doigts et de partir sans prononcer un mot.
- Quel genre de surprise ? Il questionne avec une curiosité sincère tandis que se dessine, au loin, les premières habitations.
La petite Carter et son géant de père
Message publié le 11/09/2025 à 20:28
L'été avait été diablement fantastique. Bartholomew et Horace s'étaient lancé dans un périple plus vigoureux encore que la route soixante-six : ils avaient traversé l'Europe entière, puis l'Asie, en se contentant de se faire récupérer par les bonnes âmes - moldues - rencontrées sur la route. La coupure nette d'avec leur quotidien à Poudlard avait créé, bien sûr, le dépaysement voulu pour les rendre plus enthousiasmés que jamais par leur retour. Horace avait volontiers repris possession de ses appartements au rez-de-chaussée du château. Ce dernier s'était engorgés de plusieurs souvenirs de vacances - et de moult photographies de Bartholomew et de lui-même dans les quelques endroits qu'ils avaient traversés.
Avec la rentrée était arrivé l'annonce du professeur Pope, mais aussi toute une flopée de jeunes visages tout nouveau. Leur noms, Horace avait pris soin de les inscrire sur un large trombinoscope, en salle des professeurs, tandis qu'il tâchait lui-même de les retenir par des moyens mnémotechniques directement tirés du théâtre. Celui qu'il n'avait plus besoin de retenir en revanche - et qu'il n'avait jamais eu besoin de chercher à retenir par ailleurs -, était celui de Charlie Carter. Malheureusement, Bart et lui étaient déjà partis alors que s'annonçait le retour d'Owen, mais Horace comptait bien se rattraper. Le vendredi soir qui suivit la rentrée, Horace se tenait aux devants des portes.
Les jambes croisées l'une sur l'autre, son regard guettait les allers et venues des élèves du château. Lorsqu'il tomba sur la silhouette fine de la petite Charlie - elle serait toujours la petite Charlie, bien qu'elle ait terriblement poussé encore cet été -, il se redressa en levant les bras pour l'accueillir comme un invité de prestige. Lui tira même une révérence, l'œil malicieux, avant de l'approcher tranquillement.
- Miss Carter, mais quel honneur, mais quel plaisir !
Il ne l'avais pas beaucoup vu depuis la rentrée.
- Je te raccompagne ? Il demanda en penchant légèrement le menton, bienveillant. On a tout plein de choses à rattraper.
C'était un prétexte sans l'être. Horace voulait absolument saluer Owen, mais s'il pouvait s'entretenir avec la petite Carter dans le même temps, c'était aussi bien. L'épisode de l'année dernière, avec Monsieur Brooks, lui restait, et il espérait que Charlie se portait mieux que l'année dernière, à présent que son père était revenu de son voyage à durée indéterminé.
Message publié le 09/07/2025 à 17:01
- Un accident de bombapoudre, répète Horace, l'air faussement stupéfait. Diable comme ces choses peuvent être sauvages et volatiles !
Le nettoyage était certes harassant, mais pas pour quiconque savait comme lui user si pleinement de sa magie pour animer balais et chiffons en cadence synchronisée. Le regard, brillant, rieur à qui l'observerait sous une certaine lumière, se fixe sur la cadette Carter, et son camarade éponyme d'une tête plus petite qu'elle.
- Étonnement, je doute avoir manqué en plus de cinquante ans de carrière, la faculté détonante d'une bombapoudre à exploser par accident.
Un doigt se braque sous son menton, comme s'il se faisait songeur, mais il n'y reste guère plus d'une seconde.
- L'un de vous est donc coupable !
L'annonce est dramatique, théâtrale, le doigt pointé vers la paire soudainement étrécie formée par les silhouettes encore minuscules des jeunes sorciers.
- Serait-ce Charlie Carter, élève brillante de troisième année rodée aux règlements de l'école, à la robe couverte de la même poudre blanche qui décore les murs de la salle de trophées ? Ou serait-ce Charli Blackburn, jeune première année dont j'ai déjà entendu parler à plusieurs reprises par d'autres professeurs car il semblerait aussi insolent que ne l'était son frère il y a quelques année mh ? Je me le demande.
