Femme
12 ans
Sang-mêlé
Française
Identité
-
- Première année
- Surnoms : Zozo
- Nationalité : Française
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 21/02/2026 à 00:26
Le soleil vient de se lever sur Poudlard.
Zoé s’est levée aux aurores, tandis qu’autour d’elle, tout le monde dort encore.
Le réveil est, comme toujours, long et pénible pour la jeune fille. Elle sort de son lit, les cheveux ébouriffés, pleins de nœuds.
Pour ne pas changer, elle va encore devoir prendre son mal en patience pour les démêler.
Une fois sa routine du matin effectuée, elle quitte le dortoir à pas de loup.
Sans se presser, elle prend la direction de la Grande Salle pour le petit déjeuner.
Les cachots sont encore calmes à cette heure. Zoé monte les marches une à une, déjà plongée dans ses pensées, tout en restant attentive à ce qui l’entoure.
Bientôt, elle atteint la Grande Salle.
L’immense pièce est encore presque vide. Les quatre tables des maisons trônent au centre, silencieuses, tandis qu’au fond, la longue table des professeurs reste inoccupée.
En levant les yeux, Zoé aperçoit le plafond magique, suspendu au-dessus d’elle comme à des kilomètres du sol. Entre les bougies flottantes, le ciel reflète un temps radieux.
La voilà rassurée : elle n’aura pas besoin de sortir trop couverte aujourd’hui.
Peu à peu, elle ralentit le pas. Elle aime ces instants-là. Ce calme rare.
Sans bruit, elle se dirige vers la table des Serpentard et s’installe.
Le bois du banc est encore froid, la table déjà garnie de mets variés : du salé, des fruits, du pain, de la confiture, du beurre et des boissons chaudes.
Elle s’assoit sans se presser. À quoi bon ?
Elle a encore du temps avant que la Grande Salle ne s’anime.
Son regard glisse vers l’entrée.
Quelqu’un arrive.
RP ouvert
Message publié le 02/02/2026 à 21:35
La cérémonie de répartition est désormais terminée.
Assise à la table de Serpentard, Zoé se fond presque dans le décor.
Sa posture est calme, mesurée, comme si elle cherchait instinctivement à occuper le moins d’espace possible.
Au-dessus d’elle, le plafond constellé de bougies flottantes éclaire la Grande Salle d’une lueur douce, désormais animée de conversations, de rires et de mouvements retrouvés.
Mais Zoé n’écoute qu’à moitié.
Les mots du Choixpeau résonnent encore, précis, insistants, gravés dans un coin de sa mémoire.
— Hm… beaucoup d’observation, ici. Tu regardes avant d’agir.
Tu n’avances jamais à l’aveugle. Chaque pas est réfléchi, pesé, assumé.
Tu sais que chaque décision a un prix… et tu es prête à le payer, tant que le choix est le tien.
Le tissu râpé s’était légèrement affaissé sur son front.
— Tu n’aimes pas le bruit inutile. Ni les gestes vains.
Tu préfères la retenue à l’élan, la constance à l’éclat.
Tu restes dans ta bulle, mais jamais coupée du monde.
Toujours attentive. Toujours en alerte.
Zoé se souvenait de ce silence.
Pas long. Juste assez pour qu’elle se demande si elle avait mal compris.
— Ce n’est pas l’ambition tapageuse qui te définit, avait repris la voix.
Mais la lucidité. La patience. Et cette façon très particulière de garder le contrôle sans jamais le revendiquer.
Puis, sans hausser le ton, sans emphase inutile, la décision était tombée.
— SERPENTARD.
Sur le moment, Zoé n’avait rien ressenti de spectaculaire.
Pas de soulagement évident. Pas de fierté affichée. Seulement cette impression étrange — celle d’avoir été vue, non pas entièrement, mais suffisamment.
Assise désormais parmi les Serpentard, elle laisse ses doigts effleurer distraitement le bois de la table. Elle observe les visages autour d’elle, attentive, silencieuse. Les réactions sont variées, parfois chaleureuses, parfois simplement curieuses.
Zoé ne cherche ni les regards, ni l’approbation.
Elle sait seulement une chose :
le Choixpeau ne s’est pas trompé.
Pas parce qu’il a tout compris.
Mais parce qu’il a reconnu ce qu’elle s’efforce de préserver depuis toujours.