Le concerné semble tout à fait dédié à ses pointes de chaussures mal vernies, les oreilles rouges et le dos très légèrement courbé. L'enquête n'a pas lieu d'être bien sûr, et le crime n'a rien de terriblement affligeant, cependant si Horace Milbourne est homme qui laisse à passer certaines choses, il est tout à fait conscient de son rôle en tant que membre du personnel de Poudlard. Un rôle qui lui tient par ailleurs à cœur.
- Je crains que l'une de vous n'ait menti, déclare t-il en pointant du doigt Charlie, tandis que l'autre est coupable d'avoir noyé les trophées sous une tonne de poudre blanche tout à fait volontairement, il termine en pointant du doigt Charli.
- J'ai rien fait m'sieur ! Beugle soudain ce dernier en relevant un visage ulcéré.
Horace hausse un sourcil peu impressionné, et l'autre reste à le regarder comme si par la seule force de sa volonté, il allait pouvoir le convaincre de son innocence.
- Bien.
Horace sort sa baguette et l'agite pour faire cesser le ballet d'ustensiles, qui se fige dans l'air. Une seconde fois les voit s'ébrouer pour faire retomber la poudre en pagaille sur les murs et sur les sols. Une troisième les voit s'effondrer sur le sol comme des pantins dont on aurait coupé les fils.
- Cinq points de moins pour Gryffondor.
- Pourquoi moi ? Pourquoi pas elle ?
- C'est une chose que de mentir pour couvrir un camarade, c'en est une autre que de mentir par orgueil. Si tu le demandes gentiment, peut-être t'aidera-t-elle à nettoyer, comme elle te l'a sans doute proposé ?
- Elle m'a attaqué dans l'dos aussi, ça fait pas des points en moins ça ?
Comme les deux autres filles Carter, Charlie a grandi sous le regard d'Horace, à Poudlard comme en dehors. Il connait suffisamment la fillette pour imaginer la scène qui vient probablement de se dérouler. Il ne s'attend pas pourtant, à l'accusation du mini-Blackburn, et il hausse un sourcil pour se tourner vers elle, bras croisés.
Message publié le 05/06/2025 à 13:53
Un voyage, un voyage, un voyage. Le simple mot fait rêver, non ? Le concierge se plonge dans ses mémoires, ses périples, s'imagine entrainant une horde de jeunes élèves derrière lui sur plusieurs points du globe, désignant là des aurores boréales, ici le vaste désert qui borde la route 66, là encore s'installant autour d'une vaste table d'un restaurant de haute gastronomie magique. Horace ne serait pourtant guère de ceux qui encadreraient la marmaille dans de telles aventures, non. Ce rôle devrait être attribué à des professeurs. C'est au jeune Monsieur Bowers, d'ailleurs, que Miss Aisling propose de l'accompagner. Qui d'autre, vraiment.
- Les étudiants sont souvent angoissés de l'après, il énonce finalement d'une voix guillerette. De ce qui pourra se dérouler en dehors de ces murs. De ce qu'ils pourront devenir, eux. Pourquoi ne pas axer ces voyages sur des perspectives d'avenir. Leur faire visiter les tréfonds de Gringotts, découvrir des dresseurs de dragons en Roumanie, des tailleurs de bois dans la toundra ? Des cuisiniers sorciers français ? Des métiers qu'ils n'ont pas l'occasion de découvrir autrement que dans les livres...
Les idées dévalent de ses lèvres sans effort, alimentant le débat. De Poudlard naitraient des artistes, des artisans, des baroudeurs, de sensationnels gens de la société qu'ils ne tenaient qu'à eux d'aiguiller. L'idée d'un orchestre au château, d'une chorale, d'une troupe de théâtre, d'explorateurs du monde, tout ça l'enthousiasme terriblement.
- La question n'est pas si, il rétorque vers Aingeal alors qu'elle met une bouteille en jeu pour l'encourager à étendre le personnel du WAC, mais quand ! Nous trinquerons tous ensemble, il invite avec le sourire.
La rupture est brève, tandis que la jeune sorcière s'active à chercher quelque chose dans la pièce. Pièce qu'elle métamorphose brillamment d'un simple geste, animant Horace d'un aaaah appréciateur. Il frappe de ses deux mains pour applaudir les trouvailles, les observe longuement alors que Aingeal les accroche l'un après l'autre. Ils sont extravagants dans leur simplicité. Vibrants de couleurs. Joyeux.
- J'adore. C'était la touche qui manquait pour que l'endroit soit parfait. Il marque une pause, les sourcils froncés avant d'hocher vivement la tête : oh, j'ai effectivement quelques petites œuvres que l'on pourrait ajouter ici et là !
D'un simple sortilège d'attraction, Horace fait parvenir de ses quartiers - avantageusement non loin d'ici -, deux tableaux qu'il apprécie tout particulièrement.
- Le premier est un souvenir d'école. Un vieux rêve, n'est-ce pas Bart ? Il fait un clin d'œil à son ami en agitant la pièce dessinée de la main même du bibliothécaire. L'autre... l'autre est un achat spontané lors d'un voyage en Espagne. Un message fort d'un artiste controversé, voyez ? Il accroche l'un, puis l'autre, et s'éloigne d'un pas. Brillant !
On ne mélange pas les chiffons et les serviettes
Message publié le 25/03/2025 à 13:35
Horace récupère les chiffons tendus avec délicatesse, sans la moindre moquerie dans le regard. Au contraire, un sourire sincère vient s’épanouir sur son visage, aussi chaleureux que les rayons de soleil qui filtrent à travers les vitraux du château.
- Allons, Miss Howcraft… ce n’est qu’une question de pratique. Vous n’imaginez pas le nombre de fois où j’ai raté un Lumos à l’époque. J’ai cru longtemps que j’étais voué à vivre dans l’obscurité, il glisse avec un air conspirateur, l’œil rieur. Et puis regardez-moi maintenant, je fais danser des chiffons !
Il secoue doucement lesdits chiffons comme des marionnettes avant de les glisser dans une besace qu’il attrape au passage. Puis, redevenant un peu plus sérieux – mais jamais tout à fait, il jette un regard circulaire au hall redevenu à peu près décent, les derniers balais époussetant l’air comme pour signifier la fin de la représentation. Ça et là, un filet d’eau glisse encore le long des marches, quelques chiffons se trémoussent sur le marbre, mais l’essentiel du chaos a été maîtrisé. Même les portraits semblent avoir retrouvé leur verve d’habitude : ils râlent moins fort, comme s’ils savaient qu’ils avaient déjà trop crié pour qu’on les prenne encore au sérieux.
- Sans vous, je crois que cette scène aurait tourné à l’opéra tragique. Et encore… sans musique. Aussi j'octroie de nouveau cinq points pour Poufsouffle, pour votre loyauté indéniable envers le château et tous ses occupants.
Il les annonce avec toute la solennité du monde, accompagné d’un petit geste du bras, presque comme s’il décorait Amanda d’un ordre honorifique. Puis il ajoute, à voix plus basse, comme une confidence glissée entre deux soupirs :
- Vous avez raison cela dit… ce n’est pas toujours facile, il admet enfin, un soupçon de sincérité en fond de voix. Mais j’aime ça, moi. Ce château, ses tableaux râleurs, ses escaliers capricieux… ces élèves farceurs, et ceux qui sont simplement curieux. Il y a toujours quelque chose à vivre ici.
Il tourne les talons un instant, fait deux pas, puis se ravise aussitôt pour se retourner, comme si un détail venait de lui revenir. Son index se lève, pointant le plafond avec emphase.
- Retenez bien ça, Miss Howcraft : quand on a du talent, on se doit d’en tirer profit. Même si ce talent, aujourd’hui, c’est d’avoir de la patience avec un chiffon têtu.
Il ponctue sa phrase d’un clin d’œil appuyé, puis d’un rire bref et clair. Il paraît soudain presque léger, comme si tout le poids de l’encre, de la poudre, des balais révoltés et des portraits geignards s’était envolé avec cette seule pirouette.
- Si jamais l’envie vous prend de rejoindre le WAC - lorsque son existence sera officielle bien sûr -, ou de venir voir se représenter les Blue Biscottes un jour… vous êtes la bienvenue. Je vous verrai très bien dans un rôle d’apprentie sorcière opiniâtre. Avec un balai un peu trop rebelle pour lui obéir. Un beau duo comique en perspective.
Il s’éloigne pour de bon cette fois, les mains croisées dans le dos, siffle un air vaguement entraînant dont les notes se perdent dans les hauteurs du hall. Un dernier regard jeté par-dessus l’épaule, juste assez pour qu’Amanda le voit sourire à nouveau, cette fois un peu plus doucement.
- Bonne journée, Miss Howcraft. Et surtout, ne laissez jamais un chiffon vous faire croire qu’il a le dernier mot.
Et sur cette étrange sagesse, Horace disparaît dans l’ombre d’un couloir, suivi d’un balai épuisé qui traîne des poils comme un vieil acteur tirant sa révérence.
On ne mélange pas les chiffons et les serviettes
Message publié le 17/03/2025 à 10:04
Sitôt le dernier chiffon disparu dans le néant, Horace se met à guetter les alentours, convaincu que l'auteur de la farce ne peut pas se trouver loin. Après tout, quel intérêt de se lancer dans ce genre d'opération si l'on n'était pas là pour profiter des résultats ? Son regard ne trouve cependant que les silhouettes entassées d'étudiants de première et seconde année à l'opposé du hall, dévorant la scène avec curiosité. Il était certain qu'ils n'avaient pas le niveau pour enchanter des objets d'une telle manière. Plus haut, derrière la balustrade du premier étage, deux sixième années font un passage rapide, mais leurs visages trop sérieux ne présage rien qui permette de les accuser. L'attention d'Horace est rapidement détournée de son enquête alors que survient de nouveau Amanda.
Enthousiaste, elle se lance d'ailleurs elle-même dans l'ensorcellement des nouveaux chiffons, et Horace lève un sourcil.
- Oh, mais c'est parce que vous n'avez pas fait le bon geste, Miss Howcraft, il annonce en voyant ses épaules s'affaisser devant son échec.
Sa propre main répète le mouvement au ralenti pour la jeune élève, et il délaisse volontairement la moitié des chiffons pour qu'elle retente l'opération :
- Entrainez-vous si vous voulez, pendant que je m'occupe de calmer la galerie. Les chiffons s'élèvent les uns après les autres pour se mettre au travail. Ça prend un certain temps bien sûr, et les portraits ne manquent pas de se plaindre tout le long du processus, mais le sortilège a le mérite d'avoir été assez efficace pour que chacun soit nettoyé avec suffisamment d'efficacité pour se taire. Horace déplore quelques traces persistantes de Bombapoudre ça et là, mais il sait que ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne vienne à bout du désastre dans son intégralité. Alors, laissant les chiffons œuvrer, il se tourne vers Miss Howcraft :
S'il est une chose qu'il a remarqué avec pas mal d'élèves, c'est qu'ils avaient tendance à mieux réussir lorsqu'ils n'étaient pas observés. Comme si la pression d'un regard adulte pouvait les saisir d'effroi, d'une certaine manière. À l'exception de certains enfants particulièrement demandeurs d'attention, mais ces derniers étaient rares. C'était normal, après tout. Tout adolescent qui se doit se veut de se révolter contre la hiérarchie pour mieux prôner son indépendance. Horace se détourne donc de Miss Howcraft, récupérant sa part du butin pour l'animer d'un geste précis, faisant par ailleurs attention de prononcer la formule à haute voix.
- Anima Onmat !
- Et voilà !
Horace Milbourne a lancé un sortilège !
- Sortilège
- Enchantement d'Activation
- Difficulté
- 5
- Résultat D20
- 16
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 3
Les chiffons s'élèvent les uns après les autres pour se mettre au travail. Ça prend un certain temps bien sûr, et les portraits ne manquent pas de se plaindre tout le long du processus, mais le sortilège a le mérite d'avoir été assez efficace pour que chacun soit nettoyé avec suffisamment d'efficacité pour se taire. Horace déplore quelques traces persistantes de Bombapoudre ça et là, mais il sait que ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne vienne à bout du désastre dans son intégralité. Alors, laissant les chiffons œuvrer, il se tourne vers Miss Howcraft :
- Et voilà !
Autres résultats possibles
Se tournant vers Amanda, il ne peut s'empêcher une réplique parfaitement française, un vaste sourire sur les lèvres :
- Et voilà !
- Aux grands maux les grands remèdes.
De sa main il saisit un chiffon pour se mettre à frotter manuellement le premier cadre qui passe.
On ne mélange pas les chiffons et les serviettes
Message publié le 16/03/2025 à 19:56
Visiblement, Amanda n'a guère eu le temps de se mettre en quête des armures fugueuses. En fait, elle s'est faite alpaguer par le portrait d'une jeune femme de belle allure, devant lequel elle se tient fièrement.
- L'appel du devoir je présume ? Il s'annonce en débarquant à ses côtés.
- Cette demoiselle est très serviable, Monsieur Milbourne.
- Oh je n'en doute pas.
Il adresse un clin d'œil complice à la demoiselle avant de lui indiquer l'entrée de la Grande Salle d'un signe de tête. Deux têtes semblaient y poindre, couvertes de casques, et bientôt deux corps entiers suivirent.
- Je crois qu'on a récupéré nos fuyards, il annonce en se dressant légèrement. Tout va bien, tout est sec !
Dans de grands mouvements rigides, les armures s'en vont définitivement reprendre leur place de part et d'autre de la large porte du château.
- En dehors de mon personnel en révolte, je suppose que tout est rentré dans l'ordre, il observe judicieusement.
Voilà plusieurs minutes qu'il soupçonnait l'ensorcellement de certains de ses chiffons, et même de quelques balais, par des élèves de connivence avec Peeves. L'esprit frappeur pouvait à lui seul créer le chaos, mais il était rare qu'il s'étende à ce point. Comme pour lui donner raison, quelques uns des tissus, encore imprégnés de restes de bombapoudres, se mirent subitement à gesticuler pour répandre de nouveau du blanc sur les tableaux dans de grands mouvements désordonnés.
- Finite Incantatem ! Il prononce d'une voix forte en pointant sa baguette sur eux.
Le sort fonctionne parfaitement, et les chiffons s'amassent au sol alors qu'ils tombent un à un. Les portraits, révoltés, se plaignent jusqu'à ce qu'Horace ne dupliquent les victimes en tissus pour en ériger de propres, qui semblent malheureusement tout aussi farceurs que les précédents. C'est comme s'ils avaient été conçus pour répliquer le comportement des autres.
- Par Merlin, on est pourtant pas le premier avril ! Calmez-vous ! Calmez-vous. Miss Howcraft, est-ce que vous pouvez aller ouvrir ce placard là-bas pour me sortir d'autres chiffons ?
Pendant ce temps Horace s'occupe de faire disparaitre chiffon après chiffon.
Horace Milbourne a lancé un sortilège !
- Sortilège
- Antisort Général
- Difficulté
- 3
- Résultat D20
- 13
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 3
Le sort fonctionne parfaitement, et les chiffons s'amassent au sol alors qu'ils tombent un à un. Les portraits, révoltés, se plaignent jusqu'à ce qu'Horace ne dupliquent les victimes en tissus pour en ériger de propres, qui semblent malheureusement tout aussi farceurs que les précédents. C'est comme s'ils avaient été conçus pour répliquer le comportement des autres.
- Par Merlin, on est pourtant pas le premier avril ! Calmez-vous ! Calmez-vous. Miss Howcraft, est-ce que vous pouvez aller ouvrir ce placard là-bas pour me sortir d'autres chiffons ?
Pendant ce temps Horace s'occupe de faire disparaitre chiffon après chiffon.
Autres résultats possibles
Bientôt, la Grande Salle retrouve son ambiance initial : le calme après la tempête.
- Par Merlin, on est pourtant pas le premier avril.
Poing sur les hanches, Horace secoue la tête devant l'absurdité de la situation.
- Amanda, est-ce que vous pouvez... ?
- Par Merlin, on est pourtant pas l'premier avril.